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| | [Flashback-Du rirififiloulou à Pylos...] | |
| | | Auteur | Message |
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Matdark Invité
| Sujet: [Flashback-Du rirififiloulou à Pylos...] Mar 12 Sep 2006 - 21:11 | |
| 5……….
C’est 5 navires qui avaient pris la mer, pour un véritable massacre sans précédent, la rumeur courrait depuis un moment dans les bars de la côte, mais l’alliance était enfin faite…….
Les pires ordures des mers s’étaient réunis, pour un même but, l’assaut serait sanglant, et le partage aussi, mais les gros gains motivent tout le monde, aussi l’alliance tenait pour le moment, même si les pirates ne pouvaient s’empêcher de concourir au premier entrant dans le port.
Et pendant ce temps la…..
« Beuark ……Je suis malade..», Mat avait le mal de mer, assez inhabituel, mais c’était clairement pas la grande forme.
Pas trop de vague pourtant, les bateaux filaient vite, mais rien d’inhabituel.
« J’ai du manger un truc pas terrible……avec le cuisinier, c’est pas étonnant. »
Il était déguise en marchand, c'est-à-dire qu’il était vêtu comme d’hab, sauf qu’il ne portait pas d’arme apparente, aucun emblème ne barrait les voiles, et le drapeau était celui d’un riche armateur grec, ils ne devaient pas se faire remarquer, pour le début tout du moins.
« Le port est en vue capitaine…. »
« Gé…….beuark…….nial ! » Un enthousiasme épatant provenait de Mat à l’annonce de cette nouvelle, mais cela ne se voyait pas. Faut dire qu’il en avait ch*** pour réunir les 4 gugus et leurs équipages, faire coopérer des pirates est facile, les amener à coopérer tien du parcours du combattant.
Ils entrèrent dans le port en 4 ou 5ème, précédent Butch Bucanners, rien d’inhabituel jusque la, les bateaux marchands fonctionnaient souvent en convois, afin d’éviter, les, euh, pirates.
Après un amarrage à montrer dans toutes les écoles de pirateries du monde, (même s’il est vrai que c’est plus facile quand personne ne veut vous tuer), ils se rendirent sur la terre ferme, ce qui ne fit pas grand bien à Matdark en définitive.
« C’était pas le mal de mer. »
Le dirigeant du port arrivait prestement, afin de négocier les droits de séjour, ils s’annonçaient élever, vu les bateaux, et Mat n’avait pas de monnaie sur lui.
« On va vous payer en acier……… »
Le bureaucrate eu un air légèrement surpris, il prenait plutôt de l’or d’habitude, il comprit lorsque les capes se soulevèrent révélant couteaux, épées, sabres et autres articles du même acabit.
« Aahahahahahahahahahahahahahahahahahha……… »Un cri de terreur habituel dans la profession, qui mourut sous ses lèvres peu après, tout comme lui d’ailleurs.
« Messieurs, le palais du gouverneur vous attend. » |
|  | | Glarthi'oc ATHENIEN

Age : 23 Inscrit le : 30 Juil 2006 Messages : 364 PV; PC : PV : 77/171; PC : 53/158 Postule pour : Armure d'or du Taureau Emploi : Ministre de la culture
| Sujet: Re: [Flashback-Du rirififiloulou à Pylos...] Mer 13 Sep 2006 - 16:51 | |
| Quelques années auparavant, un jeune angolais répondant au nom de Glarthi'oc avait été capturé lors d'une guerre entre villages. Vendu comme esclave à Pylos, il était rapidement devenu gladiateur. Combattant avec ardeur et s'attirant les faveurs du public, il s'était fait remarquer par plusieurs personnes importantes, dont le gouverneur lui-même!
Celui-ci savait que pour rester à la tête d'une grande cité, il ne suffisait pas d'avoir des talents d'orateur ou de chef, mais il fallait aussi flatter la plèbe et lui fournir ses divertissements… Cela, le gouverneur l'avait bien compris ! Et c'est pourquoi il organisait régulièrement des festivals importants dans la ville. Ces festivals duraient une semaine entière et se terminaient par des combats légendaires entre les plus grands gladiateurs de la région.
Glarthi'oc avait été acheté huit mois avant le festival. Depuis, il subissait un entraînement éprouvant. Plus que tous ceux qu'il avait déjà suivi… Mais d'un autre côté, il vivait dans des conditions qui lui apparaissaient comme luxueuses. Une cellule de vingt mètres carrés qu'il ne partageait qu'avec cinq autres camarades. Des repas réguliers. Un bain deux fois par semaine. Bien plus confortable que son ancienne cellule…
Si les entraînements étaient éprouvants, ce n'avait pas été le cas aujourd'hui…
En effet, les gladiateurs étaient "au travail" depuis à peine une heure lorsque quatre gardes du palais firent irruption dans la caserne de gladiateurs. Ils parlèrent rapidement aux gardes qui étaient déjà présent, ainsi qu'aux entraineurs. Sans qu'ils ne montrent signe d'une excitation particulière, on pouvait voir qu'un imprévu se déroulait… Rapidement, les gladiateurs durent arrêter leur entrainement et se mettre en ligne. Les gardes les enchainèrent par les chevilles afin de les reconduire vers leurs cellules.
En passant dans les rues de Pylos, Glarthi'oc remarqua que les rues étaient plus calmes que d'habitude. Ou plutôt que l'agitation était différente… Le festival était en pleine préparation et la ville fourmillait. Or, il semblait que le port était le centre d'attention de la ville…
**Bah, quelqu'un d'important a dû arriver… On lui fait un bel accueil et on met les esclaves de côté… Rien de bien important…**
Une fois arrivés vers le palais du gouverneur, les gladiateurs furent emmenés à leurs cellules, au sous-sol du bâtiment réservé aux esclaves… Là, on leur enleva leurs chaines avant de les enfermer. En partant, un des gardes montra les chaines à son collègue avant de s'exclamer:
- M'est d'avis que ça leur ira très bien, ces petits colliers, à ces petits saligauds !
Après avoir entendu ces mots, les gladiateurs étaient devenu plus nerveux… Il y avait deux explications. La première: un coup d'état avait été tenté et les responsables allaient rapidement finir dans des cellules beaucoup moins accueillantes que celle de Glarthi'oc, en attendant de servir de déjeuner à un lion pour le festival… La seconde était qu'un groupe de bandits ou de prisonniers de guerre avait été ramené. Et leur sort ne serait pas plus enviable que s'ils faisaient parti de la première solution…
Rufios, un ancien soldat spartiate qui s'était fait connaître sous le nom du Guerrier, s'approcha de la seule ouverture de la cellule. Il se hissa à ses barreaux, essayant de comprendre ce qui se passait. Dans les cellules, quelques voix perçaient difficilement le silence pesant qui régnait. Jusqu'à ce que Rufios se laisse tomber au sol.
