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Voji MARINAS

Age : 23 Inscrit le : 05 Nov 2005 Messages : 1360 PV; PC : 350/350; 250/250 Postule pour : l'Ecaille du Dragon des Mers Emploi : chômeur...
| Sujet: Ôde à Calypso Mer 27 Fév 2008 - 11:56 | |
| [Fic postée dans le cadre d’une quête interne, pas de xp à recevoir donc (je dis ça pour les mj qui se sentiraient obligés de lire...) Postée ici avec l’accord de Caly, pour des raisons organisationnelles et backgroundionelles.]
Lorsqu'il arriva, tous se turent. Lui-même était encore silencieux mais déjà, tous attendaient sa parole. Il prit le temps de s'installer confortablement et de boire une rasade à sa fiole, avant de se lancer.
- Je vous remercie d'être venus si nombreux. C'est chaque fois un grand plaisir d'avoir à faire à un tel auditoire. Aujourd'hui, je vais vous parler d'une personne qui m'est très chère, Calypso.
- Comment mettre mieux en valeur cette immense personnalité du Royaume Sous-Marin qu'est cette déesse qu'en contant (une partie de) sa véritable histoire?
- A travers ce récit, vous apprendrez pourquoi et comment Calypso est entré au service de Poséidon et ce qui la pousse à le servir si fidèlement.
- Tout ne sera pas dévoilé ici, car Calypso est à l'image de son Seigneur: belle et mystérieure, bien qu'elle permette parfois à certains d'entrevoir quelques-unes des douces mélodies qui emplissent son coeur.
- Cette histoire est celle d'une déesse mélancolique et pleine d'espoir, triste et joyeuse, passionnée mais résignée.
- Sachez juste, et je vais terminer cette introduction par là, qu'il me serre le coeur de ressortir ainsi de vieux souvenirs. Je ne sais pas si je la reverrai un jour, je ne sais pas ce qu'il est advenu d'elle. J'espère juste que son destin aura été à la hauteur de sa valeur... Ecoutez, amis, apprenez et jugez.
[Caly, MJ-Chéri, je m'en vais t'offrir une place merveilleuse au sein du BG non moins merveilleux de notre royaume. J’espère que tu l’apprécieras. Comme pour le reste, fais-en bonne usage.]
Le Conteur se mit à parler...
*****
Les différents protagonistes :
Le Conteur L’auditeur Amphitrite Calypso Serviteur de Poséidon (1) Poséidon Emissaire de Neptune Escorte des déesses Garde de l’entrée du RSM Béroa Serviteur de Poséidon (2) Trisha Représentant neptunien Neptune Messager de Poséidon
*****
- Caly, Caly, tu es prête ?
Calypso sauta dehors et vint rejoindre son amie dans les jardins du palais. Les deux déesses se connaissaient depuis leur petite enfance, il leur semblait avoir vécu tellement de choses ensemble. Entre elles deux, toutes les règles protocolaires s’effaçaient devant l’amitié.
- Bien sûr, je t’attendais !
- Je suis à l’heure pourtant, comme d’habitude ! Je parie que tu étais en train de te faire belle, je te connais !
- N’importe quoi ! Je lisais, je terminais mon chapitre…
- Allons, ne te fâche pas, je disais ça, tu sais pourquoi… Je te l’ai déjà dis, tu es assez belle, tu n’as pas besoin de te maquiller ! Tous les garçons en ont après toi, alors…
Calypso, en effet, aimait se maquiller. Tout comme son amie, elle prenait aujourd’hui la direction du Royaume Sous-Marin. Elle savait qu’elle y rencontrerait nombre de nobles célibataires avec lesquels elle pourrait vivre tant d’aventures. Jusque là, les hommes qu’elle avait connu avaient tous succombé à son charme, sans même qu’elle doive user d’artéfacts subtils. Il était vrai qu’elle était très belle. Elle attendait avec impatience d’arriver dans la merveilleuse cité sous-marine.
