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| Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein | |
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Lothar MJ D'ASGARD

Inscrit le : 16 Aoû 2006 Messages : 299 Postule pour : Divine
| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Mar 12 Fév 2008 - 16:05 | |
| Et revoilà Ayasegawa en train de foncer vers un nouvel adversaire. Son précédent ennemi avait été relativement facile à vaincre même si sa technique était des plus redoutable. Mais il ne devait pas oublier qu’une bonne partie de son énergie avait été dépensée dans ce combat. Mais qu’à cela ne tienne, tout ceci n’était que détail et le fait que celui qui lui faisait face soit un commandant ne le dérangeait absolument pas. Après tout comme l’avait dit Phlégon, plus ils étaient gros plus ils étaient lent.
Ayasegawa reçoit 6 points d'action. Le commandant reçoit 8 points d'action.
Ayasegawa n'a pas le temps de finir son attaque que le commandant lui tombe dessus. Le commandant reçoit 21 de puissance. Il trouve une faille dans la défense d’Ayasegawa 1. Ayasegawa reçoit 2 dégats
Mais à la grande surprise des deux spectres, le fantôme réagit avec une vitesse surprenante pour sa corpulence. Il se rua à la rencontre d’Ayasegawa et l’accueillit d’un bon coup de genoux en pleine poitrine le réexpédiant à Phlégon avec violence. La force du coup fut telle que le serviteur d’Hadès percuta son homologue vétéran les envoyant ainsi tous deux s’écrasant contre un tronc d’arbre avant de retomber au sol. Le corps de Phlégon avait amorti l’impact pour Ayasegawa mais c’était lui qui avait pris l’assaut de plein fouet.
Le jeune nordique avait d’ailleurs encore le souffle coupé alors que Phlégon restait allongé au sol encore sonné par sa rencontre avec le bleu suivi du choc contre le tronc. Mais le commandant ennemi ne semblait pas vouloir s’arrêter en si bon chemin bien au contraire. Il fonçait maintenant sur Ayasgawa tel un taureau furieux alors qu’une aura pourpre entourait son corps.
« PAR L’ECRASEMENT DU GEANT »
Et oui, le commandant aussi maîtrisait le cosmos et la différence avec le fantôme aux éperviers était bien différente. Ce type paraissait un guerrier accompli comparé à l’autre qui passait pour un débutant et il fallait reconnaître que la transformation n’avait pas arrangée les choses. Les autres spectres n’étaient guère en meilleure position car malgré leur courage, les fantômes leur menaient la vie dure. Ils n’avaient rien perdu de leur vitesse et leurs coups étaient d’une rare violence.
L’un des serviteurs d’Hadès, le plus trouillard périt alors que sa tête se retrouvait au point d’impact entre les deux poings de son adversaire. Un craquement écœurant signala d’ailleurs le fait d’arme alors qu’un jaillissement et de matière cérébrale doucha le monstre qui l’avait abattu.
Dépense de 5 PC pour la vitesse du commandant
Ayasagewa : 7/11 PV 03/11 PC Commadnant : 0 PV perdus sur ???, 5 PC dépensés sur ??? |
|  | | Ayasegawa SPECTRE

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| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Ven 15 Fév 2008 - 12:58 | |
| Il avait pourtant garder un oeil vigilant, mais la rapidité du fantôme était inouïe, à la fois pour sa taille, mais aussi par rapport au reste de leurs adversaires. Quand le coup de genou partit, Ayasegawa venait à peine de percevoir que le colosse avait franchi la distance qui le réparait du nordique. Le coup était d'autant plus terrible qu'il fit retourner le jeune soldat d'où il venait, en sens inverse et sans transition. Durant ce moment où l'onde du choc parcourait tout le corps d'Ayasegawa, lui ordonnant de faire demi-tour, il n'eût que le temps de penser: *Qu'est-ce que...*, tout en expulsant l'air qui habitait ses poumons.
Il devint un projectile humain, heurta de plein fouet Phlégon, puis s'écrasa avec ce dernier contre un arbre qui plia face à une telle violence. L'un comme l'autre, ils n'allaient pas très fort: Ayasegawa devait se mettre à quatre pattes, tant il avait mal, et il haletait férocement, à la recherche de l'oxygène perdu. Tout en suffoquant, il se déplaçait, sentant son corps s'alourdir de plus en plus, se mouvant avec difficulté: il semblait également que son énergie s'était envolé.
*Bon... Bon... Bon sang! C'est quoi ce mec?! Il est trop fort, trop rapide. Fan! J'ai aucune chance! Comment est-ce que je peux faire?*
Comme pour lui rappeler l'invincibilité de la nouvelle forme de leurs adversaires, Ayasegawa entendit un craquement sordide et tourna son visage vers sa source: il vit qu'un des soldats, qu'il identifia comme étant Ior, venait de se faire horriblement décapité par un fantôme dont le masque venait de se recouvrir du sang de sa victime, lui donnant un air encore plus macabre et furieux. Ayasegawa balaya rapidement du regard le champ de bataille, et vit que tous les siens étaient en grande difficulté; seuls Dolon et Carn semblaient réussir à prendre le dessus sur leur adversaire. Cependant, la dernière image qu'il vit de ce spectacle, c'était ce fantôme fraîchement peinturluré de sang qui fondait à la rescousse de son camarade en difficulté.
*Han! Han! De l'air, de l'air...*
Le nordique reprenait avec quelques difficultés sa respiration un peu plus normalement, et il sentait Phlégon secouer sa tête, comme pour chasser des étoiles qui flottaient de-ci de-là dans son champ de vision. C'est à ce moment qu'ils entendirent la voix caverneuse du commandant ennemi:
"PAR L'ECRASEMENT DU GEANT!!"
*Fan!*
Ayasegawa vit le colosse fondre sur lui, et il comprit très rapidement que cette attaque lui était réservé. Il ne fallait pas réfléchir, seulement partir tout de suite. Instinctivement, il oublia la douleur et pris appui à la fois sur ses jambes et ses mains, toujours en position du chien qu'il était. Comme si la volonté de faire fis de la souffrance l'avait revigoré, il trouva en lui l'énergie nécessaire pour se propulser à quelques mètres de là, espérant que se serait suffisant pour échapper à l'attaque du fantôme.
Mais c'est au moment de s'élancer que lui vint à l'esprit cette pensée:
*Phlégon!*
Le vétéran se trouvait-il sur la trajectoire du fantôme? En essayant de reprendre sa respiration, Ayasegawa s'était éloigné de lui, mais était-ce suffisant? Il avait du lui aussi sentir le colosse attaquer, il devait sentir le coup venir. Il devait.
Au moment de s'élancer, Ayasegawa tourna furtivement la tête vers le vétéran et lui cria du plus fort que ses poumons meurtris le lui permettaient un explicite:
"Dégage de là!!!
Il n'avait pas réussi à le voir mais de toute façon, il n'avait plus le temps, cette initiative lui en ayant fait perdre déjà beaucoup trop. Il décolla du sol, espérant pouvoir échapper à l'attaque, lui et son compagnon.
C'est durant ces quelques secondes où le temps semble s'arrêtait, où Ayasegawa se trouvait encore dans les airs, ignorant s'il avait réussi déjà à échapper à l'attaque ou non, que lui vint cette question:
*Faut-il... fuir?* |
|  | | Lothar MJ D'ASGARD

Inscrit le : 16 Aoû 2006 Messages : 299 Postule pour : Divine
| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Dim 17 Fév 2008 - 15:54 | |
| Ayasegawa devait maintenant faire face au plus terrible des ennemis : le doute. Il avait réussi à éliminer un fantôme mais celui qui fonçait sur lui semblait d’une puissance au-delà de la sienne. A tel point que le spectre envisageait la fuite mais aurait-il le temps de prendre la poudre d’escampette alors que son adversaire paraissait posséder une rapidité extraordinaire. Et puis ses compagnons risquaient de se retrouver dans une situation bien plus dangereuse encore.
Beaucoup de questions mais le fantôme venait de lancer une nouvelle attaque, une aura différente mais toute aussi sombre que son compatriote entourait son corps. Est-ce que tous leurs agresseurs possédaient un cosmos ? Cela paraissait peu réaliste, pendants les affrontements, Ayasegawa n’avait pas ressenti d’autres décharges d’énergies. Il n’y avait que l’homme aux éperviers et le commandant qui avaient déclenchés des attaques basées sur le cosmos.
Le commandant reçoit 9 points d'action. Ayasegawa reçoit 6 points d'action.
Le commandant reçoit 11 de puissance. Le commandant est plus rapide. Ayasegawa reçoit 1 dégâts
Le spectre s’était propulsé dans les airs à l’aide de ses mains et genoux afin d’esquiver la charge du fantôme mais ce fut peine perdue. Le commandant ennemi était sur lui et ses bras vinrent l’enserrer pour le plaquer contre son torse musclé. Aurait-ce été une femme que le spectre apprécierait le contact mais là ‘est une espèce de monstre humain qui est en train de s’amuser à lui broyer la colonne vertébrale. Le serviteur d’Hadès peut d’ailleurs sentir ses ors craquaient peu à peu alors que la douleur augmente au fur et à mesure que l’étreinte se resserre.
C’est alors que les avants-bras du commandant luisent de manière plus intense et libèrent un déluge d’éclairs qui parcourent le corps d’Ayasegawa faisant découvrir à celui-ci des souffrances insoupçonnées encore. Il ne peut que se tordre de douleur sans parvenir à se libérer de l’emprise du géant alors que le fantôme ricane.
« Oui c’est ça, hurle pour moi, quelle douce musique à mes oreilles. Quand je penses que tu espérais pouvoir faire quelque chose contre moi, j’espère que tu regrettes maintenant ton insolence »
La situation se révélait sans issue, ce monstre le tenait et ne paraissait pas vraiment avoir l’intention de le lâcher. Son propre corps ne tiendrait plus longtemps et celui-ci s’était transformé en véritable hymne à la douleur. Il était sûr d’une chose avant de mourir, c’est que ces gars-là prenaient leur pied en infligeant les souffrances ouaip de vrais tortionnaires.
« Au passage, j’espère que tu apprécieras le fait de savoir que tu seras le troisième spectre de ce groupe que je tuerais de mes mains. »
Ainsi donc c’était le commandant qui s’était occupé des deux éclaireurs et Ayasegawa qui ne pouvait pas lui faire payer son crime. « PAR L’ESPRIT DE LA FAUCHEUSE »
Alors qu’il allait sombrer dans l’inconscience, il sent quelque chose lui raser les cheveux puis une espèce de liquide jaillir sur son visage. Rouvrant les yeux avec difficultés, il put découvrir une faux plantée entre les deux yeux du commandant ennemi qui affichait une mine étonnée qui était presque comique. En un instant, le fantôme disparut dans un nuage noir libérant Ayasegawa qui retomba au sol non sans afficher une certaine grimace. Il allait avoir beaucoup de mal à se relever ça c’était certain. Phélgon se matérialisa alors dans son champ de vision tout sourire :
« Ce fut gentil à toi de me l’occuper quelques instants, je crois bien que si tu n’avais pas été là je n’aurais pas pu me débarrasser de lui. Le seul ennui est que je n’ai pas pu le questionner selon mon bon vouloir. Bon bouge pas d’ici je vais aller donner un coup de main aux autres et m’assurer qu’on en garde un en état de parler. »
Ayasegawa : 06/11 PV 03/11 PC Commandant ennemi abattu
[HRP : petite précision, considères que tu es trop touché pour pouvoir aller donner un coup de mains à tes petits copains.] |
|  | | Ayasegawa SPECTRE