- C'est bizarre! Je sais pas ce qui se passe, mais c'est pas prévu… C'est désert dehors. Pas un seul garde, pas une bonniche ou un jardinier! Personne!
Rufios s'allongea sur sa paillasse.
- Mmuuuhhm! Moi, je me demande si ça serait pas encore un coup de ses fichus types de Syracuse! Il parait qu'ils ont déjà attaqué la ville pas mal de fois. La dernière fois, c'était il y a deux ans. J'y étais. Eh ben, ils ont même pas réussi à sortir du port, ces minables! Ils se sont fait renvoyer chez eux à la nage !
Rufios avait mené et vu beaucoup de batailles, mais tout le monde se demandait ou s'arrêtait la vérité et ou commençait l'imagination… Les bruits de pas d'un garde se firent entendre. Glarthi'oc s'approcha de l'ouverture et vit qu'il tenait un trousseau de clés à la main. Il verrouilla le bâtiment avant de repartir aussi vite qu'il était venu. Il se passait vraiment quelque chose d'anormal…
Les gladiateurs se relayaient vers la lucarne, tentant de savoir ce qui pouvait se passer. Puis, des cris se firent entendre. Les cris d'une foule agressive. Ou plutôt d'une petite armée. Quelle que fut l'origine du bruit, nul doute qu'elle allait se diriger vers la palais du gouverneur. Donc vers Glarthi'oc et ses camarades…
Des bruits de combats se firent entendre. Proches. Ce n'état pas une simple foule. Mais une armée. Les cris d'un homme se faisaient entendre à intervalles réguliers. Il menait apparemment la troupe. Puis le calme retomba. Lourdement. Avant d'être à nouveau brisé. Les assaillants tentaient de pénétrer dans le palais… _________________
Dernière édition par le Mar 29 Mai 2007 - 17:30, édité 1 fois |
|  | | Matdark Invité
| Sujet: Re: [Flashback-Du rirififiloulou à Pylos...] Mer 13 Sep 2006 - 21:11 | |
| *Ils sont long les pignoufs.*
Mat allait beaucoup mieux, mais il paraissait toujours malade, il avait pas envie d’aller en premire ligne, combattre des soldats expérimentés et bien formé, c’était sympa pour les autres, mais lui c’était pas sa passion.
Globalement, il gueulait comme un damné, harassé comme une loque, pale et distant, tout en pestant comme un putois, d’ailleurs, dans le palais du gouverneur……
« Tuez moi ce putois qui ahanne dehors…. »
Mat était heureusement un peu loin pour devenir une innocente victime d’un homme si méchant. (bouh, le méchant.)
Chaque pas était harassant, ou pas, et soudain, une main saisit le pantalon du capitaine.
« Aidez………aidez moi. »
C’était super sympa d’enlever la poussière du fut de Mat, mais la il allait déchirer l’étoffe, Mat pesta un petit coup contre ces handicapés mentaux d’alliés qui faisaient un travail d’empoté en laissant des survivants, et du remédier lui-même à ce déplaisant intermède.
« Bien entendu, vous ne souffrirez plus. »
Il planta donc une dague dans le torse de la victime, il n’avait pas menti, la mort fut instantané, un bouillon de sang couronnant sa fin. Mat fit les poches de la victime, et repartie doucement, et même de plus en plus doucement…
*Au bruit, je me suis rapproché des combats, ça me va pas du tout, j’ai pas envie d’y aller.*
Les bruits de sabres se répandaient dans la rues, tant et si bien que Mat fut victime d’une horrible agression, on repoussa un homme de la garde sur lui, il trébucha devant Mat, qui trébucha sur ses cotes, en plantant sa dague durant sa chute.
« Désolé. »
Apparemment, il était le seul dans le coin, son adversaire ayant déjà filé.
*Et bien, et bien, que de haine, que de férocité, je sens de l’agressivité par ici.*
Le palais du gouverneur était au bout de l’avenue qui se dessinait, la garde se regroupait petit à petit autour, souhaitant cristallisé les assaillants autour d’une place forte, tandis qu’une masse de pirates semblaient surgir de nulle part, toujours plus nombreux.
Il était temps d’aller de l’avant, Matdark sortie son sabre et se jeta dans la mêlée, tentant de prendre les portes du palais. |
|  | | Glarthi'oc ATHENIEN

Age : 23 Inscrit le : 30 Juil 2006 Messages : 364 PV; PC : PV : 77/171; PC : 53/158 Postule pour : Armure d'or du Taureau Emploi : Ministre de la culture
| Sujet: Re: [Flashback-Du rirififiloulou à Pylos...] Ven 15 Sep 2006 - 13:46 | |
| Le combat devant les portes du palais fut rapide. D'après les cris qui venaient jusqu'aux cellules, on pouvait penser que les assaillants étaient largement plus nombreux que les défenseurs…
Le combat était à peine fini que des coups furent portés sur la lourde porte métallique qui barrait l'accès au palais. A peine deux minutes plus tard, les coups cessèrent. Puis on aperçu un homme qui passait au dessus du mur d'enceinte. Puis un deuxième. A peine remis sur leurs pieds, ils reçurent chacun plusieurs flèches en pleine poitrine avant de s'écrouler. Mais apparemment, les assaillants avaient changé de stratégie. Ils n'essayaient plus de forcer les portes, ils abordaient littéralement le palais, sous les commentaires de Rufios.
- C'est dingue! Je sais pas qui sont ces types, mais ils sont forts! On dirait plus des bandits que des soldats!
Tout le long de l'enceinte, des hommes passaient par-dessus le mur. La plupart mourraient avant d'avoir posé le pied sur la pelouse du palais. Mais quelques uns réussirent à engager le combat. Le flot de flèche fut quasi stoppé. Puis la porte fut ouverte. Une marée humaine s'engouffra par l'ouverture. Des centaines d'hommes en armes, criant pour se donner du courage et intimider les derniers défenseurs du palais!
- On dirait des espèces de pirates!
Rufios lâcha les barreaux et se retourna vers ses compagnons de cellule. Il avait l'air surexcité!
- Je crois qu'on a notre chance, les gars! Si ce sont bien des pirates, ils vont surement nous libérer! Donc fini ces combats stupides et cette cellule pourrie! Bonjour la liberté!
