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Freiya DEESSE D'ASGARD

Inscrit le : 10 Nov 2006 Messages : 537
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Jeu 25 Oct 2007 - 22:23 | |
| Tandis que Tirmee et Glarthi'Oc devisait sur la manière de pénétrer dans Khaatar. Hardouf vint une nouvelle fois à leur rencontre.
D'un sourire, il tendit un sac rempli de victuailles au Géant.
"J'espère que votre voyage se passera au mieux! Vous avez ici assez d'eau et de provisions pour tenir jusque Khaatar. Et voici une tente de fortune. C'est peu de chose mais le désert est dangereux et mortel. Profitez de la fraîcheur de l'aube, du crépuscule et de la nuit pour voyager. Abritez vous le mieux possible quand le soleil est au zénith. Bonne chance à vous! Adieu!"
Hardouf les quitta alors et fit avancer sa caravane vers la cité des Nabatéens, laissant les deux athéniens seuls avec le désert et leurs montures. _________________
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|  | | Glarthi'oc ATHENIEN

Age : 23 Inscrit le : 30 Juil 2006 Messages : 364 PV; PC : PV : 77/171; PC : 53/158 Postule pour : Armure d'or du Taureau Emploi : Ministre de la culture
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Mar 30 Oct 2007 - 17:03 | |
| Encore du sable. Encore de la chaleur. Encore ce climat hostile et sévère... Mais ce qui dérangeait Glarthi'oc n'était pas la chaleur insupportable des journées, ce n'était pas le froid extrême de la nuit, ce n'était même pas l'inconfort de ce trajet monotone dans ce paysage désolé et funèbre. Non, ce qui agaçait Glarthi'oc au plus haut point, c'était que les grains de sables pouvaient abîmer sa magnifique armure de cuir, la rayer et lui faire perdre son éclat. Or, le géant n'était pas prêt à faire courir le moindre dommage à cette si belle armure. Ainsi, au bout de'à peine deux jours, le protecteur avait ôté la majeure partie de sa protection et l'avait enroulé dans le tissu de la tente afin de la protéger de l'agression constante du sable. De toute manière, s'ils étaient attaqués, ils le sauraient bien assez tôt, on pouvait facilement voir à des kilomètres... C'était d'ailleurs ce qu'il y avait de désolant dans le désert. Dans la jungle, chaque feuille, chaque tronc, chaque pierre pouvait révéler quelque chose de nouveau, d'insoupçonné. Mais le désert, lui, s'amusait à révéler aux deux apprentis qu'ils étaient les seuls à des kilomètres à la ronde et qu'à part quelques scorpions ou autres bestioles sympathiques, rien ne s'intéressait à leur passage.
Pourtant, après plus de dix jours de marche et quelques erreurs de navigation peu importantes, les deux apprentis arrivèrent en vue de Khaatar. Cette cité était étrange, planté sur un pic rocheux qui sembalit sorti de nulle part, la ville s'était visiblement construite sur les remparts naturels qu'offrait la roche abrupte. Comme la cité des nabatéens, Khaatar était taillée à même le roc, mais les signes de présence humaine étaient plus visibles, notamment grâce aux structures défensives qu'avaient aménagé les habitants de la ville.
Les chevaux, visiblement accoutumés à ce genre de trajets ne semblaient pas avoir autant souffert que Glarthi'oc ne l'avait craint et même s'ils présentaient des signes évidents de fatigue, une bonne journée de repos au frais leur redonnerai toute leur vigueur.
Comme deux moutons noirs dans un troupeau de montons blancs, Tirmee, Glarthi'oc et leurs trois montures avançaient dans le vide du désert en direction de la cité. C'est alors que Glarthi'oc profita des derniers kilomètres à parcourir pour régler les derniers détails avec Tirmee.
- Alors, petit-être, comment va-t-on s'y prendre ? Si nous allons voir cette femme dont tu m'as parlé...Heu... Enfin, tu sais, quoi ?
Tirmee semblait ne pourtant pas voir où Glarthi'oc voulait en venir, alors le géant soupira fortement, ce qui fit tourner la tête à sa monture, puis s'expliqua, un brin pessimiste.
- Et bien, tu sais... Si on va demander de l'aide à cette femme, elle va surement trouver quelque chose pour ne pas nous aider, ou pire, nous considérer comme ses ennemis mortels... C'est comme ça à chaque fois que l'on demande de l'aide dans cet endroit... Même Harsdouf... Et bien... Son chameau, celui qui avait l'air très méchant, et qui se prenait tout le temps pour le chef, et bien, il m'a craché dessus !
Tirmee ne s'y connaissait pas beaucoup en psychologie des chameaux, mais il s'amusa de voir son protecteur, ce géant qui pouvait faire preuve d'une puissance si grande en combat, se montrer aussi timide devant un chameau... Mais au-delà de cela, une constatation était effectivement evidente : il faudrait vraiment faire attention à ne pas s'attirer les foudres d'une nouvelles peuplade, surtout de celle-ci, réputée pour ses guerriers et menée par une femme pouvant communiquer avec les dieux eux-mêmes !
- En fait, on pourrait directement demander à Solis de nous donner une carte et comme ça, on pourrait partir chercher l'armure. Je veux dire, on va voir cette femme, on lui dit qu'on vient de la part du prêtre d'Horus Nemès Sorrath, elle nous donne la carte, et on poursuit...
Ce que semblait vouloir dire l'angolais était que bien que la grande prêtresse de la cité puisse être une source de renseignements importants, elle pourrait aussi se montrer une cause de problèmes plus importante que Kphoes et ses sbires... De plus ses renseignements ne seraient certainement pas gratuits. _________________
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|  | | Calypso MJ DES MERS

Inscrit le : 20 Juin 2006 Messages : 918
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Mar 13 Nov 2007 - 18:21 | |
| Pendant que Tirmee réfléchissait à la meilleure voie à suivre, ils continuèrent d'avancer vers la cité. Le géant attendait patiemment que son jeune compagnon se décide enfin...à savoir trouver directement Solis ...ou demander l'aide de la grande prêtresse. Le visage impassible du jeune homme ne permettait pas de deviner son choix.
Glarthi'Oc le sortit de ses songes quand ils arrivèrent aux portes de Khaatar.
"Ecoute! "
Des cris semblaient s'élever dans la cité et une épaisse fumée noire fit son apparition.
Intrigués les deux voyageurs pénétrèrent dans la place et virent une foule apeurée...que pouvait-il donc bien se passer dans la cité?
[HRP: petite parenthèse le temps de permettre à notre Juju de revenir dans l'aventure ] _________________
Calypso s'exprime en deepskyblue |
|  | | Glarthi'oc ATHENIEN