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| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Lun 25 Fév 2008 - 18:47 | |
| Il avait littéralement était attrapé en plein vol. Le fantôme l'avait plaqué contre son torse, l'enlaçant de ses bras puissant. Déjà Ayasegawa lâchait à ce moment-là quelques grognements de souffrance, quand ses os ne cessaient de craquer. Mais il geignait et se crispait, s'efforçant de lutter contre la pression phénoménale qui résidait dans les bras du colosse fantasmagorique.
*Je dois tenir, je dois tenir...* se disait-il encore quand il espérait réunir assez de force pour échapper à la terrible emprise, ou du moins atténuer sa puissance écrasante et étouffante. Mais ce fut peine perdue quand le commandant des hommes en noirs déploya toute la force qui résidait dans son attaque, L'ECRASEMENT DU GEANT: des éclairs chargés d'une électricité mortelle parcoururent le corps du jeune nordique de long en large. La foudre le mordait plus qu'il ne pouvait le supporter, semblant déchirer petit à petit ses organe, carbonisant sa chair et son armure.
C'en était trop pour Ayasegawa, et il ne put retenir de terribles hurlement de douleurs: c'était comme si sa voix voulait échapper aux éclairs meurtriers, les cris de souffrance et d'agonie ne se tarissaient pas, pour le plus grand plaisir du fantôme.
Ce dernier jouissait sans vergogne devant le spectacle, exhortant Ayasegawa à souffrir toujours plus. Quand il avoua au spectre qu'il était l'assassin de Botrès et Euphyle, l'esprit du jeune soldat était si obnubilé par la souffrance qu'il n'écouta qu'à peine les propos du spectre. Il était incapable penser, ses sens ne répondait plus qu'à la souffrance: il n'entendait que le crépitement des éclairs, ses yeux, quand ils s'ouvraient, ne voyait que la foudre meurtrière, son corps ultra-sensible ne ressentait que déchirures, brûlures et douleur. Quant à sa voix, elle se mourrait dans un flot de souffrance et d'agonie, et il ne sentait plus que l'odeur malsaine de la chair brûlée, carbonisée. Tous ses sens étaient poussés à l'extrême, il devenait hyper-sensible, chaque nouvel assaut de foudre l'approchant un peu plus de la mort.
Ce fut le contact sang qui le ramena à la réalité. Etait-ce vraiment du sang? Il ne saurait dire, mais ce qui était certain, c'est que c'était frais, et que ça tranchait avec les éclairs. Mieux, cela semblait les repousser. Oui, c'était cela, depuis que ce liquide avait frappé son visage, les éclairs avaient cessé. Les étoiles et la foudre s'effacèrent peu à peu de sa vision, et avec un maximum de concentration, Ayasegawa pu remarquer qu'une faux ensanglantée venait désormais compléter le visage du géant fantôme, parcourut d'une grimace grossière.
Ce fut la dernière image qu'Ayasegawa eût de lui avant que ce dernier ne s'évapore définitivement, soulageant le jeune soldat de son étreinte et le faisant choir lourdement sur le sol. Il tomba sur le vente, puis rampa désespérément, haletant péniblement.
Il vit Phlégon se rapprochait de lui. Le vétéran, tout en se penchant, posa sa main sur son épaule, comme pour stopper les convulsions du jeune nordique, et lui déclarant:
« Ce fut gentil à toi de me l’occuper quelques instants, je crois bien que si tu n’avais pas été là je n’aurais pas pu me débarrasser de lui. Le seul ennui est que je n’ai pas pu le questionner selon mon bon vouloir. Bon bouge pas d’ici je vais aller donner un coup de main aux autres et m’assurer qu’on en garde un en état de parler. »
Appuyant le geste à la parole, il se redressa puis partit au secours de ses camarades, non sans avoir jeter un dernier coup d'oeil vigilant à Ayasegawa.
*Comme si je pouvais bouger...*
L'ironie est le meilleur des remèdes, mais ce fut bien là la seule fois où il put réunir et sa force et son esprit pour en faire. Cette fois-ci, la douleur était trop forte, la fatigue trop importante, et de plus il avait très soif.
Il était allongé de tout son long, sa tête reposant nonchalamment sur son bras droit. Ses long cheveux sombres s'étendaient un peu partout, couvrant ainsi son regard et son visage d'où s'échappaient par-ci par-là de légers flots de sang, son casque étant partit lors de sa chute.
Ayasegawa savait que s'il attachait trop d'importance à son sale état, ce dernier risquait d'empirer, et de toute façon, ça n'allait pas être comme qu'il souffrirait moins. Il porta alors toute son attention aux combats qui faisaient encore rage, pour oublier son pitoyable état.
Les fantômes semblaient être déboussolés par la perte de leur chef, et, si la colère se lisait toujours dans leurs yeux, on pouvait déceler chez certain une inquiétude et manifeste, et Ayasegawa devinait que quelques uns d'entre eux aimerait sans aucun doute prendre la poudre d'escampette. Mais Phlégon l'avait jouée fine, comme le constata le jeune nordique: tout d'abord, il s'en était allé aider Dolon et Carn. L'imposante carrure de leurs deux adversaires ne sauva pas ces derniers: Phlégon, attaquant par-derrière, décapita sans plus de cérémonie le premier, et les deux soldats achevèrent le second avant qu'il ne put se remettre de sa soudaine surprise.
Il ne resta plus que trois fantômes, affrontant chacun un soldat spectre. Chacun de ces derniers reçurent le soutien d'un des trois tueurs de fantômes. Deux des colosses furent encerclés, tandis que le dernier tenta de fuir. Mais Dolon propulsa à sa poursuite sa faux meurtrière qui s'enfonça dans son pied, faisant tomber dans un grand fracas le géant. Le jeune soldat se précipita sur sa proie, et retira sa faux tout en emportant avec le pied de sa victime. Le fantôme hurlait alors que son pied se métamorphosait en brume sombre puis disparut.
Au final, il semblait que Phlégon et ses hommes étaient en bonne voie pour parvenir à capturer l'un des fantômes.
Sans doute était-ce la certitude de voir ses camarades venir à bout de l'ennemi qui le rassura, quoiqu'il en soit, le corps d'Ayasegawa et son esprit réclamèrent un repos bien mérité, et le jeune nordique ne put empêcher ses lourdes paupières de s'abattre, et il sombra dans un sommeil inconscient. |
|  | | Lothar MJ D'ASGARD

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| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Mar 26 Fév 2008 - 12:14 | |
| Le spectre venait de sombrer dans l’inconscience suite aux terribles blessures qu’il venait de subir. Pour lui, le bruit des derniers combats s’étaient estompés peu à peu et il ne put assister à la suite des évènements. L’état d’Ayasegawa était loin d’être brillant et celui-ci réclamait un repos ainsi que des soins urgents. Mais le serviteur d’Hadès ne souciait plus de ce genre de choses terrassé par les souffrances et la fatigue. Combien de temps sembla-t-il flotter dans les ténèbres ? Il ne saurait le dire mais au bout d’une durée indéterminée, il finit par rouvrir les yeux.
Il constata alors différentes choses, la première fut que la nuit était tombée sur la forêt rendant celle-ci encore plus ténébreuse et effrayante. La deuxième est qu’un feu avait été allumé produisant une douce chaleur qui réchauffait encore vu qu’il était allongé prêt de celui-ci. La dernière et la plus appréciable : son corps ne le faisait plus vraiment souffrir. Il semblait comme apaisé ce qui paraissait incroyable lorsqu’il repensait à la terrible douleur qui n’avait eu cesse de le torturer.
« Tiens, la belle aux bois dormants vient de se réveiller. »
Plissant les yeux, Ayasegawa réussit à éclaircir un peu plus son champ visuel et constata que ses camarades spectres étaient tout présents formant un cercle autour du feu de camp. Et comme le ton de sa voix, celui qui venait de commenter son retour des songes n’était autre que Dolon. Après un rapide calcul, le jeune nordique finit par arriver à un total de six guerriers d’Hadès ce qui amenait le total à sept en le comptant avec. Il n’y avait donc eu aucun mort supplémentaire de leur côté après qu’il soit tombé dans les pommes.
Ainsi donc les combats étaient terminés et même si les spectres avaient perdus trois des leurs, ils avaient remporté la victoire. Mais curieusement, il ne trouva aucune trace du fantôme qui semblait être sur le point de finir leur captif. Que s’était-il donc passé pendant son inconscience ? Ayasegawa tenta alors de se redresser mais il grimaça vite avant de renoncer à ce genre d’action, il était encore bien trop faible mais il perçut vite un mouvement et après un bref coup d’œil s’aperçut que Phlégon venait de s’agenouiller prêt de lui.
«Eh bien, il était temps gamin, on était en train de prendre les paris sur le fait de savoir si tu serais ou non le quatrième à rejoindre le domaine de sa majesté. Tu étais salement amoché mais les baumes et la connaissances des herbes de notre cher Brom font toujours des miracles. La preuve, tu es encore parmi nous et tu verras qu’après une nuit de sommeil tu auras retrouvé la moitié de tes capacités. C’est un véritable don qu’il à car techniquement tu devrais ne plus pouvoir bouger avant un certain temps. Il y a des jours où je me demande quand même où il a apprit tout ça. »
Ayasegawa l’ignorait sans doute aussi mais il devait une fière chandelle à ce compagnon mais en attendant, il ignorait toujours comment s’était terminé la bataille et ce qu’ils allaient faire ensuite.
[HRP : Gain de 25 XP à Ayasegawa pour son combat avec le fantôme aux éperviers et son opposition face au commandant des apparitions] |
|  | | Ayasegawa SPECTRE

