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Trois, le deuxième nombre premier...

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HADES
DIEU DES ENFERS



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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Sam 28 Juil 2007 - 18:35

Trianon prit la parole d'un air dépité.

- Je ne connais pas bien plus la région que toi... Tout ce que je sais, c'est que cet endroit est tout plat, et va vite devenir aride... Cette pluie qui se prépare nous sera surement utile par la suite. Mieux vaux un terrain légèrement humide qu'un sol sec qui se gorge de la moindre goutte d'humidité. Mais, pour te répondre, voici l'endroit où tu seras le plus au sec...

Un sourire aux lèvres, Trianon mit ses bras au dessus de sa tête...

Voyant que sa plaisanterie ne touchait pas, l'homme sorti quelques herbes de son petit baluchon.


- Essayons de faire un feu et de nous réchauffer avec une bonne tisane avant de subir cette pluie...
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Bélial
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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Dim 29 Juil 2007 - 22:27

Finalement, Trianon ne se révélerait pas si indispensable que cela et Bélial fronça les sourcils lorsque celui-ci prit un air dépité. Sa réponse n’arrangeait pas le moins du monde l’apprenti spectre et il regarda à nouveau les nuages noirs qui étaient maintenant de plus en plus nombreux. Ou, il apparaissait clairement que les deux voyageurs n’échapperaient pas au déluge qui allait bientôt se déverser sur eux. Bélial faillit lâcher un soupir de dépit, lui qui espérait rejoindre la prochaine ville dans deux jours, il risqueraient finalement de mettre un peu plus de temps à moins que la tempête ne soit pas si terrible que cela. Pourtant les paroles de Trianon résonnaient encore à ses oreilles :

« Je ne connais pas bien plus la région que toi... Tout ce que je sais, c'est que cet endroit est tout plat, et va vite devenir aride... Cette pluie qui se prépare nous sera sûrement utile par la suite. Mieux vaux un terrain légèrement humide qu'un sol sec qui se gorge de la moindre goutte d'humidité. Mais, pour te répondre, voici l'endroit où tu seras le plus au sec... »

Trianon avait placé ses bras au-dessus de sa tête et affiché un franc sourire particulièrement fier de son trait d’esprit. Pourtant son visage s’était fait plus nerveux lorsqu’il avait croisé le regard assassin de Bélial, preuve que son humour avait surtout agacé l’apprenti spectre Le jeune germain se retint d’étrangler à nouveau son compagnon de voyage essayant de voir ce qu’il pourrait faire pour éviter de subir les effets du climat de plein fouet. Bélial devait pourtant reconnaître, et cela il ne l’avouerait jamais, que malgré ses pitreries, Trianon avait hélas raison.

Celui-ci était d’ailleurs en train de fouiller dans ses affaires à la recherche de certaines choses. Bélial quand à lui essayait d’estimer le temps qu’il leur restait avant de finir trempé. Finalement Déméter ne devait pas avoir jugé sa participation suffisamment marquante et avait conclu un accord avec Eole pour lui faire payer. Il ferait peut être bien d’éviter toute ironie impliquant les dieux mais il trouvait la coïncidence follement ironique. Quoique vu ce qui allait lui tomber sur le coin de la figure cela n’allait pas être une partie de plaisir.

« Essayons de faire un feu et de nous réchauffer avec une bonne tisane avant de subir cette pluie... »

Bélial n’était pas certain que faire de la tisane leur permettrait d’affronter cette tempête mais cela aurait en effet le mérite d’occuper Trianon. Le jeune germain entreprit de trouver un peu de bois mort et rapporta un fagot assez important. Il entreprit de s’occuper du feu alors que la nuit était maintenant complètement tombée et on ne voyait plus rien à une dizaine de mètres. Une étincelle puis une petite flamme apporta un peu de lumière et Bélial nourrit le feu de quelques broussailles bien sèches.

Quelques bruits de craquement plus tard et la lueur orangée se fit un peu ls développée. Le feu crépitait joyeusement, donnant un aspect terrible au visage du jeune germain. Le vieil ermite avait décidément vraiment l’impression que son compagnon de route était bien plus vieux que son âge ne le laissait deviner. Il avait réussi à tirer cette information de Bélial après d’intenses discussions et il avait failli d’ailleurs bien failli prendre des coups. Trianon n’aurait jamais cru qu’un si jeune homme pouvait le terrifier à ce point mais il n’était pas un lâche pour rien.

L’apprenti spectre quant à lui était plongé dans ses pensées et semblait ne plus faire attention. Fausse impression car lorsque son compagnon de route lui tendit le godet de tisane, il l’attrapa sans un mot et le porta à ses lèvres pour en déguster la mixture. Bélial avait toujours cette détestable manie de faire croire qu’il ne faisait pas attention alors que ses sens étaient toujours aux aguets. Le jeune germain repensait à une folle soirée où il avait fait l’amour à Claudia lors d’une soirée de tempête.

Le moment avait été intense autant en émotions qu’en sensations et le couple avait eu l’impression d’être de véritables dieux. Impression bien trompeuse qu’il leur avait coûté cher vu que leurs armées avaient été défaites et que Claudia se trouvait maintenant l’hôte du seigneur Hadès. Bélial sentit ses poings se serrés à ces souvenirs douloureux et il jura de retrouver les seigneurs ennemis qui avaient survécu. Il se ferait un plaisir tout personnel de se baigner dans leurs sans alors que leurs femmes et filles seraient offertes à ses hommes.


*Encore faut-il que le seigneur Hadès accepte de faire de moi un spectre et me confie certain de ses hommes. Je suis pourtant certain qu’un massacre en son honneur et l’arrivée de nouvelles âmes pouvant le servir seraient un cadeau qu’il apprécierait. Mais pour aspirer à obtenir un tel rang, je me dois d’accomplir cette mission et celles qui suivront. La route est encore longue et de multiples embûches m’attendent mais la résurrection de Claudia est à ce prix et je ne peux me permettre d’échouer.*

Au moment même où ces penses traversaient son esprit, les nuages noirs venaient prendre possession du ciel au-dessus de leur tête. Des éclairs zébraient le ciel alors que le bruit du tonnerre claquait comme un avertissement, des gouttes de pluie tombèrent d’abord doucement sur le duo puis elle se fit plus violente avant de se trouver en tourmente. En quelques minutes, les deux hommes furent trempés, le feu disparaissant en une seconde sous les trombes d’eaux venues du ciel.

Le vent libérait de puissantes rafales qui venaient fouettaient Bélial et Trianon ne leur laissant aucun répit alors que l’orage faisait claquer chaque coup de tonnerre l’un après l’autre. Bélial ne pouvait qu’admirer cette force de la nature alors que Trianon s’était recroquevillé sur lui-même terrifié. Quelle formidable puissance, l’apprenti spectre restait presque muet de plaisir à contempler une telle force. Soudain une idée lui traversa l’esprit, se dresser face à une telle tourmente était peut être une idiotie mais Bélial sentait qu’opposer ses forces à cet tempête pourrait être très instructive.

Son cosmos prit vie, l’entourant et le protégeant de sa puissance toute aussi violente. Le jeune germain laissa son énergie exploser alors que ses coups de poing fendaient les airs pour briser les rafales de vent. Il dressait son corps face à la puissance du vent et des multiples coups qui constellaient son corps sous la forme de minuscules gouttes d’eaux. Celles-ci s’évaporaient au fur et à mesure qu’elle entrait avec le cosmos sombre et noir de l’apprenti spectre. L’image était terrifiante : on pouvait voir Bélial faire appel aux ténèbres pour se dresser face à la nature, un éclair éblouissant le colosse et lui donnant un aspect à faire frémir les morts.


[HJ :Voilà alors en gros, je vois plus ça comme un entraînement personnel en milieu très extrême que comme un véritable combat. Pour les coups fracassant les rafales de vents, ça ressemblerait à Shiryu dispersant le brouillard dans la tombe de l’armure sacrée alors qu’il se rend chez Mo. Je penses que point de vus cosmos il en consomme la moitié mais je te laisse décider ainsi que la suite des évènements bien évidemment mon seigneur Hadès.]
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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Lun 30 Juil 2007 - 9:53

[HRP]Oki. Je vois l'idée... Wink . Par contre, c'est Mü, pas Mo ! Very Happy (Mo, c'est dans les Simpsons... Very Happy )

Bélial frappait sans relâche, comme s'il voulait repousser la tempête de ses poings. Trianon, à ses côtés, regardait le jeune homme d'un air curieux et amusé, même s'il dissimulait bien cette dernière particularité.
Apparemment, il doutait que Bélial ne puisse faire quoi que ce soit contre ce déferlement, contre toute la puissance des éléments.

Profitant de la pluie pour laver les petits pots de terre cuite qui lui servaient de tasse, le vieil ermite regardait Bélial... L'apprenti spectre serait-il assez puissant pour renvoyer les rafales à Eole ?...

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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Lun 30 Juil 2007 - 13:45

Bélial profitait de cette tempête pour s’exercer à un entraînement peu commun. Il dressait son corps face à la fureur des éléments, laissant la pluie le criblait de minuscules projectiles alors que son cosmos brillait de toute sa force sombre faisant grésiller puis évaporer l’eau dans une petite fumée. Il pouvait sentir chaque rafale de vent traversait la pleine pour tenter de venir briser cet homme qui espérait défier la fureur des éléments. Et à chaque fois, Bélial laissait son poing auréolé d’énergie partir afin de couper l’élan du vent.

Il ne se souciait pas de Trianon qui s’était redressé pour le regarder faire. Il ne releva pas son air curieux et à vrai dire se moquait largement de ce qu’il pouvait penser. Si cela l’amusait de le voir s’entraîner de cette manière, et bien tant pis. Bélial n’oubliait pas qu’il s’était recroquevillé au sol alors que la tempête se déchaînait et ce trouillard s’était aperçu que finalement sa vie n’était pas particulièrement en danger. Ce n’était qu’au bout d’un moment qu’il était arrivé à cette constatation et qu’il le regardait maintenant avec cet air là.