Age : 23 Inscrit le : 30 Juil 2006 Messages : 364 PV; PC : PV : 77/171; PC : 53/158 Postule pour : Armure d'or du Taureau Emploi : Ministre de la culture
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Mar 13 Nov 2007 - 21:53 | |
| [HRP] Bon, ben vu qu'il faut faire une parenthèse, autant pourrir bien comme il faut la quête... 
Tirmee n'avait toujours pas répondu. Peut-être réfléchissait-il à la meilleure façon d'agir? Ou peut-être ressassait-il encore ce qu'il s'était passé ces dernières semaines. Les morts, la violence, le mépris... Quoi qu'il en fut, Glarthi'oc ne voulait pas se laisser aller à la réflexion et se concentrait sur l'instant présent. Lentement, les deux hommes, sur leurs montures, s'approchaient de la ville et ils n'avaient toujours rien décidé. Evidemment, rien ne pressait. De toute manière, Glarthi'oc ne désirait qu'une seule chose : se reposer deux ou trois nuits dans une auberge confortable et se remettre calmement de ses blessures, même si ces dernières le faisaient beaucoup moins souffrir. Les vivres séchés et les nuits à la belle étoile étaient sympathiques, mais il ne fallait pas abuser des bonnes choses et un bon repas et une couche chaleureuse feraient le plus grand bien aux deux apprentis.
Au moment où Glarthi'oc allait reposer sa question au petit être pour être bien sur qu'il l'avait entendue, des cris retentirent dans la ville. Passant rapidement le bras sur le côté, en direction de Tirmee, le géant fit stopper sa monture et tendit l'oreille.
- Ecoute !, dit-il son compagnon qui n'avait visiblement pas compris pourquoi le protecteur s'arrêtait.
Lentement, et de manière plus en plus distinctement, des cris grimpaient de la ville vers le ciel. Des cris de foule... Des cris effrayés. Rapidement, les deux apprentis échangèrent un regard interrogateur.
- Je n'ai rien fait !, protesta le géant avant qu'on ne l'accuse encore une fois, et à tort, de provoquer tous le malheurs qui retombaient sur le duo.
Mais soudain, une fumée noire monta le long de l'énorme piton rocheux sur lequel était perché la cité. L'épais serpent de mauvais augure grimpait vers le ciel, léchant la roche tout en émettant de petites lueurs indescriptibles mais dont l'éclat donnait la chair de poule.
**Il y a deux solutions... Soit cette fumée a quelque chose à voir avec nous, et là, on ferait bien de partir en courant loin de cette ville, et de se débrouiller tous seuls. Soit elle n'a rien à voir avec nous, mais d'une manière ou d'une autre, quelqu'un va arriver à nous coller ça sur le dos et on va devoir fuir de cette ville. Et peut-être même combattre pour cela...**
Dans l'esprit de Glarthi'oc, une constatation naissait, petit à petit, morceau après morceau...
**Quelqu'un doit nous en vouloir. Mais alors, quelqu'un de vraiment puissant ! Pas seulement Râ et ses prêtres étranges, pas uniquement Horus et ses prêtres assoifés de vengeance... Non, quelqu'un ou quelque chose qui serait au-dessus de toutes les armées de ce monde, au-delà même des dieux de l'Olympe et des autres dieux ! Oui, une force mystique doit prendre plaisir à mettre des batons dans les roues de deux pauvres types au service d'Athéna...**
Eh oui, c'est dur la vie d'apprenti. Enfin, bref.
A nouveau, les deux garçons se regardèrent, hésitant à continuer, mais ils ne pouvaient être à chaque fois expulsés d'une ville sans même y être entré ! Cette fois, c'en était trop : Tirmee et Glarthi'oc entreraient dans la ville, quoi qu'il arrive.
C'est dans cet état d'esprit serein et zen au possible que les deux athéniens commencèrent à grimper vers la ville par le sentier qui serpentait autour du pic rocheux. Régulièrement, le petit être ou le géant parvenait à déceler une petite ouverture faite dans la roche, et d'où pouvait jailir une pluie de flèches en cas d'attaque de la cité. Mais apparemment, aujourd'hui, les archers avaient d'autres cibles à empaler que deux voyageurs hagards.
Au bout d'un certain temps, les deux jeune gens virent un chameau chargé à la va-vite, emmenant son propriétaire hors de la ville. Glarthi'oc sortit son plus beau sourire et demanda par gestes à l'homme de bien vouloir s'arrêter un instant pour discuter, mais le regard que lui rendit le fuyard ne laissait aucun doute : il avait autre chose à faire que discuter.
Un instant, le géant sourit en se disant que, pour une fois, ce n'était pas lui qu'on poursuivait après qu'un incident se déroule. Mais, quelques secondes plus tard, d'autres personnes à pieds ou à chameau suivirent l'homme, visiblement toutes aussi pressées de s'en aller. Du coin de l'oeil, les deux compagnons se regardèrent. Un événement imprévu et suffisamment grave pour faire fuire toute une population venait de se dérouler...
Après quelques dizaines de minutes, les deux apprentiss avaient croisé plusieurs dizaines, peut-être un peu plus d'une centaine de personnes, fuyant seules ou avec leur famille. Mais, enfin, ils croisèrent une patrouille d'archers. D'aussi loin que les apprentis avaient repéré les hauts casques alignés et les arcs qui se balancaient en rythme; les militaires avaient surpris deux étrangers montant des chevaux allant à contre-sens de la foule... En un instant, la marche de la patrouille se modifia et bientôt, les étrangers étaient encerclés. Aucune arme n'était dégainée, mais le regard des archers était sans équivoque : il ne leur faudrait pas longtemps pour transpercer deux corps... Deux secondes tout au plus.
Tirmee et Glarthi'oc gardaient leur calme. Déjà, ils n'avaient plus connu d'accueil chaleureux depuis bien longtemps, si l'on exceptait le marchant Harsdouf. Ensuite, si cela était nécessaire, il leur faudrait bien moins d'une seule seconde pour se défaire à eux deux de la dizaine d'archers qui pensait les tenir. Le commandant se posta face aux montures et dit quelque chose, s'adressant visiblement à Tirmee, plus qu'à Glarthi'oc. Mais, le jeune homme ne comprenait pas la langue locale, que l'angolais avait déjà bien du mal à décrypter... Ainsi, lorsqu'il se tourna, un air interrogateur sur le visage, vers son compagnon, Glarthi'oc lui dit à voix basse et une surprise ironique étirant se traits :
- Je crois qu'il nous demande de faire demi-tour... Mais... Je ne suis pas vraiment sur.
- Essaie de lui expliquer que nous sommes des voyageurs, que nous sommes épuisés, que nous n'avons plus beaucoup de nourriture et d'eau... Dis-lui que nous ne resterons pas longtemps en ville, juste le temps de nous reposer...
Sans trop réfléchir, le géant s'exécuta, mais la communication semblait encore plus difficile qu'avec les Nabatéens. Heureusement, l'état des voyageurs n'était pas trop difficile à décrire et le commandant répliqua bien vite par une autre série de phrases, que le géant lui fit répéter deux fois.
- Ils veulent bien nous autoriser à acheter à manger et à boire, mais pas à rester en ville. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais... je crois qu'ils veulent assurer la protection de la ville pendant plusieurs jours et que son accès est interdit... Enfin, en gros, c'est ça.
- Hummm. C'est déjà ça. Dis-leur que l'on accepte. Le temps que l'on se ravitaille, il nous faudra trouver un moyen de rester en ville et de rencontrer... la personne que nous somme venu voir.
Fronçant les sourcils sur ses derniers mots, Tirmee regarda insistemment Glarthi'oc pour s'assurer qu'il avait bien compris ce qu'il voulait.
- Tu parles de la Grande Pope ou de Sollis, Petit être ? Parce que tu ne m'a pas répondu, tout à l'heure...
Le géant n'eut pas le temps de terminer sa phrase que les archers rapprochaient leurs mains de leurs armes, répétant avec une surprise non dissimulée le nom qu'avait prononcé l'angolais. Sollis.
- Je crois que tu as la réponse..., lança un Tirmee profondément désolé.
Mais avant que le petit homme ne puisse dire quoi que ce fut à son compagnon, le commandant avait harcelé ce dernier de questions, auxquels Glarthi'oc essayait de répondre tant bien que mal. Régulièrement, il essayait de se retourner vers son compagnon pour lui demander conseil, mais le chef des militaires haussait la voix, ramenant ainsi le regard de Glarthi'oc sur lui... Les questions s'enchaînaient, plus vite que les réponses embrouillées que livrait le géant. Après plusieurs minutes de discussion, voire d'interrogatoire, Glarthi'oc put enfin expliquer ce qu'il se passait à son compagnon. La tension semblait retomber lentement...
- J'ai pas tout compris, mais il semblerait que la fumée que l'on a vu vienne d'une cérémonie qui s'est mal passée. Sollis est une des personnes qui a organisé la cérémonie. Le mec ne veut pas me dire les détails, mais, je crois que ce qui s'est passé a fait peur a baucoup de gens. Et maintenant, ils cherchent les coupables.
- La "Grande pope", comme tu l'appelles, a des pouvoirs étranges. Peut-être que lors de cette cérémonie, les dieux avec qui elle communiquaient ont menacé la ville... Et Sollis, elle fait partie des potentiels coupables, apparemment ?
- Oui. J'ai dit que nous avions un message de sa famille pour elle et que nous la recherchions.
- Et ils n'ont pas trouvé ça bizarre ?
- Non. Mais je crois qu'ils ne m'ont pas cru. En tout cas, ils vont nous emmener en ville.
- Où ça ?
- Aucune idée. Ils donnent un nom bizarre à un bâtiment de la ville... Mais on verra bien lorsqu'on y sera !
Ainsi, escorté d'une bonne partie de la patrouille, les deux jeunes apprentis s'avancèrent, tenant leurs chevaux par la longe, vers la ville et ses tourments. _________________
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|  | | Calypso MJ DES MERS

Inscrit le : 20 Juin 2006 Messages : 918
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Ven 23 Nov 2007 - 20:03 | |
| [HRP] Tu veux la pourrir^^ Tu vas être servi [/HRP]
Les gardes emmenèrent les deux compagnons vers une immense bâtisse de pierres encadrées de quatre gardes de chaque côté. L'état d'esprit de la Cité était fiévreux ...la peur se lisait sur le visage de tous les passants.
Tirmee et le Géant Angolais se demandaient où on pouvait bien les emmener. D'un signe raide de la main, le capitaine de la garde les fit descendre de leur monture et les empressa de les suivre.
Ils ne purent dire combien de marche ils grimpèrent mais au bout de dix bonnes minutes d'ascension, ils arrivèrent sur une terrasse à même le ciel. Tirmee se tourna et constata qu'ils surplombaient la Cité. Il pouvait voir le tumulte causé par la panique...plusieurs incendies ravageant plusieurs quartiers d'habitations...souvent les quartiers les plus pauvres... .
Glarthi'Oc ne regardait pas le paysage. Son regard s'était figé sur une femme trônant sur une estrade de marbre au centre de la terrasse. Deux servantes activant des évantails géants de chaque coté. Son regard était courroucé et un bandage ensanglanté le recouvrait le bras et la jambe droite.
Son regard se plongea dans le regard du Géant qui put entendre une voix féminine dans sa tête, lui demander d'un ton sans appel:
**Toi, l'Etranger à la peau aussi noire que les Ténèbres...Que viens-tu faire dans la Grande Cité de Khaatar?! ...Es-tu venu aider Sollis à achever son oeuvre funeste?!...Parle!!!**
[HRP] La prêtresse parle en "coral"[/HRP] _________________
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|  | | Glarthi'oc ATHENIEN

