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 L'épopée de Ragnar d'AltaïrVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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yann
ASGARDIEN



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MessageSujet: L'épopée de Ragnar d'Altaïr   Mer 31 Jan 2007 - 12:27

L’épopée de Ragnar d’Altaïr
guerrier divin d’Epsilon




Le grand Oracle regardait les flammes danser au creux de la cheminée alors qu’au dehors du palais d’Odin, une tempête de neige frappait le pays d’Asgard. Assis en tailleurs juste en face de lui, un jeune homme semblait attendre la moindre réaction du vieillard. Il n’osait troubler ce silence si solennel et pourtant, il se demandait bien pourquoi son maître l’avait fait venir au milieu de la nuit. Une rumeur courait au sein du palais laissant croire qu’il était prédisposé à prendre la relève du grand Oracle lorsque celui-ci rejoindrait le seigneur Odin au Walhalla. Terak était son nom et si il est vrai qu’il disposait de certains pouvoirs de voyance, il ne pensait pas être assez puissant pour recevoir cette noble tâche. Les bûches craquèrent dans l’âtre faisant sursauter le jeune homme alors que l’oracle sembla sortir de ses songes et tourna son regard vers le jeune apprenti. Un long silence se fit encore entendre alors que Terak sentait son âme être inspecté et que tous ses secrets furent étalés devant l’Oracle.

"Terak, tu es le disciple le plus prometteur parmi les nombreux postulants. Je me permets de te rappeler que devenir grand Oracle est une mission des plus importantes. Car selon ce que tu as vu, le grand prêtre d’Odin doit pouvoir prendre des décisions. Cependant les dons de voyance ne te serviront à rien si tu ne connais pas les légendes les plus importantes de notre nation. Par le passé de grands héros ont marqués l’histoire par leur courage et leur volonté. Et il peut arriver que les actes de ces héros aient une influence dans la vie de leurs descendants. Comprends-tu ce que je veux dire ???"

Terak écoutait ces paroles pleines de sagesse, essayant de voir ou voulez en venir l’Oracle. Tout ceci prenait l’allure de mystères certes passionnants mais ô combien effrayants. Pourtant le jeune homme fronça les sourcils tout en réfléchissant. Si il remplaçait un jour ce vieil homme, il se devait d’écouter son mentor car même proche de la mort il était l’un des piliers de la sauvegarde d’Asgard. Terak cherchait toujours la signification des paroles du vieillard lorsque celui-ci reprit la parole.

"Oui, je vois que tu réfléchis et c’est une bonne chose. Pour l’instant tu es encore trop jeune et tu ne possèdes pas assez d’expérience pour comprendre ces paroles. Sache cependant ceci mon jeune ami, la guerre est de nouveau aux portes d’Asgard. Un vieil ennemi, le cœur rongé par la haine, la malice et la fourberie s’est réveillé. Son but à toujours été le même mais ses ruses sont toujours surprenantes. Sache que l’avenir n’est jamais écrit, le moindre geste peut avoir une influence dessus et n’oublie jamais que le futur est toujours en mouvement. Je te fais pourtant la prédiction d’une guerre qui sèmera le malheur et le chaos sur notre contrée. Pourtant une lueur d’espoir illumine cet avenir si sombre, le seigneur Odin et la déesse Freiya ont pressenti ces évènements et sont passé à l’acte. Des guerriers des quatre coins du pays d’Asgard et même du dehors de ses frontières ont répondu à l’appel. Tous sont venus en ayant leur propre raison mais au fond de chacun d’eux une seule raison commune les a fait venir. Les dieux les ont jugés dignes de se battre en leur nom et inconsciemment ils ont répondus présent car tel est leur destin."

Le jeune homme vit le vieillard faire à nouveau une pause pour reprendre son souffle. Les paroles du grand Oracle subjuguaient Terak. Celui-ci avait l’impression de voir la scène se déroulait sous ses yeux. Il les voyait ces hommes prêt à se battre, arrivant devant les remparts d’Asgard, se demandant ce que le destin leur réservait et se remémorant les raisons qu’il leur avait fait prendre une telle décision. Pour certains, le devoir avant tout autre chose, pour d’autres, la vengeance motivait leur cœur, certains devaient tenir une promesse. Terka sentait son cœur se gonfler de fierté malgré la prédiction d’une guerre .Oui, un conflit allait éclater mais ces guerriers défendraient leur nation au péril de leur vie pourtant le jeune homme se demandait encore ce que tout ceci avait avoir avec lui. La voix du Grand Oracle le tira de ses songes lorsqu’elle reprit.

"Tu te poses encore des questions sur ta présence et pourtant la réponse est simple. Dans la lignée d’un de ces guerriers repose des faits qui pourraient s’avérer marquants pour la victoire ou la défaite pour notre seigneur. Tu sais très bien que ma santé est des plus précaires et il faut que toi ou moi puissions apporter les réponses voir les conseil nécessaire à ce guerrier afin qu’il accomplisse son devoir."

Pour la première fois depuis son entretien avec le vieillard, Terak osa prendre la parole. Il lui semblait inconcevable que son maître puisse perdre la vie alors que le royaume avait tant besoin de lui.

"Monseigneur, ne dites pas de pareilles choses. Si vous veniez à mourir, nous ne pourrions vous remplacer, moi pas plus que les autres, et Asgard serait encore plus démuni. Je vous en prie, je ferais ce que je pourrais pour vous soulager. Cependant si vous souhaitez vraiment apaiser votre esprit, je vous écoute. Qui donc est ce guerrier dont les aventures de son ancêtre peuvent avoir un impact sur ce futur conflit ???"

"Terak, tu ne dois jamais avoir peur de l’inéluctable. La mort fait partie de toute vie et la mienne arrivera un jour aussi et ce jour là malgré tes doutes, une autre personne héritera de mes dons. Je souhaite juste que ce sera toi cet élu. Mais pour en revenir à ta question, sache que le commandant de la Garde Yann d’Altaïr ne connaît pas tous les secrets de sa lignée. A vrai dire, son destin aussi est très mystérieux, j’y vois de la peine, de la colère, de la trahison et on pourrait qualifier son destin de terrible. Pourtant je peux aussi voir une immense volonté, de l’amitié et bien d’autres choses encore. Oui voilà la preuve que les portes du futur peuvent être bien difficiles à ouvrir. Mais pour le moment, les faits les plus importants concernent la vie de son ancêtre : Ragnar d’Altaïr. Afin que tu comprennes toute l’importance de ceci, tu n’écouteras pas cette histoire non tu vas la vivre. Regarde bien les flammes qui dansent dans cette cheminée."

Terak était abasourdi par les derniers mots du grand Oracle. Comment allait-il faire pour vivre cette histoire. Cependant, il avait toujours appris à écouter les indications de son maître. IL regarda fixement le feu qui craquait joyeusement et fixa les flammes. Au bout d’un moment, il semblait comme hypnotisé par le spectacle son univers se résumant à un environnement rougeoyant et chaleureux. Le grand Oracle prononça alors une formule incompréhensible et Terak se sentit comme aspiré par le feu et il poussa un hurlement de frayeur……..

Ragnar se redressa du tas de foin, le torse en sueur et regarda autour de lui tout en cherchant sa respiration. Le noir régnait dans l’écurie mais les chevaux semblaient s’agiter nerveusement. Plissant les yeux, le jeune homme de 16 ans pu voir qu’un éclat orangé semblait éclaircir la nuit. Plusieurs cris de terreur retentirent dehors et Ragnar nota qu’il faisait chaud.

"Je dois être encore en plein rêve, faire chaud à Asgard c’est impossible. Mais qu’est ce qu’il se passe dehors ??"

Les cris allaient crescendo et Ragnar se réveilla totalement. Il constata que la chaleur augmentait et décida de s’habiller afin de voir ce qu’il se passait .Il enfila son pantalon et sa tunique et s’apprêtait à sortir lorsque la porte en bois éclata sous le poids d’un corps qui s’écroula plus loin à l’intérieur de l’écurie. Ragnar se précipita vers lui et pu voir la hampe de plusieurs carreaux d’arbalète sortir de sa poitrine. Le jeune homme reconnu sans peine l’un des domestiques servant son seigneur. L’homme était mort et Ragnar se rua dehors et le spectacle qui s’offrit à lui se grava à jamais dans sa mémoire. Le domaine Driagar auquel il appartenait en tant qu’écuyer était ravagé par les flammes. La maison brûlait malgré les rafales de vents enneigées tandis que les jardins étaient saccagés par les différents affrontements qui se déroulaient. Les hommes du seigneur Driagar affrontaient des êtres grands et musclés recouverts de fourrures. Ceux-ci portaient des coups d’une rare violence et les asgardiens semblaient incapable de rivaliser avec une telle sauvagerie.

"Mais qui sont donc ces gens ?? Et pourquoi s’attaquent t’ils à nous ???"

Le jeune homme semblait désemparé, leurs terres avaient toujours été épargnées par les guerres. Le pire dans tout ça c’est qu’Asgard n’était en conflit avec personne pour le moment. Alors qui donc pouvait être ces barbares et pourquoi faire preuve de tant de violence. En tout cas il semblait clair que les asgardiens n’arrivaient pas à résister.

Ragnar pouvait en effet constater que la plupart des hommes du seigneur gisaient à terre alors que d’autres guerriers Barbares parcouraient les terres à la recherche de survivants. Les cris qu’il avait entendu venaient d’un groupe de domestiques accompagné de leur famille. Ils étaient enchaînés l’un à l’autre. Ragnar aurait du courir chercher une arme car il avait suivi un entraînement au combat avec le fils du seigneur mais son esprit était tétanisé. Il ne vit même pas les chevaux qui avaient réussi à se libérer s’enfuir tout autour de lui.

Ragnar comprit à cet instant que ce raid ressemblait à une rafle d’esclave. Il sentit alors la colère s’emparer de lui. De quel droit ces gens pensaient croire que les serviteurs du dieu Odin n’étaient que des objets. Il se mit à chercher à une arme sachant parfaitement que son expérience d’écuyer ne serait pas suffisante. C’est à ce moment qu’un bruit de sabot grattant la neige le fit se retourner. Un cheval immense lui faisait face tandis que son cavalier le regardait d’un air cruel. Ragnar ne pouvait voir que ses yeux du fait que son heaume recouvrait entièrement sa tête.

"Tiens tiens mais n’avons-nous pas là mon futur esclave personnel. Un jeune homme plein de vigueur et peureux avec ça. Je n’aurais aucun mal à te dresser…"

Avant qu’il ne puisse terminer sa tirade une décharge d’énergie l’atteignit sur le côté le désarçonnant. Sa monture prit peur et dans un geste de repli décocha un coup de sabot à Ragnar qui décolla et passa à travers le mur de l’écurie. Pas loin de l’inconscience, Ragnar ne pu qu’entendre les paroles d’une personne qu’il identifia comme le seigneur Driagar en personne.

"Tu as déjà tué mon fils et tu comptes encore t’en prendre à un jeune sans défense. Les barbares sibériens manqueraient-il de courage à ce point. Vous attaquez un domaine isolé en pleine nuit sans déclaration de guerre, en toute traîtrise et tu crois que je vais te laisser faire sans réagir ??? "

Un ricanement se fit entendre

"Que peux-tu faire contre moi pauvre fou ?? Tes hommes sont ou morts ou prisonniers, ton domaine est en flamme et tu oses défier un seigneur Sibérien au sommet de son pouvoir. Crois moi tu va payer ton audace de ta vie."

C’est à ce moment que Ragnar sombra dans l’inconscience sans pouvoir savoir qui de son seigneur ou du barbare allait triompher…..

Ragnar se remémorait cette fameuse nuit alors qu’il effectuait sa patrouille sur les remparts de la cité d’Asgard. Deux ans s’étaient écoulés depuis le drame. Des soldats avaient retrouvé Ragnar et le corps du seigneur Driagar sous les débris de l’écurie. Personne ne savait comment le noble asgardien avait péri car aucune blessure n’était relevée. Les soldats soignèrent le jeune homme et réussirent à obtenir son témoignage de ce qu’il savait puis ils l’emmenèrent avec eux. Ragnar se souvenait encore de l’émerveillement qu’il avait ressenti en voyant les hauts remparts de la cité d’Asgard. Il fut reçu au palais ou le grand prêtre en personne écouta la terrible histoire du jeune écuyer. Suite au récit, le grand prêtre resta songeur un long moment puis regarda le jeune homme comme pour le jauger. Puis ayant pris sa décision, il fit venir un garde à lui et lui parla dans le creux de l’oreille. Ragnar ne pouvait entendre et fut curieux lorsque le garde en question quitta la pièce.