Son amie était beaucoup plus intravertie. Bien que dotée elle aussi d’une beauté qui aurait fait pâlir la plupart des jeunes filles, elle n’essayait jamais de paraître plus belle encore. Elle était finalement très différente de Calypso, préférant, elle, la compagnie des livres à celle des garçons.
- Je suis si impatience, Caly ! Ce n’est plus qu’une question d’heure, et nous partirons. On dit que la cité sous-marine est extraordinaire !
- Je crois que nous allons nous y plaire. Je suis un peu triste cependant, je pense que nous ne reviendrons ici. Nous laissons beaucoup derrière nous. Trop nombreux sont ceux que nous ne reverrons jamais…
- Tu as raison… Mais, nous resterons ensemble.
- Si tu n’étais pas venue aussi, je crois que je n’aurais pas pu y aller.
Les deux amies se mirent à marcher un peu, se remémorant avec émotion leurs meilleurs souvenirs. Lorsqu’enfin le moment fut venu, Calypso déclara, un sourire éclairant son visage de mille étoiles :
- Bon, allons dire adieu à ceux que nous ne reverrons pas.
- Soyons heureuses, Caly. Nous n’imaginons pas la chance que nous avons…
- Tu as raison… En route, Amphi !
*****
- Seigneur, l’émissaire de Neptune est arrivé.
- Parfait, amenez-le moi !
Poséidon se leva et alla à la rencontre de l’envoyé de Neptune. Ses quelques conseillers préférèrent rester assis : pour recevoir un émissaire certainement porteur d’un important message, il convenait d’indiquer son rang, en ne montrant pas trop d’égards. Apparemment, le Seigneur des Mers n’était pas encore assez rompu aux lois du protocole. Lorsqu’il donna l’accolade à l’étranger, nombreux furent ceux qui haussèrent les sourcils : Poséidon avait encore beaucoup de choses à apprendre.
- Bienvenue chez moi, envoyé de Neptune.
- Seigneur Poséidon, c’est un honneur pour moi, croyez-le bien. Le Seigneur Neptune est honoré de vous compter parmi ses amis. Il m’a d’ailleurs remis ceci pour vous, en gage de son amitié.
Le neptunien sortit de son sac un paquet. Enveloppé des deux grandes feuilles de vigne rouge, le cadeau de Neptune attendait seulement d’être ouvert par Poséidon. Le dieu ôta les feuilles et découvrit un splendide joyau. Profondément bleu, incrusté d’éclats brillants, il dégageait une douce et bienfaisante chaleur. Nul ne manqua de souligner le ton faussement cordial du messager : Neptune et Poséidon étaient rivaux et certes pas amis.
- Ce bijou est magnifique, que Neptune soit remercié ! Soyez sûr que lorsque vous repartirez, vos bras seront chargés de présents, même s’il sera difficile pour moi d’égaler la beauté de ce joyau.
Le neptunien s’inclina. Poséidon l’invita à venir s’asseoir à ses côtés et l’entrevue pu commencer. Poséidon avait invité Neptune à venir le voir ou du moins à envoyer un représentant : puisqu’ils étaient maîtres sous les mers, Poséidon jugeait normal d’entretenir de bonnes relations avec Neptune. Et ce, malgré les événements du passé : on disait que Poséidon et Neptune étaient d’éternels rivaux et que depuis la nuit des temps, les mers s’étaient agitées de trop nombreuses fois sous leurs aspirations guerrières. Poséidon pensait que le temps était venu de mettre un terme aux affrontements et de partager les océans, si vastes, équitablement.
- Comme vous le savez, j’ai invité Neptune, dans la missive que je lui ai envoyée, à enterrer les vieilles querelles du passé pour repartir, ensemble, vers un futur commun.
- Le Seigneur Neptune, fit l’émissaire en insistant sur le mot « Seigneur », est très enthousiaste à l’idée d’entretenir avec vous les relations les plus cordiales et les échanges les plus fructueux. Je suis d’ailleurs porteur de sa réponse, que voici.
Poséidon lu attentivement la lettre que Neptune avait écrite pour lui. Un sourire apparu bien vite sur son visage.
- Neptune pense à mon bonheur, cela fait plaisir ! Je suis touché par sa proposition !