Sa phrase à peine terminée, il se hissa à nouveau aux barreaux. Puis il se mit à crier pour attirer l'attention de quelque pirate:
- OHÉ! A L'AIDE! VENEZ NOUS AIDER!
Au bout d'une minute, il semblait avoir été entendu par un moussaillon.
- OHÉ! ON EST GLADIATEURS! SORTEZ-NOUS DE LÀ ET ON VOUS AIDERA À PRENDRE CE PALAIS! ON SAIT BIEN SE BATTRE!
Le moussaillon semblait hésiter…
- ON VOUS LAISSE TOUT L'ARGENT! ON VEUT JUSTE ÊTRE LIBRES!
Le pirate était apparemment ravi d'entendre cela. Il accouru vers les cellules, suivi par quelques autres… Mais la porte était fermée. Pendant plusieurs minutes, les pirates durent s'acharner dessus, pendant que Glarthi'oc et ses compagnons tentaient de forcer la porte de leur cellule. Puis la porte extérieure vînt à céder. Peu après, les pirates étaient au sous-sol. Avec leur aide, la porte des cellules finirent par s'ouvrir à leur tour. Glarthi'oc prit la parole.
- Merci! On va prendre les armes de la caserne et vous filer un coup de main. On vous doit bien ça!
- mouais! Prenez déjà ça, ça vous sera surement utile!
Puis le pirate donna à Glarthi'oc une petite dague qui était accrochée à sa ceinture, un couteau qu'il avait mis dans sa botte, une autre dague dissimulée à l'arrière de son pantalon. L'air amusé, Glarthi'oc demanda:
- Euh… Je ne voudrais pas te priver… Il t'en restera assez ?
Le pirate ouvrit sa tunique et montra deux nouvelles dagues, puis tira une petite lame de la pointe de sa botte.
- T'inquiètes pas! Ca ira!
Tout avait été dit. Rufios, une dague à la main, fit face aux autres gladiateurs et cria:
- MAINTENANT, TOUS À LA CASERNE! MONTRONS À NOS AMIS DE QUOI NOUS SOMMES CAPABLES!
Et tous se mirent à courir en direction de la caserne. Il ne serait surement pas aisé de mettre la main sur l'équipement… Mais ce qui ennuyait surtout Glarthi'oc, c'est qu'il ne voulait pas prendre part à cette bataille! Une fois qu'il aurait aidé Rufios à récupérer les armes de la caserne, il considérerait que sa dette envers les pirates serait partiellement effacée. Alors, il s'en irait de cette ville…
Mais il était prématuré d'avoir de telles réflexions. La route de la liberté était encore longue… Même si Glarthi'oc franchissait les portes du palais, libre, pour la première fois… _________________
Dernière édition par le Mar 29 Mai 2007 - 17:38, édité 1 fois |
|  | | Matdark Invité
| Sujet: Re: [Flashback-Du rirififiloulou à Pylos...] Sam 16 Sep 2006 - 21:36 | |
| « Et de dix. »
« Tu gruges. »
« Nan, c’est vachement vérifiable, tien, lance les dés. »
Mat c’était lancé dans une partie avec un pirate d’un autre équipage, il venait de se faire une jolie somme avec sa paire spécial, et une fois de plus, personne ne pouvait deviner le subterfuge.
« Pfuuuuuuu, j’ai fait un 7, abusif……..T’as trop de chance pour moi, j’abandonne. »
Les combats faisaient rages, comme à son habitude, Matdark était resté un peu en retrait, pendant que ses compagnons d’armes se faisaient massacrer en se prenant des flèches dans la derrières, d’ailleurs…….
« Y a plus de bruits, allons y. »
Accompagnez de son nouvel ami beaucoup moins riche, ils marchèrent tranquillement en direction de l’entré principal, ou un flot de pirates ininterrompu empêchait tout efforts construits de riposte.
*Aussi soulard qu’efficace, l’armée la plus dangereuse du monde, mais la plus facile à prendre en traitre, paradoxal, mais bref.*
Mat prit un sandwich des mains d’un mourant, se permettant ainsi une restauration saine et rapide, enfin presque, il s’assit pour déguster, et puis ça faisait toujours ça de retard sur les combats.
Après 5 bonnes minutes à patienter entre chaque bouché, le sandwich arriva malheureusement à son terme, et Mat du repartir, dans un foutu bordel, un tas de pelos à moitié à poil courraient dans la même direction.
* Je déteste les clubs naturiste noirs, je me sens complexé. *
Mais à priori, il se dirigeait plus vers l’intérieur du château que vers la plage.
*Chacun son truc, pendant ce temps, je vais aller voir ce qu’on peut récupérer sur les cadavres.*
Après avoir dument fait les poches à tout les morts, amis ou ennemis, il se mit en quête de la raison de sa présence, un gros coffre, sans doute caché, sous sol, ou chambre, sous sol, ou chambre………..Hum, chambre, au pire ca fera un Otage.
Montant les escaliers, désert, il fini par arriver dans un couloir sans doute réserver à la famille du gouverneur, il poussa doucement la porte, qui pivota sans bruit, et……..
« Qui t’as dit d’entrer larbin ? »
Une dague fusa aussitôt en direction de la voix, le ratant de peu, il faut dire que la cible était relativement petite.
« Hey, raclure de perroquet, c’est moi que tu traites de larbin ? » |
|  | | Glarthi'oc ATHENIEN

Age : 23 Inscrit le : 30 Juil 2006 Messages : 364 PV; PC : PV : 77/171; PC : 53/158 Postule pour : Armure d'or du Taureau Emploi : Ministre de la culture
| Sujet: Re: [Flashback-Du rirififiloulou à Pylos...] Mer 20 Sep 2006 - 0:39 | |
| Glarthi'oc et ses compagnons parcoururent rapidement les quelques centaines de mètres qui les séparaient de la caserne de gladiateurs. Par chance, ils ne rencontrèrent pas de gardes pendant ce trajet. Mais la chance ne se garde pas éternellement…
La porte de la caserne était, comme il fallait s'y attendre, fermée. Les lourds battants de la porte en fer se dressaient devant les gladiateurs et leur empêchait l'accès aux armes. Rufios montra la porte à ses compagnons et leur dit:
- On n'a pas le choix! Il faut la défoncer rapidement si on veut des glaives! Allez, tous au boulot!
- On va faire plus de raffut que tous les pirates, si on fait ça! Toutes les patrouilles vont accourir!, répondit Glarthi'oc.
- Écoute, Glarthi'oc, on a pas le temps de réfléchir. Si on est pas tous armés d'ici quelques minutes, on est morts!