"Ecoutes moi bien mon garçon, tous les gens que tu connaissais ont disparu. Te voilà seul au monde et je ne peux te laisser devenir un vagabond. De plus, je sais que tu as quelques notions de combat. Tu vas donc être intégré dans les rangs de la Garde de notre cité. J’ai envoyer chercher l’homme qui s’occupera de toi, fais moi confiance il saura libérer ton potentiel"

Ragnar était de plus en plus intrigué. Son potentiel ?? Quel potentiel ?? Il savait se battre certes mais il ne voyait pas ce qu’il y avait de si extraordinaire en lui. Ce que ne savait pas Ragnar, c’est que le grand prêtre avait perçu en lui l’énergie du cosmos. Le jeune homme ignorait qu’il possédait cette force car elle ne s’était pas encore déclenchée mais le feu sacré couvait tout au fond de son être. Des pas retentirent sur les dalles et un homme d’une belle prestance fit son entrée dans la salle précédé par le garde. Sa cape sembla tourbillonnait autour de lui alors qu’il s’agenouillait tout en saluant le grand prêtre. Sa musculature était proportionnelle à sa taille et Ragnar su qu’il était en présence d’un guerrier des plus redoutables.

"Yriël, je te présente Ragnar, un jeune écuyer du seigneur Driagar. Son maître a été tué dans la destruction de son domaine et plus personne ne peut s’occuper de lui. Il va rejoindre la Garde mais je penses qu’il à encore besoin d’entraînement. Je te confie donc ce jeune homme, prend le sous ton aile et enseigne lui tout ce que tu sais."

Le grand prêtre s’adressa alors à Ragnar,

"Je dois encore discuter de certaines choses avec ton nouveau mentor. Je te prierais de bien vouloir l’attendre dans la pièce à coté."

Intrigué, Ragnar hocha la tête et accompagné d’un garde, il quitta la salle d’audience. Il se demandait bien quelles pouvaient être ces choses dont voulait discuter le grand prêtre avec ce Yriël. Ragnar eut quelques frisons, cela pouvait être en rapport avec lui mais alors pourquoi ne pas le tenir aussi au courant. Décidément, sa vie prenait un tournant qu’il n’aurait jamais imaginé.


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MessageSujet: Re: L'épopée de Ragnar d'Altaïr   Mer 31 Jan 2007 - 12:58

Dans la salle d’audience, Le grand prêtre ne souriait plus et discutait sérieusement avec Yriël.

"Ce qu’il s’est passé au domaine Driagar est des plus inquiétant. Je croyais que les barbares sibériens avaient cessés leurs raids pour obtenir des esclaves. Et voilà qu’ils s’attaquent à nous, je n’aime pas ça Yriël, je n’aime pas ça du tout. Nous avions pourtant établi des relations diplomatiques avec les différents seigneurs de Sibérie. Je veux que tu nommes certains ambassadeurs afin d’éclaircir tout ceci. Et fais attention à leur escorte, ce qu’il faut pour protéger nos hommes sans avoir l’impression d’être menaçant."

"Bien, monseigneur, il en sera fait selon vos ordres. Et pour le gamin, sir, il y a quelque chose en lui qui est comment dire curieux."

"Je vois que rien n’arrive à échapper à tes sens mon brave ami. Ragnar possède au fond de lui le fer cosmique. Cependant, son cosmos ne s’est pas encore réveillé et c’est pour cela que tu n’as pas senti tout son potentiel. Je souhaite que tu veilles personnellement à son entraînement car ce petit à un destin hors du commun. Je ne pourrais pas te dire comment je le sais, je le ressens c’est tout."

"Votre instinct ne vous à jamais tromper monseigneur. Je me chargerais de la formation de Ragnar. Il sera l’un des meilleurs gardes que cette cité ait connu."

Yriël salua le grand prêtre puis se releva et parti chercher celui qui allait devenir son apprenti.

Ragnar sourit en se souvenant des deux années qui l’avaient conduit à patrouiller sur les remparts. Le vent soufflait ses rafales de neige et la température était des plus glaciale. Heureusement que l’entraînement de Ragnar l’avait endurci au terrible climat d’Asgard. Oui, ces deux années avaient été les plus longues de sa vie. Le jeune homme avait appris plus tard qu’Yriël était le guerrier divin walkyrie de Frey. Sous son aile, Ragnar subit un entraînement intense. Il n’eut pas un seul moment de répit, chaque journée ne se passa pas sans un combat qu’il soit contre la nature où contre un autre guerrier. Il apprit à nager au sein des lacs gelés après avoir fracasser la glace. Il dut tirer à l’arc alors que des tempêtes s’abattaient sur lui le frigorifiant et l’empêchant de viser correctement. Il se souvenait aussi de ces longues courses à travers les forêts portant sur le dos un sac faisant quatre fois son poids. Les raclées qu’il recevait en affrontant Yriël en personne le faisaient encore frémir. Non pas que le guerrier divin était un tortionnaire mais il voulait que son apprenti soit un as du corps à corps.

Ce n’est que vers la fin de son entraînement que Ragnar prit conscience de ce qu’ils appelaient « son potentiel ». Alors qu’il affrontait Yriël et après avoir subi une autre raclée, sa volonté se rebella et un cosmos d’un blanc gris éclatant l’entoura. Le guerrier divin de Frey semblait plus accessible à Ragnar qui se rua à l’assaut. Les coups pleuvaient les uns après les autres et le jeune homme pu tenir tête à Yriël pendant de longues minutes mais l’expérience de celui-ci lui permit de remettre Ragnar à terre. Le guerrier divin aida son disciple à se relever et lui enseigna ses connaissances sur le cosmos. Ce fut une nouvelle source de défis pour le jeune homme mais peu à peu sa cosmo énergie se développa. Aujourd’hui le cosmos de Ragnar ne valait pas celui d’un guerrier divin mais il était tout à fait capable de s’en servir. Il fut incorporé à la garde et se contentait d’appliquer son devoir quand il fallait l’appliquer. Pour le moment, son commandant n’avait pas eu à se plaindre de lui. Et le voilà en train d’arpenter les remparts d’Asgard par une nuit des plus froides. Soudain un bruit de botte presque discret le fit se retourner et Ragnar eut la joie de voir son mentor monter les marches afin d’arriver devant lui.

"Alors, jeune homme comment se passe ta patrouille ??"

"Pour l’instant, rien à signaler monseigneur. Le temps est des plus maussades mais aucuns problèmes ne sont venus déranger mon quart."

"Je t’ai déjà de ne plus m’appeler monseigneur. Ce que nous avons vécu toi et moi nous a beaucoup rapprochés. Tu as gagné le droit de m’appeler par mon prénom et je considère comme un ami. Alors plus de chichi entre nous et si tu recommences je te botte les fesses."

Yriël et Ragnar éclatèrent de rire et se donnèrent l’accolade. Ils devisèrent pendant quelques instants lorsque le guerrier divin reprit un air sérieux.

"Ecoute, Ragnar, je ne suis pas venu te déranger pendant ta patrouille pour discuter de choses et d’autres mais tu es convoqué chez le grand prêtre. Il aurait une mission à nous confier tous les deux et ne pose pas de question je n’en sais pas plus que toi. Un autre garde va te remplacer et toi et moi devons aller au palais "

Ragnar regarda son mentor et comprit à son air sérieux qu’il ne plaisantait pas. Sans un mot, les deux hommes descendirent les escaliers du rempart alors qu’un autre garde prenait la place de Ragnar. Il traversèrent les ruelles de la ville toujours dans le même silence, chacun plongé dans ses propres interrogations. Ils arrivèrent devant le palais et les gardes les laissèrent passer après avoir reconnu le guerrier divin de Frey. Le jeune homme pu admirer à nouveau les dédales du palais et sentit une boule dans la gorge lorsque lui et Yriël se retrouvèrent devant la porte de la salle d’audience. Que de souvenirs qui traversaient la tête des deux hommes. Cette salle avait été le témoin du début leur amitié et pour chacun d’eux cela représentait beaucoup. La porte s’ouvrit et les deux hommes purent pénétrer dans la pièce. Le grand prêtre les attendait, assis sur son trône, et un sourire vint flotter sur ses lèvres en voyant le disciple et le mentor s’avançaient vers lui. Les deux hommes arrivèrent à distance respectueuse du trône du représentant terrestre du seigneur Odin et s’agenouillèrent. Yriël était placé un peu plus en avant que Ragnar dans un souci de hiérarchie. Ce fut d’ailleurs le guerrier divin qui prit la parole en premier.

"Ragnar d’Altaïr, garde de la cité d’Asgard et Yriël de Gildanaël, guerrier divin walkyrie de Frey à votre service monseigneur. Ordonnez et vous serez obéi."

"Bievenue à vous mes amis, je vais passer outre les formes afin de passer directement à ce qui nous intéresse. Je vais vous vous confier Yriël le commandement d’un détachement pour aller en Sibérie. Ragnar vous secondera dans cette tâche mais je vais vous expliquer plus amplement votre mission. Depuis maintenant deux ans, les seigneurs sibériens se livrent à une guerre civile entre eux. Deux camps s’opposent l’un à l’autre dans cette guerre fratricide. Le premier camp regroupe les seigneurs voulant élire un roi parmi eux afin que ce nouveau monarque puisse apporter la paix et la prospérité à la Sibérie. Ils veulent un échange pacifique entre leurs terres et les nôtres. Hélas, l’autre camp tient à garder les choses telles qu’elles sont afin de continuer à conserver le pouvoir qu’ils ont sur leur domaine. Cependant la faction royale, appelons la comme cela, a fait appel à Asgard afin que nous leur apportions notre soutien.

Vous vous demandez peut être pourquoi nous devrions intervenir alors que d’habitude nous nous mêlons de nos affaires. Le seigneur Odin ne nous fait intervenir que lorsque la situation l’exige mais dans cette histoire, Asgard est concernée. Oui, souviens toi Ragnar de cette attaque sur le domaine ou tu vivez il y a deux ans. La faction ennemie au futur roi, en est responsable, ces seigneurs pensent conquérir nos terres et réduire notre peuple en esclavage. Nous ne pouvons tolérer un tel affront d’autant plus qu’en deux ans, ils continuaient leurs raids mais grâce à nos nouveaux alliés nous savons maintenant qui et pourquoi. C’est pour cela que vous irez à la tête d’un détachement de 500 hommes renforcer les troupes de la faction royale. Un dernier détail, il semblerait que la faction ennemie soit commandée par un certain Gewerdas. Cet homme serait leur meilleur combattant et un homme terrible, on raconte qu’il serait habité par un démon qui le protège de toutes tentatives d’assassinat. L’affronter en combat loyal est encore pire et aucun de ses adversaires n’a survécu à sa cruauté. Votre tâche consiste à retrouver la faction royale et joindre vos forces aux leurs. Vous voilà maintenant informé de la situation, avez-vous des questions ??"


Le grand prêtre les regardait, attendant que l’un ou l’autre prenne la parole. Yriël ne semblait pas avoir des interrogations alors que Ragnar avait pris un air grave et sérieux. Ainsi, il allait pouvoir venger son ancien maître et ses amis du domaine. Oui, ces barbares allaient payer cher leurs crimes, les poings du jeune homme se serrèrent à ces souvenirs mais il n’avait aucunes questions à poser non plus. Comprenant que les deux hommes étaient prêts à accomplir leur devoir, le représentant terrestre du seigneur d’Asgard les autorisa à quitter la pièce. En les regardant partir, il ne put s’empêcher de demander à Odin de veiller sur eux car leur mission n’allait pas être des plus faciles. Les deux hommes quittèrent le palais tout en discutant de leu mission puis se souhaitèrent bonne nuit avant de réintégrer leur domicile respectif. Ils savaient que demain, la journée serait très longue malgré le fait que le Grand prêtre ait donné les ordres nécessaires pour la mise en marche des préparatifs.

Le lendemain, le soleil faisait miroiter la neige sur les remparts d’Asgard. Mais devant le portail, c’était tout un autre spectacle que le soleil éclairait. Une colonne d’hommes en armes était sur le point de partir. Quelques chariots s’éparpillaient ici et là mais sévèrement gardés, des archers vérifiaient la corde de leur arc tandis que des épéistes s’assuraient du tranchant de leur lame. En tête de colonne, Yriël était sur son cheval où il regardait le premier chariot dans lequel une grosse boîte métallique reposait. Il entendit une autre monture galopait et faisant retourner la sienne, il vit le cheval de Ragnar arrivait vers lui.

"Et bien, mon jeune ami, on a oublié de se réveiller ce matin ??"

"Excuse moi, mais j’ai tellement pensé à ce qui nous attendait en Sibérie que je n’ai pas dormi de la nuit. Ce n’est que vers l’aube que j’ai réussi à fermer les yeux et je n’ai pas entendu le chant du coq. Je me suis réveillé trop tard et je suis venu ici en quatrième vitesse. Heureusement que j’avais préparé mes affaires hier soir."

Les soldats aux alentours auraient pu s’étonner du tutoiement entre le maître et l’apprenti mais cela faisait longtemps qu’ils avaient dépassé ce stade. Ils se considéraient comme des amis et tous deux risqueraient leur vie pour sauver celle de l’autre. Par contres les soldats des premiers rangs jetèrent un regard surpris à leur chef quand il éclata de rire.

