Arion MARINAS

Inscrit le : 07 Sep 2006 Messages : 91 PV; PC : 40/40PV 36/36PC Emploi : Scribe public
| Sujet: Celui qui gagna par la tête Lun 11 Déc 2006 - 16:13 | |
| Celui qui gagna par la tête.
Arion termina le récit de Tarquin le célèbre marinas du dauphin qui avait grâce à son courage délivré Corinthe du joug du tyrannique Clypsios. ( http://rpg-sanctuary.forum2jeux.com/viewtopic.forum?p=12772#12772 )
Les applaudissements que suscita son chant durèrent de longues minutes. La renommé de l’adolescent en tant que poète commençait à croître et il avait été invité à Corinthe afin d’y divertir les nobles de la cité qui s’étaient réunis afin de célébrer la fête de Poséidon. Comme le voulait la coutume plusieurs taureaux avaient été immolés en l’honneur du Dieu des Mers, puis les convives étaient passés à table afin d’y faire des libations de vins. On avait à la fin du banquet demandé au futur marina de compter des légendes ce qu’il avait accompli à merveille à en juger de l’enthousiasme de son auditoire.
Le vieux roi de la cité qui se nommait Psolémos leva sa coupe en or « Arion dit il avec admiration, ton immense talent te vient sûrement des Immortels ; tu dois être le fils de la Muse Calliope : que tu narres une histoire ou que tu chantes une aventure, on croirait à t’entendre que tu les as vécues. Je lève mon verre à ta santé, puisse les Dieux toujours te protéger et t’offrir joie et félicité jusqu’à la fin de tes jours »
L’éloge n’était pas minime et lorsque tous, imitant le geste du souverain quittèrent leurs chaises pour féliciter le jeune artiste, ce dernier ne pu empêcher une certaine rougeur d’empourprer ses joues. Seule une seule des personnes ne quitta pas la table et continua son repas comme si de rien n’était. Il s’agissait du prince Imsolas le fils aîné de Psolémos.
« Et bien mon fils fit gravement le suzerain ces vers t’ont-ils déplus ?! Le voix de ce garçon qui est sûrement inspiré par le divin Apollon irriterait elle tes oreilles ?!!
- Loin de moi l’idée de vous offensez mon père et si ces récits vous ont tellement plus, je ne peux que me ranger à votre idée, mais voyez vous quelque chose m’empêche d’être aussi prévenant que l’est cette assemblé envers notre hôte
- Et quelle est cette raison ? parle sans détour et sans retard car je ne peux tolérer qu’une telle marque d’impolitesse soit commise sous mon propre toit par ma propre chaire.
- Je ne voulais pas paraître grossier en exposant mes raisons, mais puisque vous le quémandez je ne garderai pas plus longtemps en moi mon interrogation. »
Imsolas parla plus fort afin d’être entendu de tous : « Je me demande comment l’Olympe peut tolérer que pareil morveux puisse parler de batailles et de combats ?! Regarder le !! Il semble plus frêle que nos femmes, ses petites jambes ne se sont très sûrement jamais exercé à la course, ses mains si propres n’ont très certainement jamais tenus de leurs vie un javelot et ses bras si chétif jamais connu l’ardeur d’un combat. Alors comment, comment ce misérable se permet il de raconter les luttes des marinas à tous les guerriers qui sont réunis ici » fit le prince laissant dans ses mots éclater toute sa colère.
