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 Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'EinsteinVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Hypnos
MJ-ENFERS



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MessageSujet: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Ven 2 Nov 2007 - 12:49

La forêt mystérieuse




Aucun des gardes n'avait émis le moindre questionnement, leur commandant avait donc hoché la tête en silence, il était temps de les laisser partir. Chacun d'eux portait l'armure réservée aux soldats d'Hadès et ils formèrent leur troupe en se rangeant par deux. Après un dernier salut échangé avec leur supérieur, ils quittèrent la caserne pour sortir à travers les rues de la cité des enfers.

Parvenus au dehors grâce au passage souterrain réservés à l'armée, il se dirigèrent vers la profonde foret qui entourait le noble chateau du maître des enfers. Le décor était très diversifié, certains endroits étaient arides et secs, le sol brulés comme par de la lave en fusion et les arbres morts s'élevaient cmme des fantomes. D'autres parties de la forêt bénéficiait d'une végétation luxuriante et dense qui plongeaient ses visiteurs dans une pénombre inquiétante.
Le brouillard qui tapissait le sol empechaient les hommes de voir leurs pieds, les rendant semblables à de véritables spectres qui flottait sur une mer ethérée.



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Ayasegawa
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Mer 14 Nov 2007 - 14:30

L'escouade venait de pénétrer dans la forêt brumeuse.

Dès les premiers pas, l'oppression de cet environnement les avait poussé à rompre les rangs, les soldats se rapprochant instinctivement les uns des autres, formant ainsi un cercle de défense.

Mais dans une telle position, le rythme de la marche se trouva considérablement amoindri. Or, ce que voulaient avant tout les hommes, c'était arriver au plus tôt au château d'Einstein. Aussi, parmi eux, le plus vieux de tous s'improvisa chef du groupe: il s'agissait d'un ancien de la section de l'Est, dont la barbe grisonnante qui dépassait du casque témoignait des nombreuses années d'état de service, et qui, plus que les autres, s'inquiétait du sort de ses camarades d'armée qu'il connaissait mieux que les autres pour la plupart.

Très vite, il imposa un ordre de marche: il choisit deux des soldats les plus aguerris, les exhortant à marcher devant sur plus d'une centaine de mètres du groupe. Les deux éclaireurs partirent prestement, mouvant leur tête de droite à gauche, restant le plus alerte possible. Le brouillard épais eût tôt fait de les dérober aux yeux des autres, mais le cliquetis métalliques de leur pas continuerait d'indiquer à l'avenir leur présence.

Puis le vétéran se plaça en tête de la petite troupe, deux hommes légèrement en retrait juste derrière lui, puis trois hommes formant le coeur de la formation, et enfin, deux hommes fermant la marche, leur rôle étant essentiellement d'ouvrir plus les oreilles que les yeux, afin de parer à toute attaque qui frapperait leurs arrières. Là aussi, le vétéran avait préféré placer deux hommes qu'il considérait comme assez courageux:



"Le bleu, tu te mets à ma droite, et tout de suite." ordonna le chef improvisé à Ayasegawa.


Le guerrier nordique s'exécuta sans mot dire, tout comme les autres soldats, et la formation commença ainsi sa marche soutenue.


*Et bien... ça a bien changé depuis qu'on est entré là-dedans... finis les bavardages inutiles et les commentaires grivois* pensa Ayasegawa, commentant les changements du groupe depuis la sortie du royaume d'outre-tombe, jusqu'ici dans la forêt.


Car maintenant, les hommes ne parlaient plus; seul le bruit lourd des armures qui frappent le sol brisait en permanence un silence pesant et malsain. La répétition d'un bruit puissant et sonore est le chant d'entrain des guerriers; aussi le pas des hommes s'imposa de lui-même un rythme régulier, comme une musique de fer qui permettait de les rassurer.

Quelques craquements de branches ou de soudains chants d'oiseaux témoignaient de l'existence d'une faune à proximité, et certains d'entre eux pouvaient faire sursauter les hommes, que la pression mettait sur les nerfs.

Mais même s'il jetait perpétuellement des coups d'oeil de droite à gauche, comme Ayasegawa le voyait bien, Phlégon (c'était le nom du vétéran) ne s'autorisait aucune halte, aucun sursaut: il ne voulait pas encourager la peur de ses compagnons, déjà bien éprouvée par ce qui les entourait, ainsi que le sort inconnus de leurs infortunés camarades. Il n'avait pas besoin de se retourner pour deviner que le regard des soldats allait de la forêt à sa silhouette. Il les savait serrant très fort de leur deux mains leur petite faux; il devait servir d'exemple; en se montrant inébralable, il permettait aux hommes de surmonter leur terreur. Et cela, c'était ce qu'Ayasegawa soupçonnait. Plus même; il en était convaincu!

L'homme du Nord appréciait l'attitude de cet homme qui ne se laissait pas démonter par ce qui l'entourait et savait garder la tête froide malgré les circonstances et la panique environnante. Il avait fortement approuvé pour lui-même le choix des deux éclaireurs; se séparer de deux hommes alors qu'ils étaient si peu nombreux était risqué car cela diminuait les effectifs, mais leur rôle était plus que cruciale, et s'ils remplissaient bien leur tâche, ils pouvaient prévenir les autres d'un danger imminent, leur permettant de mieux se prépaper à une quelconque attaque. Ayasegawa devinait également à quel point les deux éclaireurs, isolés, étaient encore plus que les autres sujets à ressentir la terreur des lieux, et il aurait bien prit la place de l'un d'eux, si Phlégon l'avait consenti. Mais ce dernier avait préféré le garder près de lui, le considérant sans doute trop jeune pour pouvoir faire face à la folle crainte qu'inspirait cette forêt.

Pourtant, s'il y avait bien un des soldats qui n'était pas terrorisé par cette amas de brume, d'ombre et d'abres étouffants, c'était bien Ayasegawa, qui avait fréquenté des payasages bien plus traumatisants dans ses terres nordiques. Certaines grottes abritant les nains pouvaient briser en morceaux le courage du plus preux des hommes, et la neige et le froid glacial de certaines montagnes ou de plaines d'un blanc immaculé tuaient sûrement plus à coup sûr que les quelconques esprits maléfiques qui pouvaient vagabonder dans cette forêt. Mais cela, il le gardait pour lui; se vanter de tels exploits ou expérience vécues n'aménerait pas plus de hardiesse dans cette petite troupe. Et puis, de toute façon, il n'aimait pas parler de lui, et surtout dans de tels propos, avec une telle compagnie dont il ignorait tout ou presque, et dans une telle situation. Il ferma ses pensées, et continua de scruter les alentours, prêt à défendre les arrières de son chef, prêt à faire ses preuves.

Sans un mot, sans un regard amical visant à rassurer l'autre, l'escouade s'enfonça un peu plus dans les ténèbres de l'immense forêt germaine.
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Hypnos
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Mer 28 Nov 2007 - 2:19

Plongeant résolument dans les brumes, la fière patrouille d'Hadès avançait d'un pas sur à travers la forêt. Sans un mot, les soldats suivaient le sentier qui formait une trouée entre les branches enchevêtrées des arbres centenaires. Le tapis de feuilles et de mousse donnait au bruit de leur pas des crissements lugubres qui s'alliaient au tintements de leurs armures dans un rythme obsédant.

Le soleil perçait difficilement les branches mais, ça et là, quelques rayons venaient frapper les armures qui luisaient soudainement d'un éclat iréel dans les ténèbres. C'était probablement ce que pouvait voir de temps à autre Asasegawa devant lui, alors qu'il suivait toujours la route ouverte par les éclaireurs perdus dans le brouillard.

Parfois, des hullulement ou des bruits d'animaux troublaient le silence de la forêt profondes et quelques bruits dans les brouissailles prouvaient la présence d'animaux. Un lapin bondit juste devant les pieds de l'apprenti spectre pour détaller dans les fourrés. Dans la direction où il avait disparu sur la gauche, une lueur étrange vacilla dans la forêt noire...

Il semblait que seul Ayasegawa ait pu la voir, les autres gardes continuaient leur marche silencieuse...

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Ayasegawa
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Dim 9 Déc 2007 - 23:33

*Quelque chose! Il ya quelque chose derrière ces fourrés!*

-Chef! Je crois qu'il se passe un truc bizarre!

D'un geste de la main, Phlégon fait s'arrêter la petite troupe! Le cliquetis des armures cesse, la musique s'éteint:

-Qu'est-ce qu'il se passe, le nouveau? Qu'est-ce que t'as vu?

Phlégon le fixait intensément, d'un regard sévère. Non pas parce qu'il ne croyait les dires farfelus et fantaisites d'une jeune recrue, mais bien parce que l'heure était grave; soit il était sûr de ce qu'il avait vu, et ils agissaient en conséquence, soit il se taisait et ils continuaient leur route. Pas de place pour le doute ou l'hésitation dans les entrailles de cette forêt, véritable paradis pour une quelconque embuscade.

Ayasegawa le comprit, et déclara avec le plus de concision possible:


-J'ai vu une lueur. Le lapin qui a traversé nos rangs tout à l'heure s'est dirigé vers cette lueur, là, derrière ces arbres, comme fasciné.

-Tu en es sûr?