Oui, l’apprenti spectre n’avait que faire du jugement de cet lavette qui finalement reculait devant la moindre menace. Il ne faudrait pas longtemps avant que le jeune germain n’en ai assez de devoir traîner un tel cloporte. Il semblerait bien qu’un jour où l’autre, Trianon regrette de ne pas avoir abandonner Bélial alors qu’ils étaient encore dans la vallée. Cette idée amusait Bélial au point qu’un nouveau sourire étira ses lèvres alors que son poing parfait à nouveau briser une bourrasque un peu plus dangereuse que les autres.

Le vieil ermite avait décidé de profiter de la pluie pour laver ses pots en terre cuite tout en continuant à le regarder faire. Il semblait clair pour Trianon, rien ne saurait arrêter la fureur des évènements. Bélial aurait pu éclater de rire devant tant d’inconscience mais il n’éprouvait que de la pitié pour ceux qui ne connaissaient pas la force du cosmos. Il se souvenait encore de son mentor, son maître dans tous les sens du terme car c’était l’un de ceux qui l’avait réduit en esclavage.

Bélial se souvenait très clairement de lui car c’était cet homme qui inspectant les oubliettes avait décelé en lui cette énergie qui le différenciait des autres. Il avait su percevoir une lueur qui faisait écho à la sieste et c’est ainsi que Bélial devint l’esclave personnel de Keltan. Celui-ci était un guerrier accompli et cet homme était redoutable même pour les siens. Il faut dire qu’il était l’un des rares élus à avoir maîtriser le cosmos et cette particularité faisait de lui un combattant qu’il valait mieux avoir dans son camp. Bélail se rappelait, oh oui il ne pouvait oublier ces paroles qui avaient lancé son destin.


« Ainsi donc chien, toi aussi tu es porteur de cette étincelle ? Fort bien, moi qui cherchais un gladiateur digne de ce nom pour terrasser les champions de mes rivaux… J’ai peut-être trouver ce qu’il me fallait en ta personne. Ecoute moi bien raclure car je ne me répéterais pas, tu n’es plus rien qu’un objet..Non même pas en fait tu n’es plus rien. Tu devrais être mort mais ne fois que tu seras passé entre mains, ta vie reprendra enfin un sens une fois que je t’aurais dressé comme il se doit. »

Bélial avait eu le droit à la totale comme traitement de choc. On l’avait fait courir à travers des plaines sous étroite surveillance alors que des molosses étaient lancés à ses basques. On l’avait laissé immergé jusqu’à ce qu’il soit à la limite de la suffocation. On l’avait fait affronter guerrier sur guerrier afin que son corps et sa volonté se durcisse. Chaque journée, il avait du faire face à Keltan qui le battait à mort afin de réveiller en lui cette énergie, ce cosmos qui le rendrait imbattable à son tour.

« Tu ne pourras avoir accès à cette terrible puissance, que le jour où tu comprendras que la haine doit te contrôler totalement. Lorsque tu ne seras plus qu’une bête avide de sentir la sang de ton ennemi couler le long de tes mains. Lorsque la seule idée qui occupera ton esprit sera la destruction de l’ennemi. Alors là tu pourras sentir cette formidable aura envelopper ton corps pour te donner l’énergie nécessaire à ta victoire. Seulement pour cela, il faut être un homme et non un chien »

Bélial avait énormément souffert lors de sa vie d’esclave mais son corps et son cœur s’était endurci. Il avait réussi à faire exploser son cosmos lors d’une séance très violente avec Keltan et avait réussi à lui arracher un œil. Il avait bien sûr payer son geste mais il était prêt. C’est ainsi que sa carrière de gladiateur démarra et qu’il se fit un nom grâce à ce fameux talent. D’un certain côté, Bélial devrait remercier Keltan car c’était lui qui avait finalement permis que Claudia le découvre.

Oui cet homme, lui avait permis de réveiller cette magnifique puissance en lui et Trianon ne savait rien de ses capacités. Que cet imbécile le juge idiot où non, lui il savait que ce qu’il allait tenter pouvait lui permettre d’augmenter encore son énergie. Bélial laissa son cosmos exploser à nouveau afin de laisser la tempête se briser sur lui et cette aura noire qui venait de s’intensifier. Que les éléments se déchaînent, l’apprenti spectre n’attendait que cela et il ferait face comme il l’avait toujours fait.


[HJ : utilisation de 15 PC pour la puissance]
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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Lun 30 Juil 2007 - 15:31

Alors que le jeune homme lançait avec fureur des coups puissants, il n'arrivait toujours pas à faire reculer les éléments. Comme s'il lançait ses coups face à un fleuve, il arrivait à faire reculer très faiblement la surface de l'eau, mais le courant en lui même n'était pas modifié et l'écoulement retrouvait bien vite son aspect initial...

Lorsque l'apprenti spectre lança toute sa puissance dans un de ses coups, un douleur horrible lui tordit les entrailles. Comme si de l'acide s'était brusquement déversé dans son corps, celui-ci se mit à brûler, causant une douleur vive au spectre.


    Bélial : 28 PV / 17 PC

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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Mar 31 Juil 2007 - 0:35

Bélial faisait appel à toutes les forces dont il était capable pour porter des coups d’une rare violence. Pourtant, malgré tous ses efforts, il semblait tout juste donner des coups dans le vide pour rien. Le jeune germain avait l’impression de frapper la surface d’un fleuve sans pour autant en arrêter le cours. Pourtant l’apprenti spectre continuait de sourire malgré ses échecs, il avait pris conscience après sa rencontre avec Charon qu’il était peut être puissant dans sa vie passé mais que dans la réalité, il avait encore beaucoup à apprendre.

C’est pour cela qu’il avait choisi de prendre la route de la montagne afin de se fortifier et que maintenant, il se dressait face à la fureur des éléments. Il devait maintenant saisir la moindre occasion pour devenir un spectre que rien ne saurait arrêter. Il arrivait à perturber l’écoulement de l’eau pendant quelques instants mais la tempête reprenait bien vite le dessus sur l’humain. Il n’avait pas déployé assez de puissance apparemment et la nature reprenait ses droits.


*Je ne vais pas m’arrêter là, où non je suis encore capable de faire bien plus. Esprit des vents et de la tempête, je suis Bélial, messager des enfers et je suis investi d’une mission sacrée par le maître du royaume des morts en personne. Comment peux-tu oser caresse l’idée même de t’opposer à la volonté de l’un des trois grands dieux de notre univers. Je ne suis certes qu’un humain mais un mortel protégé par une divinité aux pouvoirs bien supérieurs aux tiens et je vais te le prouver*

Bélial venait de porter un coup auréolé d’une bonne partie de son énergie lorsque soudain une intense douleur noua ses entrailles. Il avait l’impression que son coup s’était retourné contre lui et il pouvait sentir comme de l’acide parcourir ses veines à l’intérieur de l’intégrité de son corps. Le jeune germain s’était plié sur lui même mais ne posa même pas un genoux à terre souffrant le martyr mais ne souhaitant pas céder. Sa fierté lui interdisait de sombrer dans l’inconscience juste devant Trianon et il s’accrocha à cette idée comme à la prunelle de ses yeux.

Bélial laissa éclater un rire moqueur alors qu’il songeait à une chose qui pouvait paraître irréel. Il semblerait bien que finalement, le dieu Eole était bien présent dans cette tempête et qu’il n’avait guère apprécié le défi de l’insolent qui osait s’opposer à lui. L’apprenti spectre faillit laisser sortir un deuxième rire tout aussi inquiétant sans se soucier du regard de son compagnon. Il soupçonnait le dieu Eole d’être l’instigateur de tout cela alors qu’il savait que le dieu des vent n’avait aucune raison de s’opposer à Hadès.

Où du moins, Bélial n’était pas au courant des affaires diplomatiques entre le maître des tempêtes et le seigneur des enfers. ON aurait pu croire que Bélial venait de céder à la folie où alors il cherchait l’attention de celui qui pouvait contrôler cette tempête afin qu’il la fasse cesser. Tout pouvait être plausible avec le jeune germain alors que celui-ci se redressait cherchant à oublier la douleur qui l’habitait. 2tait-ce de la folie où simplement de la témérité? Seul l’apprenti spectre pourrait expliquer ce qu’il cherchait à faire et Trianon commençait à trembler devant la lueur de folie qu’il pouvait voir au creux des yeux de son compagnon de route.

*La souffrance…La souffrance peut aider à atteindre le but qu’on s’est fixé. Elle nous donne envie de riposter, de faire subir à l’autre ce qu’on à ressenti soi-même. La douleur n’est pas aussi néfaste qu’on pourrait le croire, au contraire, elle est pleine d’enseignement, finalement avoir mal est un cadeau qu’il faut savoir apprécié sa juste valeur. Car c’est en souffrant qu’on s’endurcit, qu’on apprend à connaître les limites de son corps et à les repousser afin de devenir un être que rien ne put arrêter*

Bélial sourit en repensant aux moment magiques où Claudia lui avait fait découvrir une autre facette du monde de la douleur. Il se souvenait de cette croix en bois auquel il était attaché alors que la jeune femme le torturait déjà à l’aide de ses formes qu’elle savait mettre en valeur par des tenues suggestives. En effet, la jeune femme incarnait la tentation alors que Bélial ne pouvait profiter de e corps qui attisait le feu de ses sens. Et Claudia qui le frôlait à chaque fois pour actionner un mécanisme qui libéraient différente pointes au creux même des anneaux de fer, déchirant la chair de ses poignets, de ses chevilles et de sa taille.