Le Seigneur des lieux se tourna vers les siens, qui s’interrogeaient les uns les autres du regard, se demandant quelle pouvait bien être cette fameuse proposition…
- Neptune voudrait sceller notre alliance. Pour cela, il me propose un mariage. Avec une déesse de son royaume, considérée par tous comme la plus belle, Béroa. Il voudrait un mariage divin !
Poséidon n’avait encore jamais imaginé se marier. Mais si cela devait se faire, une très belle déesse, qui signifiait également une alliance durable, serait un parti parfait ! Dans l’assemblée, personne n’osa réagir ouvertement : c’était tellement inattendu que personne ne pouvait prévoir ce que déciderait le Seigneur du royaume. Neptune, sous ses airs faussement aimables, ne s’immisçait-il pas trop dans des affaires qui n’étaient pas les siennes ? D’autant que malgré le flot de bonnes volontés, la rivalité ancestrale qui les unissait ne disparaîtrait pas aussi aisément. Certains virent même là un piège finement tendu…
- Cela me touche beaucoup que Neptune se préoccupe autant de moi. Il est vrai qu’un mariage avec la déesse Béroa simplifierait tellement de choses… Emissaire de Neptune, lorsque vous rentrerez chez vous, vous annoncerez à Neptune que j’invite Béroa à venir passer quelques jours ici. Il faut, avant de décider quoique ce soit, qu’elle puisse juger si la vie ici lui convient. Cela me semble normal…
- Seigneur Poséidon, le Seigneur Neptune sera très certainement enchanté d’entendre cela !
- Avant de poursuivre, veuillez me suivre, s’il vous plaît…
Poséidon se leva et invita le messager à l’accompagner dans les jardins du palais. Les conseillers n’appréciaient pas cette manie qu’avait Poséidon de prendre ses invités à part. Peu de personnes savent ce qu’il dit, ce jour-là, à l’émissaire de Neptune. Aucun des conseillers ne le su jamais… Quand ils revinrent dans la salle d’audience, l’entrevue pu reprendre et d’autres sujets « diplomatiques » furent abordés… _________________ Le faiseur de pluie: 10/25 Surprise: vais y penser!
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|  | | Voji MARINAS

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| Sujet: Re: Ôde à Calypso Mer 27 Fév 2008 - 11:57 | |
| Le Conteur se tu, laissant ses auditeurs digérer cette première tranche de souvenirs. L’un d’eux se risqua à demander s’il avait une idée de ce que le Seigneur Sous-Marin avait pu dire au neptunien, dans les jardins ; un autre si Poséidon avait finalement perdu son habitude de prendre ainsi ses invités à part. Un dernier demanda pourquoi Poséidon faisait cela.
- Pourquoi ? Je n’en sais rien. Le Seigneur des Mers, tel que je l’ai connu, était un dieu très mystérieux et il y a beaucoup de choses en lui que je n’ai jamais compris. Je peux vous dire qu’avec le temps, Poséidon est devenu un redoutable négociateur. Lorsqu’il vous regardait, vous aviez l’impression que son regard vous transperçait de part en part et qu’il pouvait lire en vous, jusqu’à vos pensées les plus intimes.
- Toutefois, je me souviens l’avoir vu, plusieurs fois, quitter la salle d’audience en plein entretien. Son habitude est restée, je pense ! Celle-là, au moins… Mais passons donc à la suite de l’histoire, si vous le voulez bien…
- Pardonnez-moi, Conteur, mais savez-vous ce que Poséidon a dit, en secret, au neptunien, ce jour-là ?
- Ah ! Oui, mais ce n’est pas le sujet de cette histoire… Quoique je vous le révélerai peut-être à la fin… Sachez que Poséidon a toujours été généreux…
Le Conteur sourit et mit la main dans sa besace, pour y chercher quelque chose. Lorsqu’il l’en sortit, elle était vide… Il la regarda en souriant et reprit son histoire.
*****
- C’est le royaume de Poséidon ! La Cité Sous-Marine ! Caly, nous y sommes enfin !
