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| | [Enfance de Tirmee] Le Départ [Partie II] | |
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Tirmee ATHENIEN

Inscrit le : 13 Juin 2006 Messages : 161 PV; PC : 95/95 -|- 70/135 Emploi : Chef de chantier naval.
| Sujet: [Enfance de Tirmee] Le Départ [Partie II] Jeu 21 Déc 2006 - 16:50 | |
| Cela faisait maintenant une journée que Tirmee avait rallier la Chine. La Chine, ce pays pourtant hier si beau aux yeux de l’enfant. Ces forêts tropicales qui comme dans la vallée du Xi Jiang, possèdent des arbres qui dépassent parfois 50m. Une vaste zone de végétation très diverse s’étend au nord du Chang Jiang, avec des chênes verts, des ginkgo bilobas, des bambous, des azalées...
On trouve aussi des forêts entièrement recouvertes de magnolia, de lauriers, avec des petits buissons, du bambou. Les mélanges d’arbres et d’arbustes floraux fait de chaque promenade en forêt un régal pour les yeux. Plus en altitude, vers l'Himalaya, les pins et sapins sont les plus présents. Le froid empêchant les autres types de végétation de pousser. La grandeur de la Chine vient de sa faune et de sa flore.
La Chine a beaucoup de climats, cela permet une faune plus variée et dans certains endroits, plus développée. Certaines espèces de plantes n’existent d’ailleurs plus qu'en Chine, tout comme quelques animaux. Les singes prolifèrent à grande vitesse dans ces jungles où les prédateurs comme les ours et autres tigres n’osent s’aventurer.
Certaines plantes ne leur étant pas bénigne. La maison de Tirmee était dans l’une de ces forêts au senteur si accentué le matin. Des notes de fleurs sucrées le réveillait et lui donnait le signal qu’il fallait qu’il aille rejoindre son maître sur le chantier naval.

Ce matin là, pour Tirmee, ce ne fut plus la même Chine qui s’ouvrait devant lui. Sa petite cabane au milieu de la forêt l’étouffait. Son réveil fut dur, très dur. Les senteurs autrefois sucrées de ces souvenirs s’étaient muées en une immonde odeur acre. Les sucs sécrétés par les plantes de ce pays étaient conscient que ce peuple était un peuple de traître.
Et leur faisait payé en dégageant une odeur à vomir sur place. C’est d’ailleurs ce qu’avait fait le jeune charpentier ce matin là. La vue de sa propre mère lui fit remonter les organes dans le ventre. Une vision faisant apparaître sa mère avec une lueur rouge terrifiante et perfide, poignardant son père avec sa propre lance. Cette vision le hanta toute la journée.
- Tu ne manges rien ce matin petit homme ?
- Non mère, je n’ai pas faim. Je suis en retard et Giuyan va sûrement repousser mon prochain voy…
- Tu pars encore ? Tu ne restes donc pas avec moi pendant la mousson ? Ton père n’étant plus là, qui va le faire ?
- Si le père n’est plus là, c’est de ta faute.
Ca y’est, c’était dit. Tirmee venait de jeter la mort de son père sur le dos de sa mère, qui n’avait pas besoin de cela. La pauvre femme se mit alors à pleurer en lâchant tout ce qu’elle avait dans les mains. Des simagrées de bonne femme pensa alors le jeune charpentier qui sortit de la maison sans aucun regret. Il devait laisser cette odeur putride et ces gens infects derrière lui et s’épanouir dans un nouveau monde.
Ce monde, il ne savait pas encore lequel c’était mais il devait y aller. C’était sa seule certitude. Il se retourna quand même et vit derrière lui la sensation presque irréelle que sa maison allait lui manquer.

Tirmee se ressaisit. Il devait aller sur le chantier de Giuyan. C’est là bas qu’il aurait son ticket de sortie. C’est là bas que vivait l’espoir. Il prit donc le chemin le plus court et coupa à travers les arbres pour ne pas être retarder plus que de nécessaire. Les arbres, quelque soit leur hauteur, leur largeur, le nombre et l’espacement de leurs branches, Tirmee les aimait.