L’apprenti spectre se vidait peu à peu de son sang sans pour autant s’en soucier, bien trop concentré à savourer les caresses des mains terriblement douces sur son corps de cette femme de fer. Il se souvenait ensuite des coups de fouets aux lanières barbelés qui lacéraient cette autre poitrine. Claudia alternait avec une habilité diabolique la sensualité et le plaisir avec la douleur et la souffrance. Oui, la demoiselle n’avait eu de cesse de repousser certaines limites poussant aux extrêmes la résistance de son esclave obtenu à prix d’or.

A la fin, Bélial adorait ce genre de séance, son corps s’étant endurci alors que son cœur appartenait irrémédiablement à ce démon aux visage d’ange. Elle l’avait en quelque sorte brisé pour pouvoir mieux le remodeler faisant du jeune germain un être aussi sadique et pervers qu’elle. Mais il était également doté d’une forte constitution qui ne saurait être abattu que par de terrible blessures. Il étai devenu l’incarnation des forces de Claudia au plus grand plaisir de celle-ci.


Bélial souriait en repensant à ces souvenirs qui marquaient son esprit. Sans faire attention, il cracha un peu de sang avant de laisser son cosmos reprendre vie à nouveau pour défier les éléments. Il devait envisager ce combat sous un autre angle, la puissance n’ayant pas eu beaucoup d’effet sur ces terribles rafales de vent. Non il devait privilégier la vitesse afin de fendre les airs de tout son corps et de toute sa force. Oui c’était la meilleure chose à faire et si cela échouait et bien, il ferait comme Trianon et se contenterait de rester allongé tout en se couvrant du mieux qu’il peut dans l’attente de la fin de la tourmente.

« Les vents espèrent m’abattre mais la Wyvern est la maîtresse des cieux et des tempêtes. Alors vents, et bourrasques, tremblaient car voici venir la bête qui vous dominera. »

Simple cri de défi de la part d’un être qui semblait ne souffrir aucune autorité. Cette homme ne frôlait plus la folie, il était devenu folie. Du moins, était-ce l’impression de Trianon qui pouvait voir une espèce de dragon aux ailes déployées apparaître dans le dos du jeune germain. Il tomba en arrière sous la surprise et la terreur alors que la nuit semblait maintenant bien plus sombre. Il poussa un cri d’effroi craignant que sa dernière heure ne soit arrivé.

[HJ : Utilisation de 10 PC pour la vitesse et 7 PC pour la puissance]
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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Mar 31 Juil 2007 - 10:24

[HRP]J'aime ces moments où le MJ voit que le joueur fonce tête baissée dans le mur... mwhahahaha

Bélial voulait montrer à Eole que son pouvoir était bien réel, qu'il pouvait, avec toute sa puissance, rejeter cette tempête et s'en libérer... Alors que ses entrailles brûlaient, le germain semblait ne pas s'en soucier et fit exploser son cosmos. Libérant toute sa puissance, Bélial fit jaillir son poing, entouré d'énergie noire... Mais alors que l'air semblait être légèrement dévié par le poing, le corps du messager se transforma en une fournaise de douleur et de supplices. Cette fois, la douleur était telle que le jeune homme ne posa pas un genou au sol, mais s'écroula de toute sa masse, tétanisé par le supplice qu'on lui infligeait.

Le visage dans la boue, le germain s'attendait peut-être à voir Eole se matérialiser devant lui pour lui montrer à quel point la différence entre ses forces et celle de l'apprenti étiaent grandes... Cette adversité aurait été dure à subir, mais elle était "compréhensible"...

Mais ce qui arriva fut bien pire... Bien au-delà de ce qu'imaginait le messager d'Hadès...


A ses côtés, deux sandles s'approchaient lentement. Trianon venait à la rencontre de Bélial, sans pour autant se mettre à sa portée... Une fois devant le germain, l'ermite se baissa pour croiser le regard de Bélial. Il affichait un sourire suffisant et sadique. Le genre de sourire qu'affichait parfois Bélial quand il répprimandait Trianon...


- Voyez-vous ça... Le grand combattant, plaqué au sol par sa propre folie et sa bêtise... Hihihi... J'ai longtemps attendu ce moment... Je savais qu'un jour, je pourrai te faire ravaler tes paroles blessantes...

Bélial ne pouvait pas bouger. Tout au plus, il pouvait s'empêcher de hurler de douleur, mais à peine plus... et Trianon profitait de cet état pour le rabaisser...

- Enfin, depuis que j'ai compris qui tu étais... J'ai trouvé un moyen de te faire ravaler tes paroles... Tu as aimé mes tisanes, hein ? Les bonnes tisanes chaudes de Trianon, tu les as bien bues, hein ? Et oui... Ce n'étaient pas de vulgaires tisanes... Oh, ne me regarde pas comme ça... Je sais ce que tu penses... Moi aussi, j'en ai bu. Et oui ! Heureusement que les poisons n'ont plus aucun secret pour moi... Hihihi ! Tu dois te rappeler de ce petit village, que nous avons traversé... Les gens t'offraient du pain... Et bien sache que ce sont ces céréales qui t'ont tué. Les herbes dont j'ai gorgé ton corps pendant si longtemps ne sont efficaces que si on mange des céréales... Par conte, l'effet devait être beaucoup plus long... tes souffrances devaient durer bien plus longtemps... Là, j'ai peur que cet exercice n'ait activé le poison trop tôt... Enfin, ce n'est pas grave. Je suppose que je ne peux pas t'en vouloir pour ça... Hihihi...

Lentement, le vieil homme se releva, avant d'ajouter.

- Bien... Il ne me reste plus qu'à prendre ton or et tout ce qui pourrait avoir de la valeur dans tes affaires... Ensuite, je me mettrai en chemin afin de recommencer une nouvelle vie... Apparemment, la pluie devrait durer un bon moment... Essai de ne pas pourrir trop vite dans ce sol humide, que les oiseaux puissent profiter de ta carcasse...

Tiraillé par la douleur, Bélial n'entendait même plus clairement le discours de trianon, bien qu'il en comprenne le sens... Ce dernier s'était d'ailleurs mis à fouiller dans les affaires de Bélial... Puis, après quelques examens, il avait finalement refermé le sac. revenant vers le spectre, il lui dit à voix basse :

- Je vois que tu étais un petit cachotier ! Il y a suffisamment d'argent pour commencer une nouvelle vie... et quelque chose me dit que ces petites boites accompagnées de lettres me rapporteront une somme plus que rondelette. Tu aurais dû me dire que tu avait autant d'objets de valeur. Ta mort aurait été bien plus rapide... Enfin, tant pis pour toi. Allez, meurs bien !

Sur ces mots, Trianon avait frappé le sol de son pied, éclaboussant le visage de Bélial de boue... Puis, ajustant le sac de l'apprenti spectre sur ses épaules, il avait disparut sous les trombes d'eau...

L'apprenti spectre, quant à lui, ne pouvait toujours pas bouger...



Spoiler:
 



[HRP] :
mwhahahaha J'AIME ÊTRE MECHANT ! mwhahahaha

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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Mar 31 Juil 2007 - 14:18

Bélial laissait toute sa puissance jaillir de son corps afin de contrecarrer les éléments qui se déchaînaient sur lui. Son poing libérait son énergie noire et vint s’enfoncer dans l’air ambiant semblant repousser les envoyés d’Eole. Le jeune germain cru sur l’instant qu’il allait enfin pouvoir triompher de la nature. La vérité fut tout autre et Bélial l’apprit amèrement alors que son corps devenait le sanctuaire de la souffrance et d’une torture au-delà de tout mot. Le messager des enfers s’écroula dans la boue comme une masse, son corps tressautant sous la douleur.

Bélial n’arrivait pas à comprendre, son corps souffrait de l’intérieur alors que le combat n’aurait dû être affecter que l’extérieur. Oui, ce n’était pas la tempête son ennemi et il aurait dû s’en rendre compte bien avant. Mais il était trop tard. Il semblerait que son propre corps le trahissait, que c’était sa propre énergie qui ravageait ses sens pourtant il n’avait jamais connu cette situation. Que se passait-il donc dans l’alchimie intérieure de son être pour qu’il se sente aussi mal et aussi faible.

Soudain, deux sandales se matérialisèrent dans son champ de vision et Bélial comprit enfin l’immense idiotie qu’il venait d’accomplir. Trianon s’abaissa afin qu’il puisse voir son visage et le jeune germain reconnut l’air qui s’imprimait sur les traits du vieil ermite. Un sourire sadique et cruel s’était plaqué sur les lèvres de Trianon et Bélial reconnut parfaitement l’attitude qu’il avait eu lui même avec le guide qui l’avait accompagné un certain temps.


« Voyez-vous ça... Le grand combattant, plaqué au sol par sa propre folie et sa bêtise... Hihihi... J'ai longtemps attendu ce moment... Je savais qu'un jour, je pourrai te faire ravaler tes paroles blessantes... »

Bélial aurait voulu étrangler le vieil ermite mais son état ne lui permettait que de retenir ses cris de douleur et cela était déjà très dur. Pourtant son regard démontra clairement les pensées qui l’habitaient mais il devait reconnaître que c’était surtout lui le profond imbécile. Il aurait dû se débarrasser de Trianon dès leur rencontre mais il avait espéré profiter des talents de ce lâche. Il était maintenant largement en train de le payer et Bélial se flagellait mentalement de cette grossière erreur.