"Décidément, cette mission démarre sous les meilleures auspices pour toi. Rassure moi, tu n’oublieras pas de te battre quand on sera au milieu de l’action ??"

"Oh non, ne t’inquiète pas pour ça l’ennemi se rendra bien vite compte que je ne serais pas venu pour discuter boissons où filles."

Ragnar avait dit cela avec une lueur vengeresse dans le regard et son compagnon compris que les évènements de son passé se rejouaient dans sa tête. Il voulut avoir une parole réconfortante mais l’un des soldats vint faire son rapport en signalant que les troupes étaient prêtes à partir. Yriël regarda Ragnar et celui-ci lui fit un signe de tête afin de lui indiquer qu’il était prêt. Le guerrier divin donna l’ordre de marche et la colonne se mit en branle. Le voyage sur les terres d’Asgard se passa sans encombre. Le temps les ralentit à peine et au bout de trois semaines ils arrivèrent à la frontière entre leur contrée et la Sibérie. Le paysage ne changeait pas beaucoup mais on pouvait deviner au loin que les arbres se faisaient nettement plus rare. Le froid, la glace et la neige étaient toujours omniprésentes ce qui ne dérangea guère les asgardiens qui s’aventurèrent hors de leur pays après un bref arrêt pour le repos et la subsistance des guerriers. C’est à ce moment que Ragnar posa une question à son mentor.

"Au fait, nous ne connaissons même pas le nom du futur roi ni quel seigneur sibérien rejoindre. Où allons nous donc rencontrer nos alliés et comment être sûr d’éviter les troupes ennemies ??"

"Et bien pour commencer, le grand prêtre m’à laisser un message avec des précisions. Pour l’instant, il n’y a pas de candidats pour devenir roi. Les seigneurs sibériens qui combattent pour cette cause veulent déjà réussir à convaincre leurs opposants afin que cette motion soit adoptée et par le peuple et par l’équivalent des nobles. Ensuite, nous avons la chance que l’un de nos alliés possèdent les terres sur lesquelles nous nous trouvons. C’est pour cela que nous avons choisi de traverser la frontière à cet endroit. Un groupe d’homme est censé nous attendre beaucoup plus loin car le grand prêtre à envoyer un message par corbeau."

"Et bien, je constate que cette mission est parfaitement organisée. Nous n’avons donc plus qu’à nous aventurer plus loin et trouver ces hommes. J’espère juste que nous ne serons pas trahi car nous risquons fortement d’être vite débordé."

Son mentor répondit que tout était possible et qu’il fallait faire attention puis jeta un regard autour de lui comme si les paroles de Ragnar l’avaient inquiété. Les deux hommes continuèrent de discuter de leurs projets alors que la colonne asgardienne s’enfonçait vers l’inconnu. Le reste de la journée se passa sans qu’un fait mineur ou autre ne vienne en troubler la quiétude et ce fut le même cas pour les trois journées suivantes. Ce n’est qu’au matin du quatrième jour que les asgardiens trouvèrent leurs guides. La colonne en arme progressait au sein de la forêt lorsque plusieurs hommes apparurent de nulle part sur les branches les menaçant de leurs arcs. Yriël fit arrêter ses hommes alors que Ragnar essayait d’estimer le nombre des assaillants. L’un des hommes prit la parole.

"Vous êtes sur les terre du seigneur Carecol, veuillez vous identifiez et dévoiler vos intentions. Attention au moindre geste d’attaque, vous périrez."

"Je me nommes Yriël, guerrier divin walkyrie de Frey, nous sommes venu à la demande de votre seigneur afin de joindre nos forces aux vôtres. Vous devez être nos guides afin de nous conduire à lui."

La personne qui semblait être le chef regarda Yriël semblant le jauger puis fit un signe faisant ainsi baisser les armes qui menacer les asgardiens.
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yann
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MessageSujet: Re: L'épopée de Ragnar d'Altaïr   Mer 31 Jan 2007 - 13:08

"Ainsi vous êtes finalement venu, pour tout vous vous avouer nous pensions que le peuple d’Asgard ne se soucierait pas de ce qu’il pouvait se passer en Sibérie. Et pourtant vous voilà."

"Lorsque notre peuple est en danger, nous faisons tout pour le protéger. Certes nous n’intervenons pas trop dans les affaires des autres contrées mais votre combat paraît juste. D’autant plus qu’Asgard pourrait être concernée par votre victoire ou votre défaite. Mais je souhaiterai rejoindre votre seigneur le plus rapidement possible alors si vous pouviez nous amener a lui."

"Certes, et bien nous allons nous mettre en marche, au fait je me nommes Eraldor."

Il sauta du haut de ses arbres et ses hommes firent de même venant se joindre à la colonne asgardienne. Il donna quelques indications à la tête de file puis l’ordre de départ fut donné.
Eraldor marchait aux côtés d’Yriël et de Ragnar devisant avec eux.


"Le château du seigneur Carecol se trouve à deux trois jours de marche d’ici. Si nous avançons assez vite bien sûr. Vous avez de la chance, car tous les seigneurs sibériens de notre alliance ont décidé de s’y rendre afin d’établir un plan d’attaque."

Ragnar profita de l’occasion pou poser à son tour quelques questions.

"Justement puisque vous abordez le sujet, combien de seigneurs sibériens sont de notre côté et combien sont dans le camps adverse ??"

"Cette guerre est relativement éqquilibrée voyez vous. Il y a autant d’opposants de chaque côté. Cette guerre risquait de durer et c’est pour cela que nous avons demandé l’aide des asgardiens. Et il y a autre chose mais cela c’est notre seigneur qui vous l’apprendra lui-même"

Cette dernière remarque éveilla la curiosité des deux asgardiens mais la conversation s’arrêta là. Deux journées passèrent sans aucun ennui et le campement avait été dressé rapidement pour la soirée. Eraldor assura à Yriël qu’ils arriveraient dans la journée de demain au milieu de l’après midi. Plusieurs tours de garde furent installés et malgré le vent glacial qui soufflait, le sommeil s’empara du campement et les sentinelles s’emmitouflaient comme elles pouvaient. Les étoiles brillaient dans un ciel dégagé lorsque celui-ci fut traversé par quelques traits qui fauchèrent les sentinelles avec seulement quelques râles de douleur. C’est à ce moment que des silhouettes silencieuses s’avancèrent entre les arbres. Elles approchaient lentement du campement. C’est alors que le bruit d’un cor déchira la nuit, l’une des sentinelles avaient réussi à sonner l’alerte malgré le trait planté dans son ventre. Les silhouettes se ruèrent alors sur le campement avec un cri bestial et féroce tandis que les asgardiens s’éveillaient dans le désordre le plus total et se jetant sur leurs armes. Les premiers assaillants tombèrent à bras raccourci sur les quelques défenseurs qui réussirent à sortir et les taillèrent littéralement en pièce.

La surprise était totale, les asgardiens voyaient déferler sur eux une horde de barbares recouverts par des fourrures et maniant des haches comme si c’étaient de vulgaires hochets. La situation semblait des plus épineuses et nulle doute que l’attaque surprise aurait réussie si leur chef avait été quelqu’un d’autre. Yriël fut l’un des premiers à réagir, son instinct l’avait réveillé avant même que le son du cor ne retentisse. Il fut dehors en un instant et ne pensa même pas à chercher son armure. Il analysa rapidement la situation et comprit tout de suite que si ses hommes n’obtenaient pas un répit, ils n’allaient jamais arriver à s’organiser.
Se plaçant sur le toit d’un des chariot. Son cosmos d’un blanc éclatant l’enveloppa alors que du tranchant de la main il désignait un poing juste au pied d’un guerrier sur le champ de bataille.


« Que la lame de Frey vous terrasse »

Un trait d’énergie tomba du ciel et s’écrasa sur le barbare faisant voler en éclat son armure et réduisant son armure en lambeaux. Son corps était constellé de blessures ressemblant à celle qu’infliger une épée. Et pourtant la colonne d’énergie ne disparut pas, elle avait transpercé le sol et semblait éclairer la nuit. Yriël rabattit sa main vers le point opposé du champ de bataille et la colonne d’énergie s’élargit vers le point imaginaire, traversant le champ de bataille et le coupant en deux. Chaque barbare qui se trouvait sur sa trajectoire finissait comme le premier. Les assaillants furent stoppés net, ceux qui étaient dans le camps asgardien s’étaient arrêté de se battre ; alors que ceux qui s’étaient trouvé derrière le trait d’énergie n’osaient traverser la ligne crée dans le sol. L’image de la barrière d’énergie s’évaporant dans le ciel faisait naître en eux la peur et les cadavres de leur camardes se vidant de leur sang ne les encourager guère à essayer de passer. Le calme était revenu brusquement grâce à l’intervention d’Yriël et c’est Ragnar qui le brisa en ordonnant à ses hommes de se regrouper et de contre-attaquer.

"Allez, Yriël vous à donner l’occasion de défendre vos vies et de remporter la victoire, montrez donc à ces barbares ce que c’est que le courage asgardien. Repoussez les et regroupez vous" rugit-il tout en s’emparant d’une lance qu’il envoya dans le corps d’un barbare encore sonné.

Le répit ne dura pas longtemps et le combat reprit de plus belle. Mais cette fois-ci inspiré par leurs chefs, les asgardiens reprenaient du poil de la bête et repoussaient les barbares vers leurs homologues. Ragnar quand à lui était à la tête de ses hommes, son épée semblait partout à la fois. Il parait un coup à droite, s’enfonçait dans la poitrine d’un ennemi à gauche. Il semblait déchaîné et plusieurs ennemis avaient péri sous ses coups. Yriël bondit du chariot et ratterrit à ses côtés, ils envoyaient des décharges de cosmos du tranchant de la main et réduit à chaque coup un barbare en charpie. Leurs compagnons prirent leurs décision en voyant leurs frères en si mauvaise posture s’élancèrent à nouveau à l’attaque et passèrent au dessus de la ligne sans être inquiéter. Hélas pour eux, les asgardiens avaient eu le temps de réorganiser leurs défenses. Un mur de lance fut dressé alors que les archers se plaçaient derrière eux secondés par les hommes d’Eraldor.

Les cordes furent tendues et avant que la deuxième vague des barbares n’arrive aux défenses, une volée fut lâchée et de nombreux assaillants s’écroulèrent au sol. Deux autres vagues de flèches s’abattirent sur l’ennemi prélevant leur tribut. Les barbares se jetèrent sur les lances pointées vers eux et beaucoup d’entre eux s’empalèrent dessus. Cependant les autres prient appui sur leur corps et se jetèrent dans la mêlée. Le reste de la bataille fut courte mais violente. Ragnar et Yriël faisaient le vide autour d’eux combattant dos à dos. Aucun barbare n’arrivait à leur tenir tête. La bataille se termina sur une victoire asgardienne. Ragnar ordonna à ses hommes de faire le compte des pertes et des blessés puis rejoignit Eraldor et Yriël qui examinaient l’un des cadavres. Eraldor prit la parole :

"Ce sont des hommes du seigneur Gewerdas. Ils sont facilement reconnaissables à leur bestialité. Ils sont les plus barbares des soldats de Sibérie. Chacun de nos hommes portent la fourrure d’un animal mais eux s’en couvrent presque entièrement. Je me demande ce qu’ils font sur nos terres"

Yriël ne put s’empêcher de répondre de façon acerbe.

"Tout simplement parce que quelqu’un était au courant de notre rendez vous et qu’on à voulu se débarrasser de nous. C’était une embuscade préparée avec beaucoup de soins. La seule chose qui les à étonné c’est d’avoir trouver un guerrier divin face à eux."

Eraldor faillit céder à la colère mais répondit posément à l’accusation tout juste voilée.

"Sachez Messire que nous ne sommes absolument pas responsable de cette trahison. Les guerriers divins ne sont pas les seuls à posséder de l’honneur. Et je vous rappelle pour preuves que mes archers auraient pu vous tirer dans le dos alors qu’ils se sont joints aux vôtres. De plus nous avons réellement besoin de votre aide et je ne vois pourquoi faire appel à vous si c’est pour vous poignarder dans le dos alors que nous aurions pu ne pas vous contacter. Cela aurait été plus simple et moins meurtrier."

Ragnar intervint dans la conversation afin d’éviter un affrontement

"Nous vous croyons, Messire Eraldor mais il faut vous avouer que les coïncidences sont troublantes. Nous venons d’entrer en Sibérie, il y a peu, nous sommes sur vos terres et nous sommes attaqués sans même avoir rejoint votre seigneur. C’est relativement louche mais soyer rassuré, votre bravoure lors de la bataille démontre clairement que vous ne nous avez pas trahi. Je vous prie de pardonner mon ami, il est encore sous le choc de l’adrénaline et à dépenser beaucoup d’énergie."