**Et si tous les gardes de la ville nous tombent dessus, on va largement augmenter nos chances…**
Glarthi'oc se mit, malgré quelques réticences, à frapper la porte en rythme. Rufios était à la tête du groupe et il ne servait à rien de discuter. Il ne changerait jamais d'avis, considérant que c'est une marque de faiblesse... Par petits groupes, les gladiateurs chargeaient, épaule en avant. Mais la porte semblait absorber toute l'énergie que les esclaves mettaient à retrouver la liberté.
Soudain, l'un d'eux cria. Une patrouille courrait dans leur direction. Elle n'était composée que de quelques soldats et d'un lieutenant, mais ils étaient lourdement armés et protégés. En face, les gladiateurs étaient quasi nus et désarmés pour la plupart.
- Espèces d'enfoirés! Vous pensiez vous faire la malle? Vous courrez moins une fois qu'on vous aura troué!
Le lieutenant avait l'air bien hargneux et tous les gladiateurs comprirent pourquoi. Cet homme avait été affecté à leur surveillance pendant quelques mois. Une punition humiliante pour lui. Et il allait se venger en tuant ceux qu'il avait dû côtoyer pendant cette période déshonorante.
Les soldats chargèrent le petit groupe. Frappant de leurs boucliers. Tranchant avec leurs spathas (épées longues). Leur habitude du combat les avait poussés à se mettre en formation, évitant ainsi de perdre plus d'hommes. Désormais, il fallait contre attaquer! Les gladiateurs armés firent face aux gardes, les tenant en respect. Les autres essayaient de contourner la ligne de boucliers. Le bruit de chocs contre les battants en fer montraient que d'autres s'acharnaient sur la porte. Si elle cédait, des renforts armés viendraient… Mais pour l'instant, Glarthi'oc faisait face à un soldat. Il n'était pas très offensif. Retranché derrière son bouclier, il ne lançait sa spartha en avant que pour tenir son adversaire loin de lui. En fait, il attendait qu'une patrouille arrive de l'autre côté de la rue et prenne les esclaves en tenailles. Si rien ne se passait, c'est ce qui arriverait.
Glarthi'oc essayait vainement de blesser le soldat, mais malgré son allonge, il ne pouvait le toucher. Sa dague frappa le bouclier. Évitant de justesse la lame de son adversaire, il essaya de revenir rapidement à l'attaque. Mais la défense de son adversaire tenait bon. Inlassablement, le même scénario se déroulait. Il suffisait qu'un seul soldat tombe pour que la ligne soit brisée. Mais ils résistaient.
Soudain, Glarthi'oc eu une idée. Son arme était insignifiante. Avec une dague, il n'avait aucune allonge. Et il ne pouvait pas utiliser la faible mobilité du garde contre lui à cause du manque d'espace. Il allait donc devoir se servir de son atout principal, son corps, large et lourd.
Après un assaut peu engagé, il recula pour laisser le soldat allonger son attaque au maximum, puis fit mine d'attaquer, la dague au niveau des côtes de son adversaire. Ce dernier ramena son bouclier sur lui pour se protéger. Glarthi'oc se jeta alors entièrement sur le garde. Celui-ci ne pouvait pas s'écarter, et il ne put pas reculer assez vite. Les deux hommes tombèrent à terre avant de rouler sur trois bon mètres. Glarthi'oc se releva rapidement, mais senti une brûlure intense au mollet. Un garde lui avait donné un coup d'épée lors de sa chute. La blessure n'était pas trop grave mais était assez douloureuse…
Le garde s'était relevé. Son casque était tombé dans sa chute. Mais le principal était fait. La ligne avait été brisée. Les soldats durent se regrouper en cercles pour éviter d'être pris à revers. Or, ils ne pouvaient désormais plus se battre en un contre un. Plusieurs gladiateurs arrivèrent. Les soldats ne pouvaient plus se contenter d'attendre. Ils luttaient pour leur vie. Mais après quelques secondes, l'un des gardes reçu un énorme pavé sur la tête. Des esclaves étaient partis les chercher dans une rue adjacente afin de décimer les soldats. Effectivement, ne pouvant se protéger à la fois des assauts des gladiateurs et des pierres qu'ils recevaient sur la tête, ils perdirent rapidement la vie, fournissant un début d'équipement aux esclaves.
Puis la porte céda enfin. Tous se ruèrent à l'intérieur. La porte protégeant les râteliers d'armes ne se fit pas trop prier et fut rapidement réduite en tapis d'intérieur. Chacun prit son équipement dans la hâte. Glarthi'oc endossa rapidement son armure de cuir, ajusta ses jambières, ses brassards, mit son casque, prit son épée et son bouclier. Désormais, il craignait moins de tomber sur des gardes.
- MAINTENANT, TOUS AU PALAIS!, hurla Rufios.
Glarthi'oc le prit par le bras.
- Je n'irai pas. Je quitte la ville.
- Sans même prendre le temps de dire au revoir à cette chère ordure de gouverneur? Bah, t'as toujours été faible. Vas t'en, je garde les forts avec moi!
Glarthi'oc ne releva pas et regarda ses camarades partir vers le palais. Puis, il se mit en route vers la porte Est de la ville, accompagné de trois camarades. Ils devraient traverser la majeure partie de Pylos, mais c'était à l'opposé du port et de son agitation. Le problème était de traverser le centre… _________________
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|  | | Matdark Invité
| Sujet: Re: [Flashback-Du rirififiloulou à Pylos...] Mer 27 Sep 2006 - 21:01 | |
| « Ouais, alors maintenant tu t’arraches. »
Mat était pour le moins sidérer, se faire dégager en tant qu’esclave par une boule de plume de 30 centimètres de haut fait partie de ces expériences, euh, sidérante. Il hallucinait doucement, quand un bruit lui parvint du couloir, des hommes en armes.
Dans un premier temps, il fallait neutraliser l’animal gueulard, dans un deuxième temps, se carapater loin d’ici, il n’y avait rien à trouver dans cette chambre, et à vue de nez, dans l’étage, il était temps de se cassos et de laisser à d’autres le soin de rapatrier le trésor.
*Facile, je saute par la fenêtre.*
Le seul détail foireux du plan était qu’il se trouvait au troisième étage, et la chute risquait d’être, pour le moins douloureuse.
*Facile, je saute par la fenêtre sur un tas de draps.*
Après un rapide examen, cette solution s’avéra tout aussi décevante, aucun tas de draps ne se trouvait à portée, bref, c’était pas la fêté du slip, mais Mat allait avoir une idée de génie.