Age : 23 Inscrit le : 30 Juil 2006 Messages : 364 PV; PC : PV : 77/171; PC : 53/158 Postule pour : Armure d'or du Taureau Emploi : Ministre de la culture
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Jeu 29 Nov 2007 - 20:46 | |
| Alors que Glarthi'oc et Tirmee avançaient vers une destination inconnue, ils purent apercevoir, sur le côté, de la fumée sortant de quelques habitations. Dans la panique, des incendies accidentels se propageiant lentement d'une habitation à l'autre... Heureusement pour les citadins, la cité était en pierre, comme le sol et tout ce qui se trouvait à vue. Rapidement, le feu s'arrêterait faute de combustible...
Mais les deux athéniens avaient autre chose à l'esprit que la sauvegarde du patrimoine Khaataréen... Et lorsque le commandant fit signe aux deux garçons d'avancer vers un escalier, large et bien entretenu, quoi que fuit par les habitants. Une fois l'ascenssion terminée, les deux compagnons comprirent pourquoi. Cet escalier était le dernier escalier, celui qui menait au sommet du rocher. Mais le sommet était complètement nu. Dallé de marbre brun sur toute la surface, la salle d'audience; ou la salle de cérémonie; était absolument merveilleuse. Plus tard, Glarthi'oc se demanderait comment on avait pu acheminer le marbre, qui devait venir de bien loin... Mais plus, tard, beaucoup plus tard. Pour l'instant, une silhouette étrange aux allures féminines reposait sur un trone imposant et richement décoré. Sa robe de cérémonie portait quelques traces de brûlures et était noircie par les fumées; ce qui en avait considérablement réduit l'éclat pourpré. De chaque côté, une servante du même ton, mais légèrement assombri, ventilait la Grande pope avec énergie... Un éventail doré... La classe ! Ce serait le prochain achat de Glarthi'oc à son retour à Athènes !
Mais le regard que lui lança la femme plongea plus que dans ses yeux et s'engouffra dans son esprit.
**Toi, l'Etranger à la peau aussi noire que les Ténèbres...Que viens-tu faire dans la Grande Cité de Khaatar?! ...Es-tu venu aider Sollis à achever son oeuvre funeste?!...Parle!!!**
Sursautant, le géant voulut se retourner pour voir qui venait de parler, mais les yeux de la prêtresse s'enfonçèrent encore plus dans son esprit. Aucun doute à avoir, c'était bien elle qui s'adressait à lui... Cela n'étonna d'ailleurs presque pas Glarthi'oc après une seconde de réflexion... Jade le faisait bien pour lui et... "la voix" parlait ien à Tirmee... Certains êtres ont développé une puissance suffisante pour se passer de la parole telle que les humains traditionnels l'emploient. Une fois ce fait accepté, rien d'étonnant.
Toutefois, même s'il pouvait répondre par la pensée, Glarthi'oc prit la parole, non sans avoir posé un genou à terre, suivi par Tirmee.
- Grande pope ! Je suis Glarthi'oc et voici mon ami, Tirmee. Nous venons d'Athènes pour retrouver...certains objets sacrés perdus sur la Terre. Un homme nous a dit qu'une certaine Sollis pourrait nous aider à accomplir notre mission.
Derrière Glarthi'oc, le commandant intervint :
- Vous aviez dit avoir un message pour elle, de la part de sa famille !
Tirmee, qui n'avait visiblement pas été contacté par la femme et qui pensait que le protecteur avait pris l'initiative de prendre la parole, reprit le relai. C'était lui qui s'occupait de la négociation désormais.
- Ô Grande pretresse, excusez-nous de venir dans votre cité en un instant si troublé. Mais nous n'avons pas eu le temps de nous renseigner sur vos coutumes afin de faire preuve de politesse... Nous ne savons même pas comment vous appeler...
Le jeune garçon se tut, troublé. Visiblement, la prêtresse lui demandait d'abréger les pirouettes diplomatiques et de laisser son titre à sa place. Reprenant un peu d'assurance, le petit être continua :
- Comme vous l'a dit mon compagnon de mission, nous sommes à la recherche de certains artefatcs, appartenant à Athéna. Excusez-nous d'avoir menti à vos soldats, mais à peine arrivés aux portes de votre ville, on était prêt à nous mener en prison sans plus d'explications... Mais maintenant que la vérité est rétablie, laissez-moi vous expliquer pourquoi nous sommes ici... D'après les informations que nous avons pu réunir, l'un de ces objets se trouve bien au Sud de la terre Noire... Mais il nous manque encore de nombreuses informations, et surtout, une carte, qui faciliterait beaucoup nos recherches. Pendant notre voyage, nous avons rendu un service à un homme qui, en guise de "remerciement", nous a dit d'aller voir une femme nommée Sollis et qui habiterait la ville de Khaatar. On nous a assuré que cette personne pourrait nous fournir une carte de la région qui nous intéresse... Mais à peine sommes nous arrivé en ville que votre garde nous a conduit ici... Si vous ne voulez pas nous laisser rencontrer cette personne, nous le comprendrions, vu les événements... Néanmoins, s'il nous était possible de...négocier...cette entrevue avec Sollis en échange de quelque services que nous pourrions vous rendre, cela pourrait être profitable à vous comme à nous...
Et voilà, Tirmee, ministre de la magouille et des arnaques... _________________
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|  | | Calypso MJ DES MERS

Inscrit le : 20 Juin 2006 Messages : 918
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Ven 30 Nov 2007 - 23:12 | |
| La Grande Prêtresse fusilla Tirmee du regard.
"Jeune impudent...Quel service penses-tu pouvoir me rendre jugeant mon peuple incapable de le faire lui-même?! ...Les apprentis d'Athéna ne changent pas...Toujours aussi prétentieux...Aussi imbus d'eux-même et de leur valeur...Heureusement...ce n'est pas une généralité..." dit-elle à voix haute en marquant la fin de sa phrase par un regard à Glarthi'Oc.
D'un geste de la main, elle lui fit mine d'approcher.
"Etranger à la peau Noire comme les Ténèbres...Ta force est faible comparée à la pureté que j'ai pu lire dans ton coeur...
Tu proviens de cette "terre"...de ce continent...Pourquoi as-tu choisi cette déesse d'occident qui ne passe son temps qu'à envoyer ses guerriers aux quatre coins du monde affronter d'innombrables dangers? Que recherches-tu auprès de cette femme que les dieux de tes ancêtres ne te donnent pas? Si ta réponse me satisfait...peut-être pourrais-je me montrer clémente et vous parler de Sollis"
[Mode Hyper RP: activé ] _________________
Calypso s'exprime en deepskyblue |
|  | | Glarthi'oc ATHENIEN

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| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Mar 4 Déc 2007 - 22:34 | |
| Lorsque Tirmee prit la parole, Glarthi'oc se sentit profondément soulagé. Le petit être savait bien parler. Pourtant, à peine la bouche refermée, la Grande pope lui envoya une cinglante réplique qui fit baisser le visage du valeureux guerrier. Et contrairement à tous les souhaits de Glarthi'oc, la femme s'adressa au géant, tout en lui faisant signe d'approcher.
Une fois l'angolais plus près d'elle, il reposa un genou à terre en signe d'humilité et fixa le sol. Les mots de la prêtresse étaient comme des couteaux qui s'enfoçaient dans ses côtes; comme des charges de taureaux furieux contre son abdomen. Sans qu'il puisse expliquer pourquoi, sa respiration devint courte et un peu sifflante, comme s'il faisait un effort impressionnant.
- Assez... Assez ! ASSEZ !
Avec violence, Glarthi'oc avait laissé la lassitude et la colère l'envahir. Fatigué, à bout de nerfs, le géant ne se contrôlait plus.
- Laissez es ancêtres à leur place ! Laissez mon père, ma mère, mes frères et ma soeur reposer en paix ! Laissez leurs âmes se promener parmi les joyaux du ciel ! Je n'ai jamais abandonné mes ancêtres ! Jamais ! Je me suis toujours montré fidèle à ce qu'ils m'ont appris ! Je.... Je... Je...
Des yeux du géant, de lourdes larmes chaudes coulaient lentement, chargés d'une émotion trop longtemps contenue. Lorsqu'il se releva, ses pieds puissants s'ancrèrent dans le sol, mais la prêtresse, d'un signe de la main, retint les gardes qui voulaient faire agenouiller l'arrogant.
- Peu importe ce que vous pensez... J'ai été emmené de force, loin de cette terre, alors que j'étais encore à peine capable de me défendre... Et lorsque j'étais au plus mal, alors que j'allais mourrir, Athéna... Elle a touché mon esprit. Elle m'a dit de ne pas perdre courage, jamais... Elle m'a sauvé la vie, ce jour là. et depuis ce jour, puisque vous tenez à tout savoir, je me bats pour elle. Je me bats pour rembourser la dette que j'ai envers elle... Mais pas comme un de ces mercenaires ou ces voleurs. J'ai accepté de payer ma dette car, jusqu'à aujourd'hui, j'ai toujours combattu pour de bonnes causes. Contrairement à eux qui me faisaient combattre pour leurs stupides paris...
Un instant, Glarthi'oc détourna le visage, grimaçant au souvenirs de ces années atroces. Puis il planta son regard dans les yeux de la prêtresse. Derrière un masque de colère se cachait désormais la vérité, nue et franche, de celui qui avait été arraché à sa famille, qu'on avait forcé à mettre sa vie en danger pour des paris d'argent et qui avait enfin réussit à retrouver un sens dans sa vie, à se retrouver dans le "droit chemin" et à racheter sa liberté. Sans s'en rendre compte, Glarthi'oc avait parlé plus que jamais il ne l'avait fait, libéré des mots qui étaient restés enfouis trop profondément en lui...
- Quant à vous... Je ne sais pas qui vous êtes, mais vous jugez mon ami... mon frère d'armes... comme un moins que rien... Qui êtes-vous pour refuser l'aide d'un homme qui ne cherche qu'à aider vote peuple ? Pendant notre voyage, on nous a parlé d'une femme qui avait une sagesse presque divine... Vos pouvoirs sont puissants, mais vous n'êtes pas cette femme sage dont on nous a parlé ! Mon ami vous demande si nous pouvons vous aider et vous l'insultez ! Si ma force est faible, si celle de mon ami est faible... Est-ce une raison pour nous prendre pour des bons à rien ?
Un instant, Glarthi'oc ferma les yeux, dans les tourments de sa colère pointait un fin rayon de lumière. Un souvenir. Non, un enseignement, de Jade, son mentor. Pendant quelques secondes, le géant s'attacha à ce souvenir avant d'ouvrir les yeux et de fixer la pretresse. Sa voix était redevenue calme, même si quelques irrégularités trahissaient son récent emportement.
- Un jour, une femme vraiment sage m'a dit "La puissance n'est rien. Tout ce qui compte est la manière dont on s'en sert. Être plus fort, nous sert juste à augmenter notre sphère d'influence..."
Après avoir récité les paroles de son maître, Glarthi'oc laissa les derniers soupçons d'émotion le quitter. Même si la tension qui régnait ne retomberait qu'une fois que les athéniens auraient quitté la plateforme... _________________
Dernière édition par le Lun 17 Déc 2007 - 14:04, édité 1 fois |
|  | | Calypso MJ DES MERS