- C’est… C’est encore mieux que tout ce que j’avais imaginé. C’est vraiment magnifique… Regarde, Amphi, on voit déjà un des Piliers, là-bas.
- Et là, un autre !
Calypso et Amphitrite, ainsi que les trois hommes qui leur avaient servi d’escorte, s’émerveillaient devant les splendeurs de leur nouveau pays. On leur en avait déjà vanté les mérites, mais maintenant qu’ils y étaient, cela paraissait irréel.
- Il me semble que ce royaume a beaucoup de succès. Nous ne sommes pas les seuls à y venir, regardez ça !
En effet, les deux gardes du poste d’entrée étaient déjà bien occupés avec une trentaine de personnes, dont environ vingt-cinq soldats. Les deux déesses s’approchèrent, suivies de leurs trois compagnons.
- Je pense, Dame Calypso, qu’il doit s’agir d’une personne bien importante, pour qu’elle bénéficie d’une telle escorte.
Calypso releva aisément l’ironie dans la voix du garde : les routes du Royaume Sous-Marin étaient sûres et en ce temps-là, le monde ne connaissait que très peu de guerres. Une escorte aussi importante était inutile. De plus, il valait souvent mieux miser sur la valeur que sur le nombre.
- Nous allons voir. Peut-être qu’elle craint pour sa vie, cela expliquerait le nombre de gardes.
Les nouveaux arrivants s’approchèrent. L’un des deux gardes du poste d’entrée, qui semblait un peu perdu, vint vers eux et leur demanda s’ils faisaient également partie de l’expédition neptunienne.
- Pas du tout. Nous avons été personnellement invitées par le Palais à venir nous établir dans votre royaume. Je suis Calypso et voici mon amie Amphitrite, ainsi que trois de nos compatriotes, qui nous ont accompagné.
- Ah bien sûr, le Seigneur Poséidon nous a prévenu de votre arrivée prochaine.
- Ce sont donc des neptuniens ? Leur propre royaume ne leur convient-il plus ?
Le garde sourit :
- Il est bien certain que le nôtre est plus beau, et nul ne les blâmerait de vouloir en changer. Mais non, ils ne vont pas rester. Vous avez devant vous l’escorte personnelle de la princesse Béroa.
- Béroa ?
- Il s’agit d’une déesse du royaume de Neptune. Poséidon l’a invitée à passer quelques jours en sa compagnie.
- Béroa…
Effectivement, la déesse en question vint près de Calypso et Amphitrite.
- Soyez les bienvenues !
- Je leur ai déjà souhaité la bienvenue. C’est mon rôle, ainsi que celui de mon ami, fit le garde. Je pense que Poséidon voudra également la leur souhaiter, mais à ce que je sache, vous n’êtes pas lui !
Il ne cachait pas son mépris en face de Béroa. Celle-ci s’en était bien aperçue, comme en attestait son regard troublé, mais elle garda son calme et répondit aimablement :
- Bien entendu, veuillez excusez ma maladresse. J’essaie de m’habituer, voyez-vous…
- Ah bon…, fit le garde sans masquer son plus total désintérêt.
- Et bien oui. Bientôt, lorsque Poséidon souhaitera la bienvenue à ses invités, je serai à ses côtés. Nous allons nous marier !
Toute heureuse de sa déclaration, Béroa retourna vers les siens et pénétra dans ce qui serait bientôt son royaume. Le garde sembla sur le point de dire quelque chose, mais réussit finalement à se retenir. Il semblait ne pas porter les neptuniens dans son cœur.
Quelques instants plus tard, Amphitrite et Calypso entrèrent à leur tour dans le royaume. Comme Poséidon le leur avait suggéré dans sa lettre, elles se rendirent au Palais afin de le rencontrer.
*****
- Le Palais de Poséidon était un endroit exceptionnel. Je prie pour vous, mes amis, afin que vous puissiez, un jour, y poser le regard, ou un pied. Mais peu de personnes, je pense, ont compris quel était le véritable trésor de ce Palais.
- Le véritable trésor du Palais, Conteur ? Je parie que vous allez encore garder cela pour vous !