« Ya quelqu’un les mecs, il ressemble à un pirate, vous devriez le tuer. »
>_>
Mat avait très légèrement oublié le crétin emplumé, et mal lui en avait prit, parce que la, il lui fallait avoir une idée de génie super rapidement, mais genre encore plus vite que vite. Dans un premier temps, il se vengea, empoignant sauvagement l’animal afin de se venger ultérieurement, le saisissant sans douceur pendant que ce dernier lançait un cri étranglé, et dans un deuxième temps…..
Il barricada avec classe la porte, ça lui laissait un peu de temps…….
« Krac ! »
Pas tant que ça…….
Empoignant le matelas d’une main, se faisant mordre durement l’autre, il lança le perroquet et le matelas dans la fenêtre, sautant à sa suite, pendant qu’un stylet frappait d’une sorte de Z dans son dos.
*Il me faudrait un cheval qui m’attendrait en bas des fenêtres, et un esclave muet, ca torcherait.*
Durant sa chute, il put constater que le perroquet semblait légèrement amorphe, se prendre une fenêtre en pleine gueule, doublé d’un écrasage faciale via matelas, combo bout de verre dans les fesses, avec mangeage de sol avait eu cet effet assommoir sur l’animal.
Mat se réceptionna tant bien que mal, et prit la fuite avec une extrême célérité, dopé à la peur, empoignant le perroquet d’une main, il était poursuivit par quelques gardes croisés peu après sa chute, quand il observa plus loin 4 personnes, dont un grand négus.
« Hey, les mecs, je suis dans la merde, un petit coup de main ? » |
|  | | Glarthi'oc ATHENIEN

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| Sujet: Re: [Flashback-Du rirififiloulou à Pylos...] Mar 29 Mai 2007 - 17:24 | |
| Regardant ses camarades partir, un pincement d’hésitation au fond du cœur, Glarthi’oc serrait la garde de son glaive, empoignant ses doutes et les broyant d’une seule pression…
– Bon, l’est temps de partir ! Va pas se faire cramer la tronche par les gardes sans bouger !
Kriak venait de s’adresser à Glarthi’oc, Syrius et « Guibolle ». Kriak était un de ces personnages n’’ayant ni la force de caractère ni le charisme nécessaires aux chefs, mais qui nourrissait une soif de pouvoir gangrénée par une incapacité à prendre le moindre choix important… Ne voulant trouver son destin entre les mains de cet homme, Glarthi’oc s’affirma. Après Rufios, c’était lui qui était le plus à même de diriger un groupe…
– Oui. On va partir, et rapidement. Le mieux, pour partir, c’est la porte Est, à l’opposé du Port. Les gardes l’auront surement laissée de côté, vu ce qui arrive de la mer.
– Mais va falloir traverser toute la ville, presque ! On sera transformés en bouillie avant d’avoir fait la moitié du chemin !
– Si on fonce dans le tas, oui. Mais si on essai de se faufiler, on a nos chances.
– Se faufiler ?..., ironisa Kriak en regardant les deux mètres douze et les cent vingt kilos de Glarthi’oc.
– Oui. Il suffit d’éviter les gardes et de ne pas faire de mal aux autres. Si tout se passe bien, dans dix minutes, nous sommes hors de la ville, et nous n’aurons pas fait de combat…
Ne voulant pas poursuivre la discussion, Glarthi’oc se mit à traverser la cour d’entrainement au pas de course, suivit par ses trois compères. Pour aller vers l’Est, il fallait repasser devant le palais du gouverneur. Le lieu où les combats les plus vifs se déroulaient… Et la destination des autres gladiateurs… Tant que les quatre gladiateurs se dirigeaient vers ce lieu, rien ne servait d’être discrets. Quatre hommes errant en armures dans les rues ne représentaient pas une menace importante, à côté des centaines de pirates qui prenaient d’assaut le palais du gouverneur…
Arrivés à quelques pas du palais, s’attelant à contourner l’entrée principale pour ne pas avoir à affronter les gardes du palais ou les renforts, la file de gladiateurs longeait le mur d’enceinte, avec autant de rapidité que la discrétion le permettait. Tout à coup, la file se figea. Au dessus d’eux, un bruit étrange se fit entendre. Un éclat fracassant, de bois et de verre. Pensant qu’ils étaient la cible d’une quelconque attaque, les quatre se mirent à courir aussi vite qu’ils le pouvaient. Glarthi’oc, qui fermait la marche, jeta un œil derrière lui, redoutant d’apercevoir une pluie de flèches. Mais ce qu’il vit était bien pire et défiait l’imagination. La vitre brisée volait en éclats scintillants, parsemée de bris de bois. Une couche matelassée la traversait, laissant dans son sillage une trainée argentée. Ce spectacle aurait pu être magnifique si le matelas ne supportait pas un énorme marin affublé de couleurs criardes et de dorures tape-à-l’œil. Se cramponnant d’une large main au matelas et à son sabre, enserrant de l’autre une espèce de volatile à l’air ahuri, on aurait dit un prince des milles et une nuits volant sur son tapis volant, les cheveux au vent. En plus ridicule…
L’atterrissage confirma ce que pensait Glarthi’oc. Alors que la paillasse tombait lourdement sur le sol, l’homme, afin de se réceptionner enfonça largement la tête de l’oiseau dans le matelas, à la limite de l’écraser, avant de rouler sur lui-même et sur le sol, sur un parterre de bris divers et variés.
Alors que Glarthi’oc continuait sa course, il suivait avec intérêt les évolutions de l’homme, apparemment troublé par ses cabrioles. Mais ce dernier, voyant des gardes venir à sa rencontre, s’était mis à courir à la suite des gladiateurs juste avant que ces derniers ne tournent à un angle du palais.
**Mince ! Pourvu qu’il ne m’ait pas vu ! Ca va déjà être assez difficile avec cet abruti de Kriak, alors si c’est pour se trimballer une marionnette de foire grandeur nature avec nous, ca va être impossible !**
Comme pour répondre aux peurs du géant, un cri s fit entendre derrière lui.
- Hey, les mecs, je suis dans la merde, un petit coup de main ?
Glarthi’oc n’en avait pas la moindre espèce d’envie. Mais il ne pouvait pas non plus laisser un pirate se faire prendre sans réagir, alors qu’ils étaient les déclencheurs de sa liberté, même provisoire…
**Je sens que je vais le regretter… Cours, Glarthi’oc, cours, ne t’arrête surtout pas…**
Mais alors que son esprit hurlait en tous sens de s’éloigner aussi vite que possible, les jambes de Glarthi’oc s’arrêtèrent, avant de se retourner. Mais le pire fut lorsque sa langue se mit à articuler :
– Allez, cours ! Nous allons les semer !