-Affirmatif, chef! continua Ayasegawa d'un ton sans aucune once d'incertitude.
C'est alors qu'un autre garde prit la parole:


-Peuh! Ce n'est qu'un bleu, cette forêt lui fait trop peur, et il a eu une hallucination! Tu ne vas quand même pas le croire, Phlégon? Il nous fait perdre notre temps. Continuons!

*L'imbécile! Il va voir celui-là, si j'ai des hallucinations!*

Devant le silence du vétéran qui continuait de fixer Ayasegawa, le nordique décréta:

-Ah oui? J'hallucine? Et bien, puisque c'est comme ça, je vais vérifier. Attendez-moi ici, je reviens, et on verra qui ici est un pleutre!

Et comme pour appuyer le geste à la parole, Ayasegawa dépassa Phlégon et commença à se diriger vers la lueur qu'il avait entraperçu. Mais aussitôt le vétéran le retint par l'épaule:

-Tu crois faire quoi, petit? Si tu ne sais que répondre à des provocations par pure fierté, alors oui, t'es vraiment qu'un bleu. Reste ici, c'est pas le moment de se séparer.

Il lâcha enfin son regard de l'homme du Nord pour le porter vers la direction hypothétique de la lueur. Après une forte inspiration, il continua:

-Je pense que t'as vu cette lueur, et je pense qu'elle a existé. Si elle est anodine ou pas, ça j'en sais rien. Mais ce que je sais, c'est qu...
-Attends! le coupe l'autre garde. Tu vas pas accordé de crédit à cette navette! Il en sait rien de ce qu'il a vu, il invente pour faire son intér...
-Silence! trancha Phlégon d'une voix puissante et qui n'attendait aucune répartie. Moi je le crois, et ici et maintenant, c'est moi qui commande. Et quand je donne un ordre, on m'obéit, même toi, Dolon. Et quand je parle, on se tait. Même toi, Dolon.

L'intitulé se refrogna, et lança un regard noir à Ayasegawa. Ce dernier le dévisagea sans plus d'intérêt, ce qui, comme il le vit, accentua encore plus la colère de Dolon:

-On est dans un environnement mystérieux ici, où dix hommes ont déjà disparu sans raison. On se doit d'être vigilant. Après ce qu'il vient de dire, pas question de se séparer. Alors ouvrez encore plus grand les yeux, et fermez un peu plus vos claque-merdes, compris?

C'est alors que, comme sorti de sa torpeur, un autre garde sursauta parmi les hommes:

Quoi? Qu'est-ce qu'il y a? lui demanda-t-on.
-Ecoutez! Vous entendez? dit-il alors, avec un léger effroi dans la voix.

Tous tendirent l'oreille:


-Ben quoi? Il n'y a rien, lui répondit Dolon avec un ton méprisant. Toi aussi t'as des hallucinations...

Soudain, Ayasegawa vit Phlégon devenir un peu blême, et il comprit à son tour:

-C'est bien ça le problème: on devrait entendre quelque chose, articula l'homme du Nord, qui ne lachait plus du regard le vétéran.
-Ah oui? Et quoi? demanda avec affront Dolon.
-J'espère que tu te bats mieux que tu ne réfléchis, couillon: les deux gars que j'ai envoyé devant, on n'entend plus leurs pas!

Un frisson général parcourut l'escouade. Après quelques longues secondes de silence, un soldat proposa:

-Peut-être qu'en nous entendant nous arrêter, ils se sont arrêtés eux aussi...
-Euphyle! Botrès! hurla aussitôt Phlégon à l'encontre des deux éclaireurs. Mais aucune réponse ne vint en retour.
-Peut-être ont-ils continué, et ils sont trop loin pour nous répondre, proposa encore un autre soldat, mais tous au fond savait que ça ne pouvait être cela: la voix tonitruante du vétéran avait du couvrir la forêt sur des kilomètres à la ronde...

*Euh.. peut-être pas non plus, quand même!*

La réaction du chef d'escouade ne se fit pas attendre:


-Même formation. Tout de suite.

Les hommes reprirent leurs rangs. Sans se retourner, Phlégon se permit ce petit récapitulatif:

-Ecoutez, s'il y a vraiment une merde dans cette forêt, elle doit être puissante, et nous avoir aussi repérer. Notre salut, c'est de trouver des indices pour savoir ce que sont devenus les autres. C'est juste comme cela qu'on pourra avoir une idée de ce qui nous attend. Et au prochain truc suspect, on fait demi-tour pour revenir avec des renforts. Alors on force la marche, et on va toujours droit devant, sans une halte, sans une plainte. N'ouvrez-la qu'en cas de danger, c'est bien clair?

Phlégon sentit l'approbation des autres derrière lui:

-Bien. On y va!

Alors les pas se mirent à frapper le sol, les armures firent écho entre elles, et la musique des soldats reprit.

Les hommes d'Hadès serrèrent leurs armes, et se touchaient presque les uns les autres, leur formation étant plus compacte que tout à l'heure.

A ce moment, nombre d'entre eux regrettèrent de ne pas être chez eux, en sécurité, au royaume des morts.
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Lothar
MJ D'ASGARD



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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Sam 15 Déc 2007 - 12:12

Jugeant que cette lueur les attirerait un peu trop loin du sentier, Phlégon avait jugé qu’il ne valait mieux pas le quitter. Ses hommes seraient bien trop vulnérables dans cet environnement et il y avait déjà beaucoup trop de disparus pour qu’ils puissent se permettre d’être les suivants. C’est ainsi que le petit groupe se remit en marche essayant de trouver un quelconque indice sur ce qui avait bien pu se passer dans les parages. Cependant la chose n’allait pas être si aisée vu les quelques dissensions qui menaçaient leurs rangs.

D’ailleurs l’un des hommes se porta aux côtés de Phlégon pour s’adresser à lui avec une certaine inquiétude dans la voix. Il faut dire qu’on discutait très peu les ordres parmi les spectres et ceux qui avaient tenté l’expérience n’étaient plus vraiment là pour s’en glorifier.

« Phlégon, je suis d’accord sur le fait qu’on doive trouver des indices mais si on fait on fait demi-tour au prochain truc suspect comme tu dis, on ne nous le pardonnera jamais. Notre mission est de retrouver les autres patrouilles où à défaut ce qui leur est arrivé. Si nous revenons les mains vides avec pour seul excuse le fait qu’on à vu une certaine chose peu habituelle, ils vont nous tuer. Je pense donc que… »

Avant même que le garde ne puisse terminer sa phrase, un hurlement inhumain jaillit quelque part sur leur droite. En un instant les hommes furent sur leur gardes attendant qu’un éventuel ennemi leur tombe dessus. Pourtant rien ne semblait venir à leurs rencontres et les spectres échangèrent quelques regards. Ce fut Dolon qui prit la parole quelque peu perturbé par ce cri :


« On….On aurait dit Botrès »

Leur meneur eut un petit rictus alors qu’il resserrait sa prise sur l’arme qu’il tenait en main.

« Ouaip, c’est l’impression que j’ai eu aussi. Bon, je crois qu’on n’à pas vraiment le choix. En formation les gars et surtout faites bien gaffe où vous mettez les pieds. »

C’est avec une certaine résolution que Phlégon quitta le sentier suivit par ses camarades. Il n’aimait pas vraiment s’enfoncer dans la forêt mais si il ne prenait pas de risques, ils ne sauraient jamais ce qui se passait dans le coin. Le tout était d’espérer que ce qui était en train de faire hurler Botrès serait bien trop occupé à continuer plutôt que de s’occuper d’eux. D’ailleurs, l’infortuné éclaireur devait être en train de souffrir le martyr car il poussa un deuxième hurlement.
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Ayasegawa
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Dim 23 Déc 2007 - 21:21

Les soldats avaient quitté le sentier pour s'enfoncer dans la végétation luxuriante de la forêt. Ils marchaient deux par deux, en file indienne. Les cîmes des arbres garnies d'une multitude opaque de feuilles ne laissaient filtrer aucune lumière. Dans cette pénombre oppressante, Ayasegawa et ses compagnons ne se guidaient que grâce aux cris d'agonie de Botrès, qui croissaient en intensité.

Par Odin... je ne voudrais pas être à sa place...

Il avançait en deuxième ligne, juste derrière Phlégon:


-Bordel, il nous faudrait des torches; on voit pas plus loin que le bout de notre nez!
-Peut-être pourrions-nous retourner au château d'Einstein, et y chercher le matériel adéquate, proposa le plus pleutre d'entre eux, qui vit sa proposition ridicule mourir dans un mutisme consternant: tous savaient qu'ils ne pouvaient revenir juste pour demander des torches, sans une punition peut-être pire que celle infligée à ce pauvre Botrès.

Ce dernier d'ailleurs finit par pousser un cri qui paralysa momentanément la patrouille:

-Celui-là, il était puissant...
-Ce doit sans doute être le dernier... si fort, ça ne peut être que cela...
-Vu la tonalité, je crois qu'on est tout proche...
-Maman...

Quand tout le monde eût finit de donner son avis expert de ténor, au grand soulagement d'Ayasegawa, un buisson s'agita à queques dizaines de mètres sur leur gauche. Tous se retournèrent aussitôt.

-Qui va là?

Phlégon n'eût pour seule réponse que quelques branches qui craquent et des fourrés qui s'agitent.

-En approche. Tenez-vous prêt!

