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Et si elle avait était humaine...[Serena Tela]

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Serena Tela
SPECTRE



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MessageSujet: Et si elle avait était humaine...[Serena Tela]   Mar 13 Mar 2007 - 21:05

Bien que cela faisait déjà quelques temps que Serena Tela se trouvait en Enfer, qui pouvait se glorifier de la connaître? Personne, non, aucun être au monde ne savait ce qu'elle avait été et jamais personne ne le saurait! Si quelqu'un apprenait l'existence des êtres qui avaient rencontrés la sienne, sa risée dans les Souterrains serait gigantesque et sa colère encore plus. Et pourtant...Et oui...Pourtant... Malgrès les apparences, elle avait aussi vécue ce genre de choses, ses pensées les plus intimes, son corps, son être, son âme...Tout n'avait pas toujours été tourné vers la Mort et la Destruction.
Comment une être au coeur si noir avait pût devenir comme ça? Etait-ce à cause de ces gênes ou alors de son existence? Voir peut-être de ses origines ou de son histoire? Ou peut-être était-ce tout simplement à cause de son entourage? Tant de questions et aucune réponse...



Mais commencons par le commencement : La naissance de Serena Tela. Bien que les idées de noblesse et autres catégories sociales n'existaient pas dans notre temps, on pouvait dire que la famille de Serena Tela était de classe aisée et qu'ainsi, elle pouvait vivre facilement sans se soucier de dépenser. Parlons d'abord du père : Ethenor Tela.
Fils d'une famille riche dans le petit village de Geris, il était l'un des rares hommes politiques dans ce monde si froid et lointain et son influence s'étendait dans une bonne partie de la Grèce. Trop bon, trop apprécié, trop gentil, ce fût les raisons qui causèrent sa perte.
Passons maintenant à la mère : Ilysé Tela. Petite fille d'un prêtre dévoué au culte d'Athéna, elle a toujours vécue dans les règles liées à la religion et à tout ce qui s'y rapportait. Elle avait tout pour être une grande prêtresse et se moquait bien de ce que les gens disaient. Un évenement eût raison de son ascension religieuse.
Passons outre les raisons de leur amour, comment se sont-ils rencontrés et comment ils se sont aimés, cela importe peu. Passons directement en l'an 1520 avant la naissance de l'être nommé Jésus-Christ.


[Ce n'est que le début du texte...Néanmoins, cela me permet d'avoir un aperçu de mon niveau. Quelquesoit le résultat, je continuerais ce texte qui sera normalement beaucoup plus long]
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Serena Tela
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MessageSujet: Re: Et si elle avait était humaine...[Serena Tela]   Ven 16 Mar 2007 - 16:48

Ilysé était ainsi enceinte d'un être que même les Dieux se refusaient à croire en son existence. Quand le ventre fût rond, la surprise fût de mise : Bien que cela était nullement interdit voir même conseillée, les prêtres s'inquiétaient de voir un enfant si rapidement arrivé après des fiançailles. Après quelques rituels, la nouvelle était tombée : Cet enfant n'était pas voulût, il ne devait pas voir le jour, l'engeance du Mal. Ainsi, la machine commençait à se mettre en place : Il fallait tuer l'enfant que portait Ilysé et cela, le plus rapidement possible! Une fête allait avoir lieu à la prochaine pleine lune, cela donnait plusieurs semaines de préparation avant de passer à l'acte. Les journées passèrent, le ventre d'Ilysé s'arrondissant au fur et à mesure, signe que la vie prenait place en elle mais elle avait remarquer les quelques manigances qui se déroulaient au temple d'Athéna et elle avait déjà prévenue Ethenor de se méfier lors de la fête et de mettre quelques soldats pour repousser les gens un peu trop "pressants" et enivrés.

Malheureusement, les prêtres avaient prévus le coup et la fête en l'honneur de la naissance de l'enfant d'un des hommes politiques les plus importants de la Grèce et d'une des plus ferventes prêtresses d’Athéna. La fête se passait tranquillement, tout le monde mangeait, tout le monde buvait et bon nombre de couples se formaient pour danser au son des lyres et autres instruments tandis que des bardes chantaient. Tout se déroulait paisiblement, aucun problème n'apparaissait à l'horizon et les deux nouveaux mariés donnèrent leurs soirées aux quelques gardes pour qu'ils puissent aussi s'amuser comme les autres. A cet instant, l'engrenage de la machine se mît en place : Dès le moment où les gardes s'étaient éloignés un peu de leur poste, le temps s'écoula lentement, trop lentement : Ceux qui étaient encore capables de réfléchir et de comprendre se rappelaient cet événement : Les gens continuaient de danser, mais d'une démarche un peu douteuse, signe que les effluves d'alcool faisaient leurs effets, un couple en était la preuve formelle : Leurs pas étaient saccadés, les pieds se marchant les uns sur les autres puis le choc arriva, aussi rapide que l'éclair : Le couple s'était rapproché intentionnellement de l'endroit où se trouvait Ethenor et Ilysé et la femme poussa son homme en rigolant d'un air faux, l'homme tombant sur Ilysé, sortant quelque chose de ses habits. Un cri déchira la musique au même moment, du sang s'écoulant du ventre d'Ilysé tandis que le couple disparût rapidement dans la ville, les quelques gardes étant trop portés sur la boisson au même moment pour tenter de les arrêter. Ce fût quand la voix angoissée et hurlante à la mort d'Ethenor que tout le monde s'arrêta de danser et chanter, tous se tournant vers Ilysé qui respirait difficilement, une main posée sur son ventre percé, du sang tombant sur le sol. Ainsi venait de se terminer le 8eme mois de grossesse d'Ilysé. Rapidement des prêtres à la cause d'Ilysé (ceux qui n'étaient pas au courant de la machination des prêtres d'Athéna voir ceux qui n'étaient pas avec eux) et d'autres personnes entourèrent Ilysé, l'aidant à se lever avant de la ramener dans la demeure familiale qui n'était qu'a quelques mètres de la fête. Le constat était évident : L'enfant allait mourir si on ne le sortait pas maintenant et si on voulait sauver la mère. Au fur et à mesure des minutes qui passèrent, l'un des prêtres utilisa une méthode qu'il avait vu faire en Egypte : Une césarienne. Cela consistait à retirer l'enfant de l'utérus maternel par incision de la paroi utérine.