- Mon ami, si tu y vas un jour, peut-être le verras-tu. Et si jamais tu n’as cette chance, alors, avant de quitter ce monde, souviens-toi de mes paroles et je suis certain que tu comprendras, alors. Et donc, Calypso et Amphitrite allèrent voir Poséidon…
- Conteur, pardonnez-moi, mais il y a quelque chose que je ne comprends pas.
Le Conteur, indulgent, laissa son auditeur poser sa question : il avait l’habitude, et aimait éclairer les esprits des gens de ses sages avis.
- Si je ne me trompe pas, Poséidon s’est marié avec Amphitrite. Mais alors, que s’est-il passé ? Comment…
- Ah ?! J’ai dis que Poséidon s’était marié avec Amphitrite ?!
- Non, selon vous, il s’est marié avec une neptunienne, mais pourtant…
- Pourtant, vous êtes convaincu que non, c’est bien avec Amphitrite qu’il s’est lié. Pour l’instant, dans mon histoire, Poséidon ne s’est encore marié avec personne. Laissez le profiter de la vie, ce pauvre dieu...
- Mais donc, vous confirmez que c’est avec Amphitrite qu’il s’est marié ?
Le Conteur voyait avec amusement l’embarras du jeune homme. C’est avec un sourire sadique qu’il lui répondit :
- Non ! Laissez-moi donc poursuivre, vous verrez…
- Calypso, Amphitrite et leurs trois amis de gardes se rendirent donc directement au Palais. Lorsqu’ils arrivèrent, Poséidon était occupé : il recevait Béroa et les neptuniens. Les deux déesses comprenaient bien qu’il se devait d’accorder la plus grande attention à sa future femme. Il avait toutefois demandé à l’un de ses hommes de s’occuper de ses autres invités. _________________ Le faiseur de pluie: 10/25 Surprise: vais y penser!
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|  | | Voji MARINAS

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| Sujet: Re: Ôde à Calypso Mer 27 Fév 2008 - 11:57 | |
| - Si vous voulez bien me suivre, je vais vous montrer où vous pourrez résider. Mais naturellement, si votre demeure ne vous convient pas, vous n’aurez qu’à le dire. Nous pourrons facilement vous en fournir une autre.
- Merci beaucoup. Le royaume paraît si accueillant, je ne vois pas comment nous pourrions ne pas nous y plaire.
Et en effet, lorsque les déesses virent le logement que Poséidon leur avait choisi, elles en restèrent muettes d’ébahissement. Il s’agissait d’une grande demeure jouxtant le Palais !
- Poséidon souhaite vous savoir près de lui. Si vous n’y voyez pas d’inconvénients… Cette maison recèle nombre d’avantages, outre le fait d’être située à l’épicentre de la cité. Voyez vous-même…
Le marinas amena les déesses derrière la maison et celles-ci y découvrirent que les vastes jardins royaux s’étendaient au loin.
- Mais ce sont… Les jardins privés de Poséidon ?!
- Privés ? Non, je ne crois pas. Les jardins du Palais appartiennent à tous les marinas, qui sont libres d’y aller et venir à leur guise. Effectivement, mes concitoyens ont l’impression de fouler quelque chose de sacré et la plupart évite d’y aller trop souvent. Néanmoins, vous êtes libres d’y poser le pied lorsqu’il vous plaira.
- Pourquoi Poséidon prend-il autant de peine à notre égard ?
- Vous pourrez le lui demander dès que vous le rencontrerez.
- Quand pensez-vous que nous pourrons aller lui demander audience à nouveau ?
Le marinas se frappa le front de sa main :
- Ah zut, j’ai failli oublier de vous prévenir ! Vous n’avez pas à demander de nouvelle audience. Poséidon vous invite à la fête organisée ce soir en l’honneur de l’arrivée ici de la princesse Béroa.
- La fête ? Ce soir ? Mais nous venons à peine d’arriver…
- Poséidon a dit qu’il comprendrait très bien si vous étiez trop fatiguées pour venir. Toutefois, il a dit que cela lui serait très agréable de faire votre connaissance autour d’un verre ou sur la piste de danse.
