Cha Vergil MARINAS

Age : 16 Inscrit le : 07 Oct 2006 Messages : 531 PV; PC : PV: 100/100----~----PC: 100/100 Emploi : Directeur de l'Office Des Emplois [Sept Mers]
| Sujet: L'erreur n'est pas qu'humaine [Cha Vergil] Jeu 11 Oct 2007 - 4:07 | |
| CHAPITRE 1 : Renaissance
La jalousie, la peur, l’amour, la tristesse ou la joie…ce sont tous des sentiments humains, ne sont ils pas divins aussi ? Hadès ne fut pas en sont temps jaloux de ses frères ? Poséidon ne fut pas envahi par le charme d’Aphrodite ? Peut-on comparer un simple mortel à une divinité ? C’est ce que vous saurez en écoutant mon histoire ! L’histoire d’un Marina déchu et d’un spectre endoctriné. Mais l’enseignement le plus important que vous apprendrez en parcourant ma vie, est que l’erreur n’est pas seulement humaine, mais aussi divine…
Naèl…voila le nom que j’allais porter tout le reste de ma vie. Mes parents dans le passé étaient les serviteurs dévoués du grand Poséidon : Dieu des sept mers et des eaux. Celui qui surpassait tout les autres dieux de son charisme, de sa bonté, de son intelligence et de son amour pour son peuple. Celui qui avait accordé à mon pauvre père la bénédiction d’intégrer la garde de son propre temple. Celui que ma famille a servit de la meilleure façon…
Mon père dans le passé n’était qu’un simple commerçant, avec un très faible revenu. Ce dernier arrivait tout juste a le nourrir. Il ne connaissait pas encore la femme qui allait devenir son épouse quelque temps plus tard, cet être si bon, si joli, si pur…
Sa descente sous les mers était un vrai miracle pour lui : avant ça, il avait perdu toute envie de vivre, le mot joie ne figurait pas dans son vocabulaire, et son audition laissait a mon père qu’un sentiment d’inconnu. La vie dans son village était dure et surtout chère. D’autant plus qu’avec le temps, il avait doucement désespéré de sortir un jour de la pauvreté et de la misère.
Ses pensées s’étaient noircies peu à peu, c’était comme un poison qui se propageait dans son corps, bloquant sa circulation sanguine, crispant ses muscles, et torturant son âme. Sa tristesse était tellement grande qu'il s'était brusquement retrouvé aux frontières de l'hystérie. C'était trop ! Il devait en finir...non, plus que cela…Il voulait en finir !
Ce jour là, il s’était décidé et mit dans l’esprit que ce serait le dernier couché de soleil qu’il verrait …Les oiseaux chantaient, les gens étaient heureux. Une si belle journée allait être le théatre de la disparition d'un trés bel être, rabaissé et limité par la pauvreté et l'ignorance. Il s’était débarrassé de toutes ses affaires. Ces affaires qui portaient en elles les souvenirs de toute une vie. Il s'était préparé à quitter cette misère de la meilleure façon.
La libération était arrivée. À l'heure du gouté, où personne n'est prés de la falaise. Un homme au regard vide, à la barbe mal rasé s'avançait jusqu'en haut, dominant l'océan du haut de la falaise. Regardant l'horizon avec une certaine mélancolie...
"A dieu...bas monde ! Je m'en vais vers les cieux, la où l'or et les diamants ne comptent pas ! "
Ce fut les dernières paroles de mon père avant de se jeter dans le vide. L’océan lui faisait face et les vents marins caressaient les traits de son visage. Un coucher de soleil resplendissait à l’horizon, décorant les eaux d’un orange vif. Son corps tombait a la renverse et le temps semblait s’être figé…
La faucheuse se préparait a voler une nouvelle âme, quand tout ce qui entourait le corps de mon père s’éclaircit…une lumière de plus en plus blanche et aveuglante se créait sur la surface de l’eau...
Une impression de bien être et de bonheur envahissait l’âme et le corps de mon père… C’était une lueur d’espoir tant attendue. Il n’y croyait pas, il se retrouvait dans un "endroit" qu’il n’avait jamais vu…le blanc total l’entourait ! Toutes les idées de mort s’étaient dissipées de son esprit, en ce moment, seul ce qui allait arriver comptait. Il sentait une présence, même si il ne la voyait pas.
"Ou suis-je ? Je ne reconnais plus rien…suis-je aux bords de la folie ?"
Nul ne le savait ! Il parlait tout seul, il s’était retrouvé dans une dimension ou le temps et l’espace étaient inexistants, où rien ne comptait…il avait fermé les yeux, pour profiter au mieux de ce moment de plaisance…jusqu'à ce qu’une voix vienne le sortir de sa bulle.
"Détrompes toi ! Tu n’es pas fou…ton âme n’était qu’égarée. En ce moment, tu t’approches de plus en plus de moi, et de mon royaume…sois digne de l’honneur que je te fais et rejoins mes rangs ! Je te donne une chance de recommencer ta vie a zéro, sous mon toit. Dans peu de temps, tu arriveras dans un monde fabuleux, qui sera le théâtre de ta résurrection en tant que Marinas, suis ton instinct et tu retrouveras le droit chemin !"
