Nnay Elr Invité
| Sujet: Carnet de route de Todd le va-nu-pied Sam 26 Aoû 2006 - 16:02 | |
| Parmi mes nombreux voyages, j'ai eu le rare privilège de descendre aux enfers. La ville qui s'y dresse est très particulière. J'en ai discuté avec quelques rares voyageurs, qui, comme moi ont pu la contempler, et en revenir. Aucune de nos descriptions ne s'accordent, chacun la voyant à l'aulne de son propre regard.
Ne souhaitant entrer en discussion à ce propos, je vais vous livrer ici mes propres impressions.
Vue de loin, la ville semble floue, grande masse noire au bord du Styx, au milieu d'une grande plaine de cendres. Des remparts d'une hauteur impressionnante la cernent.
Au fur et à mesure que l'on s'en rapproche, ses lignes se stabilisent. Un grand portail perce cette muraille, une masse sans fin de spectres s'y engouffre sans en ressortir jamais.
Prenant mon courage à deux mains, je me glissais dans leur flot. la largeur de la fortification est telle, que lorsqu'on la traverse, il semble que ce soit un tunnel sans fin. De l'autre coté, des bâtiments pourtant massifs semblent écrasés par la masse de l'enceinte.
Chacun d'eux à son propre style et sa propre décoration, et pourtant, l'ensemble forme un tout parfaitement cohérent. Nul doute que les tons de noirs et de gris qui la compose presqu'entièrement y aident grandement. J'y ai vu certains édifices de marbre noir soutenus par de hautes colonnes d'ossements humains. Des temples de granit sombre ornés de rubis et de diamants noirs, des beffrois de laves curieusement incomplètement refroidies lançant des reflets rougeoyants au cœur de la pierre.
Je me glissais dans des ruelles tortueuses, délaissant les grandes avenues où j'aurrais été par trop visible. Les quelques échopes que j'y vis étaient particulièrement austères et ne donnaient pas véritablement envi de s'y arreter, sombres et sans vitrine, il fallait y entrer pour en découvrir les marchandises.
Je m'éloignais donc du quatier marchant, et j'arrivais à celui des résidenses, là, même misère de couleur. Quelques plantes malgrè tout, mais d'un ton grisâtre. soit elles étaient rachitiques, soit d'espèces particulièrement vénéneuses. seules, d'ailleur ces dernières ressortaient du lot uniforme en lançant d'un rouge violent leur mise en garde. Les habitations de ce quartier étaient de simples bâtiments cubiques de stuck grisés par les cendres de la plaine proche.
Je fini, à force de me faufiller d'un endroit à un autre par arriver devant la seule construction n'ayant pas cette sempiternelle couleur. Un temple gigantesque tout ivoire et or. Il était de plus orné des plus grosses pierres précieuses que j'ai eu le loisir de comtempler un jour. Je m'en rapprochais donc, et au moment où je posais la main sur une magnifique émeraude, je constatais que ce n'était pas de l'ivoire, mais des ossements humains qui le composait, et une formidable présence à l'interrieure s'imposa à moi. Terrorisé, je m'enfuie à toutes jambes. Ce temple devait surement être celui d'Hadès en personne!
Après m'être quelque peu remis de ma frayeur, mais me sentant toujours particulièrement mal à l'aise dans cette citée, je ne l'ai pas visité plus avant. Il m'a toutefois fallu déployer des trésors d'ingéniosités pour arriver à en ressortir et à revenir au monde des vivants.
Mais ce retour est une autre histoire.
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Nnay Elr Invité
| Sujet: Re: Carnet de route de Todd le va-nu-pied Jeu 21 Sep 2006 - 18:44 | |
| Ce qui m'a amené en Egypte ne concerne que moi, disons simplement que je n'ai pas eu le choix de pénétrer dans le désert avec à peine une gourde à demi-pleine. Quoiqu'il en soit, j'errais bientôt sans la moindre goutte d'eau dans le lit d'un de ces torrents à sec qui parsème le désert. Le soleil était de plomb et aucune ombre pour me protéger de ses ardeurs. Je me laissais presque à désespérer lorsque le ciel s'obscurcis brusquement. Les nuages avaient envahis le ciel à une vitesse ahurissante. Les premières gouttes qui se mirent alors à tomber me réjouirent grandement, je levais le visage pour les recevoir en ouvrant grand ma bouche desséchée. Je ne tardais pas finalement à déchanter, les trombes d'eaux qui s'abattaient se réunissaient rapidement dans le lit du torrent où je me trouvais, le niveau montait rapidement, et je n'avais nul échappatoire. Mes déplacement devenaient pénible avec le vif courant qui c'était instauré et le sol devenu glissant. L'eau grondait, entraînant avec elle des monceaux de boues. A force d'efforts, je fini par chance à grimper par une petite ravine latérale, et échapper ainsi à la furie du torrent. La pluie s'est alors arrêtée, aussi vite qu'elle était venue, et à peine deux heures après, la boue recommençait à craqueler, toute l'eau bue par le sol.
Au moins, j'avais pu remplir ma gourde et je m'étais désaltéré tout mon saoul. |
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Nnay Elr Invité
| Sujet: Re: Carnet de route de Todd le va-nu-pied Jeu 28 Sep 2006 - 17:46 | |
| Le lendemain, quel ne fut pas ma surprise en découvrant le reg parsemé de fleurs.
Désert en fleur (j'en mettrais une mieu par la suite)
La féérie dura trois jours, et pendant ces trois jours, les plantes firent leur cycle complet jusqu'aux graines. Des insctes bourdonnaient au levé et au couché du soleil avant de disparaitre.
Je regrettais bientôt ces fleurs lorsqu'elles tombèrent en poussière, mais peu de temps, j'avais d'autres préoccupations, la pénurie d'eau se faisant de nouveau sentir. |
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