Ayasegawa serra très fort sa faux. Jamais il n'avait eu à affronter un adversaire dans une telle obscurité, la neige immaculée de son pays éclairant la nuit mieux qu'un pâle soleil. Heureusement, son aventure dans les grottes des nains l'avait aidé à surmonter son angoisse. A un tel point qu'il pouvait examiner les bruits avec soin et déclarer:

-C'est quelque cho...
-Ha!

L'homme pleutre, un dénommé Ior, sursauta quand Ayasegawa prit la parole. Ce dernier soupira devant la couardise navrante du soldat et recommança:

-C'est quelque chose qui rampe, et avec difficulté.
-Qu'est-ce qui te fait dire ça, le bleu?
-J'entend des gémissements.

Tous cessèrent d'alimenter les mille et un scénario qui défilaient dans leur tête pour se concentrer plus attentivement sur les bruits. Et effectivement des sons de plaintes légères s'élevèrent peu à peu:

-Il n'est qu'à quelques mètres, et quoique se soit, il semble innoffensif.
-Très bien. Dolon et Carn, accompagnez-le.

Les trois hommes s'avancèrent, et le nordique apprécia le comportement professionnel de celui avec qui il s'était querellé tout à l'heure:

-Si cette chose attaque, crois bien que je la laisserai te bouffer pour mieux la frapper.

*Peut être un peu trop pragmatique en fait...*

Mais après quelques pas, ils identifièreent les gémissements comme ceux d'un être humain. Alors, très vite, Carn se dirigea vers lui, et le reconnut tout de suite:

-Euphyle! C'est Euphyle! Il est viv... oh bon dieu!

Les hommes accoururent auprès du rescapé, non sans butter contre une racine dépassant du sol pour un ou deux. Phlégon bouscula Dolon et Ayasegawa pour s'approcher d'Euphyle:

-Par Hadès tout puissant!

Il s'était penché près du malheureux que soutenait Carn, un genou posé à terre. Malgré l'obscurité, Phlégon devina le spectacle qui se dressait sous ses yeux: une jambe avait été déchiquetée, et son ventre, sévèrement entaillé, saignait abondamment. Son visage était tuméfié, et le râle de sa respiration indiquait qu'il n'avait plus beaucoup de temps à vivre, ses dernières forces ayant sans doute été dilapidées dans ce qui semblait être une fuite désespérée:

-Euphyle... Euphyle, bon sang, qu'est-ce qui c'est passé? Qu'est-ce qui t'as fait ça?
-Ph... Phl... Phlégon... articula péniblement le malheureux. Mais il ne put en dire d'avantage: d'un spasme violent, il régurgita soudain un léger flot de sang, et, dans un dernier cri qui s'apparentait plus à un profond soupir, sa vie s'échappa de sa bouche.

Abasourdis par ce spectacle, les hommes restèrent figés et observèrent un mutisme aussi inquiet que respectueux, envers cet homme qu'ils reverraient à l'état de simple mort, si jamais ils revenaient de cette forêt. Alors Phlégon aida Carn à déposer le corps d'Eyphyle, puis avec son index et son majeur, lui ferma les paupières pour couvrir de paix ses yeux exhorbités et terrifiés.

Puis Phlégon se redressa doucement. Après une pause, il décréta:


-On laisse le corps ici. On le reprendra toute à l'heure. En formation: on continue vers d'où Euphyle venait.

Les hommes reprirent leurs rangs, et continuèrent leur marche.

*****


Quelques minutes plus tard, Ayasegawa ne pouvait s'empêcher de ressasser dans sa tête le triste sort d'Euphyle: il ne le connaissait pas plus que ça, il ne l'avait même qu'entre-aperçu. Mais sa mort l'avait bouleversé quelque peu, et il ne savait dire pourquoi...

Peut-être parce qu'à peine débarqué dans l'armée du sombre monarque, il était envoyé à la boucherie, et qu'il avait peur de finir comme le pauvre bougre qui lui avait servi de "collègue"...

Peut-être aussi parce qu'il servait un dieu qui à l'origine n'était pas le sien, et qu'il ne voyait pas pourquoi il devait mourir pour lui. Dans sa quête pour défier le destin, il avait attéri par hasard dans le royaume des morts des Grecs. Il avait alors eu envie de se mettre au service du sombre monarque, car quoi de mieux pour défier le destin que de changer de divinités?

Mais ce choix avait un lourd tribu: il se retrouvait ici, à devoir affronter un danger inconnu, dont il n'avait nulle envie. Non pas qu'il fut pleutre, c'était juste qu'il n'avait pas envie de mourir maintenant, et encore moins pour la gloire d'un homme qu'il n'avait jamais vu, fût-il un dieu.

Devait-il payer les conséquences de son choix et rester ici? Ou bien allait-il tenter de fuir, car son sort comptait plus que celui de ceux qui l'entouraient. Non, ç'aurait été stupide: face à ce danger, il fallait mieux rester groupés... l'union fait la force, après tout!!


*Tout de même, je me demande bien quel mystère cache cette pénombre...*

Il ouvrit un peu plus un oeil vigilant, et endigua un moment le flot de ses pensées...
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Lothar
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Ven 28 Déc 2007 - 16:58

Les spectres continuaient de s’enfoncer dans la forêt avec une certaine appréhension. Il faut dire que le sort d’Euphyle n’était guère enviable et vu les derniers cris de Botrès, il n’était pas certain qu’ils éviteraient de finir comme lui. En attendant, les gardes suivaient la piste ensanglantée de leur infortuné camarade qui les conduisait toujours de plus en plus loin dans l’étouffante végétation. Chaque soldat des enfers se tenait prêt à réagir au moindre signe de danger mais pour l’instant tout semblait calme.

Cela n’empêcha pas pour autant la patrouille de frémir lorsqu’ils retrouvèrent la jambe d’Euphyle. Il n’y avait pas à dire, ils étaient sur le bon chemin et ils continuèrent ainsi pendant un bon moment. Finalement la piste s’arrêta au pied d’un arbre puis disparut d’un seul coup. Les spectres restèrent quelque peu perplexes sur la suite des évènements lorsqu’un des leurs fit un pas en arrière.


« Ehhh mais qu’est-ce qui me tombe dessus ? »

le garde regardait son épaulière alors que différentes gouttes d’un liquide rouge tombaient de l’arbre ornant ainsi la pièce d’armure d’une nouvelle couleur. Tous les spectres levèrent la tête et découvrirent ainsi le corps de Botrès empalé sur une branche. D’après ce qu’ils pouvaient voir, il n’y avait plus rien d’humain dans cette dépouille mais il ne restait plus qu’à savoir qui avait pu orchestrer un tel massacre.

« Il faut croire qu’un esprit s’attaque aux nôtres sur les terres de sa majesté Hadès. Je n’avais jamais cru à l’existence de fantômes mais là… »

C’est alors qu’un ricanement sembla surgir de nulle part et sous les yeux ébahis des spectres, une fumée noire s’enroulait en spirale autour du tronc de l’arbre puis remontait vers les branches. Un bref éclat sombre aveugla un instant les serviteurs d’Hadès et lorsqu’ils rouvrirent les yeux. Deux hommes masqués drapés dans des capes noires se retrouvaient dans les branches de l’arbres alors que dix autres les encerclaient. Le colosse qui se trouvait dans l’arbre continuait de ricaner puis prit finalement la parole.

« Des spectres qui tremblent devant des fantômes, Hadès n’aurait donc que des peureux et des incapables sous ses ordres. Je suis déçu, je l’avoue mais au moins je pourrais m’amuser un peu avec vous. »

[HRP : Alors soit tu peux essayer de discuter un petit peu avec ces nouveaux venus soit tu rentres déjà en mode combat et dans ce cas là n’oublie pas : tu postes ce que tu comptes faire mais au final c’est moi qui doit faire les tests pour voir si tu réussis où nan. Normalement tu as le droit à un déplacement et une action lorsque tu as l’initiative. Autre chose tu peux dépenser tes PC pour soit augmenter ta puissance soit ta vitesse (il vaut mieux d'ailleurs dépenser tes PC dans la vitesse au début]]
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Ayasegawa
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Mer 30 Jan 2008 - 18:09

*Qu'est-ce que c'est que ça?*

Ils avaient été encerclés si facilement, et par une force supérieure en nombre. Leurs ennemis demeuraient immobiles, fixant de leurs yeux perçants la troupe de soldats qui les balayaient d'un regard bien moins serein.

Ils s'étaient pelotonnés les uns contre les autres, formant un cercle de défense, et Ayasegawa dût admettre que le gros sur l'arbre qui semblait être leur chef avait raison: certains parmi eux tremblaient vivement ou ne pouvaient retenir un claquement de dents intempestif.

A vrai dire, il pouvait sentir ceux qui maintenant réussissait à avoir le dessus sur la soudaine et inquiétante apparition de leurs adversaires: Phlégon était quelque peu vouté, mais c'était parce qu'il tenait fermement le manche de sa petite faux de ses deux grandes mains, prêt à en jouer dès que l'un des hommes en noirs s'approcherait de trop près. Il ne cessait de fixer d'un oeil refrogné mais pas appeuré pour un sou son homologue ennemi.