L’offense était grande, comme si elle était réponse à l’éloge précédemment faite. L’assemblé partit dans un brouhaha : certains se rangèrent au même avis que l’accusateur, alors que d’autres décrièrent une intervention aussi brute de formes. Nul doute que les choses se seraient envenimées, si celui dont il était question c'est-à-dire Arion n’avait reprit la parole :
«Tu es bien prétentieux, prince de Corinthe et je vois que les Dieux s’ils t’ont fait belle allure et visage avenant ne t’ont pas accordé beaucoup d’intelligence.. Si mes jambes ne me permettent pas de courir bien vite, c’est que je sais que lorsque je chante je m’envole à des hauteurs que nul pied n’a foulées. Si je ne porte pas de javelot c’est parce que ma parole lorsqu’elle est mue par la colère est plus dévastatrice que n’importe quelle arme et si il est vrai que je n’ai pas beaucoup bataillé contre les hommes, mes luttes contre les mots, afin de choisir ceux qui raviront l’esprit de ceux qui m’écoutent, ont toutes la violence des plus terribles combats. Voilà ce a quoi tu aurais du penser avant de me décrier, mais ton orgueil et ta jalousie t’ont visiblement privé de bon sens et c’est avec une arrogance sans bornes que tu me provoques moi qui suis l’hôte de ton père. Bacchus (Dieu du vin) aurait il eu raison de ta raison ?!
Toujours au paroxysme de sa fureur le prince répliqua :
Je ne demande qu’à être convaincu par tes explications, mais vois tu le doute subsiste en moi, pourtant si comme tu l’affirmes tes mots peuvent vaincrent ma force physique alors je te présenterais mes excuses. Voici ce que je te propose, demain à l’aube si les Dieux et mon père le veulent nous nous affronterons à la course, au javelot et à la lutte et nous verrons bien celui qui triomphera de l’autre.
Le roi Psolémos hocha la tête« Cette fête devait de toute façon se conclure par des jeux, si Arion est d’accord alors je ne vois aucun inconvénient à ce que vous soyez les candidats dans ces trois épreuves et c’est Poséidon qui désignera le gagnant. » L’assemblé poussa des hurlements de contentements devant cette sage décision qui allait être sources de nouvelles réjouissances autour d’une compétition sportive. Arion quant lui se contenta d’acquiescer d’un simple geste de la main et sortit du palais.
Dernière édition par le Mar 12 Déc 2006 - 13:43, édité 1 fois |
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Arion MARINAS

Inscrit le : 07 Sep 2006 Messages : 91 PV; PC : 40/40PV 36/36PC Emploi : Scribe public
| Sujet: Re: Celui qui gagna par la tête Lun 11 Déc 2006 - 16:16 | |
| La tâche allait être dur son adversaire était connu pour être un parfait athlète, lui-même ayant passé sa vie dans les livres des bibliothèques et les débats des forums n’avait jamais exercé son corps aux différents sports. Ses chances de victoire étaient pratiquement nulles, sa réputation allait être entachée d’une honte ineffaçable et l’humiliation qu’il se préparait à subir allait marquer au fer rouge son nom durant plusieurs générations. Arion en était là dans ses lamentations lorsqu’il s’aperçut qu’il avait déambulé dans toute la ville et qu’il se trouvait maintenant en face du temple de Poséidon, celui là même en l’honneur de qui les jeux étaient organisés les festivités. Mu par une étrange force, le garçon entra dans ce lieu sacré. Il semblait désert : le prêtre avait très certainement terminé son office et les fidèles devaient être repartis chez eux à cette heure tardive. Arion avança un peu plus, il aperçut posé sur une estale une étrange pierre d’où émanait une lueur bleuté et comme hypnotisé son regard se posa intinctivement sur elle. Sans le savoir il contemplait l’un des plus précieux trésors du Dieu des Mers : « La Gulf Stream » Lorsqu’il se réveilla Arion était allongé sur les pavés du temple, l’Aurore aux doigts de roses commençait tout juste à poindre à l’horizon. Sans s’en rendre compte il c’était assoupi et il était maintenant l’heure qu’il se rende aux épreuves dans lesquelles il avaient été défié. Sans vraiment savoir pourquoi son esprit était serein : il ne doutait pas que Niké (la victoire) allait lui sourire aujourd’hui.