Grâce à Athéna, l'enfant n'eût pas de problèmes et la mère eût la vie sauve grâce aux nombreuses prières dédiées à Athéna pendant les semaines qui suivaient. Aucun problème pour l'enfant et la mère? Ce n'était pas vraiment le cas : Les prêtres annoncèrent au bout d'une semaine qu'Ilysé ne pourrait plus jamais avoir d'enfant, l'opération avait eût ce prix douloureux, mais ce prix valait mieux que la mort de la mère. Le second problème fût Serena Tela, du moins son corps. Les prêtres montraient l'enfant à sa mère, lui désignant les deux petits bosses dans son dos, signe d'une malformation innée...Innée... Cela insinuait que le père et la mère étaient en faute, or c'était loin d'être le cas : Quelque chose de maléfique et inquiétant émanait de la petite chérubin que tenait Ilysé dans ses bras, mais cela, seuls les haut placés dans la religion avait eût vent, c'était même la principale raison de leurs agissements lors de la fête, agissements toujours tenus en secret, le couple ayant été retrouvé mort, leurs cadavres desséchés couchés sur la route, leurs organes et muscles ayant été retirés de toute parts, un acte de barbarie soit, mais un acte qui empêchait à quiconque de trouver des preuves formelles, leurs âmes se trouvant maintenant dans le flot tumultueux du Styx. Mais était-ce vraiment Athéna qui avait sauvé Serena Tela ce jour-ci? La déesse aurait-elle permis une engeance difforme? Ou peut-être était-ce tout simplement l'oeuvre d'un autre Dieu? Voir même du...Destin?



(Seconde partie terminée...La troisième sera sur l'enfance de Serena Tela)
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Serena Tela
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MessageSujet: Re: Et si elle avait était humaine...[Serena Tela]   Mer 21 Mar 2007 - 23:26

5 Ans plus tard

Dans la petite ville de Geris, la famille Tela vivait des jours heureux. Depuis la naissance de Serena Tela, Ilysé avait quitter son rôle de prêtresse d'Athéna, du moins officiellement. Elle savait que l'incident de la fête était de la faute de ces prêtres mais elle n'avait aucune preuve et ainsi, elle ne pouvait rien faire. Dans l'impossibilité d'avoir d'autres enfants, tout son amour était porter en direction de Serena Tela et de son mari diplomate, bien que ses nombreux voyages dans la Grèce entière le rendait souvent absent et hors de la maison.

Qu'était devenue Serena Tela? Le bébé né prématuré était maintenant une jeune fille de 5 ans, aux cheveux gris, ces derniers lui arrivant au niveau du milieu du dos. Portant une robe blanche, elle courait nus pieds dans la salle où sa mère tissait un vêtement, cherchant à attraper le petit chiot qui s'enfuyait en jappant de joie tandis que la petite file rigolait, les mains tendues en avant. Ilysé émit un soupir amusé, reposant l'aiguille qu'elle avait en main :


"Serena, veux-tu bien te calmer et laisser Jasper tranquille? Approches toi de moi, que je vois si ce que je suis en train de faire t'ira ou non."

"Oui Maman! Z'arrives tout de suite! C'est pou quoi?"

"Retires voir ta robe et essayes de mettre celle que je viens de finir."

"Accord!"

Serena Tela retira sa robe, se mettant de dos par rapport à sa mère, la femme regardant avec intensité les deux bosses disgracieuses qui se trouvaient sur le dos de sa fille : La naissance prématurée n'était pas la raison de cette malformation, elle le savait bien... Elle avait touchée ses deux bosses maintes et maintes fois et avait remarquée qu'il n'y avait aucun os du moins pour l'instant en elle...Ce n'était pas non plus de la graisse ou un muscle, mais la vie semblait être incorporée dans ces deux bosses.

"Hihi, arrêtes man! Za chatouille!"

"Oh désolée ma petite Serena...Bon, regardons si la robe que je t'ai faite vas t'aller ou non."

Ilysé arrêta de palper les deux bosses de sa fille, chose qu'elle avait faite instinctivement par habitude. Elle se leva de sa chaise, enfilant une tenue blanche à Serena Tela avant de lui mettre une robe noire par-dessus, tirant légèrement sur le tissu pour bien le mettre. Elle déposa un serre-tête sur les cheveux de sa fille, une rose blanche liée au noeud qui tenait le serre-tête sur le crâne de la future demoiselle.



"Z'est bon Maman?"

"Oui, oui...Regardes toi comme tu es jolie..."

Elle prît un miroir de métal pour le montrer à sa fille, le faisant bouger des côtés pour qu'elle puisse se voir de dos et de profil. Serena Tela éclata de rire avant de courir de nouveau dans la pièce, Ilysé sortant quelques parchemins pour une future lecture.

"Maman, Maman! Ze peux sortir dehors, dis dis?"

La demande de son enfant interloqua la jeune femme : Le regard soucieux et légèrement attristé, Ilysé la questionna :


"Mais...Tu ne te rappelles pas de la dernière fois? Tu veux vraiment retourner dehors?"