A sa gauche, Carn tenait sa faux tel un gourdin ferré: il ne semblait pas savoir manier son arme correctement, mais nul doute qu'il s'en serverait jusqu'à que trépas s'en suive. Le calme et le détachement dont il faisait preuve rappela à Ayasegawa les paysans des territoires du Nord: ils restaient simples et humbles, même face à la mort, et appréhendaient cette dernière sans peur ni regrets, mais non sans la volonté de la combattre. Le courage des pauvres gens n'est ni charismatique ni redoutable, mais pourtant, nombreuses sont les fois où les gourdins ont eu raison du fer des glaives des héros trop sûr d'eux. Carn à ce moment n'était ni plus ni moins qu'un de ces paysans.

Ensuite, entouré des deux plus pleutres du groupe, il y avait Dolon qui surveillait les arrières. Ayasegawa le sentait agacé par l'attitude de ses camarades couards, et nul doute que quand l'assaut s'annoncerait, il les lacherait pour foncer dans le tas, maniant sa faut avec la dextérité dont il se vantait tant.

Enfin, le dernier homme à droite d'Ayasegawa faisait ce qu'il pouvait pour maîtriser son corps, mais l'angoisse lui rongeait le corps, à n'en pas douter.

Ayasegawa, lui, n'avait plus peur. Certes un malaise indicible l'avait gagné quand la menace invisible rodait tout autour d'eux, guettant le meilleur moment pour attaquer.

Mais là, l'ennemi venait de se montrer, la menace avait retiré délibérément son voile, et par la même perdu tout ce mystère qui la rendait angoissant.
Certes ils retaient masqués, et le doute planait quant à leurs réelles intensions et leurs réelles capacités, mais le charisme qu'ils dégageaient était bel et bien inexistant. Pas d'aura superbe, pas de carrure qui impose le respect. Juste une impression de se trouver face à des individus sournois et machiavéliques, et le gros là-haut perdra de son arrogance une fois l'acier des faux planté dans la chair. A la vérité, Ayasegawa ne craignait pas les êtres perfides qui misent tout sur leur intelligence, pour la simple et bonne raison qu'il se savait plus intelligent qu'eux.



-Et pourquoi aurions-nous peur, fantôme de mes deux! Les spectres se battent jusqu'à la mort, car la seule chose qu'ils craignent plus que les ennemis puissants ou le trépas n'est que le courroux d'Hadès qui s'abattra sur eux pour leur couardise. Oserais-tu comparer la puissance aussi incommensurable et divine du sombre monarque avec ta carrure obèse, ta troupe de cloportes et tes tours de passe-passe? Tu délires, pauvre imbécile.

Puis, après avoir dit cela, Phlégon se redressa et tendit son bras gauche, pointantde sa faux le corpulent chef:

-Mais il y a une chose qui nous est chère, à nous, spectres, autant que le contentement de notre seigneur: c'est le sort de nos camarades!
Et je devine que c'est vous, fils de chiennes, qui avez si atrocement mutilé Botrès et Euphyle, et tous nos autre camarades. Et bien comptez qu'ils soient vengés: pas un seul d'entre vous ne repartira vivant de cette forêt! Et toi le haut-perché, je t'arracherai s'il le faut les raisons de vos actes immondes, entre deux hurlements de souffrance!


Alors de son arbre, le robuste chef clama avec un grand sourire:

-Ah! Ah! Des menaces, des menaces... Cesse de plastronner, il n'y a personne ici à intimider. Mais peut-être le comprendras-tu quand mes compagnons auront massacré les tiens!

Puis il claqua des doigts.

Tout se passa très vite, mais Ayasegawa avait compris que les hommes noirs venaient de fondre sur la troupe, et surtout, il vit l'un d'entre eux courir droit sur lui.
Sans attendre d'avantage, il présenta sa faux, prêt à receptionner l'adversaire.

HRP: je décide de perdre l'initiative, je voyais pas vraiment "scénaristiquement" les soldats attaquer ^^
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Ven 1 Fév 2008 - 12:46

Ainsi donc, la bataille venait de commencer sur un claquement de doigts. Tels des fantômes sombres avec leur cape noir et leurs masques, les guerriers ennemis fondaient sur la petite troupe de spectres avec la ferme intention de les abattre l’un après l’autre. Le commandant du haut de son arbre ne bougeait pas semblant se délecter du massacre par avance. Il faut dire qu’à première vue, il avait déjà eu la peau des deux éclaireurs ce qui n’était pas mal en soi.

Ayasegawa lui attendait de pied ferme celui qui oserait s’attaquer à lui. Aucune crainte ne l’habitait alors qu’il attendait patiemment le moment de frapper efficacement. L’être se rapprochait de lui à grande vitesse armant son poing, lui aussi n’était aucunement en proie au doute et il était certain que ce duel allait se révéler être des plus intéressant.

Pendant ce temps, les combats venaient de démarrer entre les autres serviteurs d’Hadès et les « fantômes ». Et pour le moment ; il fallait reconnaître qu’aucun des camp ne prenait l’ascendant sur l’autre.


Le joueur 1 reçoit 1 points d'action.
Ayasegawa reçoit 5 points d'action.

Le Joueur 1 n'a pas le temps de finir son attaque que le Joueur 2 lui tombe dessus.
Ayasegawa reçoit 5 de puissance.
Il trouve une faille dans la défense du Joueur 1.
Le Joueur 1 reçoit 1 dégats


Arrivé au contact du jeune spectre, l’inconnu lança son poing en direction du crâne d’Ayasegawa mais celui-ci esquiva le coup d’un bref mouvement de tête sur le côté et riposta à l’aide de sa faux. Celle-ci provoqua une belle entaille sur le flanc de l’ennemi mais celui-ci emporté par sa vitesse dépassa le jeune spectre avant de se retourner pour fixer Ayasegawa avec une certaine haine. Il porta également la main vers la plaie semblant mal accepter le fait d’avoir été touché.

Le guerrier laissa alors exploser son énergie, une aura sombre l’entourant alors qu’il pointait Ayasegawa du doigt. Deux formes donnèrent alors l’impression de jaillir du cosmos de l’homme masqué et deux éperviers s’abattirent alors sur le jeune spectre avec un cri perçant.


Fantôme : 1 PV perdu sur ??? / 0 PC dépensés
Ayasegawa : 05/05 PV 05/05 PC
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Mar 5 Fév 2008 - 15:23

*Touché!*

Ayasegawa venait de blesser son adversaire. Cela faisait déjà un petit moment qu'il n'avait pas rencontré quelqu'un d'aussi rapide, mais ses nombreux combats passés lui avaient permis de conserver sans peine ses réflexes et son sens du timming: le corps à corps était le domaine de prédilection du guerrier nordique, aussi avait-il aisément anticipé le geste ennemi et attendu le bon moment pour esquiver et réussir sa contre-attaque.

Aussitôt, il se dressa de nouveau face à l'homme en noir: ce dernier semblait mal supporter d'avoir reçu un coup. Ayasegawa garda un oeil sur la réaction de son adversaire, mais il tenta de voir comment ses compagnons s'en sortaient. Il ne put que voir derrière la sombre silhouette Dolon qui s'était isolé du reste du groupe et qui, lui, se battait contre deux adversaires. Il semblait pourtant bien s'en tirer puisqu'il venait d'entailler l'épaule d'un d'entre eux. De toute évidence, les assaillants avaient réussi à briser le cercle de défense.

Mais l'homme du nord n'eût pas le temps de laisser son attention vagabonder plus longtemps; il fut interpelé par l'aura noire qui entoura son adversaire, visiblement en proie à une grande colère.


-Qu...?

Deux éperviers venaient de jaillir soudainement de l'aura obscure. Ils foncèrent directement droit sur le soldat d'Hadès.

-Fan!

L'attaque était puissante et rapide, il était trop près pour espérer cette fois-ci esquiver à cette hauteur.

*Jävlar! Une attaque cosmique!*

Sitôt que l'homme en noir se fut affublé de cette aura menaçante, Ayasegawa avait compris que son adversaire maîtrisait son cosmos. Il savait donc qu'il ne fallait pas le prendre à la légère, et se doutait que l'attaque qu'il allait porter serait bien plus redoutable que sa charge précédente, et il avait ainsi une nouvelle fois anticipé l'action de l'homme en noir. Mais face à une attaque usant du cosmos, l'issue n'est jamais certaine.

L'homme du Nord s'était vivement reculé dès qu'il avait perçu les deux oiseauxde malheurs jaillirent. Il espérait prendre suffisament de distance pour une nouvelle fois esquiver de côté, pour foncer ensuite vers l'homme en noir et lui ouvrir les entrailles. Mais la vitesse des éperviers ne diminuait pas et ils allaient bientôt ratrapper le noridque.

Ce dernier comprit alors ce qui lui restait à faire: comme toute à l'heure, l'homme en noir ne pensait qu'à lui fracasser le crâne et il avait une nouvelle fois visé la tête d'Ayasegawa. Alors ce dernier se laissa tomber au sol, pensant que les oiseaux continueraient de filer droit et le dépasseraient sans jamais le toucher.
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Mer 6 Fév 2008 - 12:48

Le spectre avait en effet touché son ennemi montrant clairement qu’il n’avait guère l’intention de perdre ce combat. Malheureusement pour lui, l’espèce de fantôme semblait avoir pris la même décision et passait directement aux choses sérieuses. Cette attaque était tout de même surprenante car les deux oiseaux de proie avaient surgit du cosmos de son adversaire au point qu’il fallait se demander si il les avait matérialisé ou si il s’agissait bien de véritables êtres vivants.