Comprenant, qu’il risquait d’envenimer les relations diplomatiques avec leurs alliés, Yriël fit des excuses auprès d’Eraldor qui les accepta et présenta les siennes. Un soldat vint faire son rapport à ses supérieurs. Les hommes d’Eraldor n’avaient subi que des blessures, les asgardiens quant à eux comptaient une vingtaine de mort ainsi qu’une dizaine de blessés. Yriël donna des ordres afin que les morts soient enterrés et les blessés soignés. Ceux qui pouvaient marcher le feraient tandis que les plus atteints seraient transportés dans les chariots. Bizarrement, ceux-ci avaient été épargné par l’attaque alors que détruit cela aurait pu compromettre grandement la mission. Les trois hommes en déduirent que l’attaque surprise de cette nuit n’avait pour but que d’éliminer les hommes très rapidement. Mais c’était sans compter sur le courage d’une sentinelle qui n’hésita pas à donner sa vie pour prévenir ses camarades.

Malgré la bataille et la fatigue, l’ordre fut donné de se remettre en marche. Il fallait éviter l’éventualité d’un deuxième assaut et rejoindre le château du seigneur Carecol au plus vite. Les hommes effectuèrent une marche forcée et restèrent vigilants pendant tout le reste du trajet. Pourtant, aucun autre assaut ne fut à déplorer et dans le milieu de l’après midi. Asgardiens et sibériens se retrouvèrent devant un château qui ressemblait plus à une forteresse qu’à autre chose. La colonne s’arrêta un instant pour profiter du spectacle puis pénétra dans la bâtisse lorsque les gardes les eurent identifiés puis ouvert la porte. Yriël et Ragnar descendirent de leurs chevaux lorsqu’un homme assez grand et dont la musculature aurait fait pâlir de jalousie plus d’un vint à leur rencontre.

"Je suis ravi de constater que vous êtes arrivé jusqu’à nous sans encombres. Ainsi, le grand prêtre d’Odin a tenu paroles et ses fidèles guerriers viennent nous prêter main forte. Cela nous enlève un grand poids du cœur."

Ragnar trouvait l’homme légèrement trop outrecuidant. Ce qui l’étonnait d’ailleurs car cette personne ressemblait à un guerrier et il attendait un tel dialogue d’un homme plus chétif. Yriël s’avança et posa une question :

"Etes vous le seigneur Carecol ??"

L’homme cessa son sourire lorsqu’une voix beaucoup plus autoritaire se fit entendre un peu plus haut.

"Non le seigneur Carecol c’est moi"

Ragnar et son mentor levèrent la tête afin d’apercevoir un homme descendre un escalier. Il ressemblait beaucoup à la personne qui les avait accueilli en premier et Ragnar en conclut qu’ils étaient frères. Pourtant, on pouvait sentir une grande différence entre eux. Le seigneur Carecol semblait d’une grande franchise malgré son air hostile alors que son frère semblait beaucoup plus mielleux. Leur hôte finit de descendre les marches et vint saluer les représentants d’Asgard.

"Mon frère vous à souhaiter la bienvenue en mon nom et je l’en remercie. Cependant je crois avoir noter la présence de blessés dans vos rangs. Auriez vous été attaqués"

Ragnar et Yriël se regardèrent alors que la même idée leur traversait l’esprit. Carecol était très observateur et possédait un bon esprit de déduction. Le guerrier divin répondit alors à leur hôte.

"En effet, Seigneur Carecol, nous avons été victime d’une embuscade sur vos terres. Des hommes de Gewerdas ont tentés de nous supprimer avant même que nous puissions unir nos forces. Cependant, il faut vous avouer notre étonnement car nous pensions ne courir aucun risque sur votre domaine."

"Cela aurait été vrai, il y a quelques jours mais nos ennemis ont lancés une séries d’attaques qui leurs ont permis de gagner des places fortes non loin de mes terres. A l’hure actuelle, mon propre domaine est directement menacé. Cependant, je vois que les guerriers d’Asgard méritent leur réputation vu que vous êtes présent pour nous communiquer cette information"

"Il faut croire en effet, mais je suis ravi de vous prouver Monseigneur que vos futurs alliés ne sont pas des incapables"

"Certes, mais je manques à tous mes devoirs. Vos hommes pourront aller se reposer au sein du château. Quand à vous messires, je vais donner des ordres afin qu’on vous prépare des chambres et un bain. Nous nous réunirons après afin de discuter de notre stratégie"

"Nous vous en remercions messire"

Ragnar et Yriël firent un signe de tête afin de remercier leur hôte puis s’en allèrent donner leurs ordre alors que le seigneur Carecol donnaient les siens. Après les avoir distribué, le seigneur sibérien s’avança vers eux puis d’un geste de la main les invita à le suivre. Les deux chefs asgardiens purent ainsi explorer la forteresse avec son propriétaire et son frère. Ragnar ne put s’empêcher de remarquer que celui-ci ci portait des regards hargneux à leur hôte mais lorsqu’il surprit le regard du jeune homme, il lui adressa un sourire. Cela ne fit que renforcer le sentiment de malaise de Ragnar qui ne faisait absolument pas confiance à cet homme. Ils arrivèrent devant une porte et le seigneur Carecol indiqua à Yriël qu’il s’agissait de sa chambre et qu’elle était voisine à celle de son ancien disciple. Il leur donna rendez vous dans la soirée puis les laissa seuls en repartant avec son frère. Les deux asgardiens discutèrent quelques instants dans la chambre d’Yriël puis décidèrent d’aller se reposer lorsque deux suivants du château apportèrent une bassine d’eau chaude dans la pièce. Ragnar repassa dans sa chambre et constata qu’une autre bassine l’attendait également.
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MessageSujet: Re: L'épopée de Ragnar d'Altaïr   Mer 31 Jan 2007 - 13:38

Il entreprit de se déshabiller plus plongea avec délice dans l’eau chaude. Il paressa ainsi quelque temps essayant de détendre chacun de ses muscles. Les derniers évènements repassaient dans son esprit. Il ne savait que trop penser encore du seigneur Carecol mais son frère ne lui inspirait que de la méfiance. Le jeune homme plongea la tête sous l’eau comme si il voulait s’isoler de tous ces soucis. Finalement, il se lava et sortit de l’eau au bout d’un certain temps. Il s’allongea sur le lit après s’être sécher et s’endormit assez rapidement. Aucun songe ne vint troubler son sommeil et lorsqu’il se réveilla, le jeune homme pouvait sentir qu’il avait récupéré toutes ses forces. Il put constater que des vêtements propres étaient disposés sur son lit et l’asgardien choisit une tunique de cérémonie. Après, tout il représentait leur nation et il devait pour cela veiller aux apparences. Habillé, il sortit dans le couloir et voyant que son mentor n’était pas là, décida de l’attendre dans le couloir.

Yriël finit par se montrer lui aussi habillé d’un magnifique vêtement. Les deux hommes se moquèrent l’un de l’autre puis se décidèrent à rejoindre la salle ou l’assemblée devait se dérouler selon les dires de leur hôte. Après avoir traversé un dédale de couloir, ils arrivèrent devant une grande porte gardée par deux soldats à l’allure peu amène. Les sentinelles reconnurent les chefs asgardiens et leurs ouvrirent la porte tout en les annonçant. Ils pénétrèrent dans la pièce et découvrirent une dizaine de personnes attablées autour d’une table. Ragnar put constater que celle-ci était recouverte de cartes et il semblait clair que les discussions de ce soir concerneraient le conflit. Carecol s’avança puis les présenta à l’assemblée avant de donner le nom de chaque seigneur sibérien présent. Les regards présentaient différentes palettes d’émotions. On pouvait lire du soulagement, de la méfiance, du mépris et d’autres semblaient curieux. Il paraissait clair que pour certains, les asgardiens n’avaient rien à faire ici. D’ailleurs, l’un des hommes exprima le mécontentement de certains à voix haute.

"Bonsoir messires, je ne vous cache pas que je trouve votre présence parmi nous inutile. Il s’agit d’une affaire interne à la Sibérie. Asgard n’est en aucun cas concerné même si certains de mes confrères le pensent."

Yriël s’avança alors et rétorqua

"Nous sommes venu sur la demande du seigneur Carecol. Sans cette demande d’alliance, nous ne serons jamais intervenus dans vos affaires. Mais si vous ne souhaitez pas notre présence. Nous nous retirerons afin de vous laisser en paix."

C’est alors que le seigneur Carecol intervint coupant court à toute réplique.

"Les asgardiens sont venus sur notre invitation. Nous l’avions pourtant décidé de manière égale. La plupart d’entre vous étaient d’accord. Et si moi-même j’étais des plus sceptiques quand au fait de les contacter. Pourtant ils sont venus et ont déjà perdu une vingtaine d’homme sur leur route. Ils ont triomphé d’une embuscade et nous ont prouvé leur valeur. Et tout ce que nous trouvons à faire pour les remercier, c’est de leur dire de repartir comme des malpropres ??"

Les différents seigneurs baisèrent la tête afin de cacher leur honte alors que celui qui avait lancé le débat n’arrivait plus à regarder Yriël dans les yeux.

"Je vous prie de me pardonnez, nous vivons une situation assez stressante et il m’arrive de m’emporter pour un rien. Je me dois de reconnaître la bonté de votre nation de nous envoyer du secours."

Ragnar en était bluffé, le seigneur Carecol avait donc autant de poids pour faire craquer l’un de ses semblables. A moins que cet homme voulait jouer le fier alors qu’en fin de compte leur situation était plus dramatique qu’ils ne le croyaient. Dans tous les cas, Yriël accepta leurs excuses et lui et son ancien vinrent s’asseoir autour de la table parmi les seigneurs sibériens. Carecol reprit la parole afin d’expliquer la situation.

"Voyez-vous, cela fait un certain temps que la Sibérie est sous le contrôle de différents seigneurs. Chacun d’entre eux à ses propres terres et gèrent son domaine comme il l’entend. Cependant, nous avons constaté que dernièrement, la plupart d’entre nous convoitaient les terres des autres. Plusieurs guerres civiles ont lieu et le peuple sibérien fut vraiment le seul à avoir souffert. Devant tant de dévastation, la moitié d’entre nous a pensé que si nous continuions ainsi nous allons mener ce pays à la ruine. Nous avons donc proposé d’élire parmi nous un roi qui gouvernerait le pays afin d’instaurer à nouveau la paix. Les seigneurs lui devraient obéissance et respect mais cette idée ne plus pas à nombre de seigneurs. Notre pays fut divisé entre deux camps dont aucun ne put prendre l’ascendant sur l’autre car nous sommes à peu près du même nombre de chaque côté. Les batailles se suivirent les unes derrière les autres, nous en gagnions nous en perdions mais l’égalité était toujours maintenue."

Un autre seigneur prit alors la suite de Carecol.

"Seulement, un fait nouveau est apparu dernièrement. L’un des nôtres, Gewerdas pour être plus précis, est soudain devenu beaucoup plus puissant. Ses hommes se sont multipliés, ses victoires devenaient de plus en plus nombreuses. Sur le champ de bataille, il semble invincible. Il est comme possédé par un démon d’où sa réputation et il semble invincible. Nous avons envoyé nos meilleurs assassins mais même eux ont été vaincus. Il commençait à gagner de plus en plus de batailles et c’est pour cela que nous avons demandé de l’aide à Asgard"

Un autre Seigneur intervint et les deux asgardiens comprirent alors en effet que chacun d’eux possédait une partie du pouvoir de décision.

"Hélas, alors que vous étiez sur la route, le pire est advenu. Gewerdas à déclencher une série d’offensives sur les terres voisines de Carecol et à réussi à conquérir ces terres. Ils ont maintenant une base d’appui pour attaquer notre ami ici présent."

Cette fois-ci ce fut Yriël qui intervint dans la discussion

"Donc si je vous comprend bien, ce Gewerdas semblerait être l’ennemi à abattre pour que vous puissiez remporter la victoire. Il ne nous reste donc plus qu’à le trouver et l’éliminer."

Carecol soupira puis regarda le guerrier divin

"Si seulement c’était aussi simple. Nos assassins ont péri mais nous envoyer nos espions afin d’en savoir plus. Un seul est revenu et dans un triste état. Il nous à confirmer que Gewerdas avait fait un pacte avec démon mais nous ne savons pas lequel. Nous savons juste qu’il habite le corps de notre ennemi et lui prête sa force et sa résistance. Lorsque nous avons appris ça nous avons essayer de contacter un magicien afin de savoir quoi faire. Il nous révéla que nous ne pouvions vaincre Gewerdas sans mettre la main sur l’épée Evendil."

Ragnar réfléchissait aux paroles de son hôte. Ainsi donc un démon possédait bel et bien un homme. Et afin de le vaincre, il fallait trouver cette épée. Décidément, les choses se compliquaient de plus en plus.

"Je n’ai jamais entendu parler de cette épée. Pourtant son nom m’à l’air très ancien. Avez-vous réussi à trouver cette épée."