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| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Mer 27 Fév 2008 - 12:58 | |
| Les ténèbres de son inconscience s'étaient désormais dissipés, pour laisser place à ceux de la nuit. Mais cette fois-ci, un feu réconfortant se dressait face à eux.
Ses compagnons commentèrent son éveil, notamment Dolon, et quand il comprit que la douleur qu'il ne ressentait plus n'était pas tout à fait dissipée, Phlégon vint le voir et le mit au courant des dernières nouvelles. Cependant, le jeune nordique finirait par attraper un torticolis à rester ainsi allongé tout en maintenant par la seule force de son coup sa tête dans les airs afin de pouvoir observer ses interlocuteurs. Aussi, malgré quelques relents de fierté, il demanda le plus simplement possible qu'on l' "aide" à s'adosser contre le tronc d'un arbre proche: plus que de demander de l'aide, c'était l'idée d'être impuissant sur le sol tel un ver qui se tortille sans pour autant avancer qui lui faisait le plus honte.
Le vétéran et Carn déplacèrent avec autant de soins qu'en était capable des soldats le jeune nordique près d'un arbre et l'y adossèrent, tout ça sous les conseils de Brom.
*Si j'avais été plus prudent, je n'aurai pas terminé dans cet état... et voilà, maintenant, je dois la vie à Phlégon, mais aussi à ce Brom...*
Cette pensée fut la première d'Ayasegawa, et elle le rendit quelque peu bougon: il n'aimait pas avoir des dettes, surtout quand la vie en était la mise. A la rigueur, sauver quelqu'un, pourquoi pas, mais devenir le débiteur d'autrui ne l'enchantait guère, surtout des inconnus.
Cependant, après examen de son corps, Ayasegawa dut reconnaître que le Brom en question avait fait un bon travail: la douleur qui avant l'avait poussé jusqu'à l'évanouissement avait disparue, et même s'il ne pouvait plus bouger, il ne pouvait pas non plus parler de paralysie, mais plutôt de violentes courbatures, qui disparaîtraient dans quelques temps, au pire une semaine. Il porta un regard vers le Brom en question et en mémorisa le visage: comme la plupart, il avait enlevé son casque, dévoilant une longue chevelure poivrée attachée en queue de cheval. Il était affublé d'une mince barbichette, d'un sourire affable et d'un oeil malicieux. Il était un peu plus jeune que Phlégon.
*Un peu moins vieux?*
Ayasegawa ne l'avait pas compté auparavant parmi les plus courageux du groupe, et il sût aussitôt pourquoi: Brom n'était pas parmi eux pour son excellence dans le combat, mais bien pour ses capacités à prodiguer des soins avec diligence. Certes, son expérience de soldat due à son âge lui avait sans aucun doute permit de tenir face à un fantôme, mais il était loin de valoir un Dolon ou un Carn. Son rôle était d'être le médecin improvisé du groupe, et cela faisait de lui le personnage le plus important de l'escouade, après Phlégon. Comme le nordique ne cessait de l'observer, Brom lui lança un sourire bienveillant, ce à quoi répondit Ayasegawa d'un faible hochement de tête.
Il se dit qu'il ne lui manquait plus que deux des noms des membres de l'escouade, et qu'il se devait au plus vite de les apprendre, mais un faible grelottement le distraya de cette pensée: pour lui prodiguer ses soins, on avait du lui enlever son armure, et son éloignement du feu ne lui permettait pas de profiter autant de sa chaleur. Il avait froid. Comme s'il avait deviné son état, Phlégon lui apporta une couverture et l'en recouvrit:
"Tiens petit, met donc ça. Ce serait ballot qu'après tous ces efforts un rhume t'emporte rejoindre le sombre royaume."
Une nouvelle fois, Ayasegawa hocha avec quelques difficultés la tête pour remercier le vétéran, qui continua ses actions de bon Samaritain en apportant de l'eau au jeune nordique. Pendant qu'il buvait, Phlégon déclara:
"-Tu t'en es très bien tiré petit! Faut dire que t'as pas eu l'adversaire le plus facile: Brom nous a montré ta vilaine blessure à l'épaule, nous expliquant que c'était pas une entaille commune. On y ressentait encore des bribes de cosmos, et on voyait à l'oeil nu la blessure se creusait un peu plus. Vilain coup que t'as reçu là bonhomme. -Ouais, peut-être, mais en même temps, réussir à se faire toucher par un piaf, si c'est pas lamentable... -Ah toi... si t'étais pas aussi bon au combat, j'te jure... M'enfin, le bleu, sache que quand il a vu ça, même c'te fanfaron n'a pas fait le mariol: ça lui a fermé son bec, quelque chose de bien! Jamais savouré un si beau silence! Ha! Ha! Ha!
Ce discours provoqua un léger rictus sur le visage du jeune spectre, surtout quand il vît Dolon se renfrogner devant l'insulte. Mais là qu'on l'appellait sans cesse le "bleu", il se demandait si ça valait le coup de retenir les noms des autres quand ces derniers ne faisait même pas l'effort de retenir le sien. Pourtant, "Ayasegawa", c'était facile, non?
Il laissa son regard embrassé l'assistance: les visages à son encontre étaient un mélange de pitié, de soulagement de le savoir encore en vie, d'angoisse à l'idée de se traîner un fardeau, de regret d'avoir perdu un pari, et, celui de Carn, d'indifférence totale. Il n'aimait rien de tout cela. Il déglutit péniblement, puis demanda d'une voix rauque:
"-Alors, ça c'est fini comment cette histoire? Avant que je... enfin, bref, il y en avait encore trois en vie." -Ah, ben ça va alors, tu as bien résisté en fait..."
Voyant que les compliments n'aidaient pas Ayasegawa à se sentir mieux, Phlégon décida de raconter brièvement la bataille:
"-Et bien à la fin on en a encerclé deux, je peux te dire, c'était pas du gâteaux: ils s'accrochaient à la vie comme Charon a ses pièces! Ils nous ont donné bien du mal. Mais j't'en ai blessé un et Grom l'a achevé. Le dernier, Carn et Lycaon lui ont donné le coup de grâce en même temps. T'aurais vu, c'était beau à voir: ils sont venus chacun sur un de ses flancs, et quand ils lui ont éclaté la tête et qu'il s'est évaporé, ils se sont rencontrés de pleine face. Bande de bras-cassés j'te jure... -Ouaip, mais si on fait les comptes, le nouveau, t'es à la masse."
Ayasegawa ne releva pas cette remarque, il attendit que les rires se meurent, mais même après ce moment là, il n'avait pas la réponse de ce qu'il attendait. Aussi, laconique, demanda-t-il:
"Et le troisième? Celui qui a tenté de fuir et qui s'est fait happer un pied?"
Le visage de Phlégon se fit plus sérieux:
"Ah lui..." |
|  | | Lothar MJ D'ASGARD

Inscrit le : 16 Aoû 2006 Messages : 299 Postule pour : Divine
| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Jeu 28 Fév 2008 - 13:12 | |
| Le ton qu’avait pris Phlégon indiquait que concernant le troisième fantôme, tout ne s’était pas passé aussi facilement que prévu. Pourtant la fuite de cet homme indiquait clairement que malgré sa bestialité, les monstres pouvaient avoir peur de la mort. Ses camarades l’avaient de plus bien blessé et ce malgré la force et la rapidité du fantôme. Ses compatriotes n’avaient donc dû avoir aucun soucis alors pourquoi cet air sérieux ? Qu’est-ce qui avait bien pu se passer ?
« Eh bien, en fait Dolon l’avait bien amoché en effet et lorsque nous en eûmes finis avec ses petits copains, on s’est rabattu sur lui et on l’à crucifié au sol histoire de l’immobiliser définitivement. Ca ne s’est pas fait sans mal d’ailleurs car il a vite compris que c’est la fin et du coup il a vendu chèrement sa peau mais nous avons pourtant réussi. Cependant, nous n’avons pas pu l’interroger, il s’est mordu la langue au point de se l’arracher et il a disparu dans un nuage noir. »
«Ce qui n’arrange pas vraiment nos affaires, on ne sait pas ce que sont ces gaillards, d’où ils viennent et surtout qui ils servent. La seule chose qu’on peut envisager c’est que ce sont ces fantômes qui auraient attaqué la patrouille de ce secteur. Mais on ne sait pas si ils sont responsables de la disparition des autres groupes ou si ils ont des petits copains dans le coin. Phlégon, qu’est-ce qu’on doit faire ? »
Le silence s’installa dans le groupe alors que les spectres regardaient tous le vétéran attendant sa réponse. Celui-ci avait d’ailleurs les yeux dans le vague, réfléchissant intérieurement à la meilleure conduite à entreprendre.
« Nous avons croisé un groupe d’étranger qui a clairement démontré qu’ils en voulaient aux soldats des enfers. Nous n’avons trouvé aucun indice nous permettant de croire que la première patrouille est bien tombée sous les coups de ces fantômes même si les allusions du commandant des fantômes le laissent penser. Bref nous n’avons aucune information valable à rapporter à nos supérieurs si ce n’est la présence d’ennemis hostiles. Je suppose que nos chefs l’avaient déjà devinés et nous devons donc rapporter plus renseignements.
Pour ce soir, on se repose, on récupère et demain matin on explore encore un peu le secteur. Selon ce qu’on trouve quelque chose ou non, on essaiera de suivre le trajet de la deuxième patrouille. Si certain ont de suggestions ou des contestations c’est maintenant… » |
|  | | Ayasegawa SPECTRE