Le fantôme reçoit 6 points d'action.
Ayasegawa reçoit 4 points d'action.

Le fantôme reçoit 7 de puissance.
Il trouve une faille dans le déplacement d’Ayasegawa.
Ayasegawa reçoit 1 dégâts


Le serviteur d’Hadès avait fait un bond en arrière espérant gagner du temps pour mieux contre-attaquer mais il avait vite compris que la vitesse des éperviers ne lui laisserait aucun répit pour ce genre d’action. Il plongea alors vers le sol escomptant ainsi éviter la charge des deux oiseaux. Le premier manqua de peu son crâne mais hélas pour lui le deuxième le percuta au niveau de l’épaule droite avec une force incroyable pour un oiseau l’envoyant dos à terre.

Les deux éperviers firent alors demi-tour puis vinrent se poser chacun sur une épaule de leur maître avec un cri strident. Oui, il ne s’agissait pas d’une matérialisation de cosmos mais bien d’être vivant. Le fantôme quant à lui observait Ayasegawa à terre croisant les bras et attendant vraisemblablement que le serviteur d’Hadès. Tout dans sa posture indiquait largement qu’il était plutôt satisfait de cette passe d’armes et semblait attendre la réaction du spectre. Pendant ce temps, d’autres cris se faisaient entendre alors que les autres combats faisaient rage.

Dolon contenait toujours ses deux adversaires alors que les autres spectres se tenaient tous debout de même que les fantômes. Tout ce beau petit monde continuait d’ailleurs de distribuer des coups à tout va sans pour autant réussir à blesser quelqu’un de manière définitive. C’est à ce moment que Phlégon passa à l’action projetant sa faux avec force et celle-ci, après plusieurs moulinets, vint se ficher dans le masque de son adversaire s’y enfonçant comme dans du beurre.

Le sang jaillit sur l’arme mais à la surprise du spectre, son adversaire après s’être raidit puis disparut dans un nuage sombre ne laissant pas la moindre trace.


« Mais par la barque du nocher qu’est ce qui se passe ici à la fin. »

Le bruit d’un applaudissement fit relever la tête du vétéran pour constater que le commandant ennemi semblait saluer sa victoire.

« Pas mal pas mal du tout, mais maintenant je vais être obligé de m’occuper de ton cas, tu aurais mieux fait de laisser mon comparse s’occuper de toi. Ta mort aurait été plus douce mais cela va me permettre de me défouler et je t’en remercie. »

D’un bond, le chef des fantômes quitta son perchoir et faisait maintenant face à son homologue spectre.

Fantôme : 01 PV perdu sur ???, 2 PC dépensés sur ???
Ayasagewa : 10/11 PV 11/11 PC
Initiative : Ayasegewa


[HRP : Le commandant des fant parle en slategray]
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Mer 6 Fév 2008 - 23:01

*Fan!*

Ayasegawa venait de rater son geste, l'esquive avait échoué. En voyant les deux éperviers se poser sur les épaules de l'homme en noir, il avait compris pourquoi: ces derniers n'étaient pas que la simple manifestation d'aura que peut parfois prendre un attaque. Non, ils étaient bel et bien réels, et c'était pour cela que l'un d'eux avait pu modifier sa trajectoire et venir frapper son épaule droite.

A terre, l'homme du Nord massait son épaule endolorie: l'armure l'avait assez bien protégé du coup porté, mais elle s'était brisée là où l'oiseau l'avait heurté. Son adversaire, auréolé de ses oiseaux sinistres, semblait bien satisfait de la tournure prise par les évènements.

C'est alors qu'un juron de Phlégon attira son attention: il venait d'enfoncer sa faux dans le visage d'un des hommes en noir, et celui-ci s'était mystèrieusement évaporé. A la vue de ceci, le chef de la troupe des soi-disant fantômes annonça qu'il allait s'occuper du vétéran en personne, et il quitta son perchoir pour aller le rejoindre.

Ayasegawa vit subrepticement Carn filer une bonne droite à l'un de ses agresseurs et tenter de voler au secours de Phlégon. Il comprit aussitôt qu'il fallait en faire de même, le devoir d'un soldat étant de protéger ses supérieurs. Il se leva le plus vite qu'il pût, et adressa un regard déterminé à son adversaire visiblement toujours amusé. Le nordique exalta en son for intérieur sa résolution:

*Ah oui, tu veux jouer à cela, et bien d'accord! Si tu crois que t'es le seul à maîtriser ton cosmos, tu vas être déçu mon gars!*

Mais avant de passer à l'attaque, il réfléchit à ce qu'il venait de se passer: Phlégon avait réussir à neutraliser un "fantôme", mais ce dernier n'avait pas encore appeler à lui ses oiseaux, ou n'importe quel autre animal.

*Alors, peut importe ce qu'il est, il saigne, et il se volatilise, définitivement. Je peux donc m'en débarasser. Il est mortel, il est mortel, il est mortel! Mais si je veux le tuer, faut-il que je le frappe lui, ou bien ce sont les éperviers qu'il faut que j'élimine. Car ils sont au fond aussi vivants que leur maître... ce dernier n'est-il que leur pantin?*

Il n'avait pas le temps de réfléchir davantage; il devait rejoindre au plus vite Phlégon!

*Le masqué, j'éclate d'abord sa tête. Après, si les piafs restent, ce n'est pas grave: je connais leur vitesse, je pourrai mieux l'appréhender.*

Résolu, il clama à son adversaire:


"C'est ça, continue de rire, car je t'envoie rejoindre ton ami!"

délicatement, il se plaça sur ses appuis:

"Il est grand temps que tu vois ce que je suis capable de faire"

*Je n'ai pas le choix: faut que je mette la gomme, faut que je sorte cette attaque!*

A ce moment, Ayasegawa fit exploser sans prévenir son cosmos: devant ce spectacle soudain, l'homme en noir marqua un pas de recul:

*C'est le moment!*

Ayasegawa s'élança droit sur son ennemi. Sa volonté et son cosmos lui avaientfait oublier momentanément sa douleur. Fort heureusement, car c'était de son poing droit qu'il attaquait.
Il courait la faux en avant, dans sa main gauche, comme pour faire croire qu'il en donnerait un coup de son revers. Mais quand il fut arrivé en un rien de temps face à l'homme en noir, ce fut son poing droit où il avait concentré toute son énergie qu'il brandit:


"Stjärnfall!!!"
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Jeu 7 Fév 2008 - 19:20

Ayasegawa avait clamé haut et fort son intention d’expédier le fantôme au royaume de son propre seigneur et maître. Et il le prouva par la suite en fonçant directement sur son adversaire, l’explosion de son cosmos faisant reculer légèrement son adversaire mais non de crainte car le spectre s’aperçut bien vite que son ennemi se mettait en position de défense, les éperviers sur ses épaules battant des ailes pour garder la stabilité de leur position. Oh oui, le fantôme l’attendait de pied ferme et ne semblait habité par aucune crainte.

Ayasegawa reçoit 7 points d'action.
Le fantôme reçoit 4 points d'action.

Le fantôme n'a pas le temps de finir son attaque que le Joueur 1 lui tombe dessus.
Ayasegawa reçoit 5 de puissance.
Alors qu'il visait, son coup atterrit légèrement décalé et blessa plus légèrement son adversaire.
Le fantôme reçoit 1 dégâts


Le fantôme s’attendait à une attaque violente mais il fut littéralement surpris lorsque le spectre se transforma en étoile et avant qu’il ne puisse porter le moindre coup, il fut lui-même atteint à l’épaule le faisant glisser plusieurs mètres en arrière sans pour autant l’envoyer au tapis. C’est à ce moment qu’Ayasegawa comprit qu’il avait face à lui un ennemi relativement bon. Il n’avait certes pas réussi à porter une contre-attaque mais son mouvement avait été suffisant pour ne pas prendre l’assaut en pleine tête.

Le seul ennui c’est que le fantôme lui barrait toujours la route l’empêchant ainsi de secourir Phlégon. D’ailleurs, son assaillant s’était déjà remis en position de combat comme si l’attaque du spectre ne lui avait rien fait. Pourtant l’épaulière qui protégeait l’épaule avait volé en éclat mais cela ne faisait que confirmer la première impression. Le guerrier face à lui était loin d’être un débutant mais celui-ci prit alors la parole d’une voix d’outre tombe et quelque peu imbue de sa personne.


« Je vois que j’ai fait le bon choix, j’ai légèrement hésité entre vous tous mais il semblait bien que tu étais véritablement le seul qui soit digne de mourir de main. Tu possèdes toi aussi le cosmos à mon plus grand plaisir et ma victoire n’en sera que plus glorieuse. Mais assez de compliment, subit donc la FURIES DES EPERVIERS »

Le serviteur d’Hadès aurait pu frémir de constater avec quelle rapidité son adversaire venait de passer à l’attaque. Il venait d’être toucher de manière percutante et il repassait déjà à l’attaque lui ôtant toute possibilité d’enchaîner lui-même un second assaut. Et cette attaque changeait quelque peu de la première, le fantôme avait levé les bras au ciel avant de les abattre brusquement devant lui paume ouverte. Un véritable tourbillon de vent s’abattait maintenant vers le spectre qui constata que les deux éperviers s’étaient envolés.