Calypso rougit : elle avait prévu de s’attaquer au plus tôt aux jeunes nobles du royaume, mais si Poséidon était aussi séducteur qu’on le prétendait – et il semblait que ce soit le cas – peut-être se laisserait-elle tenter à jeter son dévolu sur le dieu des océans ? Certes, il organisait une fête en l’honneur de sa bien-aimée Béroa, mais ils n’étaient pas encore mariés. La déesse croyait en ses chances de passer quelques bons moments, comme l’une ou l’autre nuits par exemple, avec Poséidon avant que celui-ci ne se lie définitivement à la neptunienne. Avoir dans son tableau de chasse le dieu des océans, voilà qui ne serait pas pour lui déplaire !
Amphitrite, elle, se contenta de sourire, et se permit même de répondre, prenant la parole pour la première fois :
- C’est d’accord. Nous viendrons, même si personnellement, je ne m’attarderai pas très tard dans la nuit. Le voyage m’a éreinté, j’ai besoin de repos.
- Poséidon sera heureux de vous rencontrer. Bien entendu, ajouta le marinas en se tournant vers les trois hommes, Poséidon vous convie aussi à venir. Il m’a chargé de vous dire qu’il espérait bien s’entretenir avec vous. D’ailleurs, je vais vous montrer où vous pourrez loger.
Non loin de là, une autre demeure attendait les trois gardes : peut-être un peu plus petite, elle n’avait pas grand-chose à envier à celle des déesses. Si celles-ci avaient été habituées, depuis leur plus tendre enfance, à la richesse, les gardes ne s’attendaient pas à recevoir un tel cadeau. Directement, ils reculèrent et voulurent refuser, mais le marinas leur indiqua que Poséidon avait insisté pour qu’ils acceptent.
- Il a dit que vous seriez nos hôtes. Vous ne travaillerez pas, nous vous fournirons tout ce dont vous aurez besoin. Vous pourrez faire ce que vous voulez, dans le royaume…
- Poséidon est très généreux, merci…
Le marinas laissa les nouveaux arrivants et Calypso et Amphitrite prirent possession de leur nouvelle habitation. Après en avoir fait le tour, ainsi que la connaissance de deux serviteurs que Poséidon avait mis à leur disposition, elles se retirèrent afin de prendre un peu de repos avant la fête du soir.
- Je suppose que je rentrerai avant toi. Telle que je te connais, tu vas y passer la nuit.
- Mais enfin Amphi, pas du tout ! Je serai très sage. Nous venons d’arriver, quand même… A part faire la connaissance de Poséidon et de quelques autres marinas, je ne vois pas ce que je pourrais faire d’autre… Non ?
Amphitrite fit un clin d’œil à son amie, qui éclata de rire. Effectivement…
*Je verrai bien si je peux me rapprocher de Poséidon. Et sinon, je me rabattrai sur l’un ou l’autre de ses amis… S’ils sont aussi beaux que leur royaume est magnifique, cela promet ! Amphitrite, je ne te comprendrai jamais ! C’est vrai, depuis que tu es toute petite, tu dis que ton rêve est de venir vivre ici. Mais, pourquoi, si ce n’est pas pour en profiter ?*
Quel était le véritable but d’Amphitrite, qu’est-ce qui l’avait poussé à quitter les siens pour le Royaume de Poséidon ?
***** - Le destin ? *****
Une seule chose était sûre, alors : autant Calypso pouvait fignoler avec soins ses plans pour séduire Poséidon, autant Amphitrite n’accordait aucune importance à ces jeux amoureux… Quelque chose me dit qu’au fond d’elle-même, elle savait. Et déjà, elle avait l’étoffe d’une grande reine…
*****
- Ah, donc, elle s’est effectivement mariée avec Poséidon ?
- Mais vous y tenez, mon ami ! J’ai dis une grande reine, pas la femme de Poséidon. Où ais-je parlé de mariage, si ce n’est en désignant la princesse Béroa ?
L’auditeur trop fougueux s’excusa. Il se rassit et attendit la suite.