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| |  | | Glarthi'oc ATHENIEN

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| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Sam 15 Déc 2007 - 15:11 | |
| La réaction de la prêtresse ne surpris pas vraiment le géant. A ce niveau, plus grand chose ne le surprenait. Si l'on oubliait son emportement récent... La Grande pope utilisait son nom... Et c'est ainsi que l'angolais ce rendit compte qu'il avait bien fait de se présenter ainsi que son compagnon lors de sa première réplique... [ ] Enfin bref. La glace avait été brisée entre les athéniens et la prêtresse. Les deux hommes avaient pasé ces dernières semaines poursuivies par des fidèles d'Horus qui voulaient leurs vies et ne leur laisaient que peu de répis. Quant à la femme, il semblait qu'on avait tenté de l'assassiner ou... Du moins, un événement grave était arrivé dans sa ville et elle aurait bien put périr. Bizarrement, une fois que les deux parties eurent avoué leur état de nervosité et compris celui de leur interlocuteur, le stress retomba et la discussion se fit moins guindée. Sans se retourner vers son ami, Glarthi'oc prit la parole. Il semblait quela prêtresse soit plus à même de voulir communiquer avec lui qu'avec son compagnon. Mais, il n'en doutait pas, Tirmee veillait à ce que la discussion ne dérape pas.
- Nous recherchons des armures sacrées d'Athéna. Quatre armures de bronze "perdues". D'après ce que l'on sait, au moins trois d'entre elles se trouveraient sur la Terre Noire. La terre de nos ancêtres...
Mieux valait être franc avec la prêtresse et avancer dans les discussions plutôt que de tourner autour du pot pendant des heures. Mais, Si Tirmee aurait gardé pour lui les totems des armures que les deux apprentis recherchaient, Glarthi'oc, lui, les avait tout bêtement oublié...
- Ces armures ont peut-être été perdues lors d'une guerre entre des dieux égyptiens et Athéna... Mais, on nous a chargé de retrouver ces quatre armures, alors c'est ce que nous allons faire. Même si notre quête sera très longue et même si nous nous sommes déjà fait un ennemi mortel... Un certain Kphoes, qui essaie d'acquérir des techniques interdites pour augmenter sa puissance et devenir un des grands serviteurs d'Hirous, le dieu poulet.
- Horus, le dieu Faucon., corrigea à voix basse le Petit être.
- Heu, oui, Horus, le dieu Faucon...
- Un serviteur d'Horus utilise des techniques interdites ? Comment cela se peut-il ? , demanda la Grande pope, visiblement troublée par ces révélations.
- Heu... Oui..., dit timidement le géant comme s'il avait fait une bêtise.
- Permettez-moi d'intervenir, Grande Prêtresse. Comme vous l'a dit mon compagnon, un des serviteurs d'Horus a effectivement tenté d'apprendre une technique interdite, mais, je dois ajouter que personne n'est au courant de cela... Ou du moins pas à notre connaissance. Ce Kphoes s'est approprié un parchemin expliquant les secrets d'une technique interdite d'un autre dieu... Kphoes voulait apprendre cette technique et, certainement, la modifier quelque peu afin de pouvoir l'utiliser ouvertement sans que l'on ne reconnaisse la technique d'origine.
- Le cri du bateau blessé de Ré., ajouta Glarthi'oc en brisant les efforts de Tirme qui voulait cacher l'identité du dieu auquel appartenait la technique interdite afin de protéger Nemès, le prêter de Râ. Heureusement, le véritable nom de la technique était...
- Le Souffle du dragon ailé de Râ ?
- Oui... Kphoes s'est approprié le parchemin qui expliquait comment maîtriser cette technique destructrice... Malheureusement pour lui, nous nous sommes trouvés sur sa route et, faute de mieux, avons au moins réussit à récupérer le parchemin. Heureusement pour nous, il ne maîtrisait pas totalement cette technique...
- Qu'est devenu le parchemin ?
- Il est retourné là d'où il n'aurait jamais dû partir.
Un instant s'écoula, Tirmee ne voulant pas révéler cette information trop sensible à n'importe qui... Un bras de fer mental s'engagea entre la prêtresse et l'apprenti, mais finalement, le Petit être baissa les armes.
- Au sanctuaire de Râ.
En voyant les épaules crispées de la déesse retomber de quelques centimètres, Tirmee comprit qu'il avait bien répondu et vit aussi ce que la jeune femme craignait : que Glarthi'oc et Tirmee aient renvoyé le parchemin au Sanctuaire d'Athéna. Afin de clore l'histoire, Tirmee expliqua le choix des deux apprentis, en partie...
- Nous avons rendu ce parchemin à Râ, ou plutôt, à un de ses fidèles dévoués. Bien que des guerres se soient déroulées entre nos dieux respectifs, il y a de celà plusieurs générations, nous n'avons pas connu cette époque. Râ a la garde de ce parchemin et le fidèle que nous avons rencontré semblait digne de confiance. A l'heure qu'il est, le parchemin doit être retourné en un lieu qui saura mettre sa puissance à l'écart des manipulateurs et des assoiffés de pouvoir... Si notre choix a été mauvais, alors, mon compagnon et moi serons les premiers à en subir les conséquences... mais, nous ne sommes pas venu apporter ici des problèmes qui ne vous concernent peut-être pas. Et c'est pourquoi nous ne pouvons rester que peu de temps dans cette ville avant que nos soucis nous rattrapent. Alors, je vous en prie Grande Prêtresse, que pouvez-vous nous apprendre sur Sollis ? _________________
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|  | | Calypso MJ DES MERS

Inscrit le : 20 Juin 2006 Messages : 918
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Mer 19 Déc 2007 - 20:30 | |
| [Joyeux Noel JC ]
La grande prêtresse prit son temps avant de reprendre la parole. Elle se leva et, clopi clopa, s'avança dans l'éclat du soleil avant de lever les bras vers le ciel. Elle leva ses yeux clôs vers Râ, le dieu soleil et fit jaillir un cosmos d'une couleur rouge sang. Qu'il était étrnage ce cosmos...On y ressentiat la bienveillance mais même sa douceur semblait fort différente de celle d'Athéna pour les deux athéniens.
Le cosmos s'estompa et elle rouvrit les yeux.
"La colère de Râ semble s'être apaisée avec le retour du parchemin dans son sanctuaire...pour l'instant du moins...
Votre choix fut le bon de rendre le parchemin à ses serviteurs...mais sachez que les hommes que vous avez défaits ont la rancune tenace...Je ne serais guère étonnée s'ils ne vous traquent jusqu'à assouvir leur soif de vengeance..."
La grande pope soupira profondément.
"Décidément, il se trame des choses étranges dans les cercles divins en ce moment..."
Elle se tourna vers les deux athéniens.
"Chevaliers d'Athéna! Je vous recommande la prudence! Les dieux Egyptiens sont susceptibles...Si Kphoes obéissait à un ordre direct de son dieu...votre intervention pourrait avoir des répercussions sur les relations entre Horus et Athéna...Même si je persiste à penser que vous avez agi au mieux..."
Un nouveau rictus de douleurs vint marquer le visage de la jeune femme.
"En...ce qui concerneSollis...Il s'agissait d'une de mes plus fidèles prêtresses...Mais j'ignore pourquoi à la cérémonie en l'honneur du dieu soleil...Elle est devenue comme folle ainsi que les jeunes vierges qui l'accompagnaient...J'ai été blessée et plusieurs conseillers sont ...morts... Elle a disparu dans le tumulte de la bataille...J'ignore où elle se trouve...Mes gardes sont à sa recherche dans la cité.Je ne saisis pas moi-même ce qui a pu se passer..."
La jeune femme semblait à présent très faible et très fatiguée... . _________________
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|  | | Glarthi'oc ATHENIEN