"Justement tout le problème est là, cette arme se trouverait dans l’une de nos plus anciennes montagnes. Prise dans de la glace aussi dure que le diamant. Nous ne l’avons jamais vu mais il faut une force assez exceptionnelle pour pouvoir la libérer. C’est pour cela qu’un guerrier divin nous sera des plus utile. Mais ce n’est pas tout, le pouvoir de l’épée se sera déclenché que lorsque une amitié sacrée sera à défendre. Ces paroles sont à la fois claires et troublantes mais le pire n’est pas là. Cette montagne n’est pas si loin, seulement Gewerdas est aussi au courant de cette légende et son campement principal est installé au pied de cette montagne de Les seigneurs sibériens qui lui sont également fidèles lui aussi la moitié de leurs troupes en renfort. Autant dire qu’elle est bien gardée et donc impossible d’atteindre l’épée. Nous avons bien essayé plusieurs attaques de diversions mais toutes ont échoué. Mais ce soir, il faut essayer de trouver une solution."

Ragnar et Yriël se regardèrent afin de savoir l’autre pensait la même chose que lui. Il paraissait clair en étudiant les cartes que leurs alliés semblaient être réduit à la défensive. Ils n’étaient pas encore au bord de la défaite mais cela ne saurait tarder. Il fallait donc contre-attaquer et vite. Le guerrier divin se leva avant d’aborder le sujet.

"Je comprend le danger qui vous menace et si il est vrai que vous vous êtes battus vaillamment, Gewerdas a obtenu l’avantage sur vous. Je sais que ça peut vous paraître présomptueux de ma part mais je vais vous proposer un plan. Il peut paraître audacieux voir suicidaire mais cela sera nécessaire pour surprendre notre adversaire Pour vaincre il faut frapper l’ennemi au coeur. Nous allons donc attaquer son camp principal afin de trouver l’épée et de s’en servir contre l’ennemi. Ecoutez-moi jusqu’au bout avant de signaler votre désaccord. Il faut rassembler tous nos hommes disponibles et mener un assaut d’envergure. Gewerdas sera trop occupé à gérer cette attaque pour s’occuper d’autre chose. C’est à ce moment là qu’un petit groupe fera une percée vers la montagne, trouvera l’épée et s’en emparera pour revenir terrasser ce démon. L’attaque générale ne servira bien sûr que de diversion le temps d’occuper l’ennemi. Et surtout notre adversaire ne s’attendra pas à une réaction aussi imprévisible. Nul doute qu’il croit son camp à l’abri de tous dangers vu son importance. Mais nous allons lui montrer le courage ne nous fait pas défaut."

Les seigneurs sibériens se regardèrent entre eux se demandant si leur nouvel allié n’avait pas perdu la tête et ils faillirent s’étouffer lorsque Carecol donna son accord. Il coupa court à toutes protestations.

"Il ne faut pas se voiler la face, nous sommes en train de perdre la guerre et je ne veux pas qu’un tyran comme Gewerdas règne sur notre patrie. Si nous ne frappons pas un grand coup maintenant, nous serons grignotés les uns après les autres. Je préfère encore agir maintenant tant que je le peux encore. Et même si c’est la dernière chose que nous ferons, l’histoire saura que nous n’étions pas des lâches et que nous étions prêts à tout pour pouvoir sauvegarder notre peuple."

L’un après l’autres, ses compatriotes réfléchirent puis donnèrent leur accord. Les dés étaient jetés, soit ils vaincraient lors de cette bataille soit ils mourraient. La réunion continua tard dans la nuit, on communiqua aux asgardien l’état des défenses de l’ennemi. Ils apprirent ainsi que leur adversaire disposait d’un rempart circulaire fait de rondins de bois mais que l’essentiel de leurs forces résidait surtout dans le grand nombre d’hommes. Les assaillants avaient tout ce qu’il fallait pour mener un assaut mais leurs troupes seraient moins nombreuses. Il allait donc falloir faire une brèche assez rapidement si ils voulaient garder un espoir d’amener assez d’hommes au contact pour occuper les hommes du tyran. Yriël signala qu’il se chargerait de faire plusieurs brèches même si cela allait révéler leur atout dès le début du combat mais ils n’avaient pas le choix. Seulement ce n’était pas sa seule tâche car lui, Rgnar, Eraldor et trois autres hommes de confiance se chargeraient de retrouver l’épée.

Les discussions stratégiques continuèrent tard dans la soirée et l’attaque fut prévue pour dans quatre jours. Il fallait regrouper les troupes, préparer les provisions et s’assurer des mouvements de l’ennemi. Le conseil de guerre se termina sur ces décisions et chacun réintégra ses appartements. Pourtant un détail attira l’attention de Ragnar, il lui emblait en effet avoir aperçue une ombre se faufilait dans les couloirs. Prudent, il alla jeter un coup d’œil mais ne trouva rien. Le jeune homme avait un affreux pressentiment mais il ne pouvait en faire part aux autres sans avoir autre chose que des suppositions. Finalement, il abandonna ses recherches et partit rejoindre sa chambre. Lorsqu’il fut tranquille, il se jeta sur son lit fermant les yeux et réfléchissant.

*Nous sommes partis pour une mission ou nous avons peu de chance de revenir. L’ennemi est plus nombreux que nous, il est mené par un homme qui à pactiser avec un démon. Je me demande bien d’ailleurs d’où il vient celui-là. Et j’ai toujours une désagréable sensation qui ne me plaît absolument pas. Et ce qui m’étonne c’est que le frère du seigneur Carecol n’ait pas participé au conseil*

Ragnar finit par s’endormir et profita du reste de la nuit pour reprendre des forces. Les jours précédant la bataille, les préparations avancèrent rapidement. Les hommes semblaient motivé par l’approche du dénouement malgré leur peu de chances de réussite. Bientôt l’armée fut prête et mise en branle. Cela se fit sous un soleil éclatant faisant briller la neige ainsi que les casques de l’infanterie. Le vent était froid mais aucunes rafales de neige ne venaient contrarier les projets des asgardiens et leurs alliés. Il fallait croire qu’Odin veillait sur ses hommes et approuvait leur conduite courageuse. Ragnar craignait que leur armée ne soit trop facilement repérable mais aucunes attaques d’harcèlement ne vint les inquiéter. Il en fit part à son mentor qui l’approuva.


Dernière édition par le Mer 31 Jan 2007 - 13:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'épopée de Ragnar d'Altaïr   Mer 31 Jan 2007 - 13:52

"Oui, moi aussi ça me dérange, je pensais qu’avec les dernières attaques. Gewerdas aurait des espions un peu partout. Cependant, là rien, nous n’avons croisé personne et ça commence à m’inquiéter."

Les deux asgardiens continuaient de discuter l’un avec l’autre et furent rejoint par les seigneurs sibériens. Chacun firent part de leurs soupçons mais l’ordre de continuer fut donné. Ils arrivèrent finalement non loin du campement ennemi mais restèrent hors de vue pour le moment. L’attaque devait être inattendue afin de profiter au maximum de l’élément de surprise. Les dernières instructions furent données et chacun fit ses derniers préparatifs. Yriël se dirigea vers l’un des chariots puis en fit descendre un coffre assez lourd. Des motifs gravés sur deux des faces représentaient un homme musclé maniant une épée. Sur les deux faces, l’emblème du seigneur Odin était resplendissant. Sans, un mot le guerrier divin tira sur la chaîne et une intense lumière apparut éblouissant l’assemblée. C’est ainsi qu’apparut l’armure divine walkyrie de Frey. D’un bleu sombre, elle représentait un humain portant un coup d’épée vers le visage de son adversaire. Frey ne prononça pas une parole, il se contenta d’effleurer le casque de l’armure et celle-ci se sépara en plus morceaux qui recouvrirent le corps d’Yriël alors que sa constellation apparaissait dans son sous les exclamations d’admiration des sibériens et des asgardiens.

Voyant un tel guerrier à leurs côtés, les hommes ne doutèrent plus de leur victoire. Ils attendirent la nuit pour pouvoir s’avancer en silence et s’approcher du camp. C’est ainsi que l’assaut fut lancé, des hommes courageux se ruant vers une barricade menée par un homme à l’armure aussi sombre que la nuit. Hélas, à peine s’étaient-il relever pour se ruer vers le rempart qu’une pluie de flèches s’abattit sur eux. Avant même qu’ils ne puissent réagir et alors qu’ils croyaient bénéficier de l’effet de surprise, de nombreux barbares furent sur les remparts poussant leurs cris de guerre. Une autre volée de flèches fit passer de vis à trépas asgardiens et leurs alliés sibériens. C’est alors que Carecol plongea au sol à côté de Ragnar.

"Ils nous attendaient, ils étaient au courant de notre venue. Nous avons été trahis"

Ragnar ne put retenir un commentaire sarcastique alors que les cris des mourants se faisaient entendre.

"Non, vous croyez ?? Le seul ennui c’est qu’on ne connaît pas l’identité du coupable. Mais si on ne crée pas les brèches maintenant, nos hommes vont se faire massacrer."

Ragnar pouvait voir certains de leurs compagnons tentaient de poser des échelles et de lancer des grappins mais à chaque fois, il se retrouvaient criblés de projectiles. Soudain l’un des seigneurs sibériens placés sur les arrières se leva et donna un ordre. Les archers de la coalition entrèrent à leur tour en action. Les flèches pleuvèrent sur les remparts accordant un peu de répit à leurs amis. Soudain une voix déchira la nuit

"Par la lame de Frey"

Une décharge d’énergie partit du sol et telle une paroi de lumière entrecoupée vint percuter les rondins de bois qui volèrent en éclat tandis que les corps des barbares étaient projetés au sol. Yriël redressa son épée et relança son attaque une deuxième fois et une autre brèche apparut.
Le guerrier divin de Frey était déchaîné et plusieurs attaques créèrent d’autres entrées pour l’armée des asgardiens et sibériens alliés. Yriël donna l’ordre d’assaut et les troupes s’engouffrèrent par les brèches. Les barbares sibériens les attendaient cependant de pied ferme et l’avancée asgardienne fut très vite contrée. Un quart de leur armée était à peine rentrée et le reste se trouvait toujours sous le feu ennemi. Ragnar se demandait comment traverser toutes ces lignes ennemies alors qu’ils étaient coincés contre les remparts. Soudain Yriël hurla à ses hommes de s’éloigner du mur de bois. Son cosmos d’un jaune étincelant l’entourant et sans se soucier des flèches qui ricochaient sur son armure. Il planta son épée dans le rempart puis dans un cri il déclencha son attaque horizontalement.


"Par la lame de Frey"

La paroi de lumière jaillit de l’épée ravageant la palissade sur toute sa longueur libérant le chemin au reste de l’armée asgardienne alors que les archers barbares s’écrasaient au sol. Cela faisait un problème en moins pour Ragnar mais se posait toujours la difficulté de traverser l’armée ennemie pour atteindre la montagne. Pourtant la bataille avait pris une tournure différente. L’armée des alliés asgardiens et sibériens se lançait à l’assaut des lignes des barbares également sibériens. De part et d’autre, les archers faisaient pleuvoir leurs flèches sur l’ennemi et de nombreux corps s’écroulaient. Cette bataille serait décidément meurtrière et Ragnar ne pensait qu’à ça alors que lui, Yriël, Eraldor et leurs trois compagnons menaient l’assaut. C’est à ce moment que Carecol prit la parole.

"Le guerrier divin de Frey nous a ouvert la voie tout à l’heure, maintenant c’est aux seigneurs sibériens de vous montrer de quoi ils sont capables."

Les onze commandants des troupes sibériennes alliées aux asgardiens se regroupèrent puis formèrent une ligne. Un cosmos bleuâtre les entoura puis ils levèrent la main vers l’ennemi et d’une seule voix s’écrièrent.

"Que le piège mortel de la toundra se referme sur vous"

Ce qui se passa ensuite resta à jamais dans les annales de l’histoire de ce pays. Le cosmos de chacun des hommes fusionna un peu plus loin pour former une véritable masse d’énergie qui prit l’apparence d’une avalanche. Ragnar apprit plus tard qu’il s’agissait d’une attaque combinée que seuls les seigneurs sibérien peuvent utiliser pour parvenir à un même but. Cette attaque traversa les rangs adverses sans aucun problème et lorsqu’elle se termina on eut l’impression qu’une voie avait été tracée pour la montagne. L’armée asgardienne s’infiltra très rapidement dans cette brèche afin de garder ce chemin ouvert. Ragnar s’approcha de Carecol épuisé afin de s’enquérir de sa cité mais celui-ci le repoussa.

"Nous avons fait tout notre possible pour vous permettre d’atteindre votre destination. Cette attaque nous à vider mais nous savions que Gewerdas est le seul seigneur sibérien ennemi à être présent. Les autres veillaient sur leur propre domaine. Maintenant c’est à vous d’agir, trouvez cette épée et revenez pour terrasser ce tyran. Nous feront tout notre possible pour tenir jusque là, allez filer."