Glarthi’oc voulu tirer l’homme par le bras, mais il dut esquiver une attaque terrible du volatile qu’il tenait par la main… S’il tenait à garder ce pigeon coloré, qu’il se débrouille pour courir droit et aussi vite que possible ! Les cinq hommes se regroupèrent rapidement, Glarthi’oc s’occupant de fermer la marche, s’assurant qu’ils n’étaient pas pris à revers.
– Il faut semer les gardes dans les rues de la ville !, avait affirmé Glarthi’oc, essayant d’éviter tout affront direct. Mais l’angolais savait bien que cela ne serait pas facile. Aucun des gladiateurs ne connaissait les rues de Pylos, mis à part celles qui menaient du palais du gouverneur à l’arène de combat ou à l’aire d’entrainement… Et le pirate n’était qu’une aide superficielle. Il se révèlerait peut être utile si un combat était inévitable, mais Glarthi’oc préférait se dire que pour l’instant, rien n’était joué et qu’ils pourraient peut-être s’échapper de la ville sans faire couler de sang. Malheureusement, soit les gardes étaient très nombreux et écumaient les rues de la ville, soit Kriak jouait de malchance, menant le groupe d’une patrouille à l’autre. Et le perroquet, qui commençait à reprendre ses esprits, n’améliorait pas leurs chances de s’en sortir…
Au détour d’une maison haute, les gladiateurs tombèrent nez à nez avec une petite patrouille, d’une petite dizaine d’hommes. Le groupe voulu faire demi-tour rapidement, mais au loin, une autre patrouille, plus importante, se déplaçait. Faire demi tour serait suicidaire… Glarthi’oc regardait les événements se suivre, sans pouvoir en changer le cours…
Il mit son glaive en position offensive, sachant pertinemment ce que cela représentait. Dans quelques secondes, elle serait souillée de sang… _________________
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|  | | Matdark Invité
| Sujet: Re: [Flashback-Du rirififiloulou à Pylos...] Mar 29 Mai 2007 - 17:44 | |
| La fuite.
Mat aimait la fuite, il avait un don naturel pour la course paniqué, et pour éviter les situations périlleuses, et si il savait quelque chose, c’est bien qu’une issue est très rarement bouché.
Enfilant le perroquet dans sa poche, ce dernier commençant à être gênant, il cassa sa deuxième vitre de la journée, passa prestement, couru droit dans la maison, et pu ressortir sans trop de bobo de l’autre coté, sous les yeux ahuris des habitants locaux voyant défilé un pirate habillé comme un dieu, et une troupe de mec quasi nu, toute personne ne brillant pas était quasi nu selon Mat.
« Si je me plante pas, le port est par la »
Une phrase pleine d’autorité était sortie de Matdark, du moins il fallait l’espérer, se basant uniquement sur le fait que la rue soit en pente douce, donc pouvant possiblement cheminer vers le port, il se remit à courir en la descendant.
Sans trop se soucier de voir qui le suivait, il poursuivit jusqu'à l’intersection suivante, ou il put voir à nouveau une patrouille, ce qui posait un souci, Mat pouvant difficilement passer pour un habitant du cru, surtout que les culs nus se trouvaient toujours à ses cotés.
Il prit la tangente par une autre maison, reproduisant la scène précédente dans son intégralité, je vous invite donc à relire au dessus, puis revoir la même patrouille, qui avait visiblement compris son idée, retraversa une autre maison, revit la patrouille, retraversa alors une autre maison, et toujours cette même patrouille, ça pouvait durer relativement longtemps.
Brisant une vitre, pénétrant dans la maison, il fit demi-tour, retraversa aussi la dernière bâtisse visité, et pu constater avec satisfaction que la patrouille devait se trouver deux pâtés de maison plus loin, soit une avance en course de trente mètres maximum.
Il tenta quand même le coup, lançant un regard à la patrouille, visiblement médusé qui vit défiler la petite troupe au grand galop à deux embranchements d’eux, se mettant immédiatement à leur poursuite. Une réaction derrière lui affirma quelque chose du genre « c’est assez lâche », la notion d’honneur, ça faisait déjà un petit moment que Mat l’avait perdu, cela dit, l’honorable personne ayant lancé cette phrase pouvait tout aussi s’arrêter et combattre une troupe bien armé et entrainé.
« Ecrase, et court ! »
Une politique judicieuse en l’état, dommage qu'elle fut adressé à un perroquet, surtout que le port n’était toujours pas en vue. |
|  | | Glarthi'oc ATHENIEN

Age : 23 Inscrit le : 30 Juil 2006 Messages : 364 PV; PC : PV : 77/171; PC : 53/158 Postule pour : Armure d'or du Taureau Emploi : Ministre de la culture
| Sujet: Re: [Flashback-Du rirififiloulou à Pylos...] Ven 1 Juin 2007 - 15:12 | |
| Alors que le combat semblait inévitable, un bruit retentit dans le dos de Glarthi’oc. L’homme étrange venait de se lancer à travers une fenêtre, tentant de couper court en utilisant les habitations comme issue de secours.
**Qu’est-ce qu’il pense faire ???**
Mais de trop nombreux gardes s’approchaient et, bien qu’il aurait préféré toute autre solution, Glarthi’oc se jeta derrière l’homme.
– Par là, les gars !
N’osant pas croiser les regards de ceux dont il saccageait l’habitation, Glarthi’oc courait aussi vite que possible derrière l’homme en rouge et or. Lorsque le groupe ressorti de l’autre côté, toujours avec la même méthode, la voie était libre. Sans perdre un instant, tous essayèrent de se rendre à une grosse intersection menant à plusieurs ruelles, le meilleur moyen de semer les gardes, mais à ce moment, une autre patrouille survint. Suivant les cauchemars de Glarthi’oc, le pirate s’engouffra à nouveau à travers une fenêtre. Le scénario se répéta sans cesse, et l’homme et le perroquet avaient l’air d’accord sur un point : bien que ne sachant pas où ils allaient, il leur fallait courir… Le groupe essayait désormais de se diriger vers le port, suivant les instincts du marin.
Mais à force de changer de direction à chaque rencontre de patrouille, c'est-à-dire très régulièrement, Glarthi’oc, Kriak, Guibolle, Syrius et l’homme coloré se retrouvèrent complètements perdus dans la ville.