Age : 23 Inscrit le : 30 Juil 2006 Messages : 364 PV; PC : PV : 77/171; PC : 53/158 Postule pour : Armure d'or du Taureau Emploi : Ministre de la culture
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Mer 26 Déc 2007 - 15:43 | |
| Alors que la prêtresse parlait, Glarthi'oc et Tirmee enregistraient toutes les informations qu'ils recevaient. Apparemment, ils n'avaient pas mal agi... Même si, de toute manière, ils n'avaient pas vraiment choisi ce qui leur était arrivé. Ou du moins, sur le moment, leurs actes ne ressemblaient pas à des choix, mais à un déroulement ininterrompu d'actions... Bref, de toute manière, ce qui était fait était fait. Grâce à eux, les relations entre Râ et Athéna seront peut-être un peu moins houleuses, mais des tensions vives pourraient voir le jour entre Horus et Athéna... Ou du moins entre leurs guerriers...
Mais au bout d'un moment, la prêtresse pâlit à vue d'oeil. Son visage perdit toute émotion et ses pupilles roulèrent dans ses yeux. Avant que la femme n'esquisse le moindre mouvement, Glarthi'oc se précipita devant elle et l'attrapa, passant un de ses bras dans le dos de la Grande pope. Attrapant son menton de sa main libre, Glarthi'oc mit le visage de la prêtresse face au sien, mais n'y vit qu'un masque de cire inexpressif. La prêtresse avait sombré dans l'inconscience.
- Un guérisseur ! Vite !, hurla l'angolais, tandis que les servantes de la malade lui prenaient leur maîtresse des mains.
Lorsqu'il se retourna, Glarthi'oc sentit une main amicale sur son épaule. Ce petit contact qu'il connaissait si bien...
- Viens, Protecteur... Nous ne servons plus à rien ici... Laissons la "Grande pope" aux soins de ses guérisseurs.
En examinant les environs, le géant dû se rendre à l'évidence, ils ne pouvaient plus rien pour la prêtresse. Ou du moins, pas ici. Alors que les deux apprentis s'apprêtaient à repartir vers la ville, le chef des gardes s'approcha d'eux, l'air introspectif.
- Eh, attendez, vous deux ! Où allez-vous, là ?
- Faire tout notre possible pour aider votre Prêtresse... C'est à dire faire ce pourquoi nous sommes ici : retrouver Sollis., répondit Tirmee, traduit par Glarthi'oc.
- Et vous pensez qu'à vous deux, vous arriverez à la retrouver plus vite que la moitié de mes gardes, qui connaissent parfaitement la ville ? Mais vous vous prenez pour qui ??? Dites clairement que nous sommes incompétents !
- Ecoutez, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais, d'après ce que l'on nous a dit de Sollis... Elle semble bien incapable de trahir votre prêtresse. De plus, ce n'est pas seulement elle, mais aussi les vierges qui l'accompagnaient, qui sont devenues "étranges". Cela ne peut vouloir dire qu'une seule chose : quelqu'un a voulu porter atteinte à votre Prêtresse, mais sans s'exposer directement au danger... De plus, si Sollis a retrouvé ses esprits à l'heure qu'il est, elle est peut-être en train de se cacher, ayant peur de se montrer à vos soldats...
- Et pourquoi aurait-elle peur, si elle est innocente ???
- L'adresse et la réactivité de vos soldats est connue de tous... , biaisa Tirmee. Sollis a peut-être peur de vos soldats, mais pourrait se montrer, si nous lui indiquions que c'est un de ses amis qui l'envoie... Ecoutez, faites circuler le bruit qu'un certain Némès est arrivé en ville et qu'il est prêt à aider Sollis. Faites crier que si Sollis se montre, elle pourra voir son ami... Personne dans cette ville ne doit connaître ce nom... En l'entendant, la jeune femme devrait comprendre que c'est son ami qui est là. Même si ce n'est pas tout à fait vrai...
Pendant que Tirmee donnait ses "ordres" au chef des gardes par l'intermédiaire de son compagnon, le soldat pesait leur bien fondé... Mais avant qu'il n'eut terminé de dénouer tout celà, le géant ajouta :
- Pendant ce temps, nous allons chercher celui qui a causé tout ceci... S'il est encore en ville, nous le découvrirons. Vous pourrez utiliser votre connaissance de la ville pour faire parvenir le message à Sollis. Et nos "faibles pouvoirs" nous permettront de trouver celui qui a déclenché tout ceci.
Après quelques explications supplémentaires et traductions en tout genre, les trois hommes se séparèrent. La garde allait concentrer ses efforts sur la recherche de Sollis et des vierges, tandis que les deux athéniens allaient mettre tous leurs sens en éveil pour repérer un éventuel cosmos... Avant de partir, Tirmee demanda au chef des gardes qu'on leur expliqua comment la ville était organisée et quels étaient les points d'où un homme aurait pu lancer une technique sur Sollis sans être repéré... Après quelques instants de réflexion, il s'avérait qu'il était impossible de lancer une technique en plein milieu de la foule sans que personne ne le voit... En fait, le seul endroit où Sollis et les vierges avaient été laissées seules était une grande salle dans laquelles les femmes préparaient les potions nécessaires à la cérémonie... C'est là-bas que l'enquête des athéniens allait commencer. Guidés par un des soldats, les deux jeunes gens se mirent au travail.
Ainsi, tout en espérant croiser à chaque coin de rue, une jeune femme au teint hâlé, à la longue chevelure cendrée et aux yeux pétillants; ce qui était le maigre portrait qu'on avait pu faire de Sollis, les athéniens traversèrent la ville qui s'était quelque peu calmé depuis leur dernier passage. En fait, les rues étaient quasi vides et une ambiance lourde pesait sur les rues, comme si les habitants avaient été arrachés de leur cité...
Après quelques détours, le géant et le petit être se trouvèrent devant le bâtiment qu'on leur avait décrit : le palais cérémonial. Sous ce nom excessivement pompeux se cachait en fait un ensemble de salles servant à préparer ou exécuter certaines cérémonies... Le guide qu'on leur avait confié leur fit ouvrir la porte et un autre homme les conduisit jusqu'à un couloir éclairé par une série de petites ouvertures pratiquées dans la roche. Alors que Glarthi'oc allait s'avancer, l'homme lui saisit vivement le bras et Tirmee n'eut pas besoin qu'on lui traduise ce que le garde expliquait : seules les femmes pouvaient entrer dans ce couloir.
- D'après lui, si un homme entre dans cette pièce, elle perdra de son pouvoir et les potions ne serviront plus à rien...
- Mais... Comment celui qui a causé tout ceci a-t-il pu le traverser, alors ? Ce couloir est-il gardé ?
- Sans arrêt., répondit le géant en traduisant le garde.
- Alors soit celui qui a fait ça est une femme, et s'est faite passer pour une des vierges, soit... cet homme a utilisé ses pouvoirs pour endormir la méfiance du garde...
Alors que le garde répondait, il termina par un petit rire rauque et fit un clin d'oeil au géant.
- Il dit qu'il connait chacune des femmes qui participe à la cérémonie et que, il est dur d'endormir un garde lorsqu'il se trouve à une dizaine de mètres de plusieurs vierges... Je n'ai pas très bien compris pourquoi, mais bon...
Soudain, Tirmee eut une idée. Le visage éclairé, il demanda à Glarthi'oc :
- Si l'on prend toutes ces précautions pour préserver la pureté de ces femmes, elles doivent bien, avant de commencer à préparer leurs potions, subir une sorte de rituel ou je ne sais quoi... Quelque chose pour "renforcer leur pureté" ! Après que le garde eut acquiessé de la tête, Tirmee reprit. Si ce rituel s'est bien déroulé pour toutes les femmes, c'est qu'à cet instant là, tout était encore normal... Mais, l'un d'entre elles ne se serait-elle pas éloigné des autres, durant la préparation ? Ou aurait-elle put quitter la salle, même quelques instants ?
- L'une d'entre elles a dû s'absenter quelques minutes. Une potion avait été renversée par erreur et il manquait certains ingrédients pour en refaire le contenu... Elle est descendue récupérer ce dont elle avait besoin et est remontée préparer la potion... Mais elle a dû repasser par le rituel de purification...
- Je ne crois pas ! A mon avis, celui ou celle qui a causé tout cela a réussit à intercepter la jeune vierge à ce moment là, quand elle était seule et trop soucieuse à propos de la potion qu'elle devait refaire rapidement pour être sur ses gardes. Peut-être a-t-il modifié son esprit... Ou peut-être a-t-il pris sa place... Je pense qu'ensuite, éviter de passer par le rituel de purification était un jeu d'enfant, vu que les vierges doivent normallement s'y présenter d'elles-même.
- Petit être... Si je devais faire tout ça pour nuire à la Prêtresse, je me débrouillerai pour ne pas être là quand tout prend feu... A mon avis, c'est la vraie vierge qui a pris part à la cérémonie.
Prenant son menton entre ses mains, Tirmee réfléchit, puis acquiessa.
- Oui, c'est ça. Il nous faut trouver absolument où la jeune femme a été... manipulée.
- Heu... Tirmee... Il y a un truc qui ne va pas... Si personne n'avait renversé la potion... Celui qui a fait ça serait reparti sans rien ??? Tu ne trouves pas ça étrange ? Si la vierge n'était pas sorti de la pièce, il n'aurait rien put faire...
- Hummm... Bonne remarque... Mais peut-être que l'homme qui a manigancé tout ça a changé de plan en voyant la femme sortir, justement ! Peut-être voulait-il agir différemment mais que, en voyant l'opportunité qu'on lui offrait, l'a saisi. Crois-moi, Glarthi'oc, je n'ai pas la moindre idée de l'identité du responsable, mais, il est certain que c'est un homme très intelligent et vif d'esprit...
Quelques minutes plus tard, les deux athéniens, guidés par un autre soldat, déambulaient dans le palais cérémonial, refaisant le chemin qu'avait dû parcourir la vierge jusqu'au stock d'herbes et de potions... Tous les sens en alerte, les deux compagnons examinaient avec soin chaque endroit où une personne aurait pu vouloir se dissimuler, chaque coin, chaque tournant. Après plusieurs inspections, leurs efforts furent récompensés. En bas d'un escalier, quelques brins d'herbe séchée ou feuilles quelconques, étaient répandues sur le sol en arc de cercle. Sans un mot, les deux compagnons se regardèrent : ils avaient trouvé. Certainement rattrapée par son "agresseur", la vierge avait dû laisser quelques feuilles s'échapper de leur contenant. Mais aucune trace de lutte, pas de sang... Et pas de résidu de cosmos suffisamment important pour être encore détectable après tout ce temps... Afin de confirmer leurs soupçons, les deux athéniens continuèrent le trajet, mais ne virent rien de plus. Cependant, à leur retour, une confirmation les attendait : en remontant à la salle de préparation, la vierge n'était pas passée par le rituel de purification...
Glarthi'oc et Tirmee venaient de comprendre ce qui s'était passé, mais cela n'arrangeait en rien leurs affaires, quoi que cela disculpe en partie Sollis et les autres intervenantes... _________________
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|  | | Calypso MJ DES MERS