Yriël mit une main sur l’épaule de Ragnar. Lui aussi détestait abandonner des compagnons lors de situations dangereuses mais le bien de la mission en dépendait.
De plus les barbares sibériens essayaient de combler cette brèche dans leurs et pressaient les asgardiens de toute part. Ragnar, Yriël, Eraldor et les trois autres hommes se mirent à courir entre les différents duels. Ils durent se frayer un chemin à coup d’épées pendant un long moment et l’un des leurs succomba lors de cette traversée. Ils réussirent pourtant à se dégager de la mêlée pour se retrouver devant la montagne. Celle-ci était recouverte de neige et de glace et son aspect pouvait apparaître angoissant. Le vent glacial qui soufflait sur le piton rocheux semblait confirmer ses dires mais le petit groupe d’hommes se rua vers le sentier sans se laisser impressionner alors que des flèches sifflaient encore à leurs oreilles. Après quelques bonnes dizaines de mètre le sentier devenait une corniche surmontant un abîme des plus profond et les compagnons avancèrent avec précautions, quelques bouts de roches tombèrent et chacun des hommes essaya d’entendre le bruit synonyme de la fin de la chute. Pourtant aucun son ne vint leur confirmer qu’il ne fallait mieux pas tomber.


Ils continuèrent leur progression et au fur et à mesure qu’ils escaladaient les roches, traversaient des corniches ou suivaient le chemin, la température baissait et l’oxygène se faisait de plus en plus rare. Ils arrivèrent sur une plate forme rocheuse couverte de neige et essayèrent de récupérer leur souffle. C’est à ce moment qu’une énergie négative se fit ressentir et avant qu’Yrïel ne puisse intervenir, une décharge de cosmos vint frapper en plein cœur l’un de leur camarade qui tomba de la plate-forme. Un rire retentit et un homme imposant surgit de la brume. Chauve, il était assez grand et son armure était un mélange de rouge et de noir. Son cosmos dégageait de l’hostilité et ses yeux un feu infernal.

"Et bien, messires où comptiez-vous donc vous donc aller ainsi ??"

Yriël était blême de rage, cet homme les avait attaqué sans sommation et avait tué l’un des leurs par pur cruauté rien qu’à voir son sourire satisfait.

"Qui es-tu espèce de lâche ??"

Ses compagnons se regroupèrent autour de lui prêt à venger leur ami tombé au champs d’honneur. Leur ennemi ne put s’empêcher d’éclater de rire en voyant le spectacle.

"Ohhhhhh tu me blesses là, tout simplement parce que j’ai tué ton ami. Mais sache pour ton information que je me nomme Gewerdas. C’est moi qui serais ton exécuteur guerrier divin et vous ne trouverez jamais cette épée censée me tuer"

Ainsi, le terrible Gewerdas se retrouvait face à eux. L’ennemi qu’il fallait abattre et qu’ils croyaient au sein de la bataille était maintenant présent. On pouvait sentir en lui une énergie démoniaque et pourtant Ragnar savait que quelque chose ne collait pas. Son instinct l’avertissait d’un danger plus terrible encore. C’est à ce moment qu’Yriël s’avança tout en s’adressant à Ragnar et Eraldor :

"Vous autres, allez chercher l’arme moi je vais retenir notre ami et je ne veux pas de discussions. Quand à toi, Gewerdas, ton règne de terreur s’achève ici, tu vas payer pour tous les crimes que tu as commis."

Ragnar allait protester lorsqu’Eraldor posa la main sur épaule pour le faire retourner et secouer la tête. Yriël allait faire son devoir et eux devaient faire le leur. Un autre ricanement sinistre les firent regarder Gewerdas.

"Et vous croyez peut être que je vais vous laisser partir comme ça. Je vais vous exterminer l’un après l’autre"

Son cosmos prenait vie tel un brasier ardent, une aura rouge l’entourait et semblait s’amplifier. Et soudain sans prévenir une décharge de cosmos vint percuter le rocher sur lequel se trouvait Gewerdas le faisant chuter assez brutalement. Yriël s’était interposé et cria à ses compagnons de se dépêcher. Ragnar et ses camarades aperçurent le chemin à suivre et s’y ruèrent au moment même où une boule d’énergie rougeoyante se dirigeait à pleine vitesse vers eux. Pourtant elle n’y arriva jamais car Yriël s’interposa les bras croisé devant lui et encaissa l’attaque. Ragnar ne se retourna pas, il se contenant de souhaiter bonne chance à son mentor et disparut petit à petit. Gewardas quand à lui se redressait avec un air furieux, ses poings se fermaient spasmodiquement.

"Ainsi, tu préfère rester seul pour m’affronter, tu vas payer cette erreur de ta vie, tu peux me faire confiance pour ça"

"tu parles beaucoup mais tu agis peu, saches que je nommes Yriël guerrier divin Walkyrie de Frey. Sur mon honneur, tu ne passeras, je te retiendrais le temps qu’il faudra pour que mes amis reviennent avec l’instrument de ta mort"

"Tes amis n’iront pas bien loin, fais moi confiance ils croiseront leur destinée dans pas longtemps et crois moi elle sera fatale. En attendant je vais m’occuper de toi"

Gewerdas se remit d’aplomb d’un seul bond puis se jeta sur Yriël. Un terrible corps à corps s’engagea et les coups pleuvaient les uns après les autres. Chacun esquivait, ripostait, contrait et nul n’aurait su dire qui allait l’emporter. Alors que le duel faisait rage, Ragnar et ses amis montaient de plus en plus haut au sein de la montagne et explorait chaque recoin, chaque grotte mais aucune trace de l’épée. Le jeune homme commençait à croire qu’il ne trouverait cette fichue arme qu’au sommet de la montagne. Il essaya de percer la brume qui enveloppait le pic lorsqu’il aperçut une cascade de glace plus haut. Quelque chose semblait prise dedans, Ragnar plissa les yeux et la vit enfin. Semblant flotter à l’intérieur de la glace, l’épée semblait l’appeler et le jeune homme cria à ses compagnons qu’il l’avait trouvé en l’indiquant du doigt. Les trois hommes se retrouvèrent devant la cascade et se demandèrent comment briser ce terrible rempart. Ragnar essaya bien de décocher un terrible coup englobé de cosmos mais la muraille ne céda pas de même pour les assauts d’Eraldor et de l’autre sibérien. Et alors qu’ils perdaient leur temps ici, ils pouvaient sentir les deux cosmos s’affronter plus bas. Si près du but et pourtant toujours aussi loin, Ragnar céda à la colère, son cosmos jaillit de chaque particule de peau et il arma le poing. C’est là que tout bascula, un cri venu de nulle part fut synonyme de mort.

"Que la tempête hivernale vous emporte à jamais"

Un tourbillon de vent enneigé surgit de quelque part en contrebas et vint percuter une masse neigeuse situé largement au dessus de la cascade. Un grondement peu rassurant se fit entendre et les trois hommes virent avec horreur l’avalanche se dirigeait droit sur eux. Ils essayèrent de s’échapper mais la mort blanche les emporta avant de s’écraser beaucoup plus bas. Une silhouette placée derrière un rocher semblait avoir assister au spectacle. Encore plus bas, Yrïel et son adversaire entendirent puis sentir la catastrophe naturelle ainsi que la disparition de l’énergie vitale des trois hommes ce qui fit rire Gewerdas.
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MessageSujet: Re: L'épopée de Ragnar d'Altaïr   Mer 31 Jan 2007 - 14:25

"J’ai l’impression cher adversaire qu’il ne reste plus que toi pour pouvoir accomplir votre mission. Décidément vous autres asgardiens n’êtes que des faibles. Mais ne t’inquiètes pas, tu vas rejoindre tes amis très vite. Ce serait triste de vous séparer tu ne crois pas ?"

"Tu nous sous-estimes de trop. Certes je ne sens plus l’énergie de Ragnar mais par le passé, son courage et sa volonté m’ont toujours stupéfait. Il n’est pas mort je le sais tout au fond de moi et il va revenir. Quand au fait de m’éliminer, je te signale que tu ne m’as pas beaucoup surpris."

Les deux hommes se défiaient du regard, chacun examinant la position de l’autre et recherchant la moindre faille. Gewerdas possédait une armure sous sa tunique car Yriël avait vu un éclat rouge et noir mais il ne savait pas quelle partie du corps elle recouvrait. Gewerdas semblait vouloir se ruer à l’attaque et c’est ce qu’il fit. Plusieurs décharges d’énergie rouge fondirent sur le guerrier divin, qui eut beaucoup de mal à toutes les esquiver. Il se redressa après l’attaque et reçut un coup de poing en plein visage l’envoyant s’écraser au sol et glisser sur quelques mètres. Gewerdas s’était servi de son attaque comme diversion pour porter ce coup. Il fit un bond dans les airs espérant écraser son ennemi sous son pied mais Yriël s’écarta un temps et seuls quelques éclats de roche le touchèrent.

*Je n’ai pas de temps à perdre avec cette brute, il faut que je m’en débarrasse pour aller voir ce qui est arriver à Ragnar et aux autres*

Le guerrier divin de Frey se remit debout son cosmos jaune brillant de mille feux. Levant la main en direction du guerrier chauve puis l’abaissa violement. L’énergie en partit du tranchant sous la forme d’un trait vertical de cosmos semblant déchirer l’air.

"Que la lame de Frey te terrasse"

Gewerdas fut pris de vitesse et reçut le coup de plein fouet. Sa tunique fut littéralement taillée en morceaux et lui-même s’écroula face au sol. Pourtant il se releva quelques secondes après à la grande stupéfaction de l’asgardien. Un rayon de lumière éclaira alors une armure complète aux couleurs rouge et noire.

"Mais c’est impossible mon attaque aurait du réduire ta protection au même état que ta tunique. Qui es-tu donc ??"

Gewerdas ricana en retirant ce qui restait de son vêtement ne gardant que l’amure.

"Sache que cette protection sacrée m’a été offerte par le seigneur Loki en personne. Rien ne peut détruire pareille parure. Je suis Gewerdas guerrier Lokien du volcan"

"Ainsi donc, c’est Loki qui est derrière toute cette histoire. Que cherches donc à faire ce dieu maudit ??"

"Comme tu vas périr sous mes coups, je veux bien te révéler certain de ses plans. Vois-tu, je n’étais qu’un seigneur sibérien comme les autres lorsqu’il me rendit visite en personne. Tu imagines un tel honneur ?? Il me proposa de devenir beaucoup plus puissant et même de gouverner la Sibérie grâce à son aide. Pour cela, il me fallait juste lui jurer fidélité et promettre de soutenir ses partisans en attaquant Asgard le jour où il aurait besoin de moi."

Yriël frémit à ces paroles. Ainsi Loki comptait essayer de reprendre une nouvelle fois le pouvoir en Asgard. Et pour cela, il n’hésitait pas à faire de sombres alliances avec hommes d’une autre contrée. Ce dieu félon avait sûrement d’autres plans en tête et Gewerdas ne devait être qu’un pion.

"Tu as vendu ton âme au dieu le plus fourbe de notre panthéon. Ta soif de pouvoir te conduira à ta perte car Loki ne voit que ses propres intérêts. Et même si tu es un guerrier lokien, je suis largement capable de t’affronter et de te vaincre"

Yriël se mit en position de combat alors que Gewerdas faisait de même. Dans le dos du guerrier divin apparut l’image d’un homme assenant un puissant coup d’épée avec le soleil en arrière plan alors que dans le dos du guerrier lokien se dessinait un volcan au bord de l’éruption. Les deux hommes se ruèrent l’un sur l’autre et lorsqu’ils se croisèrent de nombreux éclats rouges et jaune apparurent pour témoigner de la violence de l’échange des coups échangés. Alors que le combat faisait rage, un guerrier affrontait la mort beaucoup plus haut. Ragnar était enseveli sous la neige, inconscient, son souffle se faisait de moins en moins régulier alors que la température de son corps baissait inexorablement. Sa mission était un échec, il n’arrivait plus à repousser l’appel de la grande faucheuse.

"Que fais-tu jeune Altaïr, abandonnerais-tu tout espoir de vivre alors que ta mission n’est pas accomplie ??"

Ragnar ne comprenait pas, ses sens étaient en train de l’abandonner et il arrivait encore à entendre une voix.

"Non, tu ne trompes pas, les fonctions de ton corps s’arrêtent les unes après les autres mais ton esprit par contre développe son acuité. C’est pour cela que j’arrive encore à te parler à travers nos cosmos respectifs. Tu sais, tu me déçois un peu, au vu de ce que j’avais entendu sur toi, je m’attendais à mieux. Le seigneur d’Asgard compte sur toi et tu n’essayes même pas de combattre la mort qui s’empare de toi. C’est à cela que fait confiance Yriël ???"

Le jeune homme tressaillit sous ces accusations mais il souffrait, que pouvait t’il faire contre la nature elle-même.

"Tout où rien. C’est à toi de choisir. Ta volonté peut t’emmener auprès des étoiles si tu le souhaites. Mais pour cela, il faut posséder un certain courage, croire en la victoire et s’attacher à la vie. Mais pour le moment ce n’est pas ton cas"

Une autre voix se fit entendre, familière celle là. Ragnar reconnut son ancien mentor qui justement risquait sa propre existence en lui faisant confiance.