« Enfin, depuis que j'ai compris qui tu étais... J'ai trouvé un moyen de te faire ravaler tes paroles... Tu as aimé mes tisanes, hein ? Les bonnes tisanes chaudes de Trianon, tu les as bien bues, hein ? Et oui... Ce n'étaient pas de vulgaires tisanes... Oh, ne me regarde pas comme ça... Je sais ce que tu penses... Moi aussi, j'en ai bu. Et oui ! Heureusement que les poisons n'ont plus aucun secret pour moi... Hihihi ! Tu dois te rappeler de ce petit village, que nous avons traversé... Les gens t'offraient du pain... Et bien sache que ce sont ces céréales qui t'ont tué. Les herbes dont j'ai gorgé ton corps pendant si longtemps ne sont efficaces que si on mange des céréales... Par conte, l'effet devait être beaucoup plus long... tes souffrances devaient durer bien plus longtemps... Là, j'ai peur que cet exercice n'ait activé le poison trop tôt... Enfin, ce n'est pas grave. Je suppose que je ne peux pas t'en vouloir pour ça... Hihihi... »

Ainsi donc le vieil ermite avait deviné qui il était ? Bélial commençait à croire qu’il avait commis erreur sur erreur. Trinanon l’avait empoisonné avec ses tisanes sans qu’il n’ait pensé à se méfier, le barbu était si misérable et semblait si avide de se rendre utile. Cela lui apprendrait à se montrer magnanime. Il apprit donc que son repas avec les gens du village était ce qui allait lui coûter la vie et il semblerait que cette tempête ait servi d’accélérateur des évènements. Il n’y avait pas à dire, il s’était fait avoir comme le pire des débutants.

« Bien... Il ne me reste plus qu'à prendre ton or et tout ce qui pourrait avoir de la valeur dans tes affaires... Ensuite, je me mettrai en chemin afin de recommencer une nouvelle vie... Apparemment, la pluie devrait durer un bon moment... Essai de ne pas pourrir trop vite dans ce sol humide, que les oiseaux puissent profiter de ta carcasse... »

Trianon s’était relevé et se dirigeait vers son sac alors que la douleur entamait les sens de Bélial. Il avait beaucoup de mal à comprendre les paroles du vieil ermite mais il savait déjà que ce traître ne devait pas fouiller dans ses affaires. Il tenta bien de se relever mais dû bien vite renoncer en découvrant à quel point son corps ne répondait plus. C’est impuissant qu’il pouvait entendre Trianon s’emparait de son sac et de son contenu. L’être abject revint alors près de lui une profonde satisfaction dans la voix.

« Je vois que tu étais un petit cachotier ! Il y a suffisamment d'argent pour commencer une nouvelle vie... et quelque chose me dit que ces petites boites accompagnées de lettres me rapporteront une somme plus que rondelette. Tu aurais dû me dire que tu avait autant d'objets de valeur. Ta mort aurait été bien plus rapide... Enfin, tant pis pour toi. Allez, meurs bien ! »

Bélial frémit en entendant Trianon faire référence aux lettres et aux paquets. Il ne pouvait toujours pas bouger et enrageait de tant de bêtises de sa part. Le vieil ermite n’aurait jamais pu faire le poids si il avait été en pleine forme. Le barbu venait de frapper du pied le sol envoyant une bonne giclée de boue sur le visage du jeune germain. Puis le traître disparut sous les trombes d’eau en quête de sa nouvelle vie. Bélial quand à lui était toujours immobilisé au sol mais il réussit pourtant à faire appel à ses dernières forces pour lancer des menaces envers celui qui l’avait abandonné ainsi.

« Je ne mourrais pas Trianon, bien au contraire, je vais même survivre et je me lancerai à ta recherche. Ni or, ni argent ne te protégera de ma vengeance, tu pourras fuir vers les pays les plus lointains, mettre entre toi et moi toutes les montagnes et tous les déserts que tu voudras, mais je te retrouverais. Et ce jour là, je te montrerais ce qu’est la vrai souffrance, rappelle-toi de mes paroles car je serais plus impitoyable que cette bête qui dévora tes compagnons alors que tu fuyais comme tu fuis en ce moment. »

De bien belles paroles sauf que le poison était bel et bien en en train de le tuer et cela très rapidement. Bélial avait consommé toute sa puissance dans un combat qui se révélait bien stérile et il ne pouvait plus y faire appel. Ses affaires avec les plantes médicales étaient maintenant entre les mains de Trianon et il ne lui restait plus que son épée. Bélial allait donc périr tout comme Trianon l’avait prévu mais le vieil ermite connaissait bien mal l’être qu’il venait de gruger.

Bélial devait tout à son passé et à la dure vie qu’il y avait mené, il le reconnaissait volontier même si la haine de ses maître ne l’avait guère quitté. Seule Claudia avait su mériter son amour et elle lui avait transmis toutes ses connaissances des poisons et des moyens de les combattre. Une nouvelle fois, l’envoyé des enfers allait donc risquer sa vie pour pouvoir la sauver. L’image de celle qu’il adorait flotta un moment devant ses yeux alors que Bélial passait à l’action.

Il ferma les yeux, focalisant son attention sur le visage de celle qu’il considérait comme une déesse afin de se concentrer et oublier la douleur. Peu à peu, il laissa ses sens perdre de leur acuité, les sons de la pluie qui frappait le sol et celui du vent gémissant disparaissaient pour faire place à un silence implacable. Ses yeux étaient fermé et les ombres semblaient l’entourer de leur protection. Son odorat percevait de plus en plus difficilement les différentes senteurs alors que son goût se déconnecter également.

Bélial ne sentait même plus la boue sur son visage ni la fraîcheur de l’eau alors que son toucher cessait de répondre et cela de manière volontaire. L’apprenti spectre laissait sa respiration diminuer à tel point que son souffle se réduisit à un simple murmure. Bélial venait de faire cesser toute activité de son corps se plongeant en état de mort volontaire. Il était donc dans un profond coma état qui permettait une profonde méditation et où l’esprit prenait la place sur le corps.

Le jeune germain avait fait ce choix volontairement afin que son corps ne puisse plus laisser circuler le poison dans ses veines. Celui-ci serai donc dissout au sein même de son organisme qui assimilerait ainsi les propriétés de ces breuvages. C’était une technique très dangereuse car soit le poison l’achèverait soit Bélial réussirait et il en serait alors immunisé. Elle permettait également un repos total du corps et le jeune germain avait fait ce choix pour sauver non seulement sa vie mais également pour retrouver toute son énergie.

Il aurait en effet bien besoin de celle-ci pour se lancer à la poursuite de Trianon. Bélial était ainsi en suspens entre la vie et la mort et cet état de fait dura un certain temps. Pourtant la volonté de l’apprenti spectre du reprendre le dessus car il rouvrit les yeux avant de se redresser précautionneusement. Il constata que son corps répondait maintenant clairement à son cerveau mais il ignorait encore si il avait retrouvé toute son énergie. Il haussa les épaules et se redressa laissant l’eau de la pluie nettoyait la boue qui ornait son visage.


*Pas de temps à perdre, je dois absolument retrouver Trianon et lui faire payer son crime. Je ne préfère même pas savoir le destin qui m’attends si je ne retrouve pas ces missives et ces cadeaux. Hadès serait en droit d’exiger ma vie pourtant j’ai ressenti une certaine énergie me soutenir pendant mon coma. Quelque chose qui m’empêchait de franchir les frontières de la mort et tout au long de cette étape, Claudia semblait être à mes côtés. Oui, je suis presque certain que c’est elle et non Hadès qui m’encourageait à me battre afin que nous .*

Bélial regarda un moment le ciel savourant le fait de savoir que Claudia pouvait encore agir avec lui. Il savait que c’était son intervention qui lui avait permis de survivre pour continuer sa mission. Il y allait avoir un traître qui allait payer chèrement ses actes et l’apprenti spectre entreprit de suivre sa piste. La tempête ne le gênait absolument pas, ce genre de climat était habituel dans le pays qui avait été sa seconde patrie et il était devenu expert dans les chasses difficiles.

Et puis la boue même martelait par la pluie était l’élément idéal pour permettre à un traqueur de retrouver sa proie. Bélial repéra bien vite quelques traces de sandales que la pluie n’avait pas effacé entièrement et l’apprenti spectre ne fut pas surpris de voir que Trianon poursuivait sa route vers Larissa. Quel autre endroit qu’une cité pour pouvoir refaire sa vie mais Bélial avait l’intention de s’assurer que seule la mort attendrait Trianon et cette fois-ci il n’y aurait pas de pitié.

[HJ : J'aurais dû le tuer comme mon côté sadique me le laisser penser. Bon alors selonla réussite de la technique, soit je récupère toute mon énergie soit ça dépen de toi enfin je penses comme ça mais à toi de voir mon cher MJ méchant mdr]
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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Mer 1 Aoû 2007 - 10:54

[HRP]Ben, écoute, on va se faire ça au simu... Very Happy

    Test pour ne pas mourrir : sagesse

    Le Joueur reçoit 15 points d'action.
    La réussite est fixée à 6.
    Le Joueur réussit son action.


T'as du bol. Very Happy

    Test pour l'énergie vitale :

    Le Joueur reçoit 3 points d'action.


Tu regagnes 3 PV ( mwhahahaha )


    Test pour la récupération de cosmos :

    Le Joueur reçoit 16 points d'action.

    Tu regagnes 16 PC



Et un petit test pour le pistage, parce que l'indication que je t'ai filé par mp, c'était pour que tu puisses pas le suivre... Sad

    Test de perception :

    Le Joueur reçoit 10 points d'action.
    La réussite est fixé à 12.
    Le Joueur manque son action.


Bon voilà...

En résumé :

Bélial : 5PV; 16 PC; 0 dinars ( hé oui ! Wink , oublie pas de mettre à jour ton compte en banque... )




xxooOooxx




Bélial avait été sauvé par Claudia, pr ses connaissances tout comme sa chaleur... Le spectre s'était relevé et avait entamé sa traque sous la pluie battante. Sa vie ne tenait qu'à un miracle, mais peut-être le cosmos, en plus d'attiser le poison, en avait diminué les effets, les rendant plus violents, mais moins efficaces.