Il n’arrivait pas à prononcer un mot ! Il était comme pétrifié en écoutant les paroles de son futur dieu. Il ne comprenait pas, il était pourtant sûr qu'il était seul ! Mais après s'être calmé, il réalisa que les paroles provenaient de son propre mental. Pourtant, ce n’était pas sa voix…cette voix la avait l’air sincère et encourageante…
Comme la voix l’avait prédit, le voyage s’était achevé dans les plus brefs délais. La blancheur éclatante de la dimension blanche avait disparue, laissant place a un décor marin, orné de coquillages et de pierres précieuses. De créatures élégantes et de sables fins…
Mon père ne pensait pas un instant que Poséidon l’avait désigné pour le servir. Et qu’il avait pris contact avec lui durant son voyage vers son royaume sous marin. Il avançait dans ce nouveau décor comme un aveugle dans un champ de bataille.
Ne se souciant même-pas de son entourage, du ciel d’eau qui s’élevait au dessus de sa tête, des créatures marines qui l’observaient curieusement…La seule chose qui attirait son regard et son attention était cette grande muraille qui se dressait fièrement au loin. Il l’avait désignée comme sa première destination au hasard, il avait fait confiance a son nouvel instinct comme le lui avait conseillé la voix. Plein de questions arboraient son esprit a ce moment la…
Ses pieds nus s’enfonçaient dans le sable chaud, le faisant souffrir à la longue. Mais ne n’était rien, il avait trop envie de savoir ce que son destin lui réservait maintenant. Il avait l’intime conviction qu’il allait mener une vie meilleure, une vie ou il fonderait une famille, ou il aurait une bonne situation. Mais il n’en était pas encore la, il s’était rapidement laissé emporter par son imagination. Mais vraisemblablement, cela n’avait fait qu’augmenter son enthousiasme a l’idée de réaliser ses rêves. Il s’était mit à courir, le sourire aux lèvres, l’esprit submergé par l’émotion. Il le sentait, il avait l’esprit léger. Le sentiment qui s’était recroquevillé dans un coin de son esprit venait de refaire surface…Et il n’allait désormais plus ce cacher.
Il était arrivé devant cette muraille, de prés elle était gigantesque, il était perdu. Ne sachant quoi faire, il décida de la longer, peut-être trouverait-il une entrée quelconque…
"Je suis tombé ici après avoir pénétré dans une dimension blanche, je ne sais pas où je suis…"
Mon père parlait précipitamment et sincèrement, cela l’étonnait de voir des êtres comme lui, dans un endroit pareil ! Les gardes étaient très gentils, ils l’escortèrent dans la ville, et lui trouvèrent du travail en tant que messager du ministère de la justice.
Le pauvre homme ne voulait pas finir poireaux comme il l’était. Il travaillait d’arrachepied à faim de ne pas pourrir au sein de cette société. En dehors de son travail, il allait vers la bibliothèque et lisait sans relâche. Il avait soif de savoir et voulait sortir des ténèbres de l’ignorance…
Cela portait ses fruits puisque en alliant son sérieux et sa touche personnelle. Il s’était peu a peu, forgé une jolie réputation dans le ministère, qui le fit monter les échelons. Mon père était devenu un homme reconnu et intègre dans la société. Il était arrivé a son plus haut grade quand il fut convoqué au temple de Poséidon. Il allait devenir un des nombreux conseiller de Poséidon, dans le temple lui même !
A son arrivée, jamais il n’avait envisagé un pareil dénouement, il était si content de son nouveau poste, qu’il faisait son travail avec encore plus d’éclat et de joie. Avec les connaissances qu’il avait accumulé, il s’était vite fait remarquer au sein du groupe, qui le désigna comme model a suivre.
Il avait un rôle dans le temps, il devait conseiller et orienter les nouveaux arrivants, et leur induire de bonnes lignes de conduite, qu’ils devraient suivre pour réussir dans le royaume, comme il avait lui-même fait. Mon père aimait beaucoup son travail car il évitait aux autres de faire les monstrueuses erreurs qu’il fit en son temps…Mais ce n’était pas l’unique raison, c’était en prenant ce travail qu’il avait rencontré Mathilda, ma mère…
Elle était comme lui, conseillère dans le temple, et avait comme les autres, remarqué cet homme respectable et instruit. Durant leurs rencontres purement professionnelles : il ne la laissait certes, pas indifférente. Il était beau, intelligent et respecté des autres. Elle savait que plusieurs femmes étaient déjà à ses trousses, mais ce n’était pas une raison de ramper à ses pieds.
Mère était vraiment sage, et tenait à se faire en premier lieu respecter. Elle ne voulait pas passer pour une femme comme les autres, ce que Père remarqua en premier chez elle, il avait trouvé la perle rare.
Le pauvre homme était totalement sous le charme de l’envoutante Mathilda, il ne savait plus ce qui lui arrivait…Dés qu’il la voyait, il perdait le contrôle de lui-même, son estomac et son cœur s’entre choquaient, créant en son âme, un doux sentiment de bonheur…Non ! Ce n’était pas que du bonheur, quelque chose de bien plus puissant couronnait le tout : C’était un amour naissant et grandissant entre deux êtres de moralités différentes qui formaient déjà une drôle de paire… _________________
Si tu ne peux le combatre, Embrasse ton ennemi !  |
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