Age : 20 Inscrit le : 11 Sep 2007 Messages : 141 PV; PC : 36/41 - 34/41 Postule pour : Surplis de l'Elfe ou du Lycaon Emploi : Garde
| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Jeu 28 Fév 2008 - 18:34 | |
| Alors comme ça, le dernier des fantômes était allé jusqu'au suicide, préférant la mort à l'interrogatoire.
*Quelle détermination...*
En effet, cela montrait bien à quel point leurs agresseurs possédaient une volonté de fer et, sans aucun doute, des objectif bien précis. Fort de cette pensée, et même si son esprit était quelque peu nébuleux, Ayasegawa, toujours de sa voix rauque, déclara:
"-Il y a forcément d'autres protagonistes dans cette histoire... le dernier fantôme avait tenté de fuir, mais à priori, ce n'était pas pour sauver sa vie, puisqu'il lui suffisait de répondre aux questions..." -Parce que tu penses qu'on l'aurait laissé en vie? -Non, mais lui aurait pu en avoir l'espoir: s'il tenait tant que ça à la vie, je dis qu'il aurait répondu aux questions."
L'état du jeune nordique restait quelque peu faible, et sa voix peu assurée n'aidait pas pour appuyer ses arguments. C'est alors qu'un autre soldat prit la parole. C'était un des deux hommes dont Ayasegawa ignorait complètement le nom, et il vint en quelque sorte à son secours:
"Je pense comme le bleu: de se donner la mort soi-même dans des conditions si atroces témoigne d'une grande détermination. Je suis sûr qu'il s'en allait pour rejoindre un autre groupe, ou faire un rapport: je suis certain qu'il n'y avait pas que ces dix là dans les environs."
La requête de Phlégon qui encourageait à exprimer des propositions délia la langue de membres de la troupe qu'Ayasegawa n'avait encore presque pas entendu parler. Cette fois-ci, il s'agissait de Brom, qui parla de sa voix calme:
"-Je suis pas vraiment convaincu d'une présence dans les environs; après tout, depuis tout ce temps qu'il m'a été donné de vagabonder un peu partout pour sa majesté, j'en ai vu des tarés de toutes espèces, et des valeurs comme la fierté qui quand elles sont poussées à l'extrême peuvent pousser des idiots à préférer mourir plutôt qu'être captifs. Et à supposer qu'ils aient des copains, ou pire, qu'ils aient reçu des ordres, rien ne nous prouve que cette autorité est dans le coin, et on peut très bien imaginer que ce gars en noir, quand il cherchait à s'enfuir, était prêt à faire plusieurs centaines de kilomètres avant de retrouver son maître. -Ben papy, il y a de la couardise dans l'air?"
La provocation de Dolon à l'égard de Brom fit doucement sourir celui-ci, mais bizarrement, elle n'eût pas plus de prise que ça: le vieux soldat continua d'observer un calme certain, et son sourire ne paraissait en rien forcé. Il s'apprêta à répondre, mais ce fut Phlégon qui prit la parole à sa place:
"Toi le fanfaron, du respect pour les anciens s'il te plaît. Et ne confond pas la sagesse avec la couardise, bien au contraire, tu devrais prendre exemple sur Brom: à rester trop fougueux comme tu l'es, il va finir pas ne rien t'arriver de bon. Brom a juste voulu préciser que peut-être au final nos ennemis n'étaient pas dans les alentours. Si tel était le cas on serait en train de perdre un temps précieux en billevesées et patrouilles inutiles; qu'on pourrait tout aussi bien aller prévenir les autorités, pour prendre des mesures afin d'accueillir d'hypothétiques nouveaux arrivants, ceux qui viendraient prendre des nouvelles du groupe qu'on vient de massacrer. Il serait ballot de perdre du temps en explorations infructueuses, mais en même temps, j'ai pas trop envie qu'on se sépare: si un groupe tombe dans une embuscade pareille à celle d'aujourd'hui, il sera dans un sacré pétrin. Alors voilà ce qu'on va faire: une bonne nuit de repos pour tout le monde, un tour de garde toutes les heures, sauf pour le bleu bien évidemment. Et dès le lendemain, c'est comme j'ai dit: le secteur, puis chemin de la seconde patrouille. Mais on fera vite, on courra s'il le faut. Pas question d'avancer aussi lentement qu'aujourd'hui: rapides, efficaces et silencieux. C'est d'accord?
Les hommes acquiescèrent excepté Dolon qui se permit cette remarque:
"-Silencieux, silencieux... avec de telles armures, ça va pas être facile tout de même... -A toi de voir si tu peux te montrer léger ou rester aussi lourd que d'habitude. C'est pas mon fort les compliments surtout face à un morveux comme toi, mais quand tu battais au mieux de ta forme face aux fantômes, on entendait que ta faux qui sifflait dans l'air: ce que je vous demande, c'est un véritable effort de concentration, dès qu'on suivra le chemin de la seconde patrouille, car on a pas de temps à perdre. Vous vous sentez prêts?"
De nouveau, les soldats acquiescèrent. Cette fois-ci, le regard du vétéran se dirigea directement vers Ayasegawa:
"Et toi? Tu t'en sens capable? Car pas question de rentrer tout de suite!"
Ayasegawa sourit avec une petite grimace:
"-Ai-je vraiment le choix de toute façon? -Ca, c'est sur que non. Mais j'ai confiance en Brom et ses baumes, et demain tu te réveilleras frais comme un gardon. -Je veux bien le croire, mais là, va falloir m'aider à me lever: je dois aller me soulager. -Désespérant...
Phlégon demanda avec nonchalance un volontaire pour la "âpre tâche", et se redressa l'homme qui avait appuyé l'argumentation du jeune soldat. Il aida Ayasegawa à se relever, et le conduit à l'ombre d'un arbre, loin de l'assistance moqueuse. Il le fit ensuite prendre appui contre un tronc, et s'éloigna de quelques pas, afin d'offrir au jeune nordique une intimité illusoire.
Quand Ayasegawa eût terminé, l'homme, affublé d'un sourire bienveillant, vint soutenir le jeune nordique dans sa pénible marche:
"-Et bien, ça a l'air d'aller mieux: il faut croire que Grom n'a pas perdu la main, et que ses onguents produisent toujours des miracles! -Il faut croire... C'est vrai que ça semble aller de mieux en mieux. -Ne t'inquiète pas, j'ai confiance: demain, tu pourras courir comme un lièvre. -Alors c'est que j'aurai perdu de ma vitesse si je suis incapable de courir plus vite qu'un tel animal.
L'homme sourit avec assez de sincérité à la blague pour pousser Ayasegawa à lui demander:
"-Et me sera-t-il possible de connaître le nom de ma béquille provisoire? -Je me nomme Lycaon, déclara-t-il en conservant toujours son large sourire.Et toi, le bleu? -Ayasegawa. -Bien heureux de faire ta connaissance, Aya. Tu me permets ce diminutif, je ne me souviens plus de la suite de ton nom... -Ce sera toujours mieux que le bleu..."
Les hommes s'en retournaient vers le feu quand Phlégon vint à leur rencontre:
"Lycaon, tu me couches le nouveau, et tu viens me voir après: c'est à toi de prendre le premier tour de garde.
Lycaon s'en alla aider Ayasegawa à se coucher, avec le plus de soins possibles, du côté le plus isolé du feu, à la demande du nordique, puis il s'en alla rejoindre le vétéran.
Ayasegawa conforta sa position, puis, pour oublier un peu son corps, tenta de faire vagabonder ses sens par-delà les arbres: il perçut des bruits de pas, des oiseaux de nuits qui prenaient leur envol, mais aucune aura malsaine. Rien que la Nature et ses habitants.
Rassuré, il ferma les yeux et tenta de trouver un sommeil qu'il espérait des plus réparateurs.
Dernière édition par Ayasegawa le Mer 5 Mar 2008 - 14:53, édité 1 fois |
|  | | Lothar MJ D'ASGARD

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| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Sam 1 Mar 2008 - 18:02 | |
| Le spectre espérait maintenant une nuit qui le remettrait d’aplomb et il faut reconnaître qu’il en avait bien besoin. Lycaon avait donc pris le premier tour de garde et ses compatriotes s’endormirent tous très rapidement même si la plupart d’entre eux évitèrent de se laisser aller trop profondément dans les bras de Morphée. Ce qui ne fut pas le cas d’Ayasegawa qui avait véritablement besoin de reprendre des forces et le seul moyen d’y arriver était de profiter un maximum du temps de repos. La nuit ne connut aucun dérangement, les tours de gardes changèrent sans qu’on n’ait à déplorer le moindre incident et le lendemain matin, les soldats des enfers se réveillèrent frais et dispos. Phlégon chargea Brom d’aller s’assurer de l’état du bleu le réveillant à son tour et Ayasegawa put constater que malgré de nombreuses courbatures, son état de santé était bien meilleur que hier. Les spectres entreprirent par la suite de se sustenter puis une fois le déjeune expédié, le vétéran distribua les ordres.
« Bon, on va procéder méthodiquement, on évite de se séparer mais on essaye de couvrir le maximum de terrain sans se perdre de vue. Donc dans une direction puis une autre sur à peu près 20 lieux. Vous m’avez bien compris parfait alors en avant, au fait le bleu, Brom m’à dit que t’était opérationnel mais force quand même pas de trop. »
Les serviteurs d’Hadès s’enfoncèrent de nouveau au cœur de la forêt recherchant la moindre trace qui pourrait leur apporter un renseignement quelconque sur leurs mystérieux agresseurs ou ce qui était arrivé à la première patrouille. C’est ainsi que la matinée passa alors que les spectres venaient déjà d’explorer deux directions sans rien trouver. Certains commençaient déjà à bougonner que c’était une perte de temps mais Phlégon ne changea pas d’avis. Il étaient partis dans la troisième direction et au bout d’une demi-heure Carn fint par héler ses compatriotes.
Tous le rejoignirent alors et découvrirent un spectacle horrifiant au pied d’un arbre. Un nuage de mouches vrombissait autour d’une dizaine de corps entassés les uns sur les autres et au vu de leur putréfaction, cela faisait un petit moment qu’ils se trouvaient là. Ce fut Dolon qui commenta le premier le spectacle tout en apercevant quelques pièces d’équipement.
« Bon bah, on vient de retrouver la première patrouille mais alors pour avoir leur rapport c’est pas gagné. »
Brom s’avança alors près du charnier puis sembla examiner différents corps.
« Ouaip tout comme Botrès et Euphyle, il se sont fait littéralement massacrés comme si des bêtes s’étaient acharnées sur eux. Je suis prêt à parier que ce sont nos petits copains d’hier qui les ont hachés menus. Il faut croire que ces fantômes sont des adeptes de la boucherie et adorent se délecter de la souffrance de leur victime. Enfin c’est l’impression que j’ai vu que certains bouts ne se retrouvent plus à la bonne place. Le tout est de savoir quelles informations ils ont obtenues et si ils ont réussi à les transmettre à leur supérieur»
[HRP : c'est Brom qui t'a soigné pas Grom ] |
|  | | Ayasegawa SPECTRE