"Euh ben...Euh...M'en souviens pus! Puis za fait rien, ze veux juste montrer aux autres ma nouvelle robe!"

"Soit...Mais reviens vite s'il te plaît...Tu sais bien que..."

Elle n'eût pas le temps de finir sa phrase que le bambin aux cheveux argentés était déjà dehors en moins de temps qu'il ne le fallait pour dire "ouf". Peut-être que c'était mieux que Serena n'entende pas cette fin, même à son âge, certains mots peuvent blesser :

"Tu es une abomination aux yeux des autres..."

Arrivée dehors, Serena tourna la tête de gauche à droite, de droite à gauche, espérant trouver les autres enfants. Ils n'étaient pas là, il n'y avait personne à cette heure? Pourtant le soleil n'était que légèrement incliné par rapport au zénith. Peut-être qu'ils jouaient à cache-cache? Courant à travers le village comme à son habitude, les regards se détournaient à sa vue, les murmures se créant en voyant son dos bien que la chose difforme n'était pas visible. Avec l'insouciance de la jeunesse, elle ne se préoccupait peu voir pas de cela, elle en avait que faire, elle voulait simplement s'amuser comme les enfants de son âge. Mais les enfants de son âge voulaient-ils s'amuser avec elle? C'était bien moins sûr. Enfin, elle trouva un petit groupe en train de jouer au jeu du chat et de la souris.

"Dites, ze peux jouer avec vous? Puis elle est pas zolie ma robe que ma maman m'a faite?"

Les enfants s'arrêtèrent de jouer entre eux avant de jeter un regard inquiet à la petite fille qui se tenait devant eux. Petite? Pas vraiment...Elle était déjà plus grande que les garçons de son âge et ses deux yeux rouges pétillaient de joie. Les 4 enfants commencèrent à chuchoter entre eux tout en dirigeant la tête vers Serena :

"Alors on fait quoi? On joue avec elle?"

"Je veux pas! Mes parents me l'ont interdit!"

"Et puis sa robe...Vous avez vus sa robe? Ca doit être sûrement pour cacher les vilaines choses comme dit mon papa."

"On va simplement la forcer à partir, vous en pensez quoi? Avec sa robe, elle ne devrait pas nous attraper facilement."

"Alors? Je peux jouer avec vous? Et vous aimez ma robe aussi?"

"Oui, oui, tu peux jouer avec nous à Chat! Mais c'est toi qui doit nous attraper! Et tu nous laisse un peu d'avance!"dit le garçon qui semblait être le plus âgé : Aux environ de 7 ans.

"D'accord! Je compte euh...Jusqu'a 3!"

Les mains posées contre un pilier tout en se cachant les yeux dedans, elle commença à compter jusqu'a 3, tâche fort difficile pour une enfant de 5 ans. Après une bonne trentaine de secondes perdues, elle s'arrêta de compter avant de se retourner : Tout les enfants n'étaient plus là. Ils avaient sûrement dût se cacher pour ne pas se faire trouver. Il fallait maintenant les rechercher. Demandant aux gens du village si ils avaient vus des enfants, leurs seuls réponses étaient un "non" rapide ou un soupir de dédain. Serena ne comprenait pas leurs réactions, elle n'avait rien fait de mal pourtant mais l'habitude avait pris le dessus sur l'interrogation. Bon nombre de fois, la cruauté des hommes a été mis en avant, mais ce n'est rien par rapport à la cruauté des enfants et la petite fille allait l'apprendre à ses dépends. Elle en avait trouvé un : Le garçon de 7 ans. Dès qu'elle rigola en étant dans son dos, il se retourna vivement, effrayé tandis qu'il courait, Serena Tela lui criant :

"Ze t'ai vue! Je vais t'attraper!"

"Tu pourras jamais! T'es qu'une fille!"

L'enfant courût de toutes ses forçes pour échapper à Serena Tela, plus apeuré qu'autre chose, Serena Tela le poursuivant en rigolant, le rattrapant avec une facilité déconcertante avant de l'attraper par le dos.


"Chat! C'est toi le chat!"

L'enfant s'arrêta subitement de courir, les autres apparaissant pour voir ce qui se passait : Il restait immobile avant de trembler légèrement, les poings serrés. Il n'acceptait pas la défaite, surtout pas face à une fille...et encore moins face à un être difforme. Quand il se retourna, Serena arrêta subitement de rigoler et ne pût rien faire quand le garçon lui sauta dessus, empoignant sa robe pour la déchirer tout en la tapant au visage.

"Tu vas voir la bossue ce que je te réserves! Je vais t'apprendre à me toucher!"

"Mais arrêtes! Arrête! Za fait mal! Pou quoi tu fais ça? Arrêtes! Ouinnnn! Z'ai mal! Aidez moi! Aidez moi!"

Voilà en quoi les enfants étaient pires que les adultes : Dès qu'il s'agissait d'un bouc émissaire, tous se jetaient dessus, le frappant de tout les côtés. Ce n'était que des enfants, de simples gamins qui ne savaient pas quand il fallait s'arrêter. Et les adultes qui ne faisaient rien pour arrêter ce carnage...Au bout de dix minutes, la colère était passée, et c'était une Serena sanguinolente de tout parts qui se trouvait au sol, des hoquets de terreur et de douleur lui parcourant le corps en même temps que des soubresauts...De la si jolie robe cousue par sa mère, il ne restait presque plus rien, sauf des lambeaux. Elle tenta de se lever, se tenant au mur avec difficulté : Elle n'avait que 5 ans et voilà ce que le Destin lui réservait : Les murmures des gens s'accroissaient, Serena s'écriant tout en courant :


"Taisez vous, ze veux plus vous entendre! TAISEZ VOUS!"