- Ne vous en faites pas, mon jeune ami. Cela prouve que le récit vous captive, ce qui est toujours une grande joie pour quelqu’un comme moi. Et de plus, quand vous dites que c’est le destin qui a amené Amphitrite chez Poséidon, vous avez sans doute raison…
- Alors, nous en arrivons à l’événement-clé de mon histoire : la fête au Palais… Oui ?
Le Conteur avait aperçu, du coin de l’œil, que son auditeur préféré avait encore une question à poser.
- Pardonnez-moi, mais ce récit… Ce n’est pas ce qui s’est réellement passé, n’est-ce pas ?
- Vous mettez en doute ma parole ?
- C’est que… Non, bien sûr que non, mais… Vous nous expliquez ce que Calypso a pensé à tel ou tel moment. Comment pouvez-vous savoir ce qui lui est passé par la tête ?
- J’ai mes sources, simplement…
Loin de le satisfaire, la réponse du Conteur emplit de doutes son interlocuteur. Les autres membres de l’assemblée, tous aussi impatients d’avoir la suite de l’histoire, attendaient calmement.
- Soit…
- Croyez-le ou pas. Mais moi, je sais que c’est ce qui s’est passé.
L’œil perçant du Conteur glaça le sang de l’auditeur. Il se sentit comme transpercé par ce regard mystérieux où se noyaient tant de choses… _________________ Le faiseur de pluie: 10/25 Surprise: vais y penser!
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| Sujet: Re: Ôde à Calypso Mer 27 Fév 2008 - 11:58 | |
| - A première vue, Poséidon n’est pas encore là. Pas de traces de Béroa, non plus.
Mais par contre, la salle de réception était remplie de marinas. Calypso, émerveillée, les trouvait tous plus beaux les uns que les autres, tandis qu’Amphitrite se réjouissait de faire bientôt partie de leur groupe. Le marinas qui leur avait montré leur demeure était là et vint vers elles :
- Je suis heureux de vous voir. Poséidon le sera aussi. Il m’a chargé de m’occuper de vous, le temps qu’il arrive. Je peux vous présenter, si vous le souhaitez. Mais avant, laissez-moi vous offrir ces rafraîchissements : il s’agit d’eau d’anémone. C’est un alcool frais et doux, extrêmement prisé ici. Goûtez donc !
- Ah, je ne bois pas d’alcool, merci beaucoup.
- Vous êtes sûre ? Ce n’est vraiment pas très fort. Mais si voulez autre chose… Venez donc avec moi, je vais vous amener au buffet.
Pendant que le marinas allait expliquer à Amphitrite ce qu’étaient les différents verres – il y en avait de toutes les couleurs – Calypso pu juger des dires de leur hôte : en effet, l’eau d’anémone était excellente ! A peine avait-elle bu une gorgée qu’un homme l’aborda :
- Je vous prie de m’excuser, mais vous êtes bien Calypso ?
Elle était donc déjà connue alors qu’elle venait juste d’arriver ?! Ces marinas étaient décidément aussi surprenants les uns que les autres !
- C’est moi oui. Et vous êtes…
- Je me nomme Trisha. Mon père est conseiller de Poséidon, et c’est lui qui m’a dit que notre dieu bien-aimé avait invité deux charmantes déesses dans notre si beau royaume.
- Je suis flattée. Et comment saviez-vous que j’étais Calypso ?
- La plupart des gens, je les connais. J’ai donc deviné que vous étiez une des deux déesses dont mon père m’avait parlé. Je n’avais qu’une chance sur deux de tomber juste mais… j’ai confiance en ma bonne étoile !
Un clin d’œil plus invitant qu’amical suivit et Trisha alla présenter Calypso à ses amis.
*Si jamais, il est très séduisant ce Trisha…*
Calypso croisa furtivement le regard d’Amphitrite. Son amie était en grande discussion avec un groupe de nobles conseillers, à en juger par leur accoutrement. Elle avait toujours été trop sérieuse au goût de Calypso ! Mais c’était sa nature et elle l’adorait ainsi.
- Ah, voilà Poséidon !