Quoi qu'il en fut, Bélial se retrouvait à nouveau à braver les éléments, mais d'une manière différente. Il n'essayait plus de se montrer plus forts qu'eux, il tentait juste de rester debout malgré les bourrasques...

Les traces de Trianon n'étaient pas claires du tout, mais, grâce à sa vie passée, Bélial arrivait à faire face aux éléments, au manque de luminosité et à la douleur...


[HRP] : Parque là, c'est la nuit, il pleut, tu es à moitié mort, donc bref, c'est quand même difficile de suivre une piste Wink

Mais, alors que la piste se faisait de moins en moins floue, un énorme problème arriva... Un sol complètement humide, gorgé d'eau sur plusieurs centimètres... Les pluies soudaines avaient transfomré une grande partie des environs en un marécage peu profond et sans danger, mais qui rendait tout pistage impossible... et la pluie qui continuait à tomber violemment détruirait rapidement toute trace du passage de l'ermite...
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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Mer 1 Aoû 2007 - 13:16

Bélial suivait maintenant la piste de Trianon avec un intérêt croissant et cela malgré la pluie. Les connaissances de Claudia et sa douce intervention lui avait permis de survivre à la misérable tentative d’assassinat du vieil ermite. Il ne remercierait jamais assez la femme de ses rêves mais il allait lui démontrer sa dévotion en sacrifiant en son nom, la vie de Trianon. Il ferait souffrir son ancien guide afin que ses cris deviennent une mélodie digne de la jeune qui l’avait sauvé et ça il le jurait.

Et puis, il devait absolument récupérer les missives et les cadeaux que le seigneur Hadès destinait pour les autres cités. Plus Bélial pensait à cela, plus sa rage s’intensifiait et plus il accélérait alors qu’il repensait à l’intense humiliation qu’il venait de subir. Comment avait-il pu se faire avoir aussi facilement ? il s’en voulait terriblement de s’être laisser berner comme un nourrisson tout juste sorti du ventre de sa mère. Encore heureux qu’il s’était entraîné sinon le piège aurait pu se refermer plus tard alors qu’ils étaient proches de Larissa. Là, Trianon était seul et isolé et serait une proie facile enfin en espérant que la tempête ne s’aggrave pas.

Soudain sa vue se troubla alors qu’il s’apprêtait à se mettre à courir. Il tituba encore quelque instants avant de s’arrêter pour éviter de tomber au sol une nouvelle fois. Il passa ses mains sous les yeux et constat un certain dédoublement alors que le sang battait terriblement à ses tempes. Il pouvait sentir ses forces disparaître à nouveau peu à peu alors qu’il se concentrait sur son énergie. Avoir utiliser son cosmos avait certes provoquer l’accélération du poison mais semblait aussi l’avoir fait se dissoudre plus rapidement.


*Le seul ennui est que malgré l’utilisation de ma technique, je n’ai pas pu recouvrer l’entière capacité de mes moyens. J’ai récupéré je dirais la moitié de mon énergie mais mes fonctions vitales sont bien ralenties. Je ne m’en suis pas aperçu au réveil croyant avoir recouvré toutes mes forces mais pas du tout. Je suis déjà épuisé alors que Trianon n’est pas si loin de moi à croire que tout veut jouer contre moi pour soutenir ce lâche. Il serait encore capable de me battre vu l’état dans lequel je me trouve.*

Bélial s’était arrêté pendant un court instant mais décida tout de même à continuer la poursuite. La piste était encore fraîche et il voulait en profiter. Le jeune germain reprit donc sa marche mais avec une très nette différence. Lui qui avant défiait la fureur des vents, se dressait face aux éléments, se contentait maintenant tout simplement d’éviter de tomber lorsqu’une bourrasque s’acharnait sur lui. Un pas, puis un autre et encore un suivant, il ne devait plus s’arrêter sinon il ne continuerait pas.

L’apprenti spectre avait de la chance car grâce à son passé il arrivait à suivre la piste malgré la nature qui tentait de s’opposer à lui. Rajouter à cela le fait que sa vue se troublait, que la douleur caressait encore chaque fibre de son être et qu’il sortait tout juste d’un combat difficile avec la mort et vos comprendrez alors la difficulté de la tâche que rencontrait Bélial. Heureusement, la pluie calmait un petit peu l’intense chaleur qui enveloppait l’envoyé des enfers d’un cocon bien peu agréable.

Pourtant un nouveau problème vint déranger le jeune germain qui cette fois dû bien faire une halte à nouveau. La piste s’arrêtait maintenant sur un terrain complètement gorgé d’eau faisant disparaître toute trace de pas. Les pluies profondes venaient de piéger Bélial en transformant littéralement la plaine en marais. Petite avancée de la part de Bélial qui constata que sa vie n’était pas en danger si il se risquait à traverser mais après un examen approfondi, il constata qu’il venait de perdre la piste de Trianon.


*Génial, non seulement cette larve m’à piégée de la plus belle des manières mais en plus il à fallu que son piège se referme sur moi au moment où les éléments entraient dans la danse. Finalement, je vais opter pour une conspiration des dieux afin que j’échoue dans ma tâche. Si j’attends la fin de la tempête pour essayer de retrouver une piste, ce sera en pure perte car la pluie aura effacée toute trace. Me voilà bien avancé maintenant, complètement à plat et ma proie disparaissant je ne sais où.*

Bélial se laissa tomber au sol avant de se mettre en position accroupi. Quitte à réfléchir à la suite des évènements, autant essayer d’en profiter pour récupérer. Bélial essayait d’envisager différentes possibilités et arriva à différentes conclusions. Trianon étai connu dans la région pour sa lâcheté et il savait que vu le caractère du vieil ermite, celui-ci n’appréciait pas la chose. Donc si le barbu voulait refaire sa vie, il ne pouvait le faire que dans une ville assez importante pour se noyer dans la masse et là où l’argent pourrait l’aider.

D’autre part, Trianon avait vécu un certain temps dans les montagnes devant se contenter de peu. Hors d’après ce que l’envoyé des enfers avait compris du petit discours de son ancien guide, c’est qu’il avait des ambitions bien plus profondes pour son existence. Bélial était prêt à vendre son âme au diable, et tant pis si c’était fait, que Trianon avait l’intention de mener une vie de rêve dans une villa de rêve. Bon il le voyait également en train de savourer des mets et des boissons délicates tout en se faisant dorloter par de superbes créatures.


*Cet homme si on peut appeler ça un homme n’à aucun respect pour les dieux. Il compte utiliser ces précieux dons pour pouvoir s’offrir une nouvelle vie qui n’aura aucun mérite. Non, il ne fera que prouver une nouvelle fois de plus que les hommes sont indignes de leur attention et qu’ils ne sont bon qu’à être exterminer. Sauf que si que je ne récupère pas ces précieux objets, je risque de confirmer cet avis et ma propre personne risque d’accompagner Trianon dans son trépas.*

Pourtant Bélial avait une petite idée d’où comptait aller le vieil ermite. La décision la plus logique serait de rejoindre la cité de Larissa qui pourrait lui offrir tout ce qu’il souhaiterait. La ville était encore assez éloigné et Trianon était certain de sa mort, qui plus est si quelqu’un découvrait le cadavre, personne ne pourrait ne soupçonner au vu de la distance. Il pouvait venir de n’importe où et sa mort aurait pu avoir de nombreuses causes. Pour Bélial, c’était l’endroit rêvé susceptible d’accueillir celui qui l’avait trahi.

«Oui, mais il suffit que cet imbécile ait une autre idée en tête pour qu’il disparaisse à jamais et cela je ne peux pas me le permettre. Je dois absolument m’assurer de la direction qu’il prend sinon je ne donne pas cher de ma peau. Oui mais comment faire, je viens de perdre toute trace de sa personne et même si la tempête doit le ralentir aussi comment puis-je obtenir un indice qui me mettra sur la voie. A moins que…Pourrais-je arriver à cela. Oui pourquoi pas après tout ??»

Bélial allait tenter de repérer la trace de vie que représentait Trianon. Il n’était pas très éloigné et chaque humain possédait un cosmos en lui sauf que celui du vieil ermite ne serait pas aussi facilement décelable que celui d’une personne maîtrisant son cosmos. D’un autre côté, il ne pouvait camoufler son énergie vitale et il n’y avait pas vraiment foule autour d’eux. Cela voulait dire que si il arrivait à repérer une énergie dans le coin que seul un humain pouvait dégager, il devait s’agir de Trianon.

L’apprenti spectre ferma les yeux puis se concentra laissant son cosmos traquer l’étincelle de vie que pouvait représenter Trianon. Il occulta la tempête de même que les autres petites formes d’énergie que représentait la faune locale. Il avait eu le mérite de vivre au côté du vieil ermite et reconnaîtrait sans mal l’aura bien personnelle qu’il dégageait. Bélial avait toujours apprécié la différence d’énergie qu’on ressentait chez un homme qui maîtrisait son cosmos et un homme qui ne le pouvait pas.


[HJ : Voui seigneur Hadès mais faut bien que j’essaie d’avoir ma vengeance et puis si je le perds ça va devenir très difficile de le retrouver donc je tente un dernier coup de Poker : Utilisation de 14 PC pour la tentative de repérer l’énergie de Trianon]
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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Jeu 2 Aoû 2007 - 9:18

Bélial laisa donc son cosmos s'échapper de son corps, comme une infinité de filaments, traquant chaque source de vie...

    Un petit test de Perception + Sagesse + Charisme :

    Localisation très précise :

    Le Joueur reçoit 13 points d'action.
    La réussite est fixé à 28.
    Le Joueur manque son action.


    Localisation floue :

    Le Joueur reçoit 70 points d'action.
    La réussite est fixée à 14.
    Le Joueur réussit son action.