Et aussi incroyable qu’il puisse être, ils évoluaient tous deux au sein du tourbillon, leur vitesse semblant accrue par celui-ci. Ayasegawa allait devoir réagir très vite si il voulait éviter d’être emporté par cette attaque. Autre point négatif, il n’avait même pas le temps de voir comment ses compagnons se comportaient face à leurs agresseurs mais il était certain qu’il valait mieux qu’il se concentre sur son combat.


Fantôme : utilisation de 3 PC pour la vitesse

Fantôme : 2 PV perdus sur ???, 5 PC dépensés sur ???
Ayasegawa : 10/11 PV, 11/11 PC


[HRP : ton adversaire parle en teal]
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Ven 8 Fév 2008 - 18:37

Il était bien plus coriace qu'Aysegawa l'avait imaginé. Son attaque, Stjärnfall, son adversaire avait réussi à l'esquiver sans trop de dégâts.

*Il est bien plus fort que je ne pensais... Comme a-t-il pu esquiver a une telle vitesse?*

Il tenta très vite de reprendre le contrôle de ses émotions en se rassurant:
*Mais au moins, maintenant, je sais que c'est lui que je dois terrasser, pas ses éperviers!*

En effet, l'homme en noir l'interpella de la sorte:


« Je vois que j’ai fait le bon choix, j’ai légèrement hésité entre vous tous mais il semblait bien que tu étais véritablement le seul qui soit digne de mourir de main. Tu possèdes toi aussi le cosmos à mon plus grand plaisir et ma victoire n’en sera que plus glorieuse.»

*Ah, c'est donc moi que tu voulais vraiment... alors tu vas être servi, j'ai pas encore tout donné!!*

Mais Ayasegawa n'eût pas le temps de penser plus longtemps:

«Mais assez de compliment, subit donc la FURIES DES EPERVIERS »

*Qu'est-ce que...*

L'homme en noir avait réussi à créer un tourbillon qui fonça droit sur lui, et dans la tempête venait de s'engouffrer les deux oiseaux qui allaient de plus en plus vite grâce à celle-ci. Qu'avait-il de plus à craindre: les vents ou les éperviers? Ces derniers évoluaient grâce aux vents, ou bien étaient-ce eux qui augmentaient la puissance du tourbillon?

Une nouvelles fois, Ayasegawa fit un grand bond en arrière, dans l'espoir de trouver le plus rapidement possible une solution. Mais c'était une mauvaise idée, car chaque mètre qu'il faisait en arrière était de plus en plus vite parcouru par le tourbillon.

*On dit que pour échapper à ce genre d'attaque, il suffit de se laisser entraîner sans résistance à travers les courants violents... mais si dans mon élan je rencontre un de ces piafs, il risque de me faire bien plus souffrir que tout à l'heure... Et pas la peine de tenter d'esquiver, cette fois-ci, je n'ai aucune chance!*

Finalement, il ne lui apparut qu'une seule alternative: anéantir les oiseaux!
Il arrêta d'un coup sa retraite, puis il prit les appuis nécessaire pour lancer sa faux tout en se concentrant sur le parcours d'un des deux éperviers: ils allaient de plus en plus vite, mais leur parcours restait sensiblement le même. Sa respiration s'était arrêtée, son corps s'était raidi: toute son attention étaient portés sur la vitesse des oiseaux. Il finit même par faire abstraction des bruits du vent pour ne se concentrer que sur celui des ailes.

*Si j'en tue un des deux, peut-être que cela perturbera les vents et que ça diminuera la puissance de l'attaque. Au pire, j'évoluerai dans le tourbillon avec seulement un seul épervier. Je pense qu'un bon coup de faux dans la foire suffira à lui fermer son bec... Je dois tenter ma chance, sinon les risques seront bien plus grands encore!*

Il concentra son cosmos dans sa main. Le tourbillon était bientôt à sa hauteur. Déjà ses cheveux flottaient dans les airs, sous la puissance des souffles violents qui annonçaient leur arrivée imminente. Mais lui restait imperturbable. Tout se jouait sur le coup qu'il allait porter: s'il manquait un tant soit peu l'oiseau, il allait recevoir l'attaque de plein fouet, et il n'imaginait même pas ce que cela donnerait.
Il demeura dans cette position jusqu'à ce qu'il perçut nettement les mouvements d'un des oiseaux. Oui, ça y était: chaque claquement d'ailes, chaque petit cri strident, chaque petit bruit qui émanait de ce sinistre volatile, pour l'homme du Nord, c'étaient les seuls sons qu'il distinguait, et il les percevaient parfaitement. C'était comme s'il n'y avait dans cette forêt que lui et cet épervier. Il laissa à l'oiseau le temps de dessiner sa dernière boucle puis:

*Maintenant!*

Tout alla très rapidement: Son bras partit à une vitesse folle, et la faux fila plus vite encore. Déjà le tourbillon frôlait sa main: Il ramena à lui ses bras pour protéger son visage, et s'apprêta à encaisser l'attaque en se laissant guider sans résistance par les vents.



1 PC pour la Perception, 2 PC pour la Force
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Sam 9 Fév 2008 - 1:35

Ayasegawa comptait procéder d’une autre manière en essayant de se débarrasser de l’un des oiseaux de proie. Ce n’était pas une mauvaise idée mais encore fallait-il pouvoir accomplir un tel exploit Chose relativement peu facile quand on savait qu’un tourbillon de vent vous fonçait littéralement dessus. Il fallait également prendre en compte le fait que les deux éperviers pouvaient à tout moment changer de trajectoire afin d’éviter la moindre contre-attaque.

Le fantôme reçoit 7 points d'action.
Ayasegawa reçoit 6 points d'action.

Ayasegawa n'a pas le temps de finir son attaque que le fantôme lui tombe dessus.
Le fantôme reçoit 3 de puissance.
Il trouve une faille dans la défense d’Ayasegawa.
Ayasegawa reçoit 1 dégâts


L’idée était bonne, il fallait le reconnaître mais le spectre n’avait pas pris en compte la puissance du tourbillon qui repoussa la faux l’envoyant se ficher dans un arbre. Ayasegawa quant à lui fut balayé et emporté par le souffle du vent sans pour autant réussir à briser sa posture de défense. Les éperviers fondirent alors sur le serviteur d’Hadès toutes serres dehors semblant être partout à la fois effectuant plusieurs passages. Pourtant au moment ou Ayasegawa se sentit retombé vers le sol, celui-ci réussit à rattérir sur ses pieds.

Après un bref examen, le jeune nordique s’aperçut que seul son armure avait sérieusement été endommagée. Ah oui et une belle entaille sur l’épaule qui avait perdue sa protection lors du premier échange. Son sang s’écoulait mais il était loin de se vider, cette attaque aussi impressionnante soit-elle ne faisait que peu de dégâts. Les deux oiseaux étaient de nouveau revenus se jucher sur les épaules de leur maître qui souriait ce qui était curieux quand on pensait au fait que son assaut avait été inefficace.

Soudain, une profonde douleur lui arracha une grimace douleur et sa main se porta alors à la dite épaule. Il avait presque l’impression qu’on lui arrachait la chair à l’aide de griffes aiguisées. Le fantôme ricanait maintenant et prit grand soin d’apporter une explication au spectre


« Tu viens de faire connaissance avec le véritable pouvoir de ma technique. Certes de prime abord, elle ne semble pas faire de dommages importants mais à partir du moment où les serres de mes éperviers provoquent la moindre éraflure, mon ennemi à l’impression que celle-ci reviennent le frapper encore et encore s’enfonçant toujours dans la chair sans discontinuer. Un véritable supplice même lorsque l’endroit visé n’est pas vital. Comprend-tu à quel point tu ne peux rien contre moi ?

Il me suffit d’atteindre une seule fois la peau de mon adversaire pour que celui-ci soit dans l’incapacité de se battre correctement restant ainsi à ma merci. J’espère que tu savoures tes souffrances car ce ne sera pas la seule blessure que tu recevras crois moi. »


Et le fantôme partit d’un grand éclat de rire certain d’avoir déjà gagné et appréciant la torture d’Ayasegewa qui avait dû poser un genou à terre sous ce tourment. Autour de lui le combat, continuait de faire rage, Phlégon venait d’encaisser un coup de genou à l’estomac qui le propulsa contre le tronc d’un arbre. Carn avait été de nouveau intercepté à mi-chemin par ses deux opposants mais d’un revers de sa faux, il décapita proprement l’un de ses adversaire qui disparut à son tour en fumée.

Partout ailleurs, les combats se déroulaient avec une extrême violence, les spectres prenaient des coups mais ils les rendaient également. Il semblerait que le fait de savoir que leurs ennemis pouvaient trépasser avait redonné du courage même aux plus trouillards. Cependant, Ayasegawa était plutôt dans une situation difficile, qu’allait-il donc faire ?


Fantôme : 02 PV perdu sur ???, 05 PC dépensés sur ???
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Sam 9 Fév 2008 - 13:19

Ayasegawa n'eût pas besoin d'ouvrir les yeux ou d'attendre d'avoir fini d'être emporté par les vents pour comprendre que sa tentative avait échoué: un seul épervier n'aurait pu suffire à lui infliger la multitude de coups de serres qu'il sentit. L'autre volatile était encore en vie.

Passé l'attaque, il remarqua que cette dernière n'avait laissé pour seule trace de son passage qu'une unique éraflure sur son épaule droite dénudée.