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| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Mer 5 Mar 2008 - 16:28 | |
| Ayasegawa commençait à être de ceux qui pensaient que l'on était en train de perdre du temps quand il entendit l'appel de Carn. Il se précipita à son encontre; jusque là, les arbres et les fougèrent ne lui avaient rien dévoilé, et il se demandait ce qu'avait bien pu trouver le soldat silencieux. Ayant été placé à l'autre extrémité de celle de Carn, et ne pouvant encore courir au plus vite, Ayasegawa fut un des derniers arrivés devant le funeste spectacle.
Des corps humains avait été amoncelés négligemment au coin d'un arbre ancestrale, attirant toute une armée de mouches plus bruyantes et énormes les unes que les autres. Non, ce n'était pas à proprement parler des corps, mais bien plusieurs parties de corps: il manquait toujours quelques membres voire quelques morceaux par-ci par-là, aucun n'était désormais encore entier. De plus, il se dégageait de ce charnier une odeur putride qui agressait sans vergogne les narines des soldats d'Hadès, qui ne pouvaient rester devant cet affligent massacre sans conserver une main devant le nez.
Seul Brom, qui semblait avoir été un prototype de médecin légiste dans une autre vie se pencha sans gène aucune pour examiner les corps. Si tout le monde pouvait tout de même soutenir la vue de ce macabre spectacle, Brom lui paraissait comme accoutumé d'un tel environnement et étudiait les corps et leurs restes comme s'il s'agissait d'une simple fleur.
Brom annonça après un soigneux examen que les auteurs de cet abject forfait étaient sans conteste les agresseurs d'hier, ou tout du moins des êtres semblables aussi bien physiquement qu'au niveau des mœurs bestiales. Comme l'avait souligné Dolon, quelques morceaux d'armures brisées étaient répandue aux alentours, et un des assassins avait même jugé de bon goût d'enfoncer une faux dans la tête d'un des morts: nul doute, il s'agissait bien d'une patrouille de spectres. En examinant un des rares visages encore identifiable, Brom déclara:
"Le gamin a bien raison: il s'agit de la première patrouille. Je reconnais encore le visage d'Ulyos. Il était un des premiers à avoir été convoqué par le commandant Rhaad."
Comme si l'identification des morts venait en quelque sorte de l'immuniser contre l'odeur pestilentielle du charnier, Phlégon s'approcha de Brom, le nez à découvert, contemplant les cadavres d'un air grave. Après un long soupir, il déclara:
"Pauvres bougres! Ils ont pas été ménagés!"
Puis, il tourna son visage vers Brom:
"-Quelles informations auraient-ils bien pu chercher à obtenir d'après toi? -Ah mais ça, mon vieux, j'en sais rien! Je dis ça parce qu'ils ont l'air d'avoir été torturé. Certes, ceux d'hier étaient des sadiques, mais c'est juste une hypothèse quand je dis qu'on leur a soutiré des informations."
Alors Phlégon regarda de nouveau les cadavres et examina le charnier quelques instants. Mais pas du regard aussi acéré et averti de Brom, non: ses yeux semblaient un peu plus vagues, nostalgiques, comme pu le constater Ayasegawa.
*Après tout, eux aussi appartenaient à la Section de l'Est: Phlégon les avait sans aucun doute doute connu, et partagé divers moment avec eux. Ca doit être un coup dur pour lui.*
Ayasegawa se remémora la convocation devant le commandant Rhaad: ils n'avaient été alors que dix. Si, comme il le pensait, il s'agissait là des dix derniers membres de la Section de l'Est encore stationnés aux Enfers, et que les autres patrouilles avaient subi le même sort que celle se trouvant devant eux, et bien la poignée d'hommes qui se tenait debout face au vétéran représentait les derniers membres de sa section. Ce que pouvait ressentir Phlégon à cet égard en ce moment-même était compréhensible.
C'est alors que Phlégon fit volte-face et harangua les soldats:
"-Bien, messieurs, je crois qu'il n'y a plus rien à faire ici, à part une chose: nous devons enterrer nos anciens compagnons! -Quoi?! -Pardon!? -Euh... Phlégon, je veux pas paraître insensible, mais on a pas vraiment le temps et le matériel nécessaire pour ça... -Et quoi encore? On creusera avec nos mains s'il le faut, mais on peut pas les laisser comme ça bon sang! -Attendez: on sait pas encore ce que son devenues les autres patrouilles: peut-être que certains sont encore vivants, dans la mouise! Peut-être que si on se dépêche suffisamment, on pourra les sortir de là. Peut-être qu'on peut encore en sauver, mais pour cela il faut aller au plus vite! -Il a raison! A la rigueur, à notre retour, on pourra revenir les enterrer, quand on aura fini la mission: ils peuvent attendre encore un peu, vu le temps qu'ils semblent avoir été là! -Pfff! Mais il y a sans doute quelque chose qu'on peut faire pour eux maintenant, au lieu de les laisser être la proie des mouches et des charognards. -Il n'y a plus rien à faire pour leurs corps. Et puis, même si on les enterre, au lieu que leur chair soit souillée par les corbeaux, elle sera la proie des vers. Il n'y a plus rien à faire pour leur corps! Mais on peut toujours agir pour leur âme: on peut leur donner l'obole pour le passeur, afin qu'ils ne restent pas coincer sur les rives, parmi la masse innombrable. Mais pour cela, il faudrait que quelqu'un ait de l'argent. Et c'est pas ce qu'on trouve souvent chez les soldats ça... -Tu rigoles, il y a pas plus joueur qu'un soldat, il y aura bien quelque pièces dissimulées sous leurs armu..."
Mais ce fut alors que le vétéran s'interrompît et porta son regard vers le fougueux Dolon, et plus il le fixait, plus ce dernier semblait mal à l'aise. Pire, Phlégon le regardait désormais avec un sourire carnassier:
"-Toi! -M... Moi? Quoi "moi"? -Oui toi! J'avais entendu quand on marchait encore alors à la recherche de l'ennemi hier. Il y avait un cliquetis inhabituel, un bruit qu'avait pas grand chose à voir avec les armures. J'avais fini par en identifier la source: ça provenait de chez toi! -Ah, ah ouais? Et alors?"
Dolon tentait de rester le plus stoïque possible, mais son ton était de plus en plus chevrotant, et le sourire de Phlégon de plus en plus malsain:
"-"Et alors" que tu dis... Et bien, t'aurais bien quelques dinars pour nos compagnons, non? -Je... Je... Non, non, je ne crois pas. -Tu ne crois pas? Ah oui? Tu veux peut-être que je te fouille, histoire de vérifier... -Et, et même si j'en avais, pourquoi se serait à moi d'en filer hein? -C'est évident: parce que sinon, nous, on se casse, et toi, tu restes là à creuser une belle tombe à main nue pour chacun de ces valeureux soldats. -Mais c'est pas juste!"
Cette fois-ci, le ton de Dolon était celui de l'enfant qui refuse une punition inique. Pourtant, il ne pu rien faire quand Brom, Carn et Ayasegawa l'immobilisèrent, sous les ordres de Phlégon. Ce dernier se mit alors à fouiller le jeune Grec, sous ses hurlements de protestations et de menaces, et mit la main sur une belle bourse en ce qui semblait visiblement être du cuir de bonne qualité. Il l'ouvrit:
"-Oh oh! Mais que voilà? Dix belles pièces d'or! Mais c'est juste ce qu'il faut pour nos compagnons tout ça! -C'est pas juste: cet argent devait me servir à me payer des filles pour mon retour! -T'avais qu'à mettre la main à la poche pour Euphyle, Botrès et Ior."
A cette pensée, Phlégon se tourna vers Ayasegawa. Après tout, il n'avait pas été là pendant l'enterrement de ses trois compagnons:
"Et toi, j'espère bien que t'as quelque chose si jamais on retombe sur des cadavres, car tu es le prochain donneur!"
Sur ces paroles on relâcha Dolon, puis Brom et Phlégon tentèrent de placer les pièces d'or dans dix mains ou sous dix langues différentes: il ne faudrait pas que l'un d'entre eux se retrouve avec deux pièces et un autre sans rien! Et tout cela, sous l'œil désespéré de Dolon.
Quand la répartition des pièces fut terminées et sembla équitable, Phlégon tendit la bourse vide au Grec qui la reprit de mauvais cœur, puis déclara:
"Bon, voilà, on en a terminé avec la première patrouille. Nos recherches ont été intensives, et il semble qu'il n'y a plus rien à voir dans le secteur. Cependant, on part dans la quatrième direction, toujours à portée de vue, puis si on trouve rien, on s'en retourne à la route qu'on avait emprunté hier: ça doit bien être par là qu'est passé la seconde patrouille!" |
|  | | Lothar MJ D'ASGARD