Elle courait les yeux fermés, les mains blessées et s'écroulait au sol deux à trois fois, les gens continuant de parler entre eux en la regardant, des "Elle n'a que ce qu'elle mérite.", "C'est tant mieux." et "De toute façon, elle n'a rien d'humain." se faisant entendre. Une porte claqua violemment, Ilysé se levant en sursautant, poussant un cri effaré en regardant la tenue de sa fille :

"Mais qu'est ce qui t'es arrivée? Viens vite me voir Serena!"

"Ma...ma...Maman!"

La petite fille ensanglantée tomba dans les bras de sa mère tout en sanglotant, non en déversant des torrents de larme. Elle semblait ne plus pouvoir s'arrêter et malgré le réconfort de sa mère, rien ne pouvait la calmer. Ilysé, malgré ses dernières années passées hors du temple d'Athéna commença à soigner sa fille tant bien que mal, lui chuchotant quelques paroles pour la consoler :

"Ma...maman...Ils ont été méchants avec moi! Ils disent que ze suis pas humaine! Que ze l'ai méritée! Snif...Et puis...ils zont déchirés ta robe!"

"Tant que tu es là...Ca me suffit...Tu ne vas plus sortir d'ici...Non, tu ne vas plus jouer avec eux. Ce sont des imbéciles, voilà tout...Et je vais refaire ta robe, ne t'inquiètes pas. Je suis toujours là pour toi...."

La petite fille renifla bruyamment, se laissant emporter par un sommeil qui se voulait réparateur, s'endormant dans les bras de sa mère qui continuait ses soins sur elle. Elle n'avait pas la vie facile, loin delà...Le destin était cruel quand il le voulait...
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Serena Tela
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MessageSujet: Re: Et si elle avait était humaine...[Serena Tela]   Sam 24 Mar 2007 - 0:29

2 années se sont écoulées

Toujours dans le village de Geris, le froid hivernal s'abattait sur les maisons de la petite commune. Dans l'une d'elle, une petite fille habillée de noir et blanc avait le nez plongé dans des papyrus, une bouteille d'encre et une plume posée sur la petite table, sa mère la regardant travailler. Au bout de plusieurs minutes à regarder les papyrus, puis à écrire dessus, la petite fille leva la tête, tournant son visage vers sa mère, une voix neutre et monocorde :

"Mère...J'ai terminée les quelques papyrus que vous m'avez donnée..."

"Montres moi cela Serena et arrêtes de m'appeler comme ça...Nous ne sommes pas si distantes toi et moi."

"Pardonnez moi mère pour ces mots si ils vous font mal...Je vais dans ma chambre..."

"Non! Je te l'interdis Serena! Reviens ici! Tu as peut-être terminée tes devoirs mais ce n'est pas une raison pour faire cette tête!"

"Quelle tête mère? Je vais simplement dans ma chambre...Je n'ai plus rien à faire de toute façon...Je vais vous laisser tranquille..."

Ilysé poussa un long soupir, laissant sa fille partir. Elle avait si rapidement grandie, même si elle ne sortait plus de la demeure familiale, elle savait qu'elle était encore plus grande que les enfants du village et pourtant... Elle n'avait que sept ans... Depuis cet incident, elle s'était renfermée, ne parlant pas plus que nécessaire, laissant sa mère l'instruire comme il le faut, lui apprenant les préceptes d'Athéna, déesse dont elle se fichait éperdument. Tout ce qui l'importait maintenant, c'était de rester seule, définitivement seule. Elle avait déjà réfléchie à différentes sortes de moyens de passer sa vie en solitaire, mais elle n'était pas douée pour la musique, rare chose qui la peinait encore malgré ses souffrances d'il y a deux ans. Jetant un oeil par la fenêtre, elle pouvait voir les autres enfants en train de s'amuser à chat et d'autres jeux comme la marelle. Cela ne lui faisait plus d'effets maintenant, elle ne se souciait plus de ces êtres immondes comme elle les appelait communément.

Un bruit lui fît détourner la tête : Une famille venait d'arriver à l'autre bout de la route, les enfants s'arrêtant de jouer, tandis que le chariot transportait des affaires avec un homme, une femme à son bord. Elle n'eût le temps que de voir une petite ombre dans la charrette avant de la voir disparaître aussitôt : Y avait-il une troisième personne dans cette charrette? Et qui étaient-ils? Des nouveaux habitants? Elle eût une désagréable impression en ce moment, comme si les problèmes ne venaient que de commencer, et cette impression fût confirmée : Les mères crièrent à leurs enfants de rentrer, les gens s'écartèrent sur le passage de cette charrette comme si le diable semblait l'habiter... Serena Tela regarda autour d'elle, l'air intriguée, maintenant qu'elle y pensait un peu plus longuement, la maison voisine était inhabitée depuis déjà de longues années, sa mère lui ayant expliqué un jour qu'elle écoutait d'une oreille distraite que les occupants avaient préférés quitter la maison plutôt qu'habiter à côté d'elles.

En parlant de ça, où était Ethenor, le père d'Ilysé? Ses absences se faisaient plus longues, plus espacées, des fois, plusieurs mois s'écoulaient sans qu'il n'apparaisse dans le village. Les rumeurs allaient bon train sur ce sujet : Tromperie, adultère, trahison, départ pour ne plus vivre avec un fruit pourri comme enfant et une femme stérile...Ce n'était pas rare ce genre de choses et pourtant Ilysé faisait comme si de rien n'était : Elle souriait toujours aux gens lors de la journée du marché, elle ne se préoccupait de ces paroles aiguisées comme des lames. Et la réaction de Serena Tela dans tout ça? L'ignorance complète, elle ne l'appelait même pas "père", mais "étranger" ce qui lui valait quelques coups pour lui apprendre le respect, sa mère faisant tout pour arrêter son père, l'emmenant dans la chambre conjugale.