– Le port est par là !, essayait de se convaincre le pirate avant de se retrouver devant le palais du gouverneur.
– Et merde ! Avec ces rues dans tous les sens, on est revenus au point de départ ! Bon, on va entrer dans le palais !
– Quoi ! t’es fou ? Tu veux te suicider ?
– On va entrer dans l’enceinte, puis ressortir, en repassant par dessus les murs !
– On pourrait aussi prendre la patrouille directement. Ce sera plus court comme mort…
– Par là !
D’un geste de la main, Glarthi’oc désignait une entrée du palais que les pirates n’avaient pas emprunté, ou plus vraisemblablement, qu’ils avaient délaissé après l’avoir gagnée aux gardes à cause de son éloignement du reste de la bâtisse. Mais ce qui intéressait Glarthi’oc, c’était le fait qu’elle mène à un escalier proche. Une fois l’étage, ils pourraient s’échapper par-dessus le mur d’enceinte. Et les gardes se trouveraient d’autres occupations. Bien que cela ne plaisait guère à Glarthi’oc de se dire qu’il lançait délibérément les gardes sur ses sauveurs. Mais il n’était plus temps de réfléchir.
Glarthi’oc, qui avait pris la tête du groupe, se lança dans la cour, quasi déserte. Quelques pirates en étaient encore aux mains avec des gardes, mais ces derniers restaient en large sous nombre et la victoire des marins n’était qu’une question de secondes. Tout du moins, l’avenir aurait été tel si Glarthi’oc n’avait pas décidé de guider la patrouille vers le palais.
Alors que le groupe se ruait vers la porte qu’ils visaient, un sentiment de remords s’empara de l’angolais.
– On ne peut pas faire ça. On ne peut pas laisser les pirates mourir comme ça.
Glarthi’oc avait prononcé ces mots à voix haute, mais pour lui-même. Il n’entendit pas la réaction de ses partenaires d’échappée. Et en fait, il ne s’en souciant guère. Il ne pouvait pas laisser mourir comme cela ces hommes. Il devait combattre à leurs côtés. Pourquoi ? Glarthi’oc n’aurait su répondre à cette question si simple, mais il ne pouvait faire autrement. Pris dans ses pensées, l’angolais s’arrêta de courir, mais ne put s’arrêter. Syrius l’avait agrippé par le bras et le forçait à continuer. Sans utiliser toute sa force, Glarthi’oc aurait largement pu se libérer de l’étreinte de son ami. Mais il n’en fit rien. Il se laissa emporter, comme par les flots, sans oser regarder derrière lui, les marins qui étaient surement en tain de voir le cours de leur combat changer. Sans soutenir leurs regards, ceux d’hommes qui viennent être trahis sans s’en douter le moins du monde. Lorsque les gladiateurs pénétrèrent dans le palais, Glarthi’oc revint à lui, Syrius l’ayant lourdement projeté contre le mur pour le sortir de son état second. La médecine n’était pas douce, mais le médecin souriant de toutes ses dents se réjouissait de son efficacité.
– Et maintenant, c’est quoi l’idée géniale ? On monte s’enfermer encore plus ?
– Exact !, dit le géant, tout en se lançant dans les escaliers à toute vitesse.
L’escalier serpentait langoureusement autour d’un pilier de pierre blanche. Lorsqu’il arriva à l’étage, Glarthi’oc put apercevoir quelques combats, pirates assaillants quelques gardes, qui eux-mêmes attendaient avec fébrilité les renforts. Glarthi’oc ne prit pas le temps de penser à ce qu’il allait faire, il se dirigea vers une fenêtre qui surplombait légèrement le mur d’enceinte. A ce moment, une patrouille arrivait au coin d’une rue, Glarthi’oc voulu se cacher dans le palais, mais quelque chose l’en empêcha… _________________
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|  | | Matdark Invité
| Sujet: Re: [Flashback-Du rirififiloulou à Pylos...] Ven 1 Juin 2007 - 15:37 | |
| « C’est l’heure de la poussette Javanaise »
La poussette Javanaise est très différente de la brouette Javanaise, n’importe quel marin, même sans connaitre la poussette, pourrait vous le dire, et Matdark, dans sa grandissime bienveillance consent à vous l’expliquer. En premier lieu, prenez quelqu’un, en l’occurrence, un grand noir Angolais proche de vous, ensuite, approchez vous rapidement de la fenêtre, le tout étant que votre ami n’ai pas le temps de comprendre, une fois arrivé devant la fenêtre, acceptez le fait qu’il ne sera plus jamais votre ami, et poussez fort !
Suivez rapidement, avec comme but de vous réceptionnez sur la personne étant passé juste avant vous afin d’amortir le choc. Cette méthode n’est pas très, enfin elle n’est pas très……. Enfin bon, c’est une technique qui en vaut une autre.
Maintenant que Mat avait eu le bonheur d’atterrir sur le gladiateur local, il pu avec un certain courage s’enfuir sans lui, car c’est bien du courage qu’il faut pour lâcher un homme qui vient de vous épargner de cruelles blessures au péril de sa vie, c’est du courage pour abandonner un homme sans doute salement amoché et assommé à des gardes qui le tueront à vue, c’est du courage ma bonne dame, qu’il faut pour ne pas vérifier qu’il n’avait rien de précieux sur lui avant de détaler, et Matdark fit preuve d’un courage sans limite.
« On s’envoit un pigeon. » Lançait il quelques secondes seulement après l’impact, et déjà une bonne centaine de mètres parcouru, le cœur plein de courage, il courait d’un train régulier afin de se casser de cette ville décidément merdique, tout en slalomant dans les carrefours pour éviter les patrouilles.
Profitant de sa course pour récupérer quelques bananes, une cruche de rhum, un jambon et une poule encore en vie qu’il lâcha un instant après, il se dirigea vers ce qui devait être le port, et ce qui était dans tout les cas loin de la ville, enfin du centre de la ville.
« Désolé Mademoiselle »
Ca c’était le perroquet qui s’excusait pour le vol d’une perruque, encore un peu trop poli pour faire pirate l’animal, mais ça devrait vite changer avec l’entrainement intensif « Mateudarque », l’entrainement préféré des pirates, alcool, prostitués, grandes bouffes, bière et bagarres en taverne.
Mat en avait profité pour reluquer la jolie blondinette que Bonhomme avait dérangé, s’était arrêté, avait placé une banane entière dans sa bouche, libérer sa main gauche, et embarquer la madame sur son épaule, il aurait pas tout perdu en venant ici, et en cas de problème, elle ferait un projectile de première bourre.