Inscrit le : 16 Aoû 2006 Messages : 299 Postule pour : Divine
| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Ven 7 Mar 2008 - 1:55 | |
| Les spectres venaient de faire leur première découverte importante de la journée. Certes, celle-ci était quelque peu macabre mais au moins, ils avaient appris quelque chose. Phlégon voulait s’assurer qu’il ne trouverait rien d’autres et les serviteurs d’Hadès étaient repartis en exploration. Bien entendu, il y avait un membre de leur groupe qui grommelait différentes menaces peu d’avoir dû renoncer à certains plaisirs de la chair pour le repos de l’âme de ses compagnons. Un « silence » du vétéran finit par le fait taire mais tous savaient qu’il n’en pensait pas moins.
Ils passèrent encore un petit moment à explorer les environs mais il fallait bien se rendre à la raison, ils ne trouveraient rien d’autre par ici. Phlégon permit aux membres de son groupe de faire une petite pause surtout pour Ayasegawa. Le jeune homme avait certes bien récupéré mais il n’était tout de même pas au sommet de sa forme. Brom en profita d’ailleurs pour récolter quelques herbes et en faire une bouillie qu’il fit ingurgiter au jeune nordique qui grimaça. Cette mixture était bien peu ragoûtante et le pauvre spectre faillit régurgiter le tout pour l’hilarité de certain.
«Alors t’encaisse deux attaques des plus puissantes et t’es pas capable d’avaler ce qui pourrait te soigner. Allez mon vieux, plus c’est mauvais plus c’est efficace. »
Y avait pas à dire, tout le monde semblait avoir adopté le bleu à tel point qu’on n’hésitait pas à le charrier à la moindre occasion. D’un autre côté, il faut dire qu’il avait fait d’une certaine manière ses preuves même si pour cela, il devait avaler des trucs infects. Une fois la pause terminée, Phlégon expliqua à ses hommes qu’il était maintenant temps de rejoindre l’itinéraire de la deuxième patrouille. Tous se demandaient d’ailleurs la cause de la disparition du deuxième groupe et songeant que les fantômes étaient responsables.
Une nouvelle marche attendait donc les soldats des enfers qui se mirent en route adoptant une vitesse des plus correcte. Brom se tenait aux côtés d’Ayasegawa lorsque Lycaon interpella leur « soigneur » permettant au bleu d’écouter leur conversation
« He Brom, t’as pas remarquer un autre détail près du charnier ? »
« Non pourquoi ? tu as vu quelque chose d'autre? »
« Et bien, en plus des cadavres de nos camarades, il y avait des squelettes de corbeaux. Hors ces oiseaux comme tu le sais servent de messagers à nos troupes ce qui veut dire que les fantômes les ont abattus également mais je demande comment ils ont su que nous nous servions de ces oiseaux. Et j’aimerais savoir comment ils ont fait pour les abattre, parce que même en connaissant les fantôme, c’est pas le genre de piaf qu’on peut descendre facilement. »
Brom fit mine de réfléchir quelques instants avant de reprendre la parole.
« Tu as raison, ce ne sont pas des débutants, ils se sont chargés de couper nos moyens de communication mais que sous-entends tu sur la mort des corbeaux. Tu penses que les fantômes auraient fait appel à des moyens qu’ils n’ont pas utilisés contre nous. »
Lycaon fit mine d’acquiescer avant de hausser les épaules l’air de dire peut-être peut-être pas semblant attendre de Brom qu’il lui propose une explication logique.
[HRP : libre seulement tu t’arrêtera sur le fait que tu continues ta petite ballade.] |
|  | | Ayasegawa SPECTRE

Age : 20 Inscrit le : 11 Sep 2007 Messages : 141 PV; PC : 36/41 - 34/41 Postule pour : Surplis de l'Elfe ou du Lycaon Emploi : Garde
| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Ven 7 Mar 2008 - 20:44 | |
| Ayasegawa avait écouté scrupuleusement la discussion, et venait d'apprendre par la même occasion que le personnel des Enfers utilisait des corbeaux pour garder le contact et délivrer des messages. Il l'ignorait jusque là, et c'est alors que lui vint cette pensée, qu'il s'empressa aussitôt de communiquer à ses camarades:
"Excusez-moi de m'immiscer dans cette conversation, mais il m'est venu une idée: il apparaît évident que les fantômes, s'il s'agit bien d'eux, savaient avant même d'attaquer la première patrouille que les spectres utilisent des corbeaux comme moyen de communication."
Brom lui jeta un coup d'œil interrogateur, puis demanda, sans vraiment comprendre le sens caché derrière les propos du jeune nordique:
"Ma foi, ça semble vrai... Mais où veux-tu en venir?
Ayasegawa déglutit fortement. La potion du soigneur plus ou moins improvisé lui avait laissé une impression écœurante: sa bouche était horriblement pâteuse, et il ne sentait que trop bien les relents nauséabonds qui s'en échappait. Pour lui, parler devenait en somme une sorte de supplice. Il espérait qu'avaler sa salive lui permettrait de passer outre cette désagréable sensation:
"Et bien, si c'est bel et bien le cas, alors on peut raisonnablement penser qu'il se trouve un traître aux Enfers qui leur a donné ces informations."
Il avait toujours une sale bouche, et une sale haleine. Mais Brom, lui, semblait quelque peu abasourdi par l'hypothèse du jeune nordique que par son haleine. Il frotta son menton poilu tout en fixant du regard un point invisible: il s'était enfermé dans une profonde réflexion. Lycaon et Ayasegawa le comprirent et continuèrent d'entretenir un silence respectueux auprès du soigneur tout en marchant à ses côtés, tentant de ne pas faire trop de bruit pour ne pas interrompre le fil de ses pensées. Après un certain temps, Brom ramena son regard vers les deux hommes et les dévisagea tour à tour:
"Et bien, on peut dire qu'il n'y a pas grand chose qui vous échappe à vous deux... il faut entretenir Phlégon au sujet de vos remarques. Mais juste avant, le bleu, dis-moi: tu as bien affronté un fantôme qui se battait avec des éperviers, non?"
Une nouvelle fois, Ayasegawa déglutit péniblement, puis répondit:
"-Oui, c'est exact. Pourquoi? -C'est simple: l'épervier est un très bon chasseur, et boosté par le cosmos et au nombre de deux, ne peut on pas imaginer qu'ils aient pu anéantir tous les corbeaux à eux seuls?"
Cette fois-ci, ce fut Lycaon qui répondit à la place du jeune nordique:
"-C'est peut-être possible, mais je ne pense quand même pas. Un oiseau, en plus de pouvoir voler à une hauteur tel que les coups d'un humain ou même d'un fantôme ne peuvent l'atteindre, ça vole vite. Et vu le nombre de carcasses dans le charnier, je crois bien qu'un ou deux auraient pu échapper aux éperviers et revenir sain et sauf aux Enfers. -Ce qui, à la rigueur, pourrait être possible, c'est qu'il y ait d'autres fantômes possédant des éperviers. Mais dans ce cas-là, c'est qu'ils ne doivent peut-être pas être très loin..."
Une nouvelle fois, Brom considéra les deux soldats d'un regard assez rude. Ayasegawa était un peu mal à l'aise, mais Lycaon, semblant d'un naturel assez décontracté, soutenait sans fléchir ni sans provocation le regard du soigneur. Ce dernier finit par lâcher:
"Bon très bien, je prend les devants et vais parler de tout ça à Phlégon. Puis, s'adressant au jeune nordique: Et toi, désolé de te le dire comme ça, mais t'as vraiment une sale haleine. Avec ça, tu attraperas plus de mouches que de filles. Tiens, voilà ma gourde. Prend donc une rasade: depuis le temps que tu l'as ingurgité, la potion a dû faire son effet. Tu peux sans doute boire autre chose maintenant.
Il tendit à Ayasegawa une gourde dont ce dernier s'empara avec réticence. Il avait été profondément vexé de la remarque de Brom, ainsi que du sourire de Lycaon qui l'avait suivie, mais il savait au fond de lui que c'était vrai. Il la porta à sa bouche, et put alors constater que la potion avait en effet bel et bien agit: il y aurait encore quelques heures, un tel geste n'aurait pu se faire si facilement, ses courbatures le relançant à coup sûr. Assez satisfait de l'état de son corps à défaut de celui de sa bouche, il but une première longue gorgée avec laquelle il se gargarisa. Puis il en but une seconde, mais cela ne suffit pas à enlever le goût désagréable. Ce fut alors que Lycaon lui proposa un morceau de viande. Le jeune nordique l'accepta de bon cœur, non pas parce qu'il avait faim, mais bel et bien parce que la nourriture pourrait enfin atténuer les miasmes qui s'échappaient à son insu d'entre ses dents. Il remercia le soldat puis se mit en devoir de mastiquer le léger entremet.
Devant eux, Brom venait de rejoindre Phlégon qui ouvrait la marche, secondé de Carn, et ils pouvaient voir le vétéran afficher un air grave face aux propos du soigneur. Derrière, à quelques mètres du reste du groupe, Dolon était en train de se plaindre et de ronchonner auprès du dernier soldat. Ayasegawa leur jeta un rapide coup d'œil, et il plaignit alors, même s'il ne connaissait toujours pas son nom, cet homme qui devaient écouter toutes ces maugréassions.
C'est ainsi, dispersé et disparate, que le cortège de soldats continuait sa route, à la recherche d'indices pouvant les mener à la deuxième patrouille. |
|  | | Lothar MJ D'ASGARD

Inscrit le : 16 Aoû 2006 Messages : 299 Postule pour : Divine
| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Sam 8 Mar 2008 - 14:53 | |
| Alors qu’Ayasegawa tentait de remédier à son haleine de zombie, il pouvait constater que Phlégon et Brom poursuivaient leur petit intermède. Et au fur et à mesure de la discussion, le jeune nordique pouvait constater au visage du vétéran que celui-ci n’appréciait pas vraiment les nouvelles. Quand au groupe, et bien il continuait de poursuivre tranquillement sa route cherchant à rejoindre la deuxième patrouille. Cela faisait d’ailleurs un petit moment qu’ils s’étaient remis en route et Dolon grogna.
« Hé Phlégon, j’espère que tu sais ou tu vas parce que là j’ai l’impression qu’on est en train de tourner en rond. »
Le vétéran poussa un grognement démontrant clairement ce qu’il pensait de l’homme qui l’avait interpellé ainsi.
« Je t’ai déjà dit d’avoir plus de respect envers tes aînés, si tu continues à me vriller les nerfs c’est toi le prochain qui fera connaissance avec ma faux. Maintenant sache ceci : la deuxième patrouille quadrillait un secteur opposé à celui de la première donc il va falloir que tu te fasses une raison, on en a encore pour deux petites journées avant de les rejoindre. Mais si je vous demande de faire attention au décor c’est pour s’assurer qu’on ne retrouve pas les corps des membres de ce groupe.
Il ne faut pas écarter le fait que ces fantômes se sont peut-être aussi occupés de la deuxième patrouille et dans ce cas, il y a de fortes chances qu’on puisse retrouver leurs restes sur la route. Tu comprends un peu mieux maintenant espèce d’abrutis ou faut qu’on te fasse un dessin. ? »
Dolon frémit une nouvelle fois sous l’insulte mais se retint de faire le moindre commentaire. Brom en avait profité pour se rapprocher d’Ayasegawa et de Lycaon avant de reprendre la conversation.
« Bon alors, selon Phlégon, ces théories sont plus qu’intéressantes mais pour lui notre mission ne change pas. Nous devons retrouver les deux autres patrouilles avant de revenir au château, la possibilité que nous ayons un traître aux enfers est préoccupante et il ne l’écarte pas. Par contre, Ayasegawa n’aurait pas tort selon lui, ce sont bien les éperviers qui se seraient chargés des corbeaux. Après tout, nos supérieurs ne les envoient pas en tir groupé et les éperviers auraient pu se charger de chaque « envoi ».
Et puis il tient à nous rappeler ce qui s’est passé lors du combat, il à beaucoup de mal à croire que la technique du premier adversaire du bleu soit si courante que cela. Mais comme il l’a dit lui-même, si nous croisons d’autres fantômes, nous le saurons bien assez tôt. »
Voilà bien des mystères que le groupe d’Ayasegawa devait encore résoudre mais pour le moment il fallait poursuivre la route. Et ce qu’il d’ailleurs jusqu’à ce que la nuit commence à tomber et que Phlégon ordonne une halte pour un nouveau bivouac.
[HRP : De nouveau libre, tu t’arrêteras juste lorsque tu te remets en route le lendemain matin avec même un peu de trajet.] |
|  | | Ayasegawa SPECTRE