Ainsi, ils allaient s'installer dans ce village? Elle ne connaissait rien de ces nouveaux arrivants et elle s'en fichait pas mal. Rejetant son regard de la fenêtre pour fixer le plafond, elle ne se soucia plus de ces personnes. En quoi cela l'intéressait? Elle en avait rien à faire, quelque soit l'origine de ces êtres. Malgré son intense réflexion sur la couleur du plafond, elle ne pût s'empêcher de tendre l'oreille lorsque quelques villageois parlèrent, la nouvelle famille étant rentrée dans la demeure abandonnée depuis des années. Le ton semblait être celui du secret mais il n'y avait aucun doute : Tout le monde était déjà au courant...Même sa mère? Elle devait lui poser la question après ça, les deux commères, si on peut les appeler comme telles, n'ayant pas remarquées que Serena Tela n'était pas loin d'elles, assise sur son lit, dos au mur, entendant tout de leurs conversations :


"Tu es au courant pour les nouveaux arrivants?"

"Bien entendue, comme si on avait déjà pas assez avec cette...Comment elle s'appelle encore la petite aux cheveux gris?"

"Serena je crois. Tu as tout à fait raison et puis, tu as pût voir les cheveux de leur enfant? Pareil que cette bossue! A croire qu'on est un refuge pour monstruosités de l'humanité!"

"Comme si le village allait survivre avec ça chez nous, tu connais la Aniva? Et bien tu sais quoi? Il paraîtrait qu'elle a perdue deux de ses vaches dans le mois et que c'était pas des animaux sauvages ou une mort naturelle, si tu vois ce que je veux dire..."

"Ca doit être encore sa faute à la déformée! Elle a dût faire je ne sais quel maléfice pour tuer ces animaux!"

"Je vous déranges mesdames?"

La voix fît sursauter les deux femmes qui levèrent leurs têtes en direction du ciel, Serena Tela les regardant avec un air souriant, bien que la candeur du passé avait disparût depuis le temps. Ce sourire...Ce n'était que pure raillerie, une façon de se moquer de ces deux femmes qui n'avaient pas encore compris que depuis tout ce temps, elle était là, ayant toute entendue de leurs conversations. Sans leur laisser le temps de parler, Serena continua :

"Si j'étais aussi démoniaque, je ne pense pas m'attarder sur de pauvres bêtes qui ne m'ont rien fait mais plutôt sur des personnes de votre genre, des personnes qui parlent beaucoup trop à mon goût. Je vous conseille de vous éloigner de ma maison si vous ne voulez pas subir ma malédiction. Hihi."

Le petit sourire qu'elle leur lançait n'avait rien d'amusant ou insultant, non, c'était le sourire de quelqu'un qui pouvait vous tuer sur place si il le voulait. Les deux femmes commencèrent à trembler en regardant Serena Tela, cette dernière restant stoïque, sourire aux lèvres, attendant de voir leurs réactions. Elles s'éloignèrent en pressant le pas, le sourire de Serena disparaissant subitement, laissant place à la tristesse : Elle n'aimait pas vraiment jouer ce rôle, mais elle s'y forçait. Elle n'était qu'une enfant, une enfant qu'on privait de sa jeunesse...



Quelques journées passèrent, la famille s'installant sans faire d'émules dans le village depuis leur arrivée. Outre la tentative de rester dans l'ombre et de ne pas se faire remarquer, Serena Tela remarquait que la mère de famille qui devait avoir dans la trentaine bien avancée, une chevelure dorée lui allant au cou et une taille la rendant plus jolie que la plupart des femmes du village (Le stress est très mauvais pour la peau d'après certains spécialistes.) faisait détourner les regards des villageoises et même si elle était la mère d'un enfant porteur de malédiction, quelques villageois ne se gênaient pas pour l'observer mais nullement d'un oeil neutre. Elle était appréciée, du moins, personne n'osait le dire en face. Quand au père? En de rares fois, elle avait pût l'observer et quel géant! Il devait bien mesurer dans les 1 mètres 90 voir 2 mètres et il avait des muscles là où il en fallait. Rapidement, il trouva un travail en tant que bûcheron et même si il avait la carrure d'un colosse, il n'en était pas moins idiot, c'était même le contraire. Les autres hommes pouvaient remarquer à quel point cet homme était cultivé et voilà que la différence entre la famille de Serena et la famille voisine apparaissait au grand jour ;La famille de Serena était crainte et repoussée...Mais la famille Lycara (le nom était maintenant sur toutes les lèvres) était crainte et respectée...
Quand à leur enfant? Et bien... Nul ne l'avait vu et c'était une des raisons qui les rendaient appréciables aux yeux des villageois : Dès le départ, ils avaient compris que même si ils étaient acceptés dans Geris, leur enfant n'avait pas sa place, du moins, c'était l'impression de Serena qui continuait à travailler ses papyrus, se disputant quelques fois avec sa mère au sujet du manque de chaleur dans ses paroles, rêvant pour elle seule d'un monde où elle aurait sa place dans la musique... Peut-être que si elle jouait d'un instrument, elle serait plus appréciée? Encore une douloureuse chimère qu'elle savait impossible, elle n'était pas douée pour ça et sa mère ne pouvait se permettre de lui apprendre le chant et la musique, le poids des années passées depuis son départ des prêtresses d'Athéna se faisant sentir peu à peu.