"Courage Ragnar, la douleur peut être surmontée, penses au seigneur Odin qui comptes sur nous. Penses à ces deux années d’entraînement qui ont fait de toi ce que tu es. Rappelle toi tous ces morts inutiles à cause de nos ennemis. Il faut respecter leur mémoire et les venger"

"C’est vrai, j’ai promis à mon maître et tous mes amis que je les vengerais. Le seigneur Odin lui-même m’a choisi afin de seconder l’un de ses guerriers divins. Je ne dois pas décevoir ses espoirs."

Un cosmos blanc et gris entoura le corps du jeune homme. Plusieurs éclats commençaient à transpercer la neige qui le recouvrait et celle-ci vola en éclat alors que Ragnar faisait exploser son cosmos avant de retomber à genoux, cherchant a respiration. Il releva un instant les yeux et dans les bourrasques de vent glacés pu voir une superbe louve blanche qui le regardait. Une lueur d’intelligence brillait dans ses yeux et l’asgardien fut pratiquement sûr que la première voix qu’il avait entendue venait de cet animal. Avant qu’il ne puisse dire un mot, la louve se mit à courir puis disparu dans la brume. Cette rencontre était des plus bizarre et Ragnar ne cessait de s’interroger mais toutes ses questions s’envolèrent lorsqu’il repéra le corps d’Eraldor plus loin. Il se rua vers lui tant bien que mal et poussa un soupir de soulagement lorsqu’il constata que lui aussi était encore en vie. L’asagrdien chercha du regard leur dernier compagnon mais n’en vit aucune trace. Ragnar serra les poings de rage, encore un mort à venger.

"Tu es encore en vie, décidément la vermine à la peau dure. Vous avez échappé à mon embuscade et même à cette avalanche. Que dois-je faire pour que vous rendiez l’âme une fois pour toute."

La voix venait d’un peu plus haut mais le plus terrible dans tout ça c’est qu’il la connaissait. Ragnar se retourna pour en obtenir la confirmation et vit un homme juché sur un rocher plus haut : le frère du seigneur Carecol en personne.

"Toi, ainsi c’est toi qui nous a trahis depuis le début. Mais pourquoi ?? Ton frère a fait appel à nous et combat à nos côtés."

Lorsque Ragnar cita son frère, un pli de rage barra le front du sibérien. Il répondit d’une voix hargneuse.

"Mon frère, toujours mon frère. Sais-tu ce que sais d’être le deuxième enfant et de savoir que tout appartiendra à ton aîné ? Tu es toujours comparé à lui et on critique la moindre de tes actions où de tes pensées si tu ne fais pas comme lui. Quelle injustice de savoir que c’est lui qui héritera de tous les lauriers alors qu’il te rabaisse sans arrêts. Chaque décision que je prenais, chaque action que j’entreprenais n’étaient pour lui que des choses inutiles où intolérables"

"Et donc pour te venger tu as décidé de trahir ton propre frère. Tu es méprisable, tout ça par pure jalousie"

"Je n’ai que faire de ton avis, sache que pour mes services, on m’a proposé le domaine qui me revient de droit ainsi que d’autre terres. Je recevrais ce qui m’est enfin dû. Et puis quelle sotte idée de vouloir élire un roi afin de spolier l’autorité de chaque seigneur. Ces luttes intestines faisaient notre force et nous endurcissaient "

Ragnar se releva, regardant son adversaire dans les yeux et sa réponse fut catégorique.

"Pauvre fou, pour ton ambition personnelle tu accomplis la pire des traîtrise, je t’en empêcherais sois en sûr"

"Pauvre idiot, tu ne m’arrives même pas à la cheville et tu tiens à peine sur tes jambes"

Comme pour confirmer ses dires, le frère de Carecol bondit puis atterrit juste devant Ragnar avant de lui décocher un coup de poing en plein estomac. L’asgardien se plia en deux de douleurs et encaissa un terrible uppercut en plein visage l’envoyant s’écraser dans la neige quelques mètres plus loin. Le sibérien se débarrassa de sa cape laissant apparaître une fine cotte de maille. Puis il se dirigea vers Ragnar et le saisit à la gorge avant de le soulever l’étranglant à moitié.

"Je ne suis peut être pas un guerrier lokien mais je sais comment exterminer la vermine"

"Tu t’avances un peu trop là"

Ragnar essaya de se débattre puis voyant qu’il n’arrivait pas à défaire la poigne de son adversaire et changea de stratégie. Se servant du bras de son adversaire comme appui, il balança son corps afin d’envoyer un terrible coup de pied dans le visage du sibérien. Celui-ci le lâcha et l’asgardien enchaîna sans attendre par une pluie de coups de poing dans le torse de son adversaire avant de lui décocher à son tour un uppercut qui fit tomber au sol son adversaire. Ragnar laissa son adversaire se relever et pu constater qu’il n’avait pas du tout apprécié de s’être fait avoir par un jeune.

"Tu va mes payer ça. Comment oses-tu te dresser contre ton supérieur ?? Je vais t’apprendre à rester à ta place et tu pourriras en enfer."

Le jeune asgardien fit la grimace en voyant le cosmos du frère de Carecol s’enflammer alors que sa colère augmentait. Il essaya de passer à l’attaque le premier en se ruant à toute vitesse vers lui mais le sibérien fut le plus rapide. Il projeta ses mains en avant et un tourbillon de neige en jaillit frappant Ragnar de plein et l’envoyant décoller dans les airs.

"Que la tempête hivernale t’emporte"

La pression exercée par les vents contraires sur son corps le fit crier de douleur alors que la neige laissait ses muscles transis. Finalement il s’écrasa contre une paroi rocheuse y laissant la marque de son corps avant de tomber au sol. Le sibérien quand a lui riait à gorge déployée, savourant sa victoire.
Plus bas, la bataille entre le guerrier et le guerrier Lokien augmentait en puissance. Yriël venait d’esquiver un balayage et son pied vint frapper le visage de Gewerdas le faisant chuter sur le dos. En se redressant, il désigna le guerrier divin de la main et une boule d’énergie rouge prit sa direction et se transforma en boule de feu. Yriël eut tout juste le temps de se protéger en mettant ses deux bras en protection devant le visage. La boule de feu percuta le guerrier divin dans un nuage de fumée propulsant l’asgardien en arrière. Il se rattrapa sur ses mains et effectua un salto arrière pour se rattraper. Gewerdas se jetait sur lui deux boules de cosmos prêt à les lancer sur Yriël
.

Cependant le porteur de l’armure walkyrie de Frey ne comptait pas se laisser avoir aussi facilement et déclencha son attaque à bout portant. Le trait d’énergie percuta le sibérien et le cribla de coups lacérateurs. Il s’écrasa face au sol alors que le sang commençait à jaillir de certaines plaies.

*Il est décidément très puissant. Ses boules d’énergie peuvent se transformer en boule de feu. Et pour le moment, j’ai l’impression qu’il n’a pas déclenché de puissantes attaques. Que me réserve t’il ???*
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MessageSujet: Re: L'épopée de Ragnar d'Altaïr   Mer 31 Jan 2007 - 15:20

Il vit Gewerdas se relever se souciant à peine des quelques écorchures et son armure semblait ne pas avoir souffert de l’attaque que le guerrier divin lui avait portée. Et le plus incroyable dans tout ça c’est qu’il souriait. Son cosmos rougeoyant prit soudain vie faisant fondre la neige tout autour de lui. Yriël n’en croyait pas ses yeux, ce degré de puissance était étonnant pourtant il ne recula pas prêt à affronter ce nouvel assaut. Gewerdas avait ramené se bras devant lui puis les écarta violement.

"Par les nuées ardentes"

Le cosmos du sibérien prit la forme d’un nuage d’une noirceur absolue qui se dirigea à toute vitesse sur l’asgardien. Yriël n’avait aucun moyen d’esquiver car le nuage semblait s’abattre sur lui de touts les côtés. Le nuage fut sur lui et son corps et son armure semblèrent céder sous la pression. Contrairement à son adversaire, lorsqu’Yriël retomba au sol, son armure semblait constellée de fêlures.

*Incroyable, quelle puissance dans cette attaque, il ne l’a utilisé qu’une seule fois et mon armure est déjà dans un piteux état. Je comprends mieux maintenant pourquoi tout le monde le qualifie de terrible guerrier*

Gewerdas regardait son adversaire gisant au sol alors qu’il éclatait de rire.

"Cette attaque est terrible n’est-ce pas. Sais-tu que les nuées ardentes ne sont en fait qu’un nuage de petits cailloux et de cendres durcies. Sauf que la puissance du volcan projette ces nuées à une vitesse effroyable. Cela à tendance à tout balayer sur son passage"

Le combat semblait tourner en défaveur du représentant d’asgard mais il ne souhaitait pas en rester là. On comptait sur lui et il ne faillirait pas à sa mission. Plus haut, son ancien disciple en était arrivé à la même conclusion et commençait déjà à se relever malgré les souffrances.
Le frère de Carecol n’en croyait pas ses yeux. Il en avait assez de ce gamin qui ne voulait pas mourir. Ragnar était maintenant débout et titubant repartit à l’assaut. Le sibérien s’éloigna dun bon puis s’écria.


"Cette fois-ci je te jure que je vais me débarrasser de toi. Mon attaque va t’emporter contre ces rochers acérés en contrebas. Par la tempête infernale"

Le tourbillon de neige se dirigeait à nouveau vers Ragnar impuissant. Il n’avait plus de forces et esquiver cette attaque semblait relever de l’utopie. Soudain une ombre passa à l’action bousculant le jeune asgardien et l’envoyant hors de la trajectoire du tourbillon. Après avoir rouler au sol, le jeune homme redressa la tête pour voir son sauveur. Avec horreur, il vit alors Eraldor emporter par le tourbillon et crier de douleur. Puis l’attaque cessa et le corps retombait vers les pointes meurtrières de la roche. Un choc sourd puis le sang jaillit à flot alors que le fidèle sibérien s’empalait sur les rochers. Ragnar ne put s’empêcher d’hurler un non plein de douleur au ciel puis regarda le corps de son compagnon. Celui-ci semblait sourire dans la mort certainement fier d’avoir sauver le jeune homme. L’asgardien quand a lui revoyait les différents moments passés ensemble. Leur rencontre assez inhabituelle, l’embuscade où ils avaient combattu côte à côte. Yriël soupçonnant Eraldor d’avoir orchestrée cette attaque, puis les conversations sur ce qu’ils attendaient de la vie alors qu’ils se dirigeaient vers le camp ennemi. La colère montait tout doucement en Ragnar alors que ces images repassaient dans son esprit. C’est à cet instant que le frère du seigneur Carecol commenta ce geste héroïque d’une voix méprisante.

"Mais quel imbécile, sacrifier sa vie pour toi alors que tu n’es pas capable de me résister. Je n’ai jamais compris pourquoi certains voulaient tant jouer les martyrs. Qu’est-ce que ça va lui apporter dans l’autre monde. Rien et en plus il s’est sacrifier pour rien car je vais t’anéantir."

Une explosion de cosmos le fit soudain tourner la tête et blêmir. Ragnar était debout, son cosmos était devenu d’un blanc pur tellement sa haine le nourrissait .Il s’avançait lentement vers son ennemi qui reculait tout autant. Le frère de Carecol était terrifié, jamais il n’avait croisé une telle puissance.

"Tu as fait une victime de trop, traître. Tu salis l’honneur d’un homme dont tu n’arrives même pas à la cheville. Mais tu va payer ton crime et rendre des comptes aux dieux de l’enfer"

Avant même que le sibérien ne puisse esquisser un geste, Ragnar avait armé son poing et l’avait projeté vers le frère de Carecol. Inconsciemment, son cosmos prit la forme d’un loup hurlant à la lune.

"Que l’hurlement du loup te terrasse"

L’attaque fut foudroyante, elle se dirigeait à toute vitesse vers le sibérien alors que le hurlement d’un loup résonnait contre les parois rocheuses. Le traître fut frappé au niveau du torse et décolla littéralement, il s’encastra dans la glace à l’endroit même ou se trouvait l’épée alors que l’énergie sortait toujours du poing de Ragnar et enfonçait toujours plus le sibérien dans la paroi. Son armure éclata puis ce fut une partie de la cascade gelée qui explosa. Le corps de l’ennemi atterrit au sol sans ménagement privé de vie alors que l’épée faisait encore des moulinets dans les airs avant de se ficher dans la neige non loin de Ragnar. Celui-ci s’avança très lentement du fait de sa dépense d’énergie et en saisit la poignée avant de la regarder. Il n’arrivait pas à croire qu’il avait réussi à percer la couche de glace mais le résultat était là.