Inscrit le : 20 Juin 2006 Messages : 918
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Ven 4 Jan 2008 - 0:17 | |
| Forts de leurs découvertes, mais toujours sans aucunes nouvelles de Sollis ni du "cerveau" de cet attentat contre la Grande Pope. Il sortirent du Palais qui ne leur confia nul autre nouvel indice.
Le garde proposa de leur montrer les appartements des vierges et de Sollis qui jouxtaient le Palais, peut-être y trouveraient-ils d'autres indices?
Pendant ce temps, un autre garde arriva et donna des nouvelles de la Grande Pope. Celle-ci demeurait très faible et sans défense. Elle commençait même à délirer dans son sommeil agité. Toutefois, les guérisseurs ne s'attendaient pas encore au pire...au grand soulagement des deux athéniens...
[Post court...mais comme tu joues les Hercule Poirot, je te laisse poursuivre ton enquête comme tu le souhaites ] _________________
Calypso s'exprime en deepskyblue |
|  | | Glarthi'oc ATHENIEN

Age : 23 Inscrit le : 30 Juil 2006 Messages : 364 PV; PC : PV : 77/171; PC : 53/158 Postule pour : Armure d'or du Taureau Emploi : Ministre de la culture
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Sam 5 Jan 2008 - 18:33 | |
| Après de longues recherches, les deux athéniens ne découvrine aucun autre élément leur permettant de faire avancer leur enquête. Résolus à ne pas s'arrêter en si bon chemin, lorsque le garde qui les escortait leur demanda s'ils voulaient visiter les appartements de Sollis et des vierges, ils acceptèrent, heureux d'avoir un autre endroit où chercher... En chemin, un garde les rejoint et leur confia que la Grande pope était dans un état assez alarmant, même si, pour l'instant, les guérisseurs ne redoutaient pas de voir son état s'aggraver encore.
Après avoir laissé le garde, les athéniens se rendirent aux appartements des femmes particiapnt à la cérémonie. Un bâtiment d'aspect plutôt simple, découpé en plusieurs salles, chacune étant affectée à une des femmes. Soudain, le géant s'immobilisa, tirant Tirmee par le bras.
- Petit-Être ! La Grande pope !
- Et bien quoi ? Le soldat nous a dit qu'elle devrait s'en tirer... Et puis, nous ne sommes pas des guerrisseurs, nous. Et ses brûlures étaient naturelles, nous ne pourrons rien faire pour elle que les...
- Si ! Nous pouvons la protéger ! Petit-être, elle s'est moquée de notre force, mais, as-tu senti parmi ses serviteurs ou ses soldats un seul d'entre eux qui pourrait nous égaler en puissance ?
Après que Tirmee, les sourcils froncés ait fait non de la tête, Glarthi'oc reprit son raisonnement.
- A mon avis, il n'y en a pas ! Cette femme possède une force incroyable et des pouvoirs impressionnants, mais personne autour d'elle n'est capable de la protéger aussi bien que nous ! Et nous savons qu'une personne cherche à la tuer...
La dernière conclusion du géant était un peu précipitée, car rien ne semblait que le meurtre était l'objectif de celui que les athéniens recherchaient. Néanmoins, la Grande pope pouvait effectivement avoir besoin d'une garde rapprochée. Pourtant, les deux jeunes gens ne pouvaient pas aller aux côtés de la prêtresse : il fallait continuer l'enquête. Les indices disparaissent vite et si l'homme était aussi intelligent que ce que Tirmee pressentait, mieux valait exploiter toutes les pistes possibles.
- Bien, je crois que tu as raison, Protecteur. Vas rejoindre la Grande pope. reste à ses côtés jusqu'à ce que je revienne te voir. Moi, je vais continuer les recherches. Si jamais j'ai besoin de toi, je te ferai chercher. Et si je ressents ton cosmos s'embraser, j'accourrai aussi vite que possible. Tu pourrai rejoindre l'estrade de la Grande pope tout seul ? Hummmm. Moi non plus. Alors, demande au garde de t'y conduire et dis-lui que je l'attends ici. Essaie de trouver le chef des garde et informe-le de ce que nous redoutons. Demande-lui de renforcer la garde autour de la prêtresse...
- Dis, Petit-être, si tu dois poser des questions aux gardes, comment feras-tu sans moi ?
- Je n'en sais rien, avoua Tirmee. Mais il faudra bien que je me débrouille. Allez, file. La Grande pope a besoin d'un Protecteur...
Après avoir acquiessé du chef, Glarthi'oc dit quelques mots au garde qui les accompagniait. Le visage de celui-ci se décomposait un peu plus à chaque mots du géant et lorsque ce dernier ce tut, le garde parti en courant, suivi de près par l'angolais. Seul, Tirmee se retrouvait dans le bâtiment. Prenant une profonde insipration et son courage à deux mains, le jeune homme avança, pénétrant dans la première salle...
Une à une, Tirmee inspecta les pièces, mais rien de particulier ne semblait manquer ou être en trop...Même si Tirmee ne s'y connaissait pas beaucoup plus en herboristerie qu'en femmes. Toutes les pièces étaient ordonnées et chaque chose semblait à sa place. Avant de partir préparer la cérémonie, les vierges et Sollis avaient impeccablement rangé leurs affaires. En passant en revue les paillasses et les quelques possessions des femmes, Tirmme ne put s'empêcher de se sentir triste. Parmi ces femmes, beaucoup ne reviendraient plus ici. Seuls des conseillers étaient morts lors de "l'incident", mais les archers ne manqueraient pas de tuer sans pitié les vierges qui se feraient prendre dans les filets des gardes. Sauf si Glarthi'oc et son compagnon agissaient assez vite et convainquaient le chef des gardes de la bonne foi des vierges. Et de Sollis.
Oui, il fallait que Tirmee trouve quelque chose.
Pendant ce temps, Glarthi'oc arrivait en haut des escaliers conduisant à la Grande pope. Avançant trop lentement, le garde s'était rapidement retrouvé sur l'épaule du géant et dirigeait la course de ce dernier en lui montrant le chemin d'une main, tout en se cramponnant fortement de l'autre. Visiblement, il n'appréciait pas autant ce moyen de transport que Tirmee...
Alors que le géant déboulait sur l'estrade dallée où se reposait la Grande pope, au milieu de ses guerisseurs, une main vînt s'agripper sur son épaule, forte et chaude d'énergie. Oubliant complètement le garde sur son épaule, l'angolais se retourna vivement, faisant basculer le garde qui roula durement sur le sol avant de s'immobiliser, ahuri. En face du géant, un homme à la carrure impressionnante portait une tunique brune qui resplendissait au soleil. Les éclats cuivrés de son habit et sa musculature impressionante lui donnait l'allure d'une statue vivante...
- Que viens-tu faire là, toi ?
- Qui êtes-vous ?, répondit le géant, sur la défensive
- Réponds à ma question !, trancha l'homme.
- Je viens protéger la Grande pope... Elle... Elle pourrait être en danger... Mais vous, qui êtes-vous ?
- Je suis Leossi, je suis l'Ourga.
- L'Ourga ?
- L'Ourga..., confirma l'homme, sentant que cette explication était suffisante.
- L'Ourga ???, redemanda le géant, brisant l'effet tragique de Leossi.
- Le protecteur et le confident de celle que vous appelez la "Grande pope"..., soupira l'homme, visiblement déçu que l'énoncé de son titre n'ait pas produit plus d'effet chez son interlocuteur.
- Ah. Vous tombez bien, alors. Je vais avoir besoin de vous ! Avec mon ami, nous pensons qu'une menace pèse sur la Grande pope. Vous pourrez m'aider à la défendre... En espérant que ça n'arrive pas...
Incrédule, Leossi examina celui qui, sans gène, lui donnait des consignes comme s'il était le roi en personne... Alors qu'il n'était pas en ville depuis une journée. Oui, depuis moins d'une journée... Voilà pourquoi il était si insolent. Il ne savait pas ce qu'il faisait. Poussé par sa volonté d'agir, il rejetait au loin toute forme d'étiquette pour faire ce qui lui semblait nécessaire. Un esprit instinctif, plus que raisonné... Souriant, l'Ourga regarda le garde qui avait reprit son équilibre et avait entendu l'angolais manquer ouvertement de respect au second de la Prêtresse... Mais contrairement à ce que redoutait le garden Leossi ne fit rien et, d'un regard, obligea le garde à reprendre une attitude neutre. Glarthi'oc n'avait rien remarqué de tout ceci. Se répartissant les environs, Glarthi'oc et Leossi patrouillaent calmement, scrutant autant avec leurs yeux qu'avec leur cosmos ce qui les entourait. Mais rien ne semblait vouloir les menacer. Visiblement inquiet, Leossi jetait très souvent son regard en direction des guérisseurs à l'ouvrage.
Pendant ce temps, Tirmee fouillait tout ce qui lui tombait sous la main. Mais aucun indice ne venait compléter son puzzle... Après de nombreuses mimiques, le petit être réussit à demander à son guide de lui faire refaire le trajet qu'avaient fait les femmes, du lieu de préparation de la cérémonie jusqu'au lieu lui-même. Tout en marchant, le jeune athénien entendit deux fois le nom de Némès dans les bouches des gardes et des habitants. Le mot circulait. Bientôt, Sollis serait au courant, si elle ne l'était pas déjà. Némès allait venir à son secours, même si ce n'était pas directement.
Après cinq petites minutes de marche pendant lesquelles Tirmee examina tout ce qui l'entourait avec la plus grande attention, le guide s'arrêta devant une sorte de petite estrade dallée. La forme semi-cylindrique de la terrasse avait pour centre un grand vasque dont les bords étaient noircis.
- Quoi ??? La cérémonie a eu lieu ici ? Je croyais qu'elle s'était déroulée dans le bâtiment où se trouve la prêtresse !, s'étonna Tirmee devant un garde ouvrant de grands yeux ronds...
Après avoir fait, à peu près, comprendre la raison de son étonnement au garde, celui-ci lui expliqua de nombreuses choses, dont Tirmee ne comprit que le principal : la cérémonie avait eu lieu sur cette estrade et la Grande pope avait été mise à l'abri dans le grand bâtiment. Habituellement, elle devait résider, ou au moins méditer là-bas, pensa le jeune homme. Retournant à ses observations, le Petit Être s'aperçut que la fumée obscure qu'il avait aperçut avec son compagnon avait légèrement recouvert les dalles de pierre. Mais le peu de traces qui restaient montraient qu'on avait traîné des blessés ou des morts : deux traces parralèlles sans vigueur entourées de traces de pas rapprochés... Des gardes portant des corps. Ceux des conseillers morts ou incapables de bouger... _________________
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|  | | Calypso MJ DES MERS