Les journées continuèrent de s'écouler, Serena Tela arrêtant d'observer la nouvelle famille, du moins, elle jetait un oeil de temps à autre comme une simple spectatrice mais sans plus quand enfin elle pût le voir : Les cheveux blancs en bataille, la fragilité apparente, deux yeux verts ayant la candeur qu'elle avait autrefois, il souriait lui aussi... Elle posa une main sur son coeur, un mal indescriptible l'envahissant. Où allait-il? Il semblait avoir son âge... Il se dirigeait en-dehors du champ de vision de Serena Tela. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle ressentait un malaise en le voyant s'éloigner. Il allait commettre une bêtise, c'était obligé! Elle se dirigea rapidement vers la porte d'entrée en courant :


"Je reviens vite Maman! J'ai une affaire urgente à régler!

"Mais où vas-tu Se..."

Elle n'avait pas eût le temps de terminer sa phrase que la porte s'était déjà refermée, de toute façon, elle s'était arrêtée en plein milieu de sa phrase : C'était la première fois que Serena l'appelait "Maman" depuis deux ans...Une catastrophe avait dût se produire pour choquer à un tel point la fille de 7 ans, appelant ainsi "Maman" Ilysé Tela. La catastrophe ne s'était pas produite mais n'allait pas tarder à l'être : Le fils Lycara avait commis la bêtise d'aller se promener dans le village. Pour la majorité des villageois, c'était l'étonnement qui se lisait sur leurs visages : Ils n'avaient jamais vus le fils Lycara, celui qui portait aussi une malédiction dont on ne connaissait pas la trame majeure. Enfin, il tomba nez à nez avec Gasror, l'enfant de 9 ans, celui qui n'avait pas accepté sa défaite il y a deux ans de cela. Lui aussi avait bien grandi entre temps, bien que son intelligence laissait toujours à désirer, il tenait plus de la brute idiote que du garçon à son maman.

"T'es qui le minus? Je te connais pas...Me dis pas que tu es le fils de la famille Lycara!"

Bien que tremblotant, l'enfant commença à parler d'une voix très douce, légèrement efféminé :

"Euh...Et bien, je comment dire...Je me prénomme Kaos et je suis bien le fils de la famille Lycara, monsieur..."

"Tu n'as pas besoin de le savoir, suis moi au lieu!"

Kaos se laissa traîner par Gasror dans un coin plus tranquille, les villageois ne s'inquiétant pas plus que ça de le voir partir avec ce brave garçon qu'était Gasror. Enfin quand ils étaient bien éloignés, c'est à dire hors de vision et de zone audible des villageois, Gasror prît Kaos par le col, le plaquant contre un mur, ce dernier restant muet de stupéfaction et de terreur, l'air candide qui l'avait habité jusque là disparaissant peu à peu :

"Alors comme ça, t'es aussi une monstruosité? Mais qu'est ce qui se passe dans le village pour qu'on vous attire tous? Tu as quoi de spécial? T'as un troisième sein? Tu te transformes la nuit? Tu craches du sang? J'en ai marre de voir des créatures de votre genre sortir de chez elles comme si tout leurs était permis!"

"Heu...J'ai rien fait moi...Pourquoi tu fais ça? Je suis humain moi aussi. Arrêtes donc, me fais pas mal! Je suis pareil que toi! Ce n'est pas de ma faute si..."

"TA GUEULE!"

Kaos fût plaqué encore plus violemment contre le mur, le choc lui coupant le souffle ainsi que la phrase qu'il n'avait pas pût terminer.

"Me compares pas à toi! Je ne suis pas un monstre contrairement à toi! Tu vas voir ce qui va t'arriver pour me traiter de monstre!"

"Mais je...n'ai rien...dit moi! Je t'ai...pas traité...De monstre!"
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MessageSujet: Re: Et si elle avait était humaine...[Serena Tela]   Sam 24 Mar 2007 - 0:29


Spectacle bien pitoyable que voilà : Gasror continuait de tenir Kaos par le col, ce dernier toujours plaqué contre le mur, les larmes aux yeux, le nez coulant, étant pris de hoquets pendant qu'il parlait. De sa main droite, Gasror arma son poing, prêt à l'abattre sur la tête de Kaos.

Elle devait se dépêcher! Elle avait courue dans le village à la recherche du gamin aux cheveux blancs et s'était cachée quand elle avait vue Gasror en compagnie de l'enfant, l'emmenant dans un coin plus tranquille. Les villageois se fichaient pas mal de ce qui allait arriver au fils Lycara mais elle, elle savait ce qui allait arriver, ce n'était pas une prémonition mais une certitude...C'était tout simplement du vécu... Gardant une distance honorable entre elle et les deux autres enfants, elle les suivit discrètement, se mettant dos contre un mur, écoutant la conversation. Au fur et à mesure des paroles, l'animosité envers Gasror grandissait dans le coeur de Serena, de petits fils blancs invisibles sortant de son poing : Elle ne se rendait pas compte elle-même, mais l'éveil au cosmos venait de se faire en elle. Avant que le poing de Gasror ne puisse atteindre sa cible, une voix se fît entendre :


"JE T'ORDONNE DE LE LÂCHER GASROR!"

"Hein? Qui a dit ça? Qu'il se montre!"

Le pas lent mais certain, Serena Tela s'avança vers Gasror et Kaos, ce dernier arrêtant de renifler bruyamment, Gasror le lâchant pour le faire retomber sur le sol, le petit garçon restant immobile tandis que l'être stupide ricana :

"Et bien tiens...Voilà la bossue qui se ramène! Ou alors, la pleureuse. Tu t'es plus montrée depuis que ta petite robe faite par ta maman a été déchirée héhéhé."

"Tais toi l'idiot du village, je n'ai pas de remarques à subir de ta part, surtout venant d'un être écervelé de ton genre."

"Qu'est ce que t'as dis? Me traites pas de d'écer je sais pas quoi! Et puis, ça veut dire quoi ça?"

"Ne cherches pas à comprendre et laisses partir le garçon tranquillement, sinon je serais obligée de sévir."