*Boah, c'est tout? Cette armure est très résistante pour avoir réussi à supporter tous ces c...*

Mais c'est alors qu'une profonde douleur le fit souffrir à l'endroit de sa blessure. Il avait l'impression que son éraflure se transformer d'elle-même en sillon toujours de plus en plus profond. Il avait l'impression que son épaule était labourée de l'intérieure. C'est à ce moment que le fantôme partit d'un grand rire, et lui expliqua la cause d'une telle souffrance.

Il semblait prendre un plaisir jouissif à voir le jeune soldat torturé, et sa jubilation avait augmenté quand le nordique s'était retrouvé obligé de poser genou à terre, pliant sous le poids de la douleur soudaine.

*Qu'est-ce que se serait si je devenais inconscient... il ferait sans doute un banquet avec ses piafs pour fêter ça... Mais crois pas que je vais me laisser faire...*

Lorsque l'homme en noir lui promis que ce ne serait pas la seule blessure, Ayasegawa compris l'urgence de la situation, et, dans un grognement de douleur, il se remit debout, non sans difficulté.

*Jävlar, mon épaule... Argh...*

Il appuya un peu plus sur son épaule meurtrie, comme pour essayer de se soulager de la douleur atroce qu'il ressentait. A la vue de l'effort du jeune spectre, l'homme en noir déclara:


"-Oh? Tu te relèves déjà? Ce n'est pas amusant là... Tu n'en as pas eu assez peut-être? Cela te plairait sans doute de subir de nouveau la FURIE DES EPERVIERS..." Mais au lieu d'appuyer ses propos en se remettant en position d'attaque, il partit d'un rire tonitruant.

*Oh non, t'as pas envie de relancer une attaque... ça te fais trop plaisir de me voir tituber, ça je l'ai compris.*

La douleur se faisait de plus en plus violente, mais elle ne l'était pas assez pour briser la volonté et la lucidité du jeune spectre. Aussi Ayasegawa parcourut les alentours du regard.

*Il me faut ma faux...*

Et il la trouva: l'arme s'était enfoncée profondément dans un arbre situé à quelques mètres de lui. Sans plus attendre, il se dirigea vers elle, non sans exagérer son état de faiblesse.

*J'ai mal, mais je peux encore me battre... Mais lui, il le sait pas... si je continue à jouer mon mal en point, peut-être que d'une façon ou d'une autre je pourrai le surprendre...*

Cependant, Ayasegawa ne simulait pas autant qu'il voulait s'en persuader: la douleur qui l'élançait l'avait poussé à suer à grosses gouttes, et cela n'était pas dû à une quelconque comédie. Toutefois, le fantôme semblait se délecter du spectacle que lui offrait le nordique:


"Tu sais, si tu cherches à fuir mes coups, il te faudra courir plus vite que ça! Ha Ha Ha Ha!!". Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'Ayasegawa arrive à hauteur de la faux. Il tenait toujours son épaule de sa main gauche, aussi utilisa-t-il l'autre main pour l'extirper de l'arbre d'un coup sec. Le fantôme, cette fois-ci, perdit quelque peu son sourire, pour laisser place à une déception sincère:

"Oh? Alors tu mises tous tes espoirs sur ton arme, alors que tu possèdes le cosmos... Tu m'apparaît bien stupide: le salut ne se trouve pas dans ton arme, tu sais."

Ayasegawa, lui, se remit en position de combat. Son bras droit tremblait, aussi tenait-il la faux de ses deux mains. La douleur lui donnait une voix quelque peu chevrotante, mais il tentait d'y plaçait toute la conviction dont il pouvait faire preuve:

"Tu ne diras pas ça quand cette faux t'auras trancher la tête. Je te réserve bien des surprises encore, alors que la douleur qu'il m'ait donné de ressentir en ce moment ne me surprend guère: rien qu'à votre façon de débarquer et de vous vêtir, j'avais deviné que vous nous réserviez des coups comme tu viens de m'infliger: sournois et perfide. Ca ne m'étonne guère, auf ond, que ta puissance se manifeste d'une telle façon."

A cette réponse, le fantôme afficha une attitude amusée. Ayasegawa ne sut pas si cela était dû à la souffrance ou bien si ce fut réel, mais il lui semblait que les éperviers également se moquaient bien de lui.

*C'est eux, il faut je me débarrasse d'eux en premier: peut-être que mon armure ne supportera plus leur prochaine attaque, et s'ils me touchent encore à d'autres endroits...* . Il n'osa même pas imaginer, mais il savait que ce ne serait pas une partie de plaisir.


-Oh? Alors c'est toi qui me menaces maintenant!? Et bien je me demande bien comment tu feras pour arriver jusqu'à moi dans ton piteux état...

Et l'homme en noir repartit d'un grand rire. C'est alors que les tremblement cessèrent. Ayasegawa afficha un sourire à la fois malsain et satisfait, et le timbre de sa voix était aussi clair qu'à la normale:

"C'est pourtant simple, non?"

Le ton de la réponse interpela le fantôme. Sans doute trop tard: le jeune spectre s'était déjà élancé à une vitesse folle et il fondait sur lui. Il marqua un léger écart sur la droite du spectre, frappa de sa faux, et dépassa l'homme en noir, emporté par son élan. Il stoppa sa course avec grâce, et déclama:

"-Grâce au cosmos bien sûr: le cosmos, quand il est exacerbé, peut permettre d'augmenter la vitesse de déplacement, mais agit aussi comme une adrénaline qui peut faire oublier la douleur quand elle reste minime. Car tu ne crois pas que c'est une blessure, aussi profonde soit-elle, qui pourra m'empêcher d'utiliser mon cosmos, non?

Ayasegawa avait imperceptiblement concentré son cosmos dans ses jambes, attendant le bon moment pour foncer vers son adversaire. Mais ce n'était pas lui qu'il avait visé: l'épervier sur son épaule droite était sa véritable cible. Sans plus attendre, il se retourna pour faire face à son adversaire, se mettant aussitôt en position de combat, prêt à faire face à toute contre-attaque imminente. Dans le feu de l'action, la douleur qu'éprouvait le nordique s'était quelque peu dissipé, l'excitation d'Ayasegawa l'avait repoussée.

Cependant, il était allé si vite qu'il ne savait pas si son coup avait porté. A peine s'était-il retourné, sans prendre le temps d'observer les dégâts, il déclara d'un ton provoquant:


"-Alors, tu vois finalement ce que je peux faire avec ma faux!"

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Dernière édition par le Dim 10 Fév 2008 - 14:48, édité 1 fois
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Lothar
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Sam 9 Fév 2008 - 17:37

Et oui les premières impressions pouvaient vous conduire dans les pires situations. La blessure bénigne en apparence lui donnait l’impression d’avoir l’épaule labourée sans arrêt. Pourtant le spectre n’avait pas l’intention de se laisser abattre pour autant et il repassait déjà à l’attaque. Il avait d’ailleurs tenté un coup de bluff mais est-ce que cela marcherait ? Rien n’était certain mais le fantôme était pour le moment bien trop occupé à se moquer de son adversaire pour se concentrer sur autre chose.

Ayasegawa reçoit 9 points d'action.
Le fantôme reçoit 4 points d'action.

Ayasegawa reçoit 2 de puissance.
Malgré une attaque légèrement manquée, Ayasegawa est plus rapide.
Le fantôme reçoit 1 dégâts


Mais il fallait reconnaître au spectre d’Hadès une volonté peu commune qui, associée à son cosmos, lui avait permis de porter une attaque foudroyante. Le fantôme lui tournait toujours le dos alors que le jeune nordique se permettait une petite remarque ironique. Soudain, son ennemi sembla agité de soubresauts et lorsqu’il se retourna à son tour, Ayasegawa constata qu’il continuait de rire aux éclats comme si son assaut l’avait chatouillé. Il fallait croire qu’il avait raté son coup mais comment était-ce possible.

Mais en une seconde, le sang jaillit d’une profonde entaille et le rire du fantôme s’étrangla dans sa gorge alors qu’il se repliait sur lui-même essayant tant bien que mal d’empêcher le liquide vital de s’écouler. Finalement, l’attaque d’Ayasegawa s’était révélée des plus foudroyante au point même que celui-ci ne se soit rendu compte de rien. Son attaque était certes terrible mais pour le reste, le fantôme n’était pas aussi puissant qu’il y paraissait. Finalement c’était ses deux oiseaux qui le rendaient plus dangereux.

« Comment…Est ce possible….Mon attaque ne pouvait pas te laisser l’occasion de porter une telle attaque…je n’arrive pas à croire qu’il ait réussit à me toucher alors que je pensais avoir esquiver…. »

Un bel exemple pour le spectre qui apprenait ainsi qu’une trop grande certitude pouvait conduire à sa perte mais le fantôme n’était pas encore mort cependant Ayasegawa avait maintenant l’avantage. Chose qui se répétait d’ailleurs avec ses compagnons car Dolon venait à son tour d’exterminer son opposant et venait seconder Carn dans un but évident. En tuant libérant un autre guerrier expérimenté, il pourrait ainsi plus facilement rejoindre leurs camarades pour se débarrasser des autres fantômes.

Phlégon quant à lui faisait toujours face au commandant et les coups qu’ils échangeaient démontraient clairement qu’il n’était plus à l’échauffement.