Age : 20 Inscrit le : 11 Sep 2007 Messages : 141 PV; PC : 36/41 - 34/41 Postule pour : Surplis de l'Elfe ou du Lycaon Emploi : Garde
| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Lun 10 Mar 2008 - 17:38 | |
| Le soleil déclinait déjà, seule une faible lueur réussissait encore à transpercer le feuillage compact de la forêt. Phlégon décréta que l'on devait trouver un coin pour camper cette nuit. Mais la forêt était trop dense, là où il se trouvaient. Aussi les hommes durent-ils s'enfoncer avec vigilance parmi les arbres, à la recherche d'une place déboisée. Ils continuèrent leur exploration pendant quelques minutes puis trouvèrent enfin l'objet de leur recherche dans un recoin de la forêt. C'était un endroit à découvert, loin de la route initiale, et dégagé sur une trentaine de mètres aussi bien de long comme de large. En levant la tête, les hommes comprirent que les cimes des arbres ne les gêneraient pas le moins du monde pour entrapercevoir les étoiles cette nuit:
"Ça ira pour ce soir les gars. Bon maintenant, au boulot. Brom et moi, on s'occupe de déblayer l'endroit. Dolon et Rhuios, vous vous chargez de nous trouver du bois pour le feu, et vous le préparez. Lycaon et le bleu, on a plus de réserve de nourriture, comme il fallait s'y attendre, alors vous allez partir à la chasse: vous essayez de nous trouver un ou deux sangliers, et si c'est pas possible, quelques lièvres. Il fait pas encore nuit, il y a moyen d'en trouver, mais faudra vous grouillez. Quant à toi, Carn, t'inspecte les environs, tu surveilles un peu histoire de voir si on a été suivi ou s'il y a un rôdeur. Vous êtes encore là? Allez hop hop hop, on y va, allez, allez!"
Phlégon agitait ses mains comme pour chasser des oiseaux qui se seraient approchés un peu trop près de lui, et les hommes rompirent les rangs pour vaquer à leurs tâches.
Lycaon fit signe au jeune nordique de le suivre, et ils s'enfoncèrent tous deux un peu plus dans la forêt. Le soleil allait bientôt disparaître, et trouver du gibier dans de telles conditions ne serait pas chose aisée. Lycaon demanda alors à Ayasegawa:
"-Dis moi, est-ce que tu sais chasser au moins? -Pfff! Quelle question! Dans mon pays, le rapport avec la nature est permanent. On grandit avec elle et on vit avec elle. On apprend à la connaître elle et toute la faune qui la constitue. Qu'il soit guerrier ou paysan, l'homme de mon pays sait toujours chasser. Et, avec mes longues années de voyage, j'ai du souvent me débrouiller tout seul, et j'ai alors pu m'exercer tout mon saoul au plaisir de la chasse. -Oh! Vraiment? Et bien c'est un plaisir que d'avoir un expert à mes côtés. Et tu chassais quoi alors?"
Ayasegawa ne répondit pas tout de suite, au contraire. Il cessa de regarder Lycaon pour contempler le ciel. L'obscurité gagnait peu à peu du terrain, et les arbres commençait à devenir d'obscures silhouettes menaçantes. Le nordique parla alors, la tête toujours levée vers les hauteurs:
"En réalité, je chassais surtout des oiseaux, et quelques élans. Car alors j'avais un arc. L'arc est véritablement l'arme du chasseur, il n'y a qu'avec cette arme qu'il ne peut véritablement ressentir du plaisir. C'est l'arme de l'instinct. On poursuit l'élan endiablé, on est à l'affût du vol de l'oiseau. Et là, on doit tirer une flèche du fourreau, armer l'arc, le bander et envoyer le projectile en un temps record. Souvent la proie est vive, si elle n'est pas imposante. Comment réussir à la stopper avec un simple trait? Il faut faire vite, viser précisément et sans attendre. J'ai toujours aimé cette arme. Mais là, je t'avoue, je ne sais pas trop comment chasser avec une faux, et je ne comprend pas pourquoi je dois aller chasser: mon corps semble rétabli, mais de là à pouvoir courser un lièvre..."
Lycaon lui répondit avec un sourire chaleureux et une tape sur l'épaule:
"-Bâh, ne t'inquiète pas pour tout ça. Et puis, si Phlégon t'envoie chasser, c'est sans doute pour tu fasses de l'exercice. La marche à pied, c'est bien, mais ça ne suffira pas à réhabituer ton corps au combat. Maintenant, pour la chasse, pas de problème: ce n'est pas parce qu'on a marché toute la journée côté à côte que Phlégon nous envoie chasser... -Ah non? -Et non! Lycaon sourit encore un peu plus, un sourire plein de fierté.S'il m'envoie avec toi, c'est parce qu'avant de servir Hadès, j'étais un chasseur émérite. Et depuis les quatre années que je suis au service de sa majesté d'outre-tombe, c'est toujours moi qui, dans un groupe parti en vadrouille, s'en va cueillir le repas fraîchement attrapé. Je suis un peu comme qui dirait le "ravitailleur". Tu regrettes ton arc dis-tu? Et bien laisse moi t'apprendre que, dans de telles circonstances, ta faux suffira amplement."
Ayasegawa le dévisagea avec des yeux ronds.
*Chasseur?*
"Allez quoi, me regarde pas comme ça voyons! Tu vas voir, c'est très simple. Phlégon a choisi un très bon moment pour chasser, je t'explique: là, la nuit commence à gagner du terrain, aussi la plupart des animaux commencent à regagner leur abris, si ce n'est déjà fait. Mais il fait encore suffisamment clair pour qu'un œil aguerri puisse encore trouver des traces de ces bestioles là. Et c'est ce qu'on est en train de faire depuis tout à l'heure. T'as peut-être pas vue, mais on est en train de suivre les pas d'un sanglier là... regarde un peu mieux par terre."
Ayasegawa se pencha et examina le sol avec attention. Quand ses yeux finirent pas s'habituer à l'obscurité environnante, il se rendit compte qu'effectivement le chemin qu'ils empruntaient jusque là était sillonné d'empreintes de ce qui était vraisemblablement un sanglier. Ensuite, en regardant un peu plus les arbres et les plantes voisins, il lui sembla voir ici une branche cassé, là-bas une fougère écrasée:
"Allez viens, le reste n'est qu'un jeu d'enfant. Je suis les pas, et toi tu suis les miens. Ils nous mèneront à son repaire, d'où on aura plus qu'à le faire sortir, et là, on n'aura plus qu'à l'accueillir avec nos faux."
Ce fut comme Lycaon avait dit. Ils trouvèrent le repaire de la bête à quelques centaines de mètres de leur camp. Lycaon entreprit de faire sortir de la bête de la façon la plus simple: en balançant à travers la petite grotte qui lui servait d'abri un solide cailloux. Comme il l'avait annoncé, la grotte était peu profonde et le projectile ne manqua pas d'atteindre sa cible.
L'animal émit un couinement surpris puis grouina violemment. Des pas précipités annonçait sa charge et sa prochaine sortie. Mais à peine eût-il présenté sa tête à l'air libre que cette dernière fut transpercée par un coup de faux bien placé.
*Ça alors, quelle maîtrise!*
L'animal finit sa course en tombant lourdement sur le sol, dans un horrible cri d'agonie. Lycaon s'approcha de la bête et en extirpa son arme. Puis les deux s'emparèrent chacun de deux pattes de la bête et firent route vers le camp où le feux déjà brûlait vivement. Les autres accueillirent chaleureusement le copieux repas, félicitèrent les deux chasseurs pour leur prise, et Brom se chargea de faire cuire la viande. Rhuios, l'homme dont jusqu'à cette nuit Ayasegawa ne connaissait pas encore le nom, sortit de son paquetage une bouteille d'eau de vie que chacun accepta avec joie.
La nuit passa ainsi, à boire et à manger, dans les blagues grivoises et les récits légendaires. Ayasegawa, à la demande de certains, en vint même à parler de son histoire et de son pays fort lointain, mais il n'aimait point ce genre de choses, aussi se contenta-t-il de l'essentiel, changeant bien vite de sujet. Puis vint le moment de dormir et d'instaurer les tours de garde. Cette fois-ci on y inclut le jeune Ayasegawa, comme il semblait être assez bien remis de son combat. On lui attribua le premier tour, pour ne pas trop le déstabiliser.
Souhaitant bonne nuit à ses camarades, il alla se tapir dans un coin d'ombre, assistant au coucher plus ou moins difficile de ses compagnons. Devant ce spectacle, Ayasegawa repassa tous les évènements passés depuis qu'ils avait quitté la caserne des gardes des Enfers, toutes les horreurs qu'ils avaient vu et qu'ils allaient peut-être voir, et comprit que ce n'était pas l'insouciance ou un manque de respect envers leurs camarades tombés qui les avaient poussés à rire cette nuit pour la première fois, mais bien une envie certaine de montrer à la mort qu'ils la connaissaient bien, et que même s'ils la savaient dans les parages, ils ne la craignaient pas.
Dolon quémanda des volontaires pour un jeu de dès, avec bien entendu de l'argent comme mise, mais Phlégon décréta qu'il était trop tard pour cela. Alors peu à peu les paupières des hommes s'affaissèrent, et Ayasegawa n'eût bientôt pour seule compagnie que les bruits du vent qui agitait les branches des arbres, du crépitement des flammes et des ronflements de ses camarades. Il resta alerte pendant son heure, puis, jugeant qu'il n'y avait rien à craindre pour l'instant, il alla réveiller Carn dont c'était désormais le tour, et en profita pour raviver le feu. Enfin, il s'allongea entre Dolon et Lycaon, puis le sommeil s'empara aussitôt de lui.
*****
Le lendemain matin, la petite troupe se réveilla de bonne heure, puis, après un frugal repas constitué des restes du sanglier de la veille, les hommes reprirent leurs affaires, revêtirent leur armure puis s'en retournèrent à la recherche de la seconde patrouille.
Leur route les amena à traverser une grande clairière: les arbres s'y regroupaient par petits groupes, laissant les rayons du soleil s'exprimer sans ombrage. Et ces derniers se prenaient au jeu, car l'astre irradiait la clairière de sa chaleureuse lumière. C'était une magnifique journée, et les soldats étaient bien heureux de sortir de la forêt pour pouvoir en profiter. L'herbe était abondante et verte, on pouvait voir quelques lapins gambader au loin et les chants d'oiseaux emplissaient les oreilles des hommes. Même Dolon, jusqu'alors taciturne, semblait être influencé par ce cadre plus clément:
"-C'est ça le secteur de la seconde patrouille? Si oui ben je comprend pourquoi on les revoit plus: manque plus qu'une petite rivière et on pourrait passer sa vie ici. -Je t'ai dit hier qu'il fallait encore deux jours au moins avant de les retrouver. Mais c'est vrai que j'espère que cette nuit on aura encore droit à un tel paysage: ce serait vraiment l'endroit rêver pour y camper."
Puis les hommes reprirent leur marche à travers la clairière et le temps radieux. Dans un tel environnement, ils en vinrent même à oublier les horreurs qu'ils avaient vécu, et les visages affichaient des traits plus détendus. Décidément, le soleil redonnait plus de baume au cœur que le meilleur des remèdes.
Les hommes marchaient bien plus groupés que la veille, et certains se permettaient même de discuter. Néanmoins, ils continuaient de scruter les alentours: le danger était là, il ne s'agissait pas qu'il les prenne par surprise! |
|  | | Lothar MJ D'ASGARD