"Hahaha! Me fais pas rire, la fifille à sa maman vas me faire bobo, c'est ça? Je vais laisser le petit tranquille et je m'occupe de toi!"

Kaos recula faiblement avant de rester paralysé par la peur : Qui était cette fille devant lui? Elle avait l'air si grande. Etait-ce une adulte? Ce n'était pas le cas, il le savait bien, sinon Gasror ne lui auraît jamais parlé sur ce ton et pourtant... Pourquoi est-ce qu'elle l'aidait? Il était maudit, Gasror l'avait dit, elle était au courant sûrement! Mais les paroles de "l'idiot du village" lui revinrent en mémoire : Lui aussi était une monstruosité. AUSSI... Peut-être que... Cette fille était aussi un démon? Il ne voyait pas en quoi : Elle était plus grande que lui, sa tenue était ravissante et ses cheveux blancs lui donnaient un air unique, mais il était le seul à le remarquer sûrement, lui aussi avait cette particularité aux cheveux.

Et le combat commença : L'avantage de la force et de l'expérience était visible : Gasror avait l'habitude de genre de choses. Quand à Serena , ce fût sa première fois, mais elle ne se battait pas pour le plaisir, simplement pour se défendre et LE défendre, c'était fort différent. Un coup arriva à la hauteur de son visage, elle s'abaissa rapidement, l'évitant avec aisance avant de frapper Gasror au ventre.


"Mais c'est quoi ça?Tu espères me faire mal avec ce genre de coups?"

Elle recula vivement, un crochet du droit étant éviter lui aussi : Elle avait eût de la chance. Sa perte de concentration et le fait d'avoir été inefficace l'avait déstabilisée. Quand à Kaos, que faisait-il? Et bien, il ne bougeait pas, la bouche fermée, le visage immobile, il s'était nettoyé ses yeux encore rouge de pleurs. Elle combattait si élégamment, évitant les coups de Gasror avec aisance et facilité, elle avait l'air...d'une ange. Il n'eût pas le temps de continuer ses réfléxions qu'un bruit se fît entendre : L'épaule droite de la robe de Serena Tela venait d'être happée et déchirée par Gasror. Maintenant qu'il le remarquait, sa sauveuse semblait épuisée et Gasror était dans le même état.

"Je t'ai attrapée filette! Attends encore un peu et je te réduirais en poussière."

"MAIS T'ATTENDS QUOI POUR T'ENFUIR?!"

"Hein?"

Il fallût quelques secondes à Gasror pour comprendre que cette phrase ne lui était pas destinée, Kaos tremblant devant la voix féminine qui venait de s'adresser à lui. Il tenta de se lever et commencait à partir tandis que Serena Tela avait de plus en plus de mal à esquiver les coups de Gasror et souffrait, cela se voyait dans ses gestes. Elle fût bloquée contre un mur, ne pouvant reculer, Gasror ricanant tout en évitant de parler, tapant dans sa main avec son poing, le traitement allait commencer. Serena ferma les yeux, prête à affronter sa destinée une seconde fois : Elle ne se souciait plus d'elle, elle avait réussie ce qu'elle voulait... Tant que le gamin était en sécurité et gardait cette étincelle dans ses yeux, cela lui suffisait amplement, elle...Elle avait déjà tout perdue.

"Mais qu'est ce que tu fous là? Descend de mon cou!"

"Laisses la tranquille! On tapes pas les filles! Tu n'as aucune morale ou quoi?"

Ouvrant subitement les yeux pour voir le spectacle qui se déroulait devant ses yeux, elle ne pût s'empêcher de sourire devant la remarque de Kaos, c'était bien le seul à la reconnaître en tant que fille. Mais son sourire disparût subitement quand Gasror, n'arrivant pas à se débarrasser du moucheron sur son dos, décida de reculer contre le mur, se tapant contre ce dernier. Comme Kaos était sur son dos, ce fût lui qui subit la majeure partie des dégâts, et il lâcha prise, sonné, et du sang commençant à s'écouler de son crâne. Là, il venait de dépasser les bornes :

"Gasror...Gasror...Gasror..."

Le garçon se tourna vers Serena, la regardant tout en voulant ouvrir la bouche, aucun mot ne passant entre ses lèvres : Devant lui se tenait la jeune fille, le poing droit serré, une petite aura grise entourant ce dernier. Gasror recula rapidement, avant de sentir le mur contre son dos, il commençait à avoir peur... NON...Il AVAIT peur!

"Que...Que fais-tu démone? N'utilises pas ta magie contre moi!"

"Tu as été très vilain...Tu as été un méchant garçon...Je vais te punir...Et tu ne recommenceras plus jamais...Tu te le promettras..."

La voix de Serena Tela avait quelque chose de malsain, de maléfique, mais elle était empreinte d'une infinie douceur, comme si elle voulait simplement corriger le garnement qu'était Gasror. Il n'eût pas le temps de pousser un cri que le poing de Serena s'enfonça dans son ventre, l'enfant s'évanouissant sur le coup. Kaos n'avait rien vu de tout ça, il était encore à moitié sonné, mais elle s'inquiétait pour son crâne. Regardant le tissu que Gasror lui avait déchiré de sa robe, elle s'agenouilla devant Kaos, commençant à lui faire un bandeau de fortune avec l'étoffe. Ensuite, elle le prît sur son dos, le tenant par les jambes, le forçant à poser ses mains autour de son cou. Elle était assez grande pour que cela ne soit pas gênant et malgré son état de faiblesse dans lequel elle était, elle ne se souciait pas de cela, se rendant vers leurs deux demeures. Quelques minutes plus tard, elle arriva à la demeure Lycara, frappant du pied sur la porte pour signaler sa présence. La mère poussa un cri horrifiée en prenant son fils du dos de Serena Tela, celle-ci l'arrêtant avant même qu'elle lui demande ce qui s'était passé :

"Dites simplement à votre fils de ne plus sortir de chez lui, cela vaut mieux dans ce village."