Les escalader était pour lui un amusement comme le maniement d’une arme l’était pour d’autres. C’est aussi pour ça qu’il travaillait dans la charpenterie marine. Le toucher du bois réveillait en lui un sentiment d’harmonie avec le monde. Et il avait l’impression de mieux connaître la forêt que quiconque.
Ce voyage, il l’avait fait des centaines de fois. Il devait s’enfoncer entre l’arbre qui ressemblait à une femme nue se couvrant la poitrine de ces branches et celui qui se trouvait à sa gauche. Ce dernier depuis plusieurs printemps était l’abri d’un nid de colibris. Il devait s’enfoncer jusqu’à ne plus apercevoir le soleil derrière lui et ensuite bifurquer. Une fois la forêt partiellement traversé, il retrouvait le sentier qui menait du village à chez lui.
Ce sentier avait été bâti par son père lorsqu’il avait découvert qu’il ne pouvait survivre seul avec sa peine. Son père avait donc fait ce chemin pour le ramener à la réalité du monde extérieur. C’est en le bâtissant qu’il avait connu l’oncle de Tirmee. De là en a découler les rendez-vous avec sa mère et sa naissance.
Mais rien que la pensée que sa mère fut une chinoise fit éclater sa pensée en mille éclats, avec une violence inouïe. Ce fut la première apparition du cosmos en Tirmee. Une fois le port atteint, Giuyan l’attendait comme toujours devant le grand feu. C’était le lieu de rencontre des villageois la nuit et des hommes devaient l’entretenir pour que jamais il ne s’éteigne.
- Encore en retard Tirmee. Je t’excuse car tu rentres du voyage, mais cela te mettra en retard aussi ce soir pour ta chasse. Tu n’auras pas le temps de faire tes travaux et de chasser, à moins de faire l’un ou l’autre mal. Et je ne veux pas que se soit tes trav….
- Je reste chez vous ce soir. Je ne retournerai pas chez moi.
- Qu’est ce qu’il y a petit ? Un souci à ta maison ? Ta mère ne va pas bien ?
- Non, tout va bien Maître Giuyan. Juste je veux apprendre plus et plus vite. Que je puisse partir enseigner votre art ailleurs et …
- Ailleurs, mais où ça ?
L’homme se mit à éclater de rire. Le petit garçon n’était pas plus haut que trois pommes mais voulait déjà faire sa propre vie. Et qui plus est, il voulait enseigner la charpenterie marine. Un métier où il y avait plus de maîtres que d’apprentis. L’homme repris son souffle et vis la réponse qu’il attendait dans les yeux humides de l’enfant.
- Partout où l’on voudra de moi, du moment que l’on me paye bien.
L’homme compris alors que le voyage de l’enfant ne l’avait pas laissé de marbre. Il avait rencontrer et vécu des choses qu’un enfant de son age n’aurait jamais du voir. Mais Giuyan savait que c’est ainsi que l’on forme des hommes, durs et fiers. La vie de Tirmee lui importait car c’était le seul moyen qu’il avait pour se rapprocher à l’époque de Retsu.
Giuyan avait quitté l’île de Tahuata suite à un désir de faire découvrir son art à la Chine. Des marchands avaient abusé de lui en lui demandant de leur apprendre l’art du tatouage pour faire que le voyage passe plus rapidement. Une fois son art usurpé, ils le jetèrent du pont du bateau avec pour seul bagages les quelques mots qu’il avait appris. Il avait été repêché par Retsu et sa barque de pêche.
Leurs origines polynésiennes avaient obligé Giuyan à prendre Tirmee à son service en reconnaissance pour ce que Retsu avait fait pour lui. Le fier guerrier lui avait ouvert sa porte et l’avait aider à s’intégrer au Village. Les tatouages ne lui permettant pas de vivre décemment, il fit alors des bateaux de type polynésien pour la pêche, ce qui lui valut de devenir Charpentier marin. Métier qui lui avait amener prospérité et reconnaissance au près de ces semblables.