Fantôme : 03 PV perdu sur ???, 05 PC dépensés sur ???
Ayasagewa : 9/11 PV 06/11 PC
Initiative : Ayasegewa


[HRP : par contre évite de terminer une attaque alors que je n’ai pas répondu, je sais que c’est pour le bien du rp mais en l’occurrence ton adversaire aurait pu avoir fait autre chose. Mais t’inquiète c’est pas bien grave, je t’informe juste de ce genre de chose si tu as réussi, tu peux le mettre dans le poste d’après lol.]
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Ayasegawa
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Dim 10 Fév 2008 - 16:50

HRP: Désolé, je le referai plus, promis Embarassed ... ^^

Pendant un instant qui lui avait paru durer une éternité, Ayasegawa vit son adversaire rire à gorge déployée de son attaque.

*Imp... impossible!*

C'est à ce moment que le rire mourut dans un flot de sang qui jaillit du fantôme: le spectre avait réussi son coup, et l'homme en noir plia à son tour sous la douleur de celui-ci. A l'inverse du spectre, toute son attention semblait focalisée sur le mal qu'il éprouvait, son esprit ne parvenait pas à se distancer de la souffrance physique.

Devant un tel spectacle, Ayasegawa relâcha quelque peu sa position: il semblait avoir l'ascendant psychologique. Cependant, il était tellement galvanisé par le fait d'avoir réussi à entailler sérieusement son adversaire qu'il restait fébrile. Mais ce n'était point la douleur qui le rendait dans un tel état, mais bien l'excitation d'avoir pris le dessus sur son adversaire.

Il l'observa d'ailleurs un instant: il maudissait le spectre et se lamenter de son sort. Il semblait par-dessus tout ne rien comprendre à ce qui venait de lui arriver, pire, il semblait ne pas l'accepter. Or il n'y a pas pire que de refuser de voir la vérité en face lors d'une telle passe d'armes. Les éperviers s'étaient envolés quand le sang avait jailli, leur perchoir étant devenue instable. Mais ils demeuraient néanmoins près de leur maître, sans pour autant paraître aux aguets.

C'est alors que revint à Ayasegawa les souvenirs des hurlements de Botrès, ceux-là même qui avaient paralysés sur place toute la troupe et avaient insinuaient le doute chez le jeune nordique. Il regarda ensuite l'entaille infligée sur son épaule par un des deux sinistres oiseaux; elle le faisait encore souffrir, mais l'adrénaline du combat était le meilleur anesthésiant. Puis il ramena son regard sur l'homme en noir, toujours à terre:



"-Je me rappelle Botrès, et tous les hurlements qu'il a poussé: c'était à nous en glacer le sang. Et lui, combien de vos éperviers lui ont tailladé la chair, combien de blessures lui avez-vous infligées? Il a souffert un véritable martyre. Et vous, vous vous êtes régalés du spectacle, bande de charognards. Sache que je n'ai aucune pitié pour les êtres abjectes de ton genre.

Il se mit en position d'attaque:

"-Je ne le connaissais pas moi, Botrès. Qu'il soit mort ou vivant ne me fait ni chaud ni froid. Mais qu'il ait souffert à cause de la fourberie et du sadisme d'une bande de fantômes perfides, qui se croient fort alors qu'ils ne sont rien, ça, je ne le supporte pas.

Il parlait lentement, mais le fantôme ne semblait qu'entendre qu'à moitié ses propos, trop obnubilé par la douleur, ou toujours sous le choc d'avoir était si facilement surpris. Ayasegawa brandit haut dans le ciel son arme et déclara:

"-Il est grand temps pour toi de disparaître. Et ce sera de ma faux! Considère pour moi qu'il n'y a aucun honneur à t'achever."

Ayasegawa était confiant, peut-être un peu trop. Mais son adversaire en face était saisi par le doute, alors ce n'était pas le moment pour le nordique de l'être à son tour: s'il affichait ses faiblesses, le fantôme reprendrait plus rapidement confiance en lui. Aussi Ayasegawa n'attendit pas plus longtemps, et s'élança de la même vitesse avec laquelle il avait surpris l'homme en noir, la faux prête à fondre sur son visage. Sa soif de vaincre n'avait jamais été aussi forte!

*Cette fois-ci, tu ne te relèveras pas!!*


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Lothar
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Lun 11 Fév 2008 - 17:57

Oui, le fantôme paraissait anéantit par la douleur et Ayasegawa allait en profiter pour achever cet impudent qui avait osé s’attaquer à son groupe. Oh oui, il ne se souvenait que trop bien des cris qu’avaient poussés leurs deux éclaireurs et lui même pouvait sentir encore dans sa chair la terrible douleur que pouvait provoquer les deux éperviers. La souffrance des deux spectres n’avait pu être que monstrueuse pour peu qu’ils aient été touchés un plus grand nombre de fois.

Ayasegawa reçoit 8 points d'action.
Le fantôme reçoit 5 points d'action.

Le fantôme n'a pas le temps de finir son attaque qu’Ayasegawa lui tombe dessus.
Ayasegawa reçoit 4 de puissance.
Alors qu'il visait, son coup atterrit légèrement décalé et blessa plus légèrement son adversaire.
Le fantôme reçoit 1 dégâts


Le fantôme sentit qu’Ayasegawa repassait à l’attaque et tenta de se relever pour lancer son attaque mais il fallait croire que le précédent coup du spectre l’avait touché à un point vital. En effet, l’ennemi était d’une lenteur incroyable et Ayasegawa fut sur lui avant même qu’il ne puisse faire un signe à ses oiseaux. Pourtant, il eut la présence d’esprit d’écarter la tête et la faux s’enfonça profondément dans son épaule. Mais à la grande surprise du serviteur d’Hadès, le fantôme attrapa le manche de l’arme empêchant ainsi Ayasegawa de la dégager du corps de son ennemi.

« Tu n’as vraiment rien compris pauvre imbécile. Je me soucie bien peu de ton honneur ou d’autres absurdités du même genre, la seule chose qui compte pour moi c’est que tu disparaisses d’une manière ou d’une autre. Mais sache le, ce n’est pas moi et encore moins mes oiseaux qui sommes responsable de la mort de tes deux compagnons. Mais ne t’inquiète pas tu vas les rejoindre bien vite. PAR LA FURIE DES EPERVIERS. »

Avant même que le spectre ne puisse faire quelque chose, le cosmos du fantôme vint l’entourer mais à la grande surprise d’Ayasegawa, son adversaire se dispersa en fumée. Sauf que celle-ci ne disparut, elle se sépara en deux colonnes allèrent s’infiltrer au seins des oiseaux qui voletaient encore au-dessus de la tête du spectre. Celui-ci s’aperçut d’ailleurs bien vite que les deux piafs augmentaient largement en taille et adoptaient une nouvelle consistance.

Tous les combats cessèrent alors que fantômes et spectres admiraient cette transformation peu commune. Les deux éperviers n’étaient plus que de l’énergie noire à l’état pure mais leur taille était telle qu’ils plongeaient les lieux de l’affrontement dans les ténèbres. Mais la surprise ne s’arrêta pas là car les deux oiseaux explosèrent en des milliards de particules qui retombèrent sur les guerriers. Au contact des spectre, ces petits projectiles se consumèrent mais le corps des fantômes semblaient absorber ces particules.


Et à la plus grande horreur des serviteurs d’Hadès, leurs opposants furent agités de terribles convulsions alors que chaque muscles de leurs corps triplaient de volume dans des hurlements sauvages. En quelques minutes tout fut terminé mais les spectres faisaient maintenant face à des colosses qui les dominaient de deux têtes minimum et dont le corps ressemblait plus à une colonne de pierre qu’à autre chose. Et derrière leurs masques, des yeux qui brillaient d’une lueur sauvage comme si leur âme avait disparue pour faire place à une bête sauvage.

Le plus terrifiant de tous était leur commandant, celui-ci n’était déjà pas petit avant ce qui venait de se passer mais maintenant c’était un véritable monstre. Son regard fou furieux avait d’ailleurs occulté Phlégon pour se porter sur le jeune nordique, celui qui était responsable de tout ceci. Il fallait croire qu’Ayasegawa s’était peut-être débarrassé d’un membre important du groupe ce qui ne voulait pas dire qu’il s’agissait d’une bonne idée quand on voyait le résultat.

Les spectres avaient été bien trop abasourdis pour pouvoir réagir, Carn et Dolon faisaient face à l’un des fantôme transformé, Phlégon se trouvait donc sur le chemin du commandant. Partout ailleurs, chaque spectre avait encore un fantôme face à lui, qu’allait donc faire Ayasegawa ?


[HRP : ton adversaire est K.O mais tu as encore l’initiative.]

Ayasagewa : 9/11 PV 04/11 PC
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MessageSujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein   Lun 11 Fév 2008 - 20:58

Quand le fantôme avait hurlé le nom de sa technique, Ayasegawa avait bien cru que les éperviers allaient fondre sur lui: quelle ne fut pas sa surprise de les voir ainsi grandir, s'élevant dans les airs et masquant toute lumière. Lorsqu'ils éclatèrent et s'éparpillèrent, le nordique se protégea les yeux de son bras libre, mais il entendait les hurlements de souffrance des fantômes. Il risqua un regard, et ce qu'il vit le cloua sur place: les hommes en noirs venaient de croître de façon exponentielle, c'était désormais des colosses qui se trouvaient face à eux