"Tu auras causé la perte de nombreux braves mais te voici libérée. J’espère que tu vaux toutes ces pertes car maintenant tout dépend de toi"

Sur ces paroles, Ragnar rangea l’épée dans un fourreau puis s’engagea dans le chemin qui devait mener au combat opposant Yriël à Gewerdas. Le guerrier divin était d’ailleurs en train de se redresser sous les ricanements de son adversaire. Il se mit difficilement debout, cracha un peu de sang puis posa la main sur son épée avant de la dégainer.

"Et tu espère que ce cure-dent va m’inquiéter. Tu ferais mieux de te rendre et attendre que je t’achève. Ce serait quand même plus raisonnable de ta part."

Yriël ne répondit même pas, son cosmos brûlait intensément et sa lueur jaune en éblouissait presque Gewerdas. Il planta son épée dans le sol au grand désarroi de son adversaire puis l’empoigna à deux mains avant de la faire bouger lentement vers son adversaire. Le guerrier divin serrait les dents comme si l’effort était très dur pour lui. L’épée semblait découper le sol alors qu’une intense lumière en jaillit puis Yriël libéra son épée vers Geverdas dans un cri.

"Que la lame de Frey te terrasse"

Au moment même ou l’épée sortait du sol, le filet de lumière se dirigea à toute vitesse vers le seigneur Sibérien, déchirant le sol. Gewerdas était trop étonné pour pouvoir réagir et resta sur la trajectoire, au moment de l’impact, la moitié de son armure vola en éclat et il s’écroula nettement plus touché qu’avant. Yriël respira un grand coup, il venait enfin de porter un rude assaut à son ennemi. Pourtant le répit fut de courte durée, Gewerdas prenait appui sur ses mains et se relevait difficilement tout en grognant. Le guerrier divin n’en revenait pas, décidément cet homme n’avait pas usurpé sa réputation. Et son cosmos reprenait vie également tel un brasier ardent. Le sibérien écarta les bras puis les tendis vers le ciel avant de joindre les mains. Un volcan apparut derrière l’ennemi puis il abattit ses deux bras vers l’avant gardant les poignets joints.

"Par l’éruption du volcan"

Un torrent de flamme et d’énergie percuta Yrïel qui eut le réflexe de se protéger le visage avec les bras et concentrant tout le froid de cosmos vers le haut de son corps. Pourtant l’enfer se déchaînait tout autour de lui. Son armure vola en éclats à différents endroits sous la chaleur puis il fut finalement emporté par l’attaque et chuta beaucoup plus loin. Son visage avait été épargné mais son corps portait la trace de brûlures très importantes. Gewerdas se redressa et sourit en voyant l’état de son adversaire. C’est à ce moment que Ragnar arriva sur les lieux et vit son ex-mentor à terre. Dans un cri il essaya de dépasser le sibérien pour se ruer vers Yriël mais le guerrier chauve s’interposa.

"Ainsi tu es de retour, à première vue tu as triomphé de mon allié et je vois que tu as trouvé cette fameuse épée. Mais tu es trop faible pour t’en servir et ton ami vient de périr sous mes coups"

« Je……je ne…..suis…..pas encore……..mort »

Ragnar et Gewerdas regardèrent le corps du guerrier divin. Celui-ci serrait les poignets puis entreprit de se relever péniblement. Il rechuta plusieurs fois mais à force de volonté, il réussit à se tenir debout. Les deux autres hommes n’en croyaient pas leurs yeux. Un tel courage était exceptionnel mais ce qui les surprit le plus, c’est que le cosmos jaune du guerrier divin l’entourait à nouveau. Gewerdas ricana à nouveau.

"Que comptes-tu faire ?? Me frapper encore de ta lame ? Tu as tellement utilisé cette attaque que je sais comment l’éviter. Allons rend toi et vis tes derniers instants tranquillement."

"Tu me crois démuni n’est ce pas ?? Et bien arrête ça si tu peux."

Yriël dessina de ses deux doigts un grand cercle jaune devant lui comme si son énergie avait marqué l’air puis toute son énergie s’embla s’y engouffrer créant une sphère d’énergie. Dans un geste de la main, le guerrier divin de Frey l’envoya sur Gewerdas qui, trop surprit pour réagir, fut happé par celle-ci.

"Que l’explosion solaire te terrasse"

La sphère de cosmos sembla grossir à vue d’œil puis explosa dans une déflagration d’énergie. Ragnar fut ébloui et ne pu rien voir pendant de nombreuses secondes. Lorsqu’il récupéra sa visibilité, il put voir le corps de Gewerdas couvert de sang et de quelques éclats qui restaient de son armure. IL semblait avoir été vaincu et sans l’aide de l’épée. Le jeune homme vit son ex mentor s’écroulait plus loin.

"Yriël non"

Ragnar se rua vers son ami et constata avec soulagement que la vie ne l’avait pas quitté malgré ses terribles blessures. Il s’agenouilla près de lui, et avec précaution le fit se retourner pour mieux le soutenir. Le guerrier divin grimaçait de douleur mais réussit à sourire.

"Et bien voilà, il n’était pas si immortel que ça. Mais je dois reconnaître qu’il était très fort. Si les autres guerriers lokiens sont de ce niveau, on va avoir beaucoup de mal à les vaincre"

Ragnar se demandait de quoi parler son ami et celui-ci lui expliqua ce qu’il avait appris. Le jeune homme grimaça à ces nouvelles. Les deux asgardiens se demandaient ou en était la bataille et décidèrent de se remettre en chemin. Ragnar aida Yriël à se relever puis passa son bras sur son épaule afin de le soutenir lors de la longue marche qui les attendait. C’est alors qu’un cosmos hostile se fit sentir et une boule d’énergie vint frapper le sol à leur pied les envoyant au sol chacun de leur côté. Le corps meurtri de Gewerdas leur faisait face mais le plus inquiétant était la lueur de folie qui habitait ses yeux.

"Mais c’est impossible tu étais mort il n’y a pas quelques minutes" s’écria Ragnar

"Pauvres humain, vous avez certes vaincu mon hôte mortel mais maintenant c’est qui ai le contrôle total de cette dépouille. Je vais maintenant vous montrer qui était le seul et véritable être invincible"

"Mais qui es-tu donc?" ne put s’empêcher de demander Yriël.
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MessageSujet: Re: L'épopée de Ragnar d'Altaïr   Mer 31 Jan 2007 - 15:22

"Mon nom ne te servira à rien mais sache que je suis un démon venu des enfers afin de servir le dieu Loki. Sur sa demande, j’ai possédé ce corps afin de le rendre digne de l’armure qui lui était destiné. Mais cet imbécile n’a pas été capable de te vaincre. Je vais donc m’en charger moi-même."

Yriël laissa sa tête retomber au sol. Tout était perdu, ses blessures étaient trop graves pour qu’il puisse faire quelque chose et il n’avait plus aucune énergie en lui. Ragnar était dans le même état. C’était vraiment a fin, il en aurait pleuré de rage. Tous ces sacrifices, tous ces combats et ces espoirs réduits à néant car la bataille était truquée dès le début Le démon faisait déjà brûler une boule d’énergie dans sa main prêt à la lancer sur le guerrier divin.

"Adieu chose inutile"

La boule fut projetée vers Yriël et celui-ci cru que le temps ralentissait. Il semblait voir chaque instant avec précision lorsqu’une ombre le recouvrit. Ragnar venait de s’interposer dégainant l’épée.

"Non, moi vivant tu ne le tueras pas, mon corps sera son rempart."

"Ragnar, non écarte toi"


Loin d’obéir, le jeune homme resta bien ancré sur ses jambes et frappa la boule d’énergie de l’épée qui arrêta net l’attaque. Le démon en resta médusé.

"Non c’est pas vrai, le pouvoir d’Evendil vient de s’éveiller. Comment ce si chétif humain a-t-il pu se servir de cette arme ?"

La réponse fut très claire aux yeux d’Yriël. Son ancien disciple venait de démontrer qu’il pouvait encore le surprendre. Il ne faisait plus de doutes que Ragnar deviendrait un guerrier des plus puissants.

"C’est simple, la légende veut que le pouvoir de cette ne puisse être déclenché que par un geste d’une amitié absolue. En s’interposant devant moi en sachant qu’il allait mourir pour me protéger, l’épée à juger digne Ragnar d’utiliser toutes ses ressources"

"Et maintenant, démon à toi de goûter à la peur. Je vais te faire rejoindre ton monde. YAhaaaaaaaaa"

Dans un cri de guerre, Ragnar dégagea la boule d’énergie vers sa droite l’envoyant exploser un rocher plus loin puis sans hésiter attrapant la poignée de l’arme d’une autre façon, il la lança de toutes ses forces vers le démon pointe en avant. Le serviteur de Loki essaya de relancer l’éruption du volcan mais le torrent se flamme fut littéralement tranché en deux par la lame et ne fit aucun mal aux asgardiens car passant de part et d’autre de l’endroit où ils se trouvait. L’arme continua sa trajectoire et s’enfonça dans le cœur du corps de Gewerdas. Le démon poussa un cri d’agonie puis disparut de son hôte humain dans une fumée noire. Le corps s’écroula au sol et le jeune homme qui l’avait terrassé se dirigea vers lui en retira l’épée puis la rangea dans son foureau. Sans un mot, il souleva Yriël puis le soutint tout le long de la descente de la montage. Le chemin du retour fut beaucoup plus pénible et long que celui de l’aller mais ils réussirent à atteindre le pied de la montagne. Ce fut le seigneur Carecol qui les accueillit sous l’ovation des soldats asgardiens et sibériens réunis.

"Je suis ravi de voir que deux d’entre vous s’en sont sortis vivants. Je constate hélas qu’Eraldor et ses compagnons n’ont pas eu cette chance."

Ragnar ne pu retenir ses larmes

"Eraldor a sacrifié sa vie pour sauver la mienne. Moi-même et mes descendants auront une dette à vie envers sa famille. Il mérite d’être enterré avec tous les honneurs ainsi que nos trois autres compagnons. Gewerdas est mort ainsi que le démon qui l’habitait. Maintenant, il reste à savoir si les autres seigneurs sibériens vont se rendre. Mais et vous comment s’est passée la bataille ?"

"Et bien suite à votre départ, nous avons empêché l’ennemi de vous poursuivre. Beaucoup de braves ont donné leur vie aujourd’hui. Les asgardiens nous ont encore prouvé leur valeur et pour chacun des vôtres qui tombaient, 10 barbares le payaient de leur vie. Nous avons pourtant cru un moment être submergé par le nombre. Ils étaient partout et nous perdions du terrain de plus en plus en même temps que les hommes. C’est alors qu’une décharge de lumière a illuminé la montagne et là tous nos ennemis ont commencé à paniquer. Soit ils perdaient leurs moyens soit ils se rendaient."

Yriël se permit alors d’intervenir dans la conversation

"Je crois comprendre, c’est le démon qui par un quelconque maléfice, semblait motiver les hommes. Il leur donner la rage de vaincre et avait un total contrôle de leur mental. Ils ne craignaient donc pas la peur et se ruaient sur l’ennemi sans se poser de question. Lorsque Ragnar à tué le démon, le contrôle mental a disparu créant ainsi toute cette confusion."

Ce fut Ragnar qui reprit la parole

"Voilà donc toute l’explication. Je commence à mieux comprendre pourquoi il fallait toute la puissance de cette épée. En tous cas nous l’avons échappé belle. Il faudrait soigner Yriël car ces brûlures sont vraiment terrible"

Le guerrier divin protesta mais il fut emmené auprès d’un guérisseur alors que Ragnar s’approcha de Carecol afin de pouvoir lui en parler en privé. Les deux hommes s’éloignèrent puis le jeune asgardien regarda le sibérien dans les yeux.

"L’homme qui nous a trahi depuis le début et bien il s’agissait de votre frère. Il n’a pas supporté le fait que vous étiez l’aîné et que tout vous revenait. Gewerdas l’à ainsi recruter afin de nous espionner. C’est lui-même qui à donner la mort à Eraldor et il à péri sous mes coups"

"Je suis navré de ce que vous m’apprenez là. Je savais qu’il me jalousait et j’étais peut être dur avec lui. Mais j’attendais qu’il comprenne que le rôle de tout seigneur sibérien était de se mettre au service du peuple et non de ses propres intérêts. Ne vous en faîtes pas, sa mort m’attriste ainsi que sa trahison mais vous avez appliqué le juste châtiment. Je ne vous demanderais donc pas de comptes. Je vous en prie que cela reste entre nous"

"Ne vous inquiétez pas pour ça, vous avez fait honneur à votre famille par vos actions. Je ne souhaiterai pas ternir cette image alors que vous avez tant fait pour rapprocher nos deux pays. Je dois vous laisser car moi aussi j’ai besoin de soin"

Carecol remercia Ragnar puis l’accompagna vers un guérisseur. Les jours qui suivirent furent très occupés. Les pertes furent établies : des 500 hommes qu’Asgard avait envoyé, seule une centaine reviendrait. Les blessés furent soignés du mieux qu’on le pouvait et les corps furent brûlés comme le voulait la coutume sibérienne. Des hommes de confiances furent envoyés dans la montagne afin de retrouver le corps d’Eraldor et des trois