"Mais je...Mais pourquoi vous..."

"Il m'a aidé, voilà tout...Je n'ai fais que lui rendre ce service..."

"Euh ben...Je...Merci mais..."

"Je vais vous laisser vous occuper de lui. Au revoir."

Bien que le ton semblait être assez sec, Serena Tela ne préférait pas regarder l'état dans lequel était Kaos. A sa manière, il l'avait sauvée et c'était bien la première fois que l'on risquait "sa vie" pour elle. Elle n'avait que sept ans et pourtant...Elle ne se rendait pas compte de sa propre puissance intérieure, ni qu'elle venait d'accomplir son premier acte héroïque envers autrui...Elle qui avait jurée de ne plus sortir de chez elle... Elle passa une main sur son front en soupirant, se rendant dans la demeure familiale, la mère de Kaos regardant la jeune fille en train de s'éloigner, regardant la bosse droite dans le dos de Serena Tela, la robe montrait cet endroit à nu à cause de la déchirure. Pénétrant à l'intérieur de la maison, Ilysé regarda sa fille qui montait doucement vers sa chambre :

"Serena! Où étais-tu passée?! Et c'est quoi cette déchirure sur ta robe?! Réponds moi!"

"Maman, je vais me reposer dans ma chambre...Est-ce...que tu voudras bien refaire ma robe s'il te plaît?"

"Mais..."

Avant qu'elle ne puisse recommencer à parler à sa fille, quelqu'un toqua à la porte, Ilysé se rappelant intérieurement de lui poser quelques questions. Ouvrant la porte d'entrée, la mère de Kaos se tenait devant elle, le visage sévère et sérieux. Qu'est ce que les deux femmes s'étaient dit pendant plusieurs heures? Personne ne le savait à part elles, Serena Tela s'étant endormie subitement dès qu'elle s'était couchée sur son lit, un sourire aux lèvres, ses rêves de princesse sauvée par le prince charmant venaient d'apparaître dans sa vie.

Quand elle se réveilla le lendemain matin, elle remarqua qu'elle n'était plus habillée de sa robe noire et blanche. Descendant les marches des escaliers, elle remarqua que sa robe avait été déposée sur une chaise. Sa mère se trouvait là, préparant le petite déjeuner tandis qu'elle s'habillait, l'épaule droite était de nouveau là mais son dos...Et ses bosses étaient dénudées! Elle regarda sa mère d'un air apeuré, c'était la première fois qu'elle sentait le vent qui s'amusait à souffler sur son dos.


"Ma...maman! Pourquoi ma robe...?"

"Ne dis rien Serena, j'ai décidée de m'occuper de ta robe, mais je lui ai apportée quelques modifications comme tu peux le voir."

"Mais je ne voulais pas! Si on me voy..."

"Au passage, j'ai discuter avec une femme hier...Elle m'a racontée les troubles causés en ville et aussi l'état dans lequel était son fils...Ainsi que l'incident qui lui est arrivé..."

Serena ne pût s'empêcher de rougir de honte : La mère de Kaos avait tout dit à sa propre mère, elle avait sûrement dût imaginée toutes sortes de scénarios dans lesquels elle martyrisait son fils. Et maintenant, même sa mère était contre elle. Ca lui apprendra à s'occuper des affaire des autres.

"Et bien...Comment dire... Je crois que quelqu'un doit venir te chercher cette après-midi, je te conseille de te faire belle et essayes d'être présentable du moins."

"Hein?"

Après la honte, voilà que la stupeur et le désarroi prenaient place sur son visage. Elle ne comprenait pas du tout de quoi voulait parler sa mère mais devant le sourire complice qu'elle venait de lui lancer, elle remonta vivement les escaliers, s'enfermant dans sa chambre, se peignant et se lavant avec une efficacité accrûe. Quand elle eût terminée, elle entendit la porte s'ouvrir avec quelques coups, sa mère étant en train de parler avec quelqu'un. Passant le visage à travers la porte pour voir qui était en bas, un sourire parcourût ses lèvres, son visage prenait une teinte rosée : En façe de sa mère se tenait son chevalier, un bandeau fait de tissu autour du bras, le tissu de sa robe! Il avait gardé ce dernier comme souvenir de leur 1ere rencontre, un vrai bandage autour du crâne :



"Bonjour madame, est-ce que...euh... Serena est là s'il vous plaît? Est-ce qu'elle peut sortir?"

"Bien entendu, tu es drôlement bien éduqué je trouve. Je vais l'appeler : SER..."

"Je suis là Maman! Je descend!"

Descendant rapidement les marches, Serena Tela se retrouva après quelques secondes devant la porte d'entrée, Kaos ne pouvant s'empêcher de rougir devant la splendeur de la jeune fille devant lui. Côte à côte, elle avait bien 15-20 centimètres de plus que lui mais cela n'empêchait pas la jeune fille d'être dans le même état d'esprit que le jeune garçon, ne sachant pas quoi dire. Ilysé avait presque les larmes au yeux en voyant sa fille et Kaos, mais elle se ressaisit :

"Et bien qu'attendez vous pour aller dehors? Serena, ne rentres pas trop tard avec ton ami!"

Kaos prît instinctivement la main de Serena, courant avec elle dans un coin où ils seraient en paix tout les deux : Mêmes les monstres ont besoin de se sentir aimés quelquefois.

[HRP : Silver est la couleur de Kaos et #A8A8A8 est la couleur de Serena. On remarque la différence suivant la clareté des écrits.
La fiction n'est pas terminée]
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