Tirmee était donc devenu son apprenti par cette voie et maintenant voulait voler de ces propres ailes le plus vite possible. Giuyan accepta alors de l’héberger contre une chasse tout les deux jours et de l’aide dans les affaires en cours sur le chantier. Car pendant le voyage de Tirmee dans les îles, le maître charpentier n’avait pas chômé.
Après une dure journée de labeur, à coupé des troncs dans la vallée, Tirmee décida de passer chez lui pendant la nuit et de ne prendre que quelques habits. Sa mère viendrait bien assez tôt le chercher chez son maître et là il lui dirait qu’il restait ici pour mieux travailler. Ce la ne ressemblerait pas à une fugue, juste une inclusion si forte dans le travail qu’elle en serais fière.
Mais tout ne se passa pas comme sa tête le pensait. A peine la nuit était tombé que la mère de Tirmee venait le chercher et cria après Giuyan de ne pas m’avoir dissuadé. Et elle le ramena de force à la maison. Ce spectacle dura toute une semaine, où chaque jour, à la tombée de la nuit, il se faisait ramener de force par son oncle ou par sa mère devant de plus en plus de personnes, qui s’étaient donnés le mot.
Tirmee pensa que Giuyan était à l’origine de ce rassemblement pour se venger de l’humiliation qu’elle lui avait fait subir le premier soir. Le huitième jour, le maître charpentier parla avec Tirmee d’un convoi qui partait pour la Dacie la semaine suivante. Ce soir là, la mère de Tirmee prit une décision. Elle rompis devant le conseil du village le serment de son mari et repris Tirmee sous sa garde. Elle lui interdit aussi de retourner au chantier de Giuyan.
*** Une semaine à attendre et je suis libre. Une fois en Dacie, je m’arrangerai pour pouvoir quitter Giuyan. Et ainsi commencer ma vie seul, sans cette peuplade asservissante. ***
Tirmee passa alors ces journées dans la forêt. Il savait que sa mère le chercherais et irait directement chez le maître charpentier. De quoi exaspérer l’homme et d’ici à une semaine, il l’aurait renvoyer de son atelier pour ne plus jamais qu’elle y mette les pieds. Il pourrait alors le rejoindre pour la Dacie. Sa première journée d’attente fut la plus courte. Cela lui permis de découvrir la partie de la forêt qu’il ne connaissait pas. Celle plus sauvage, de l’autre coté du village. Il fit la connaissance d’un jeune Lynx. Au premier abord, Tirmee voulut le tuer. Mais une voix dans sa tête se fit alors entendre.
*** - Jeune guerrier, ta tâche n’est pas de tuer ton frère. Protèges-le
- Ce n’est qu’un chat sauvage. Si je ne le tue pas, il pillera nos fermes une fois à l’age adulte.
- Jeune guerrier, il fait partie de la meute, ne le tues pas. Tu comprendras plus tard pourquoi… *** _________________
Dernière édition par le Lun 8 Jan 2007 - 16:21, édité 1 fois |
|  | | Tirmee ATHENIEN

Inscrit le : 13 Juin 2006 Messages : 161 PV; PC : 95/95 -|- 70/135 Emploi : Chef de chantier naval.
| Sujet: Re: [Enfance de Tirmee] Le Départ [Partie II] Ven 22 Déc 2006 - 18:13 | |
| Le jeune lynx regarda alors Tirmee et ils semblaient soudain en communion. Du moins en compréhension mutuelle. Le lynx laissa sa crainte de coté et s'approcha de Tirmee. L'enfant le prit alors dans ces bras et sentit battre contre sa poitrine le petit coeur de l'animal. Son pelage et la chaleur qu'il dégageait rendait l'enfant moins méfiant. Il le remis alors sur ses pattes et decida de faire la course avec ce dernier. Dans la forêt, le jeune animal n'avait aucun mal à ce mouvoir.
Tirmee quand à lui essayait snas cesse de refaire son retard. Le jeune lynx revenait très souvent sur ces pas, comme pour lancer un défi à l'humain et lui dire que jamais il ne le doublerai. Ils coururent, grimpèrent et se battèrent ensemble. La jouréne passa à une vitesse folle. Tel que Tirmee allait encore prendre une correction par son oncle pour avoir loupé le repas et ne pas l'avoir aidé à la chasse.