Le stade de Corinthe était semblable à la plupart des bâtiments sportifs : la piste de course faisait exactement 192,97 mètres et se situait en cercle autour de l’ère ou l’on laçait les disques/javelots. La foule était venue nombreuse, car tous de ‘esclave au noble en passant par l’armateur de navire voulait voir le duel qui allait avoir lieu entre l’enfant de la cité le prince Imsolas et le poète de Méthymnes (qui était la ville de naissance d’Arion) Quand ce dernier pénétra dans la place les spectateurs éclatèrent en cris exaltés la compétition allait enfin avoir lieu et nul ne doutait que les protagonistes seraient les acteurs d’exploits qui marqueraient les esprits durant des décennies. Imsolas était déjà en place, il avait enduit son corps, pratiquement nu, d’huiles afin de le rendre encore plus agréable à regarder. Chacun de ses muscles saillaient et nombres de femmes se pâmaient en regardant un si bel homme. Quand Arion se mit en tenu ce fût nettement plus décevant : dire de lui qu’il n’était pas particulièrement musclé aurait pu passer pour un compliment. Le prince de Corinthe ne laissa pas échapper une si belle occasion de se moquer de lui :
« Ahahahah Arion pourquoi es tu venus malgré tout ? Tu aurais du bondir sur le premier navire et t’enfuir loin de l’humiliation qui t’attends en ces lieux. Je vais te montrer qu’un homme n’a besoin que de la force…le reste n’est que futilité » Pour toute réponse Arion fit un sourire.
Psolémos prit la parole : « Que les deux candidats se positionnent sur la ligne de départ, le premier qui franchira à nouveau cette ligne gagnera l’épreuve. Messieurs êtes vous prêt ?! A vos marques…Prêt…Partez !!!!!!!!»
Imsolas partit comme une gazelle, il était bien décidé à faire le tour du stade en un temps record et ses puissantes jambes l’emportaient à une vitesse incroyable. Arion se contenta calmement de faire un pas en avant, puis à la surprise de tous, il recula derrière la ligne de départ et la traversa à nouveau Quand Imsolas eut fini son tour ce fût pour lui source de rigolade :
« Et bien mon départ t’as t’il médusé au point de ne pas réussir à partir ou bien espérais tu que tu serais moins risible en ne courant pas ?!! -Tu as traîné Imsolas répondit calmement Arion, voilà bien longtemps que j’ai gagné cette épreuve. »
La surprise fut général comment le jeune garçon pouvait prétendre avoir gagné alors qu’il n’avait même pas couru ?
« Rappelle toi des paroles de ton père : " le premier qui franchira à nouveau cette ligne gagnera l’épreuve". Nul n’a préciser qu’il fallait pour cela faire tout le tour du stade, il y avait pour cela un chemin beaucoup plus court : celui que j’ai choisi. Tu as tellement eu l’habitude de répéter bêtement ce que l’on t’a appris que tu n’as même pas pensé à cette option. Mon esprit a été plus vif que ton corps et la victoire m’appartient. »
Les spectateurs se réjouirent de cette fin aussi originale que surprenante, Arion même s’il n’avait pas réellement fait ce que l’on attendait de lui, il avait bel et bien gagné : nul ne pouvait le contester et Psolémas le déclara vainqueur de l’épreuve.
« Tu t‘en est peut être sorti pour cette épreuve en interprétant à ton avantage les paroles de mon père » dit il d’un air âpre, mais ta petite ruse ne fonctionnera pas pour le lancer. Jamais ton javelot ne se plantera plus loin que le mien !! Je n’ai encore jamais été battu dans cette épreuve.» Le Corinthien s’empara alors d’un javelot et le lança d’un geste parfait, l’arme fusa en l’air et se figea en terre à l’autre bout du stade. La foula explosa en acclamation, une pareille performance était rare, l’arme avait parcourut pratiquement plus de 100 mètres. Aaaaaaaaaaah hurla t’il dans un cri de joie essaye de faire mieux si tu le peux, essaye de faire un lancer meilleur que le mien !!