Quelques fois, Bélial arrivait à descerner une petite source de vie, mais rarement plus qu'un lapin ou un petit rongeur... Quand soudain, vaguement, le messager arriva à trouver ce qu'il cherchait... Avec un flou extrême, l'apprenti spectre arriavait à discerner la direction dans laquelle s'éloignait le vieil ermite... Intensifiant son contact, le germain essaya d'obtenir plus de renseignements, par le biais de son énergie, mais, sans force, il s'écroula...

Trianon avait décidé de ne pas se rendre à Larissa et se dirigeait plus à l'Est, surement vers Delphi...

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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Jeu 2 Aoû 2007 - 12:15

L’apprenti spectre était maintenant totalement concentré sur les formes d’énergie alentours. Son propre cosmos traquant sa cible tel une volée de corbeaux s’abattant sur une dépouille.
Bélial savait qu’il ne pourrait s’amuser longtemps à ce petit mais il y mettait toutes ses capacités. Pendant un petit moment, sa propre aura sombre renforçait la nuit tout autour de lui alors que la tempête continuait à battre son plein. Les trombes d’eau ne semblaient plus l’atteindre malgré le fait qu’il était trempé.

Son cosmos parcourait la plaine trouvant quelques fois de petites sources de vie tel un lapin où un petit rongeur. Il savait au moins que son projet n’était pas voué à l’échec mais il devait trouver ce qui l’intéressait vraiment. Soudain, un bref éclat lui signala qu’il tenait enfin l’infâme cloporte qui avait osé l’empoisonner. Il ne le tenait pas précisément et l’image qu’il pouvait ressentir était des plus flou mais il savait que c’était bien Trianon. Celui-ci ne s’était pas encore arrêté et avançait dans une direction que Bélial avait dû mal à percevoir.

Le messager des enfers laissa son énergie se renforçait un peu plus afin d’en savoir beaucoup plus mais ses forces l’abandonnèrent et il s’écroula à nouveau face contre terre. Il resta ainsi, le souffle haletant alors que la douleur revenait taquiner ses centres-nerveux. Bélial souriait pourtant, satisfait de ne pas avoir perdu sa proie et il savait maintenant qu’il n’avait pas besoin de piste dans l’immédiat. Contrairement à ce qu’il, croyait le vieil ermite ne se dirigeait pas vers Larissa. Non il avait pris la route qui continuait plus vers l’est semblant vouloir atteindre Delphi.

Certes la ville là était beaucoup plus importante mais elle était également plus éloigné. Cela allait donc permettre au jeune germain de rattraper Trianon dans les plaines et de l’éliminer sans se soucier d’éventuelles autorités. Mais pour le moment, Bélial se devait de récupérer alors que les éléments ne semblaient guère se calmer. L’apprenti spectre entreprit alors d’examiner la situation avec tout l’objectivité dont il était capable. Il ne devait plus surestimer ses capacités si il voulait avoir une chance de récupérer ce qu’il avait à récupérer.


«J’ai réussi à me débarrasser des produits qui affectaient mon corps seulement celui-ci n’à pas totalement récupérer de toutes ces mixtures. Je suis à nouveau épuisé mais je sais au moins dans quelle direction approximative se trouve mon cher guide. Les pistes seront effacées à cause de la pluie mais il vaut mieux que je suive la même direction que Trianon à prise. Dans le pire des cas, si je ne le retrouve pas sur la route, je devrais me rendre à Delphi et espérer le retrouver dans la ville.

Le mieux reste quand même le fait de la rattraper avant qu’il n’atteigne la cité. Cependant dans mon état ; je ne vais pas pouvoir faire grand chose. La tempête n’est pas encore passée et tôt où tard, Trianon devra s’arrêter aussi si il ne veut pas risquer un épuisement total. Il est après tout bien lus vieux que moi et il s’est embarrassé de mes affaires. Je penses donc qu’il faut mieux que je lui laisse un peu d’avance et que je profite moi de cette nuit et de la fin de la tempête pour récupérer de manière bien plus complète.

Une fois sur pieds, mon endurance et mon énergie me permettront de relancer la poursuite et vu que je voyage léger, je devrais rapidement gagner du terrain sur lui. Ma constitution est plus importante que la sienne et j’ai des moyens qu’il ne possède pas. Oui, je penses que c’est la meilleure chose à faire au vu de la situation et j’ai toujours l’avantage qu’il croit que je suis mort. Il voyagera donc à son rythme sans s’inquiéter du fait d’être poursuivi. A moi de profiter de cette aubaine mais maintenant, il est grand temps de laisser le corps se reposer.»


Bélial se retourna alors sur le dos avant de fermer les yeux et laisser la pluie le nettoyer puis rafraîchir son corps. Le vent ne l’inquiétait plus du tout et au contraire commençait à le bercer alors qu’une nouvelle fois, l’envoyé des enfers laissait son corps se détendre complètement pour une meilleure récupération. Cela devrait lui être plus profitable vu que son organisme n’avait plus à combattre le poison. Sans compter que son repos durerait un peu plus longtemps.

C’est ainsi que Bélial se laissa aller doucement au sommeil, laissant l’image de Claudia venir cajoler ses rêves. Claudia dont la dernière image qu’il avait d’elle était son étonnante beauté, protégée d’une armure fine, ouvragée mais aussi solide que la sienne. Claudia, donnant des ordres à ses hommes pour repousser les assauts de leurs ennemi et surtout libérant une énergie incroyable prenant forme sous des attaques de cosmos qui avaient subjugué le jeune germain.

Un sourire naquit sur les lèvres de l’apprenti spectre endormi qui savait maintenant que l’espoir de revoir n’était pas vain. Elle veillait sur lui et comptait sur ses forces pour qu’il puisse enfin leur permettre de se retrouver. Cette tâche ne serait pas facile vu que seul le seigneur Hadès pourrait exaucer ce souhait. Bélial devait maintenant pour cela retrouver ce qu’on lui avait confier, châtier le coupable comme il se devait et surtout accomplir sa mission.

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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Ven 3 Aoû 2007 - 12:33

[HRP]Comme je pars une semaine, ce qu'on va faire, c'est que tu vas raconter ton voyage... Quasi mort, perdu, sans rien d'autre que tes vêtements, tu marches dans ces plaines... Comme tu as du temps, tu peux faire ce trajet en plusieurs posts...

Voilà, à bientôt

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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Jeu 9 Aoû 2007 - 18:14

C’est ainsi que Bélial passa la nuit à la belle étoile même si le champs céleste était plutôt ravagé par la tempête. Le jeune germain avait sombré tout de suite à cause de son état de fatigue intense ainsi que les dégâts infligés par le poison. Il l’ignorait encore mais son organisme était toujours contaminé même si les effets étaient amoindris par l’utilisation forcé de son cosmos. Hélas, l’apprenti spectre ne s’en était pas encore rendu compte et qui sait ce que cela pourrait lui réserver comme problème.

Pour le moment, il gisait là inerte et un voyageur aurait pu croire que cet homme était mort. Pourtant celui-ci bataillait ferme avec celle-ci pour éviter de tomber des bras de Morphée dans ceux de la grande faucheuse. Un combat inconscient certes mais ô combien violent. Il fallait reconnaître également cela à Trianon, il était plus qu’expert dans l’utilisation des herbes. Le vieil ermite avait réalisé sa vengeance de la plus belle des manières et peut être qu’il était bien plus en sûreté que le croyait Bélial.

L’image de dame Claudia l’avait quitté pour laisser place à un terrible cauchemar. Il se voyait enchaîné sur une croix de bois alors que derrière lui, un gouffre béant et rougeoyant semblait n’attendre que sa personne pour se régaler d’une âme humaine. Le métal qui le retenait prisonnier l’enserrait aux poignets, au chevilles, à la taille et à la gorge mais le plus terrible est qu’il était chauffé à blanc. La douleur des brûlures le faisaient le faisait hurler mais personne ne semblait vouloir sortir du nuage de fumée qui l’entourait pour pouvoir le sortir de cette situation désespérée.

Soudain, il entendit comme un bruit de pas sur la roche et il s’époumona pour faire savoir qu’il était là ? Enfin quelqu’un allait venir le délivrer de cet insoutenable supplice. Il ne pouvait bouger la tête alors que l’odeur de sa propre chair en train de grésiller chatouillait ses narines mais ses yeux purent bientôt apercevoir une ombre commençait à se former face à lui. Celle-ci marchait tranquillement dans sa direction sans se soucier des appels à l’aide pressants de l’envoyé des enfers.


L’apprenti spectre commençait à croire que cet être prenait son temps pour mieux entendre ses suppliques mais le jeune germain chassa bien vite cette idée. C’était impossible, personne ne le connaissait dans le coin et pouvait donc espérer qu’il souffre comme un damné. Non, il devait s’agir d’un vénérable vieillard qui devait faire aussi vite qu’il pouvait pour accourir à sa rescousse. Oui cela ne pouvait être que ça car Bélial n’osait imaginer le contraire au vu de sa situation.

Mais le pire était à venir car bien que vieux, ce n’était pas un sage qui se matérialisa devant lui mais bien le lâche qui l’avait trahi. Trianon le regardait maintenant avec une intense satisfaction dans les yeux. Il semblait se délecter des souffrances qu’éprouvaient celui qui l’avait tourmenté tout le long du voyage. Pendant ce temps, le métal commençait à rougeoyer sous la chaleur faisant pousser de nouveaux hurlements à l’envoyé des enfers. Il avait l’impression que ces anneaux de fers mettaient sa chair à vif pour mieux imprimer dans celle-ci l’empreinte de leur passage.

« Mais ne serait-ce pas mon jeune ami qui se croyait si invincible il n’y a pas quelques temps ?? Alors jet t’abandonne empoisonné dans les plaines et je te retrouve ici comme je l’avais espéré. Toi un messager des enfers dans le purgatoire, j’espère que tu apprécies l’ironie de la chose? Ne me fais pas ces yeux là voyons, je t’avais dit que j’avais découvert ton identité. Je vais finir par croire que tu n’écoutes jamais ce que l’on te dit. Encore que, tu es tellement sûr de toi que cela ne m’étonnerait qu’à moitié.»