Ces corrections, il commencait à ne plus les ressentir.Les coups de son oncle ne le faisaient plus souffrir. Il avait trouvé une solution pour les éviter. Il faisait "partir" son esprit de son corps. Il pensait à quand il serait assez grand et fort pour ce défendre et rendre coups pour coups à celui qui le battait.
Et ce soir là, il se sentit comme investi de la mission de corriger l'homme qui le frappait. Il arriva à la cabane et vit son oncle sur le pas de la porte. Ce dernier l'attendait comme il l'avait prédit. En voyant le jeune homme arriver, l'oncle lui lanca:
-Viens ici fils d'ingrat. Alors que je me tue au travail et à la chasse, tu traines. Tu deviendras un poivrot comme ton paternel. Je l'avais pourtant dit à ta mère.
La voix dans sa tête se remit à lui parler. Elle était très douce et l'apaisait. Mais en lui, elle réveilla quelque chose d'effroyable. Une puissance qu'il ne soupsonnait même pas.
*** Ne le laisse plus te frapper. Montres-lui que désormais tu peux te défendre seul. Que ta meute n'est plus içi. Que tu as trouvé ta nouvelle meute et qu'elle t'attends loin d'ici, dans le pays dont tu rêves. ***
Alors que l'homme voulut attraper Tirmee, le jeune garçon se déroba sous son emprise. Il avait bouger tellement vite que l'oncle cru à une hallucination. Il se retourna pour lui infliger une claque magistrale, mais cette dernière fut encore trop longue à venir. Tirmee eut tout le loisir de l'esquiver avant même de prendre conscience de la brutalité du geste de son oncle. Rien ne semblait plus pouvoir l'atteindre.
Son oncle, dans un excès de rage tenta d'attraper le garçon et de corriger à bout portant. Mais la réaction du jeune charpentier ne se fit pas attendre. Il se jetta la tête en avant et glissa entre les jambes de son adversaire. Il se releva d'un saut de main en ce demandant lui même d'ou lui venait cette agilité naturelle.
*** La petite journée que tu as passé avec ton frère de meute t'as quelque peu montré ce que tu sais faire. ***
Tirmee venait de prendre conscience de ce que la voix dans sa tête lui disait. Il avait effectivement vu le Lynx faire de même avec lui lorsqu'il essayait de se battre. Il esquivait et attendait la fatigue de l'adversaire plus gros pour lui porter un coup souvent mortel. Le Lynx n'était pas puissant, mais d'une extreme précision.
C'est alors que Tirmee décida d'assener un coup à son oncle qui se trouvait dans une rage extreme de l'avoir encore une fois manqué. Un halo de lumière fauve éclaira l'enfant et se dernier lanca son genou en direction de la gorge de son oncle. La lueur fauve disparu aussi vite qu'elle était apparu. Lorsque Tirmee sortit de sa transe, il vit son oncle gisant sur le sol, les mains sur son cou, tentant de ne pas s'éttoufer.
Il avait tué son oncle et cette vision le troubla. Il n'avait jamais voulu la mort de son oncle. Il voulait seulement lui prouver ce que la voix disait. Personne ne le croirait et il serait surement tué par le conseil du village. Et qu'allait dire sa mère en voyant le corps de son frère gisant devant la maison familliale. Tirmee appella alors la voix dans sa tête, mais cette dernière avait disparu avec l'apparition du halo de lumiere.
Tirmee tendit alors son esprit vers la forêt. Il savait où trouver son frère de meute. Et c'est lui qui allait l'aider. Tirmee traina alors le corps de son oncle à travers la forêt et tenta de l'amener à son frère pour qu'il le fasse disparaitre. Le plan de l'enfant était bon, à ceci près que son oncle pesait son poids et qu'il ne put le cacher bien loin avant que sa mère sorte. Il le laissa alors sous un tapis de mousse et rentra à la maison l'air de rien.