*En plus, elle est blonde, elle devrait pas comprendre avant quelques minutes.*
Reprenant sa course pendant qu’une chose furieuse tambourinait son épaule, il fini par arriver au port, ou une partie de son équipage était rentré, suivant l’adage pirate « Quand t’es dans la mierda, casse-toi » Il fit larguer les amarres au plus vite.
« On se casse, et toi Blondine, je vais te montrer la cabine du capitaine ! »
« Peteux….. » |
|  | | Glarthi'oc ATHENIEN

Age : 23 Inscrit le : 30 Juil 2006 Messages : 364 PV; PC : PV : 77/171; PC : 53/158 Postule pour : Armure d'or du Taureau Emploi : Ministre de la culture
| Sujet: Re: [Flashback-Du rirififiloulou à Pylos...] Ven 6 Juil 2007 - 10:31 | |
| Glarthi'oc allait se cacher des gardes à l'intérieur du palais lorsqu'il sentit dans son dos, une forte poussée. Totalement pris au dépourvu, Glarthi'oc se retrouva sans plus aucun moyen de se récupérer avant même d'avoir bien saisi ce qui lui arrivait. Mais lorsque son genou heurta le mur d'enceinte, le bruit sec le ramena à la réalité : la pierre ne garderait pas une égratignure de cette rencontre douloureuse. Lui, si. Mais le choc de son dos contre le sol pavé devait sans doute avoir pour but d'apprendre à l'angolais que tout est relatif. En effet, son contact dur et froid lui fit complètement oublier son genou. Le gladiateur pensa que plusieurs de ses côtes allait se briser. Et cela aurait certainement le cas s'il n'avait pas été retombé légèrement sur côté gauche. Ce côté était laissé sans protection par son armure de cuir, mais le gladiateur avait eu le réflexe d'amortir le choc en plaçant son bouclier devant lui. Le bras qui avait d'ailleurs réalisé cette opération n'était devenu qu'une plaie douloureuse… Le seul souffle du vent suffisait à rendre les blessures douloureuses. Immobile sous le soleil grec, l'angolais tentai de rassembler son esprit. Mais une voix l'en empêcha.
– Fais attention aux gardes, crétin…, lança une voix de la fenêtre.
– Kriak… Tu me le paieras…
Mais en un instant, l'esprit de Glarthi'oc se mit à tournoyer en tous sens. Il était allongé sur le sol. Des gardes arrivaient, car s'ils n'avaient ni vu ni entendu la chute, ils ne pouvaient avoir manqué l'interpellation de Kriak, volontairement sonore…
Le géant se releva péniblement, évitant de porter le poids de son corps sur son bras gauche et laissant son bouclier à terre. C'était stupide. Glarthi'oc aurait, à un moment ou l'autre, besoin de se défendre. Mais son bras lui faisait trop mal…Il ne pouvait plus opposer efficacement une défense contre des coups répétés. Fallait-il qu'il garde aussi son glaive ? Désarmé, il était entièrement vulnérable, mais il pouvait aussi passer pour un citoyen athénien, ou du moins un simple esclave. Un esclave aux muscles saillants, portant des pièces d'armure. Non, la discrétion n'avait jamais été le fort de l'angolais et rien ne changerait aujourd'hui.
Ainsi, Glarthi'oc resserra son emprise sur sa dernière défense, et se mit à courir, malgré une claudication douloureusement prononcée… Chaque pas sur le dallage de pierre accentuait encore un peu plus la douleur, mais s'il s'arrêtait une seule seconde, il serait pris. Se cacher, partir, vite, seul.
Autour du gladiateur, les pirates étaient visiblement refoulés, petit à petit. Dans quelques minutes, seuls les gardes resteraient au palais. Kriak et les autres seraient faits comme des rats. Finalement, le sort de Glarthi'oc n'était peut-être pas si atroce, par rapport à celui de ses compagnons d'échappée…
Mais à peine trois cent mètres avaient été parcourus que Glarthi'oc entendit derrière lui un garde lancer un appel. Un appel à la chasse. Une chasse à l'angolais boiteux. Ensuite, les choses prirent une tournure plus difficile encore. La troupe de garde qui courait après le géant se rapprochait inexorablement. Quelques secondes. Les dernières avant longtemps. La liberté. Dans quelques secondes, les gardes tomberaient sur le géant, et le ramèneraient à sa cellule. Prisonnier, moins que rien. Des barreaux devant soi, à chaque instant. Plus que quelques infimes secondes…
Mais à ce moment, une troupe déboula devant le géant. C'était la fin. Lâchant son glaive, car mieux valait ne pas exciter les gardes en leur fournissant une occasion de venger leurs compagnons, Glarthi'oc abandonna tout espoir. Plus jamais il ne gouterait au même air, plus jamais le ciel ne serait aussi bleu…
Il est étrange de constater que certaines choses sont tout à fait relatives… Une brise fraîche, par un beau jour sans nuage…Comment quelqu'un qui n'a connu que la liberté pourrait-il apprécier ce spectacle avec autant d'intensité que celle qui avait envahi Glarthi'oc à sa libération ? Et comment quelqu'un qui n'a connu que la servitude aveugle pourrait-il prendre conscience que tout cela pourrait être à lui aussi ? Le bleu voilé du ciel, la lueur du soleil, la douceur du vent…
Aujourd'hui, Glarthi'oc avait vécu une expérience unique, qui le bouleversait. Pendant quelques instants, il avait réapprit à être libre. Sur le moment, les événements s'étaient enchaînés et il n'en avait pas vraiment pris conscience. Mais maintenant qu'il la perdait à nouveau, il saisit toute la force de cette liberté. Alors que les barreaux se refermaient, grinçant de toutes leurs dents métalliques, contrepoids sinistrement aigüe à la tristesse du géant, alors que les gardes lui crachaient au visage tout leur mépris pour celui qui avait tué leurs compagnons, alors que la caresse du vent était repoussée par la faible ouverture, qui laissait à peine entrer un rai de lumière blafarde et froide, alors que le métal des chaînes se faisait plus cuisant sur les chevilles et les poignets du gladiateur, alors que les cris de souffrance des agonisants marquaient la fin de l'assaut, Glarthi'oc se recroquevilla, seul, dans cette cellule froide et humide…
[FIN DE LA FIC]
[HRP]Bon, voilà, j'ai tardé à poster la dernière partie... Mais c'était le dernier truc qui impliquait Mat sur le forum... Maintenant, il est vraiment parti...
Désolé pour ce "moment émotion", mais voilà, je voulais le dire.
Bon vent à toi, Matdark ! _________________
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