« Toi espèce de traître, c’est à cause de ta félonie que je me retrouve coincé ici. Je te jure qu’une fois libéré, c’est toi qui sera installé sur cette croix, toi qui subira les flammes du seigneur Hadès. Tu l’ignores encore mais tu es déjà mort, il me suffira de quelques secondes pour te faire pousser les pires hurlements de ta vie. J’espère d’ailleurs que tu n’avais pas fondé de trop espoirs concernant tes projets car comme tu le vois, et malgré tes tentatives de lâche, je suis encore en vie et bien en vie. »

Trianon éclata de rire avant de tourner autour de l’objet sur lequel gisait l’envoyé des enfers. Il semblait particulièrement se délecter à observer les endroits où les anneaux de fer maintenaient le jeune germain prisonnier. Celui-ci avait réussi à ne plus hurler sa douleur pendant sa diatribe mais de nouveaux cris de souffrance retentirent bientôt ce qui semblait amusait grandement le vieil ermite en train d’humer l’odeur de chair grillée qui émanait de ce qu’il avait empoisonné. On avait presque l’impression qu’il jugeait Bélial comme une pièce de viande qu’il allait déguster.

« Je vois que tu es toujours aussi vindicatif mais tu sembles oublier la situation dans laquelle tu te trouves. Là je dirais que si tu continues à te débattre ainsi et le métal à chauffer, tu vas connaître un véritable martyr. Oui ces anneaux de fers n’ont pas encore atteint la température idéale mais bientôt il vont dissoudre ta chair pour mieux se refermer sur tes os et alors là crois-moi tu me demanderas de t’achever. Cependant, j’ai vois-tu bien envie de m’amuser moi aussi alors on va te faire patienter mon grand. »

Bélial découvrit alors avec horreur que Trianon venait de faire apparaître un brasero sur pied et dans lequel se trouvait divers ustensiles chauffés à blanc également. Il devina alors ce qu’il l’attendait, lui qui s’était souvent adonné à ce genre de jeu avec sa bien aimé. Il en avait lui même fait les frais car c’était ainsi que Claudia lui avait fait découvrir les plaisirs de la douleur et de la souffrance. L’envoyé des enfers fronça alors les sourcils car justement lui qui appréciait ce genre de choses comment pouvait-il être réduit à l’état d’une victime qui craignait ce genre de choses. Cela ne lui ressemblait guère mais pourtant sa peur fit disparaître son intelligence alors que le vieil ermite s’approchait de lui avec une épée dont la lame semblait incandescente.

« Tu es prêt oh messager des enfers, je vais te montrer que je ne suis pas seulement doué dans le domaine des herbes. Tu vas griller et crier comme un cochon, ça je peux te le garantir. »

Trianon prit un malin plaisir à agiter la lame sous les yeux de Bélial qui s’embuèrent de larmes. Puis le vieil ermite laissa le métal se posait à plat sur le front du jeune germain qui hurla sa douleur tout en essayant de se débattre ce qui ne fit qu’accentuer sa douleur car les anneaux de fers s’enfoncèrent un peu plus dans son corps. L’apprenti spectre cru qu’il allait mourir sur le coup mais la faucheuse ne lui fit pas cet honneur. Bélial hurla à nouveau puis encore et encore alors que ses souffrances semblaient ne vouloir jamais s’éteindre.
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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Sam 11 Aoû 2007 - 0:31

Les cris de l’apprenti continuaient de retentir alors que Trianon avait pourtant retiré la lame depuis un certain temps. Bélial pouvait sentir son front être embrasé alors que sa peau brûlée vive dégageait une odeur de cochon grillé. L’envoyé des enfers n’arrivait pas à comprendre comment une telle douleur pouvait l’atteindre de cette manière. D’ailleurs comment s’était-il retrouvé sur cette croix à la merci de son bourreau ? Il était allongé tranquillement dans une laine à essayer de récupérer et les eaux du ciel semblaient vouloir soumettre la terre à un nouveau déluge.

Alors comment s’était-il retrouvé dans le purgatoire où presque ? Des questions qui exigeaient des réponses mais il semblait bien que celles-ci ne cherchent à s’évader. Un bruit de fer rencontrant un autre vint déranger l’ouïe de l’apprenti spectre. Trianon s’était éloigné pour mieux revenir avec une dague chauffée à blanc dans chaque main. Le sourire cruel qui lui faisait face n’augurait rien de bon et il en eut la preuve lorsque le vieil ermite s’amusa à dessiner des arabesques sur ses flancs avec les lames rougeoyantes.

Nouveaux hurlements de la part de Bélial qui tenta de lutter à nouveau contre l’emprise des liens de métal et deux qui l’entravaient. Lutte vaine et sans espoir et ce n’est qu’au bout d’un moment qu’il se laissa aller contre le bois de la croix alors que Trianon recule pour mieux admirer son œuvre. Un sourire ravi étire ses lèvres et il semblerait que celui-ci soit fier de son art alors que Bélial lui donnerait n’importe quoi pour échanger sa place avec la sienne. Pourtant, il fallait croire que ce petit plaisir lui serait refusé et l’envoyé des enfers frôla presque la honte en s’apprêtant à supplier. Cependant, Trianon s’appliqua à l’interrompre avant même qu’il ne commence.


« Ah si tu savais mon cher Bélial comment je savoure cet instant. Toi qui m’à humilié lors de notre première, regrette-tu ton geste, regrette tu tout le mépris avec lequel tu me traitais. Toi qui était si fort, si courageux tout simplement parce que les dieux t’ont confié une énergie que je ne pourrais jamais avoir. Toi qui semblait si invincible, te voilà à ma merci en train de crier comme une femme. Où est passé le terrible guerrier qui me menaçait des pires tourments si j’osais émettre une parole qui ne plairait pas au grand guerrier ? »

Bélial ne répondit rien car l’incompréhension paralysait son esprit. Il ne comprenait pas en effet la faiblesse de son corps et de son esprit. Il avait l’impression que toute sa fierté de guerrier avait été dissoute dans la chaleur des flammes qui ravageaient le gouffre béant derrière lui. Son corps avait déjà subi pareil sévices et même si ceux-ci étaient terribles, il n’aurait dû pousser que des cris de bêtes blessée et non des hurlements de vierges forcées.

*Que m’arrive-t-il ? Suis-je victime d’une malédiction qui m’à transformé en femelle effrayée face au moindre mouvement de virilité. Où alors me suis-je trompé sur moi-même tout au long de la courte vie que j’ai mené ? Finalement, ais-je bien été contacté par un serviteur d’Hadès pour rejoindre ses rangs ? Ne suis-je pas plutôt en train d’agoniser sur les marches du palais de Claudia ? Oui c’est peut être ça, finalement j’ai été mortellement blessé et les dieux m’ont envoyé au purgatoire.*

« Ah mais non Bélial, ne va pas croire ce genre de choses, ce serait beaucoup trop simple sinon. Vois-tu, tu as bien survécu à ces évènements que tu as en tête et tu as bien rejoint les rangs des spectres. Cependant, ton orgueil pour ne pas dire ton narcissisme t’à conduit à tomber sous les coups de ta vanité. Et pour te punir, les dieux ont jugé que j’étais le bourreau idéal. N’y vois rien de personnel surtout mais la volonté des dieux n’est pas à braver et je t’avoue que je ne rechigne absolument pas à accomplir leurs ordres. »

Bélial écarquilla les yeux en sentant l’intrusion du vieil ermite au sein même de ces pensées. Depuis quand Trianon pouvait lire ce qui traversait son esprit ? Et que pouvait donc lui reprocher les dieux concernant son arrogance. Après tout, c’était une caractéristique bien humaine et tant qu’il respectait les divinités du mont Olympe. Enfin c’était surtout sa majesté Hadès qu’il respectait mais sinon les autres divinités n’avaient pas eu à souffrir de ses railleries enfin pas qu’il se souvienne. Alors pourquoi les dieux voulaient-il le voir souffrir à ce point ?

Il vit soudain Trianon s’approchait à nouveau de la croix avec une mine plus qu’inquiétante. Ses mains se posèrent de part et d’autre de son torse et Bélial cru un instant que le vieil ermite voulait l’embrasser. Fort heureusement où malheureusement selon le point de vue, ce n’était pas ses intentions et Bélial le devina bien vite en sentant la croix qui le supportait commençait à reculer. Les muscles de Trianon s’étaient gonflés sous l’effort mais celui-ci continuait de sourire comme si la suite des évènements allaient être un pur moment de délectation.

Bélial comprit bien vite où voulait en venir son bourreau et réunit ses dernières forces pour tenter de briser ces chaînes qui étaient sur le point d’éclater sous la chaleur. L’apprenti spectre tenta même de faire appel à son cosmos mais celui-ci semblait être bloqué par une force bien plus puissante que la sienne. Le jeune germain comprit alors que l’heure de sa mort approchait et que malgré touts ses désirs, Charon pourrait lui faire traverser le Styx en tant que victime.

Il s’était résigner à périr mais ne pu retenir un hurlement d’effroi lorsque la croix bascula dans le vide. Le temps sembla se raccourcir pour donner l’impression à l’envoyé des enfers que sa chute était très très longue alors que la température augmentait d’un seul coup. Bélial échoua alors dans de la lave où il s’enfonça en hurlant toujours mais de douleur cette fois-ci. Il pouvait sentir sa peau brûlait, sa chair et ses os se dissoudre au fur et à mesure qu’il s’enfonçait.