La mort de son oncle eut plus d'impact qu'il ne le pensait. Il cauchemarda une fois de plus. Mais cette fois-ci, une femme-animale, mi-félin, mi-humaine, l'approcha et le prit dans ces bras. Elle le calma en lui contant de magnifiques berceuse dans une langue qu'il ne connaissait pas. Cette dernière lui semblait si réelle qu'il se sentit quasiment les caresses lui rester quand il ouvrit les yeux. La nuit portait conseil pour certains. Ce n'était malheureusement pas son cas.
Ce matin là, Tirmee couru à l'endroit où il avait laissé le corps de son oncle. Il ne le trouva pas entier. Seul une partie de son bras droit restait sur place. Cette vision resta gravé dans la tête de Tirmee comme celle de son pere, la lance dans la gorge, encore tremblant nerveusement. Il passa le reste de la journée en essayant d'oublier cette vision avec son nouveau frère. Mais une fois le soleil se couchant, l'horreur le repris. Tirmee craignait de plus en plus les nuits. Il enchainait cauchemard et vision surréaliste de la femme-féline.
La semaine passa et les journées se resssemblèrent. Le jour du départ, Tirmee se leva pendant la nuit. Il prit quelques affaires dans un baluchon, sorti de sa cabane et se dirigea dans la forêt. Il fit un détour par la tanière de son frère. Ce qu'il y vit le poussa un peu plus dans la skyzophrénie. Son esprit allait complétement être détruit et remodelé par les Félins. Tirmee pénétra dans cette tanière et la première chose qu'il vit fut un morceau de tête de son oncle.
Le choc fut plus violent que tous les coups qu'il avait pu recevoir et donner. Il vit aussi que son frère n'était pas seul, et que c'était le cadet d'une famille de femelle Lynx. La mère porteuse s'avança vers lui, un morceau de viande dans les crocs et le déposa à ces pieds. L'espace d'un instant, il voulu le prendre et le manger. Il se baissa et ramassa la viande. Il l'a porta à sa bouche avant de sentir l'odeur de l'homme. Cette viande était d'origine humaine.
Une grosse remonté nauséeuse le poussa à sortir de la tanière sans demander son reste. Mais la voix dans sa tête se faisait de plus en plus oppréssante.
Giuyan attendait Tirmee à la jetée. Il connaissait assez l'enfant pour savoir qu'il n'avait pas oublié le départ. Même s'il ne l'avait pas vu pendant la semaine. Et il avait raison d'avoir confiance. Il vit l'enfant arrivé en marchant au loin. Le soleil dans son dos se levant, Tirmee était au sommet du sentier et seul son contour était visible par le Charpentier. Ce dernier lui fit un signe.
Ce fut le moment auquel l'enfant perdit connaissance. Giuyan vit alors la silouhette du fils de son ami s'effondrer comme une loque et dévaler la pente, emporté par son propre poids. Le charpentier sauta du pont du bateau et couru chercher l'enfant dans l'herbe. L'nefant avait la bouche pleine de sang, son corps était aussi pale que celui des Chinois. Il le prit sur ces épaules et porta le petit baluchon d'une main.
Le bateau allait lever l'ancre. Ils se devaient de partir. Giuyan posa alors l'enfant sur le pont et demanda aux marins occidentaux peuplant le bateau de partir au plus vite. Le voyage allait être long, mais Giuyan pensait déja à son arrivé dans ce nouveau pays. Couché sur le bois du pont, Tirmee avait le sommeil agité. La main de Giuyan glissa alors le long du visage de l'enfant. Malgré les cales de ces doigts rugueux, le contact du Charpentier calma l'enfant.
- Ne t'en fais pas fils, je serais là pour toi. Je m'occuperai de toi comme je l'ai promis à ton père. Une fois réveillé, on parlera de notre avenir et de ton état actuel. Notre vie sera meilleur que jamais. Fais moi confiance.
Le charpentier prononçait ces paroles en Polynésien. Autant pour que l'enfant comprenne que pour se rassurer lui-même. _________________
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