Inscrit le : 20 Juin 2006 Messages : 918
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Mar 15 Jan 2008 - 1:16 | |
| Tandis qu'ils inspectaient les environs, la Grande Pope se mit à délirer à haute voix dans une langue inconnue qui surprit les guérisseurs qui poussèrent des cris de stupeurs, pensant à un mauvais présage ou une malédiction.
Glarthi'oc était de nouveau sur la plateforme surplombant la cité. De là-haut, il constata que les feux avaient été maîtrisés et que le calme commençait à revenir doucement dans la ville en émoi.
**Je me demande où en est le petit être?...Pour l'instant, ici, rien à sig...**fut-il coupé dans sa réflexion par les cris des guérisseurs.
Il accourut, persuadé que la Pope était en péril. Mais il ne vit que l'Ourga penché au-dessus de sa maîtresse dans une longue qui lui était étrangère. Leossi semblait inquiet par les paroles proférées par la jeune femme.
"Que dit-elle?"
Leossi regarda le géant un moment puis se pencha de nouveau vers la Pope qui s'agitait.
"Elle parle la langue sacrée des dieux d'Egypte qu'aucun mortel ne peut prononcer au risque de voir la vie le quitter..."
"Elle va mourir?"
Leossi secoua la tête.
"Méréret, notre maîtresse bien-aimée, celle que tu nommes Grande Pope est l'incarnation de la déesse Maât...Reine de justice et de vérité...Fille du dieu Soleil...
Elle dit que "le Faucon cherche à prendre la place du Soleil...Il s'attaquera à lui, à ceux de son sang, par un ennemi caché dans le désert... Sia l'affirme...l'"Assassin" s'est allié au Faucon pour détrôner le Soleil...Et pour cela, il fera taire sa Fille qui veille sur cette Terre et protège le Seigneur du Ciel..."
Méréret se calma et s'assoupit enfin...L'Ourga emmena l'Angolais loin des guérisseurs.
"Les prédictions de la déesse annoncent des temps de malheurs pour notre peuple et celui d'Egypte...Je dois appeller les Esprits du Désert...Protecteurs de notre bienfaitrice...Veille pendant ce temps sur elle, Etranger!"
****
Pendant ce temps, Tirmee inspectait les alentours. Il ne trouvait aucunes traces hormis celles de l'attentat. Il s'approcha d'un petit banc de pierres, situé à l'ombre de la muraille, pour réfléchir plus à son aise.
Derrière lui, des jarres géantes en terres cuites où étaient stockées des pétales de fleurs séchées multicolores répandaient une douce flagrance. C'est alors qu'il entendit un crissement...surpris...il bondit sur ses deux jambes et se retourna...Il s'approcha de la première jarre et la vit!...une jeune fille...les vêtements de cérémonie en lambeaux et tâchés de sang...des plaies sanguinolantes avaient teint les fleurs blanches d'un rouge écarlate...elle lui jetait un regard à la fois terrorisé et plein de détresse...elle s'évanouit... _________________
Calypso s'exprime en deepskyblue |
|  | | Glarthi'oc ATHENIEN