Il fut bientôt englouti entièrement par le magma et ses hurlements furent étouffé alors que le liquide brûlant ravageait tout son corps. La moindre parcelle de son organisme était dévorée par le feu et il n’aspirait plus qu’à une seule chose : que tout cela finisse enfin. La douleur grandit pourtant en intensité et l’envoyé des enfers sombra dans le néant absolu. Il ne flottait plus dans un lac de lave mais au cœur même des ténèbres là où personne ne pourrait le retrouver.

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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Sam 11 Aoû 2007 - 17:52

Bélial semblait flotter dans le noir plus total alors que son corps continuait de le brûler atrocement. Pas la moindre lumière venait éclairer ce nouveau lieu où il se trouvait et le jeune germain cru un instant qu’il était devenu aveugle. De plus, non seulement son corps le faisait souffrir mais il semblait ne plus répondre à la moindre directive de son cerveau. C’est ainsi que l’envoyé des enfers dériva vers des rivages inconnus alors que ses yeux cherchaient le moindre indice pouvant lui apporter des réponses sur l’endroit où il se trouvait.

C’est alors que les ombres commencèrent à se déchirer pour faire place à homme auréolé d’un cosmos sombre très sombre. Au point que celui-ci semblait marquer même la nuit dans un spectacle inconcevable. Imaginez-vous la nuit totale fuir les ténèbres et vous comprendrez à quel point scène peut sembler inimaginable et totalement absurde. Pourtant c’est à quoi Bélial était en train d’assister et sous ses yeux ébahis apparut alors un homme à la chevelure ébène et au regard meurtrier.

Sous sa cape, quelques éclats laissent croire que son corps est revêtu d’une superbe armure. Et ce cosmos, cette énergie si puissante si infinie qui semblait écrasait le jeune germain comme une vulgaire fourmi. Bélial sentit ses membres tremblaient alors qu’il devinait l’identité de l’être qui le toisait de toute sa magnificence. Hadès, il ne pouvait s’agir que de sa majesté Hadès et l’apprenti spectre devina qu’il n’était aucunement digne de poser ses yeux sur la divinité qui gouvernait les enfers.


« Ainsi, c’est toi Bélial, le soi disant terrible guerrier du royaume de Claudia. D’après ses dires, je devais m’attendre à monts et merveilles de ta part mais les faits prouvent qu’elle avait tort. Ta première mission consistait à apporter mes missives et mes cadeaux et toi tu te les fais voler lamentablement. Tu entaches la réputation des enfers et comble du malheur, tu ne laves pas l’affront que l’on nous fait dans le sang. Non au lieu de ça tu pleures et tu gémis sur ton sort pour quelques souffrances corporelles. Sache que tu ne reverras jamais et toi disparais espèce de laver insignifiante. »

Bélial écarquilla les yeux sans répondre tellement ces paroles l’avaient sonné. Et puis que pouvait-il dire pour sa défense ? Rien car toutes ces accusations étaient fondées et puis contredire un dieu n’aurait servi qu’à aggraver son cas. Bélial resta à genoux, allant même jusqu’à se recroqueviller sur soi afin d’essayer de cacher sa honte et sa terreur. Il ne parvenait même plus à se battre pour garder Claudia. Il ne pourrait affronter son regard de mépris avant qu’elle ne se détourne de lui.

« Oui, tu as bien raison, essaye donc de rejoindre tes frères les vers de terre. C’est là qu’est ta place. Mais ne crois pas t’en tirer à si bon compte, tu dois bien te douter que le prix de ton échec est la mort. Bélial, ancien messager des enfers, moi Hadès renie t’avoir eu à mon service et pour ton crime, je te condamne à mort. Je veillerais à ce que l’éternité dans mon royaume ne soit pour toi qu’un éternel tourment et maintenant pitoyable humain affronte la colère du dieu des enfers. »

A nouveau, le cosmos du monarque l’autre mode écrasa celui de Bélial de toute sa puissance. Bélial se retrouvait dressé sur les genoux en train d’admirer la puissance de celui qui l’avait servi. Celui-ci était auréolé de son cosmos alors que des éclair d’énergie jaillirent de la paume de sa main pour venir percuter le corps du jeune germain. Celui-ci hurla sa souffrance de manière effroyable alors qu’il était agité de convulsion et se tordait de douleur sur le sol criant grâce.

Mais Hadès ne l’entendait pas de cet oreille et de nouvelles décharges de cosmos criblèrent le corps de l’envoyé des enfers qui hurla encore et encore jusqu’à celui-ci se redresse les yeux grands ouverts sur la plaine détrempée. Son souffle était court et il transpirait abondamment alors que son corps protestait de ce vigoureux réveil. Bélial constata alors à quel point sa respiration était haletante alors qu’il pouvait sentir dans ses veines la présence toujours insidieuse du poison.


« Un cauchemar…ce n’était qu’un bal et stupide cauchemar. Non soyons réaliste, cette douleur lancinante qui s’éveille à chaque mouvement de ma part, c’est encore les herbes de Trianon qui agissent. Ma technique m’à permis de survivre mais ne m’à pas guéri et j’ai dû délirer toute la nuit au lieu de récupérer. Dans tous les cas, ces songes furent bien terribles mais je ne dois pas me laisser aller. Cependant, je ne serais pas aussi rapide que je l’escomptais et cela va me compliquer grandement la tâche. »

Bélial entreprit alors de se mettre debout et tituba avant de s’écrouler à nouveau dans la boue. Il était toujours autant épuisé et la fièvre s’était emparé de son organisme. Il avait l’impression que son corps pesait des tonnes et l’apprenti spectre poussa des jurons bien sentis avant d’entamer un nouvel. Ce n’est qu’au bout de la cinquième tentative qu’il réussit à maintenir sa personne tremblotante sur ses deux jambes. Il adressa un regard vers le ciel afin de s’assurer du climat car il n’était pas vraiment apte à affronter une autre tempête.

Mais celle-ci semblait être bien passé et malgré un ciel grisonnant ainsi que quelques bourrasques de vents plus où moins importantes, le climat ne semblait pas vouloir s’opposer au fait que l’envoyé des enfers puisse se remettre en route. Celui-ci laissa son regard dériver sur le paysage et constata bien vite le changement de terrain. Le sol auparavant dur et sec était devenu un véritable marécage rendant le terrain plus que glissant. Bélial faillit d’ailleurs s’écrouler à nouveau au bout de quelques mètres ais il n’avait pas le choix. Il devait absolument se remettre en route si il ne voulait pas que ses songes deviennent réalité.

Bélial ne possédait plus que son épée et les vêtements détrempés qu’il avait sur le dos. Pourtant, il entreprit de se remettre en marche se concentrant pour pouvoir poser un pied devant dans l’autre dans la direction approximative qu’avait emprunté Trianon. La fièvre laissait son corps brûlait à petit feux alors que le poison alimentait cette litanie de douleur. Le jeune germain savait qu’à cette allure, il n’irait pas bien loin mais c’était le châtiment qu’il avait choisi de s’infliger lui même.

Soit, il périrait soit son organisme ne s’en tirait que grandi. C’était une dure loi mais Bélial avait toujours vu que c’était celle-ci qui faisait tourner le monde. Après tout, n’était-ce pas les souffrances de son ancienne vie qui lui avaient permis d’arriver jusqu’ici et de ne pas céder à la mort que lui réservait Trianon. Oui, une fois encore, il souffrirait mille maux afin de ressortir grandi de cette nouvelle épreuve. Le seigneur Hadès ne l’avait pas encore terrassé après tout, c’est qu’il lui laissait encore une chance de récupérer ses biens.

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MessageSujet: Re: Trois, le deuxième nombre premier...   Lun 13 Aoû 2007 - 0:00

Bélial s’était donc remis en marche accroché à l’objectif d’atteindre Delphi afin de faire rendre gorge à Trianon. C’était cette pensée qui le motivait à avancer encore et encore à travers ces plaines sans fin. Chaque pas était une récompense acquise après une dure lutte et c’était ainsi que le jeune germain progressait. Certes, il était bien loin d’atteindre sa vitesse de pointe et il était presque certain qu’il n’arriverait jamais à rattraper Trianon sur le chemin. Non son état lamentable le laissait errer entre la vie et la mort mais Bélial luttait tant qu’il pouvait pour éviter de céder à celle-ci.

Cela faisait maintenant un certain nombre de jours que Bélial était sur la route qui devait le conduire à cette fameuse cité. Il ne savait plus vraiment combien de temps était passé depuis cette fameuse nuit mais il savait par contre que sa volonté finirait par l’abandonner tôt où tard. Il n’avait pas manger depuis son réveil vu que Trianon s’était emparé de la nourriture en même temps que du reste de ses affaires. L’apprenti spectre n’était d’ailleurs aucunement en état de se lancer dans une quelconque chasse et la végétation n’offrait guère de fruits.

L’absence d’eau se maintenant également cruellement ressentir car malgré la récente tempête, toute trace d’humidité s’était évaporer ave le retour du soleil de plomb qui sévissait sur la Grèce. L’envoyé des enfers n’avait pas pu récupérer de ce précieux liquide vu qu’il n’avait plus d’outres et il commençait à croire que le vieil ermite avait fait exprès de ne rien lui laisser juste au cas où. Bélial se demandait d’ailleurs si celui-ci avait rejoint Delphi où non et redoutait les actes de cette crapule.

Cela aurait dû être le cadet de ses soucis vu que la fièvre et le poison rongeaient son corps et qu’il avait de plus en plus de mal à lever un pied puis l’autre. Les privations se faisaient ressentir et la chaleur qui l’accablait n’arrangeait rien ; sa vision semblait se troubler de plus en plus souvent et le jeune germain craignait également de s’être égaré. Et bien entendu, les routes étaient désertes, Bélial n’avait pas croisé âme qui vive qui aurait pu venir à son secours.


«La situation est plus que dramatique, j’ai perdu toutes m