Arion s’empara d’un des javelots, il était si lourd que l’adolescent peina à le soulever. L’hilarité devant cette scène pitoyable était générale. Cependant sans tenir compte des moqueries le jeune garçon rassembla ses forces et dans une gerbe d’effort trouva assez de force pour le lancer à un ou deux mètres dans la direction opposée à laquelle Imsolas avait plantée son javelot. « Et bien il me semble que j’ai encore gagné» déclara t’il avec un air satisfait -Arion répondit son adversaire la folie te gagne : ne vois tu pas que tu n’as pas même eu a force d’envoyer ton javelot dans la bonne direction et c’est derrière nous qu’il faut chercher ta performance : tu dois être à moins 2 mètres. -Mon cher prince, mon javelot n’est pas parti dans la mauvaise direction, il a simplement gagné du temps sur un itinéraire trop long. Laisse moi t’expliquer, tu ne connais probablement pas Erastostène : cet homme qui est le directeur de la bibliothèques d’Alexandrie à prouvé en observant l'ombre de deux objets situés en deux lieux, Siène et Alexandrie, le 21 juin au midi solaire local, que la terre est ronde. Par conséquence puisque mon javelot se trouve derrière nous on peu en déduire qu’il a fait le tour du monde à un ou deux mètres près : soit près de 40 000 km La distance que le tien a parcouru paraît bien faible en comparaison : non ?
La foule n’en revenait pas, un lancer de quarante mille kilomètres c’était sans aucun doute la plus grand exploit que la Grèce ne verrait jamais. Arion fût donc immédiatement déclaré vainqueur de l’épreuve.
Imsolas fulminait ce petit parvenu venait encore de le battre par une de ces tricheries : « Tes manigances t’ont cette fois encore permis de t’en tirer, mais la prochaine épreuve est la lutte dit il en se faisant craquer les doigts et cette fois tes paroles ne pourront pas te sauver, crois moi je vais me faire un plaisir te réduire en bouillie, Charon ne pourra même pas mettre en nom sur ton visage broyé lorsque tu te présenteras devant lui après que j’en ai fini avec toi. -Et moi je suis prêt à parier que je vais te battre sans même te toucher répondit ironiquement le jeune garçon. Cette déclaration suscita une nouvelle fois une vague d’étonnement, comment ce petit maigrichon pouvait penser faire le poids face à cette tonne de muscles ?! La peur le faisait très certainement déraisonné. « Puisque je suis le défié, il me semble que j’ai le droit de choisir l’arène dans laquelle nous allons nous battre » Psolémos acquiesça. « Alors puisque ces jeux se font en l’honneur de Poséidon, il est légitime que ce soit lui qui termine ce concours » déclara le jeune garçon en désignant la Mer Méditerranée.- -Qu’est ce que tu racontes Arion? -Cela me semble évident, nous allons nous battre au milieu de la mer dans un combat sous marin. Telle est l’arène que je choisis. Imsolas blêmit immédiatement : -M…mais…mais je ne sais pas nager balbutia t’il -Et bien je pense que le combat sera de courte durée alors affirma Arion calmement qui avait devine que son adversaire inculte n'avait jamais eu la curiosité d'apprendre à se déplacer en milieu aquatique. -Non…attends…je…je ne veux pas me noyer…J’ABANDONNE !!J’ABANDONNE!!
Le public était en délire !! Arion n’avait pas menti, il venait de triompher une nouvelle fois de son adversaire en se servant de sa tête et sans même avoir à le toucher. Le poète fût porté en triomphe dans toute la ville et les louanges en son honneur furent gravées dans un marbre à l’entrée de la citée.
Quelques jours plus tard Imsolas lui présenta publiquement ses excuses pour avoir été aussi insolent et lui offrit une broche d’ivoire en forme de dauphin afin qu’Arion se souvienne de lui comme d’un ami généreux et non pas d’un prince grossier. Arion accepta avec joie le repentir de prince et ils devinrent tous les deux de très bons amis. Par la suite Imsolas ayant compris l’importance de l’esprit se mit à étudier très sérieusement, afin de se forger un cerveau aussi développé que son corps. Il devint ainsi rapidement un érudit qui apporta beaucoup aux nouvelles techniques sportives Arion quant à lui devait vivre encore de nombreuses aventures avant de devenir un marinas, mais dès lors il commença à vénérer Poséidon par-dessus tout et c’est à compter de ce jour qu’il se plaça sous la protection du divin seigneur des Mers.
Fin |
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