Age : 23 Inscrit le : 30 Juil 2006 Messages : 364 PV; PC : PV : 77/171; PC : 53/158 Postule pour : Armure d'or du Taureau Emploi : Ministre de la culture
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Mar 22 Jan 2008 - 21:55 | |
| Visiblement troublé, Glarthi'oc écouta attentivement Leossi traduire les paroles de la prêtresse. Enfin, de la déesse, s'il fallait en croire l'Ourga... Une fois la prêtresse retombée dans un sommeil profond, l'homme partit, confiant la prêtresse à Glarthi'oc pour aller interroger des Esprits. Avant qu'il ne s'éloigne, l'angolais agrippa l'Ourga par le bras, sans ménagement.
- Que vas-tu faire ?
- Je vais interroger les Esprits du désert, articula lentement l'homme comme s'il s'adressait à un vieillard sénile.
- Et moi, je te demande ce que tu vas faire ! Une guerre est en train de se préparer, ton pays va en souffrir, la Grande pope est blessée, un assassin cherche à la tuer et tu veux me faire croire que tu vas parler à des Esprits ?
Le regard du géant brûlait. Leossi ne comprenait pas pourquoi, mais l'homme qu'il avait en face de lui semblait redouter quelque chose d'affreux et doutait visiblement de la loyauté de l'Ourga. Comme s'il s'adressait à un enfant turbulent, l'homme saisit le poignet qui lui enserrait le biceps et, ce faisant, rapprocha sa bouche du visage de Glarthi'oc. A quelques mètres de là, les autres personnes fixaient les deux jeunes hommes, redoutant la suite de l'échange.
- Ecoute bien... Je ne sais pas pourquoi, mais, je sens que je peux te faire confiance. Méréret avait confiance en toi, je ne peux donc pas douter de ta bonté. J'avoue même que ta présence me rassure, ainsi, je ne laisse pas celle que je dois protéger sans défense. Mais pour qu'elle survive, je dois en appeler aux Esprits du désert. Eux seuls pourront nous dire comment la sauver, j'en suis certain, à présent. Alors, si tu penses que je fuis les possibles combats ou que je n'accomplis pas mon devoir, saches que tu as tout faux !
Si je pars, c'est parce que moi seul peux sauver Méréret. Et c'est à toi que je la confie, jusqu'à mon retour, jeune impétueux dont je ne connais pas même pas le nom; je te confie ce que j'ai de plus cher au monde. Je ne te demandes qu'une journée et une nuit. Demain, à la même heure, je serai revenu...
Yeux dans les yeux, les deux jeunes hommes contiuèrent de se fixer quelques secondes, puis Glarthi'oc défit lentement son étreinte, tandis que ses yeux se mouillaient.
- Va, Ourga. Fais ton devoir et reviens vite. Ta Grande pope a besoin de toi. Jusqu'à ton retour, je la protégerait... Comptes sur moi et mon ami.
Offrant un franc sourire au géant, Leossi fit un brusque demi-tour avant d'ordonner aux gardes de se mettre aux ordres de l'athénien, qu'il en prenait la responsabilité. Alors qu'il allait disparaître dans l'escalier, le géant lui cria :
- Glarthi'oc ! Je m'appelle Glarthi'oc et je donnerai mille fois ma vie s'il le faut pour protéger ta Grande pope jusqu'à ton retour.
Offrant un dernier sourire au protecteur, Leossi reprit sa route en courant. Reprenant sa patrouille, Glarthi'oc ressassait les derniers événements.
**Bizarre quand même. D'abord, le dieu poulet qui cherche à nous éloigner des armures, puis à nous tuer. Ensuite, Ré qui reprend les parchemins grâce à Némès... Et maintenant, si j'ai bien tout compris, Mâta, le dieu du soleil, cherche à tuer la grande pope, qui est en fait la mère de Sii, la déesse de... de quelque chose, quoi. Oui... C'est ça. Eh bien, c'est pas plus clair chez les dieux égyptiens que chez les grecs... Et Leossi est parti chercher les esprits du sable pour guérir la Grande pope.
Mais alors, si le soleil cherche à tuer la prêtresse, peut-être qu'il va essayer de la brûler !**
D'un coup, le géant se retourna et ordonna aux guérisseurs de cacher la Grande pope du Soleil. Malgré leurs protestations, le protecteur fit maintenir au-dessus de la malade une toile qui recouvrait la prêtresse à une bonne hauteur. Rapidement, les esclaves chargés de maintenir la toile suffisamment haute pour ne pas gêner les guérisseurs déchargèrent mentalement leur haine contre le géant... Même s'ils voulaient la survie de leur déesse, ils auraient sans doute préféré qu'on la transporte dans un endroit abrité, mais le géant n'y tenait pas... Un endroit clos, selon lui, était le meilleur piège si l'ennemi était si puissant que cela.
[i]C'est alors que Tirmee accourut, une jeune femme évanouit dans les bras. La peau brûlée, les cheveux et les vêtements rongés par la chaleur, elle semblait avoir souffert d'un gros incendie.
- Où l'as-tu trouvée ? Les appartements étaient vides lorsque j'étais avec toi ?, demanda le géant, alors qu'un guérisseur approchait pour estimer les blessures de la jeune femme.
- Elle n'était pas dans les appartements, il n'y avait rien, là-bas. Elle était restée sur le lieu de la cérémonie, cachée dans une jarre... Lorsqu'elle m'a vue, elle s'est effondrée de peur.
Alors que le guérisseur tapotait la joue de la jeune femme en lui répétant son som, de plus en plus fort, Glarthi'oc inspecta les alentours... D'où était sortie cette femme ? Devinant ses questions, Tirmee répondit pour lui.
- La cérénomie n'a pas eu lieu ici. Nous aurions dû le deviner tout de suite ! L'épaisse fumée que nous avons vue a laissé des traces noires sur le sol. Or, ici, la pierre est propre... Nous sommes des imbéciles, et à cause de ça, nous avons perdu un temps précieux. J'espère seulement que ça ne coutera rien à cette jeune femme...
En entendant plus clairement son nom, Tirmee fut déçu, il s'attendait tellement à trouver Sollis... Mais la jeune femme qu'il avait sauvé se nommait Taëllis. Laissant le guérisseur faire son travail, Tirmee et Glarthi'oc lui apportèrent un peu d'eau, avant de l'aider à déposer la jeune femme dans un endroit calme. Tout en faisant cela, le Protecteur narrait au Petit être ses découvertes et sa rencontre avec Leossi.
- Alors la vie de la Grande pope est entre nos mains jusqu'à demain même heure... Protecteur, nous ne pouvons pas faillir. Je ne sais pourquoi, mais j'ai le sentiment que des choses graves arriveront si cette femme meurt.
- Je ne comptais pas la laisser mourir comme cela, Petit être !, répondit le géant, faussement blessé.
- Je le sais bien. Je le sais bien, mais ce que je veux d...
Un cri interrompit le jeune garçon. Alors qu'ils se retournaient, les athéniens virent Taëllis se jeter vers la Prêtresse. Alors que la jeune femme avait pris son élan, elle butta sur les deux athéniens. Maîtriser le cosmos était bien utile lorsqu'il fallait se déplacer aussi vite que le son... Sans grand ménagement, les deux garçons éloignèrent la prêtresse de a cible, ainsi que de ses guérisseurs et des gardes, dont la sentence était déjà claire... Mais seuls Tirmee et Glarthi'oc avaient pu discerner dans le regard de la jeune femme, une petite étincelle étrange qui disparut dès que son bras fut stoppé. Une lueur pâle et jaunâtre, peut-être tirant sur le vert. Mais bien vite, elle s'était aténuée et lorsque les premiers gardes s'approchèrent de la jeune femme, seules ses pupilles sombres roulaient sans force dans ses yeux. Tandis que Tirmee, bras tendu en avant et droit comme un i, interdisait à quiconque de s'approcher trop prêt, Glarthi'oc avait ramené de l'eau avant de partir faire le tour de la terrasse. Personne.
Le géant n'avait ressenti aucun cosmos et n'avait vu personne s'approcher. Pourtant, il en était certain, quelqu'un avait prit le contrôle de l'esprit de cette pauvre femme. Mais qui pouvait faire cela à une telle distance de sa cible ? Qui possédait un tel pouvoir ? Et surtout, si un tel être existait, pourquoi n'affrontait-il pas les protecteurs de la prêtresse ? Ses pouvoirs devaient être immenses, il n'aurait aucun mal à se défaire d'eux... Quel avantage tirait-il de ces sournoiseries ?
Lorsque le géant fit signe de la tête à son ami qu'il n'avait rien vu, ce dernier lui demanda de revenir à ses côtés. Préférant assurer la sécurité de la plateforme, Glarthi'oc continua sa ronde, mais le petit être l'appela. Résigné, l'angolais retourna vers son ami.
- Tu ne trouveras rien. Personne n'est là. Ou du moins, personne n'a lancé de technique spéciale sur cette femme...
- Mais ! Tu as vu comme moi que ses...
- Protecteur ! As-tu ressenti un quelconque cosmos ? Moi non plus. Lancer une technique aussi puissante qu'un contrôle mental doit demander une grande puissance... Hors, aucun de nous n'a rien ressenti. A une si petite distance de Taëllis, il est impossible qu'elle ait reçu une technique de cosmos sans qu'aucun de nous ne s'en rende compte.
- Et s'il était si puissant qu'on ne puisse pas ressentir son cosmos ?
- Alors la Grande pope serait morte, et pas seulement blessée, coupa Tirmee. Non, cette jeune femme que j'ai ramené, c'est la même qui est sorti de la salle de préparation. C'est elle qui a saboté la cérémonie, j'en suis sur ! Mais celui qui la côntrole ne maîtrise pas encore tout à fait sa technique. Depuis tout à l'heure, je réfléchis à ça et je me dis que le controle est imparfait. A certains moments, Taëllis reprends le contrôle de son corps... trop faible pour pouvoir agir à sa guise, elle parvient quand même à rester maîtresse d'elle-même, au bord de l'évanouissement.
- Mais alors, tu pense qu'il n'y a plus de danger, que l'assassin est parti ?
- Non... Il ne serait pas parti sans être certain d'avoir atteint son but...Par contre, nous pouvons être sur qu'il est encore en ville, ou dans les environs...
- Reculez ! Eloignez-vous ! Vite !
Le géant avait hurlé ses ordres en direction des gardes et des guérisseurs qui étaient autour de la prêtresse. Tirmee n'avait pas compris les mots utilisés, mais avait suivi la logique de son compagnon... Lorsqu'il s'agissait de protéger quelqu'un, Glarthi'oc était plus fiable que le reste du temps ! Oui, peut-être que l'assassin était venu terminer son oeuvre, soit en prenant le contrôle d'une autre personne, soit en se faisant passer pour un guérisseur, un garde ou une servante et en utilisant ses pouvoirs pour ne pas se faire reconnaitre... Bref, tout le monde pouvait être une source de danger pour la prêtresse. D'un coup, le géant bondit.
- Petit être ! Comment s'appelle la jeune femme qui nous a accompagné sur le bateau, pour venir jusqu'en Egypte ?
- Il n'y avait pas de femme sur le bateau, comme toujours... Senna nous a quitté avant que nous n'embarquions et Kira s'en est retourné avec le bateau une fois arrivé en Egypte... A toi, maintenant : quelles pièces d'armure m'as-tu aidé à acheter à noter arrivée en Egypte ?
- Des jambières à doubles lacets, attachées sur le côté intérieur de la jambe avec des fermetures en fer brossé. Le dessous de chaque jambière était...
- Ok, ok, ok ! C'est bon, c'est bien toi !, dit le petit homme en souriant.
- Et des brassards, ajouta quand même l'angolais pour terminer brièvement son exposé.
Après avoir fait s'éloigner guérisseurs, gardes et servantes, Tirmee et Glarthi'oc n'avaient gardé auprès d'eux que la servante qu'ils savaient contrôlé par leur adversaire. Le géant avait insisté pour lui lier les mains, à l'avant et avec des liens pas trop serrés. Si la jeune femme voulait défaire passer à l'attaque, les athéniens espéraient pouvoir la maîtriser avant de devoir lui faire mal. Régulièrement, les deux garçons donnaient à boire à la jeune femme, qui, si elle recouvrait de temps à autres un état conscient, ne disait toujours pas un mot.
Alors que le soir tombait, Glarthi'oc proposa à son compagnon de dormir, mais celui-ci préféra laisser le géant se reposer. Dans quelques heures, Tirmee réveillerait son compagnon, puis, avant le matin, le géant se reposerait encore un peu... Avant que l'obscurité ne gagne complètement la terrasse, Glarthi'oc fit porter des torches, dont une allumée. Lorsqu'il ferait suffisamment noir, Tirmee les utiliserait pour éclairer la zone. En bas, les gardes patrouillaient sans relâche...
Sans réelle envie de dormir, le géant se laissa tout de même aller et somnola lentement... _________________
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|  | | Calypso MJ DES MERS

Inscrit le : 20 Juin 2006 Messages : 918
| Sujet: Re: QUÊTE AFRIQUE DE L'EST Ven 15 Fév 2008 - 3:01 | |
| Dans les rêves du géant tout se mélangea. La journée avait été longue...très longue...et les périples s'enchainaient à vives allures depuis le début de leur mission.
Il marchait dans le désert et y vit une très belle jeune fille qui parlait au soleil. La morsure ardente du sable ne semblait pas atteindre ses pieds nus. Un aigle planait dans les airs et vint se poser sur l'épaule de la jeune femme qui le caressa affectueusement... tandis qu'une ombre s'avança...Des nuages noirs cachèrent la lumière du soleil...L'aigle voulut prendre son envol mais un vent violent le plaqua au sol. La jeune fille était prisonnière d'un tourbillon de sable qui tailladait sa peau. Un hurlement sinistre se dit entendre...et la silhouette d'un chacal s'avança vers l'aigle qu'il égorgea d'un coup de mâchoire.
Le coeur du géant battait la chamade. Il aurait voulu faire un pas et aider la jeune femme mais son corps était paralysé...incapable de bouger...Il se sentait s'enfoncer dans le sable...il était déjà à mi-mollet...aux genoux...à la hanche...Il s'enfonçait inlassable vers les entrailles du désert. Un tourbillon vint l'entourer rejetant devant lui un rocher creusé par le vent...semblable à une fleur... La pierre se mit à luire et plusieurs voix se firent entendre en choeur.
"Le chacal approche...Il se terre dans le noir...et attend de pouvoir croquer sa proie...
Etranger, cherche le chacal qui se terre dans l'ombre... Sa fourberie et magie sont grandes...Mais tu d |
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