Inscrit le : 16 Aoû 2006 Messages : 299 Postule pour : Divine
| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Mer 12 Mar 2008 - 17:53 | |
| Les spectres venaient donc de retrouver un état d’esprit plus calme. Certes tous savaient que le danger pouvait venir de n’importe où mais chaque soldat était aux aguets et il paraissait peu probable qu’on arrive encore à les surprendre. Les discussions continuaient pourtant entre les serviteurs d’Hadès, certains demandaient à Brom et Phlégon quelques anecdotes de leurs journées tandis que d’autres escomptaient obtenir auprès de Dolon certaines techniques pour gagner aux jeux.
Curieusement, Dolon n’était guère enthousiaste de partager certains secrets mais les autres ne voulaient guère lâcher le morceau. C’est ainsi qu’une bonne partie de la journée passa sans la moindre anicroche, ils n’avaient effectués qu’un seul arrêt le temps de sustenter grâce à une nouvelle prise d’Ayasegawa et Lycaon désignés chasseurs du groupe. Ce n’est donc que vers le milieu de l’après-midi et après avoir quitté la clairière que Lycaon fit s’arrêter le groupe en levant la main.
« Phlégon, vient voir ça, des traces relativement fraîches d’un groupe d’humains à ne pas en douter. Je dirais même qu’il s’agit d’un groupe assez nombreux. »
Le vétéran se pencha et jeta un œil par-dessus l’épaule du pisteur constatant en effet plusieurs branches cassées ainsi que des buissons piétinés.
« en effet, par assez nombreux, tu estimes à peu prêt à combien de membre? Et selon toi, nos fantômes ou autre chose?»
Lyacon eut une petite grimace avant de répondre.
« Je dirais une quinzaine de personnes mais je ne pense pas qu’il s’agisse de fantômes. On n’avait trouvé aucune trace d’eux alors que là j’ai l’impression qu’il s’agit de gros balourds. En tout cas, il n’ont pas plus d’une heure d’avance sur nous»
Phlégon fit mine de se gratter le menton avant de se tourner vers son groupe.
« Bon à première vue, il ne s’agit aucunement de la deuxième patrouille mais on va quand même se lancer sur leurs traces. Peut-être qu’on obtiendra quelques informations mais une nouvelle fois, restez sur vos gardes et on progresse de nouveau en silence jusqu’à ce qu’on leur tombe dessus. »
[HRP : te laisse me décrire cette petite traque, à toi de t’arrêter sur le fait que vous êtes sur le point de trouver votre proie.] |
|  | | Ayasegawa SPECTRE

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| Sujet: Re: Allemagne : Patrouille auprès du chateau d'Einstein Mer 19 Mar 2008 - 20:04 | |
| Bien que ça ne l'eût pas vraiment enchanté, Phlégon se vit quelque peu forcé d'envoyer de nouveaux des éclaireurs. Un petit groupe avançait devant eux, il s'agissait de ne pas les laisser s'échapper. Il choisit pour pisteurs Lycaon et Ayasegawa:
"Bon, écoutez-moi. La clairière est encore vaste, et ils sont sans doute derrière cette côte qu'on voit au loin. Il s'agit de les rejoindre, mais pas tous en même temps, sinon on pourrait se faire repérer. Alors, Lycaon et le bleu, vous partez devant. La clairière est assez déserte, on risque pas de vous perdre de vue. Mais cette fois-ci, dès qu'il y a du grabuge, où que vous vous sentez repérés, n'hésitez pas, faîtes demi-tour. Compris?"
Les deux hommes acquiescèrent, puis, déchargeant leur paquetage à leur compagnons, se mirent en route promptement et lestement. Ils couraient d'un pied légers, à la poursuite des empreintes qui tapissaient le sol. Parfois ces traces se dissimulaient sous une herbe un peu trop proéminente, se cachant des regards indiscrets. Mais l'œil de Lycaon était celui d'un lynx, ou plutôt, de la bête fauve du même nom. Il s'élançait majestueusement, avec bien plus de grâce et d'habileté que son comparse.
Ayasegawa tenta de se persuader que cette agilité qui lui manquait était dû au fait que son corps était encore souffrant, mais, en toute honnêteté, il se devait de reconnaître les talents indéniables du chasseur.
*Il est bien plus rapide que je ne pensais...*
Déjà, ils avaient creusé l'écart avec le reste de la troupe qui les suivait à une allure plus modérée. Ils allaient si vite que Lycaon se permettait un petit détour vers les quelques talus et arbres qui pointaient de-ci de-là, se dissimulant d'hypothétiques guetteurs. Il pouvait se le permettre: ses yeux perçants débusquaient même à plusieurs mètres les empreintes les moins visibles. Parfois, il en touchait même certaines du bout des doigts, bien qu'Ayasegawa n'en comprenait jamais l'utilité:
"Hmm... c'est certain! Ils sont de plus en plus proches! On y est presque..."
*Ah? Si tu le dis... Bientôt, il se servira de son nez comme un chien!*
Et ils continuaient leur traques, ne cessant sans cesse d'augmenter la cadence de leur course, la longueur de leurs enjambées. Il faisait de son possible, mais le nordique ne parvenait pas à bondir aussi agilement que son camarade:
"J'aimerai bien réussir à posséder le surplis du Lycaon: Lycaon du Lycaon, ça me ferait bien marrer!" lui avait dit la nuit dernière l'habile chasseur avec un grand sourire amusé. Ayasegawa dût admettre qu'il n'y avait pas que le nom qui était semblable, mais bel et bien aussi l'agilité.
A grands pas ils s'étaient approcher du sommet de la plaine, et, au bout de plusieurs dizaines de minutes, ils pourraient voir ce qui se tramaient derrière: si de l'autre versant le terrain était aussi dégagé, nul doute qu'ils pourraient apercevoir le groupe. Ils s'approchaient, accélérant sans cesse l'allure.
Le jeune nordique se rendit compte que cet exercice lui faisait du bien: courir au grand air semblait être le dernier remède nécessaire pour la guérison de son corps jusque là meurtri. Désormais, ses membres ne souffraient d'aucune courbature, ses jambes n'étaient plus ankylosées, son souffle ne souffrait d'aucune contrainte: il était complètement guéri.
*Comme quoi, le sport...*
Cette pensée lui remit du baume au cœur, et il redoubla l'allure, quand Lycaon déclara d'une voix étouffée:
"A terre!"
Ayasegawa s'exécuta aussitôt et se retrouva à ramper à la suite du chasseur:
"On arrive bientôt au sommet, il ne s'agit pas que notre taille nous trahisse."
Ils continuèrent ainsi en rampant, ce qui n'était point facile avec une faux dans les mains. C'était son accessoire plus que ses bras légèrement endoloris qui gênait le plus Ayasegawa. L'autre soldat lui était passé du statut de loup agile à celui de lézard rapide: il se faufilait aisément ente les brins d'herbe, creusant un écart considérable avec le nordique. Il atteint d'ailleurs le sommet le premier. Il venait de stopper ses tortillement et s'était soudain figé, alerte:
"-Arrête-toi! Retourne en arrière et va chercher les autres! -Quoi? -Fait ce que je te dis! Je vous attend là!"
De nouveau, Ayasegawa s'exécuta sans mot dire. Il se releva lentement puis parti à l'encontre de ses compagnons à vive allure. Ces derniers, le voyant arriver à aussi prestement, se mirent à courir à sa rencontre:
"-Qu'y a-t-il? demanda Phlégon, étonnement surpris par cet exercice peu attendu. -Je crois qu'il a trouvé quelque chose, il faut le rejoindre." d'une voix non moins essoufflée.
Aussitôt les hommes réitérèrent leur course et arrivèrent bientôt à hauteur de Lycaon. Phlégon se plaça aussitôt à sa gauche:
"-Qu'est-ce qu'il y a, Lycaon? -Là, derrière ce gigantesque bosquet: j'ai juste eu le temps d'apercevoir quelques ombres qui le contournaient... j'en suis presque sûr. Mais le terrain est trop plat et les arbres du bosquet trop grand, et ils nous les dissimulent. En le contournant rapidement, on se retrouvera presque à leur hauteur, ou au moins on pourra voir de quoi il s'agit. Mais comme on est presque à leur rencontre, j'ai préféré que ça se passe quand on est tous ensemble. -Je comprend, t'as bien fait. Bon, on a pas de temps à perdre: on y va et en silence!"
Les hommes se redressèrent aussitôt et coururent vers le bosquet: en moins d'une minute, ils arrivèrent à sa hauteur. Les spectres choisirent de le contourner plutôt que le pénétrer: ils avançaient en ligne, Lycaon et Phlégon en tête, mais Ayasegawa, lui, était vers les derniers. Quand la troupe s'arrêta, il comprit que les arbres ne dissimulaient plus rien désormais aux yeux des deux de devant et que ceux-ci avaient sans doute vu sur l'objet de leur course-poursuite... |
|  | | Lothar MJ D'ASGARD

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