Un grand silence s’abattit sur la salle et tous les convives tournèrent la tête vers le dieu. Béroa lui tenant le bras, il avançait doucement, saluant un par un les invités. Il croisa Calypso avant Amphitrite.
- Mon amour, voici Calypso. Je l’ai croisée à mon arrivée ici.
- Ah, Calypso…
[i]Poséidon s’inclina et fit le baise-main à la déesse, suite à quoi celle-ci devint toute rouge et s’empressa de rendre la révérence. Poséidon ne manquait pas de bonnes manières.
- Je suis heureux que vous ayez pu venir. Je craignais que la fatigue de votre voyage contrarie votre présence ici.
- C’est un honneur, Seigneur. Je dois vous remercier vivement pour votre invitation. Votre accueil est extraordinaire. Et déjà, je peux dire que votre royaume est sans égal dans le monde !
- Celui de Neptune n’est pas mal non plus, si je puis me permettre, intervint Béroa, légèrement contrariée.
- Ma chère, bien entendu.
- Votre serviteur était charmant. Tout comme vos sujets, je dois dire. Et… euh…
- Oui ?
- Il y a… tellement de choses que je voudrais dire…
- Nous aurons le temps de discuter plus tard. Mais pas aujourd’hui, je pense. Cette soirée est celle de Béroa, il est normal que je lui consacre tout mon temps, n’est-ce pas ?
- Bien sûr.
- Calypso, j’aurai plaisir à m’entretenir avec vous, dès que possible. En attendant, où est donc votre amie Amphitrite ? J’aimerais aller également la saluer.
Calypso, la gorge nouée, amena donc Poséidon jusqu’à Amphitrite. Elle n’avait pas l’habitude de chercher ainsi ses mots, mais elle était fascinée par la prestance de Poséidon. L’aura que dégageait le Seigneur des Mers était incalculable. Même pour elle, déesse, Poséidon se trouvait bien au-dessus : à ses côtés, Calypso se sentait comme une simple humaine… En outre, sa voix et sa beauté le rendaient plus attirant encore. Il avait suffit de quelques mots échangés pour que Calypso tombe sous son charme ! Trisha était bien fade, en comparaison !
- Seigneur, je vous présente mon amie Amphitrite.
- Seigneur, dit Amphitrite tout en s’inclinant, c’est un honneur de vous rencontrer.
Poséidon hésita un instant, puis baisa également la main de la déesse.
- Ma chère… Je suis également très heureux de faire votre connaissance. J’espère que mon royaume est à votre goût.
- Tout à fait, je n’en avais jamais vu de tel. Je suis conquise !
- Vous m’en voyez satisfait.
Sans plus de discussion, Poséidon passa son chemin. Nombreux furent ceux qui ne manquèrent pas de commenter son attitude hésitante : si nul ne remettait en question son inexpérience, il était en général plus sûr de lui. On ne l’avait jamais vu chercher ses mots comme il l’avait fait, un peu comme Calypso auparavant.
***** - Il était tombé amoureux ?
- On ne peut rien vous cacher… Oui, pour Poséidon, il aura suffit d’un seul regard. Dès ce moment et pour le reste de son existence, le Seigneur des Mers aima Amphitrite. Notez qu’un seul regard aura suffit à Calypso également. Passons… *****
Bientôt, une douce mélodie se fit entendre : le bal commençait. Bien évidemment, il fut ouvert par Poséidon et Béroa. Ils dansèrent langoureusement et les convives ne purent que les admirer. Cependant, ils assistèrent à une scène bien étrange, et ô combien importante, lorsque la première musique s’acheva, pour laisser place à une autre, plus entraînante.
- Ma chère, je vous remercie. Vous dansez… divinement bien.
- Vous aussi, mon bien-aimé !
Mais alors que Béroa se remettait en place pour entamer la deuxième danse avec Poséidon, celui-ci quitta la piste, la laissant seule, les yeux emplis d’incompréhension. Il se dirigea tout droit vers Amphitrite, lui dit quelque chose à l’oreille et ils sortirent de la salle ensembme.
Béroa, voyant cela, resta un long moment silencieuse et immobile, seule au milieu de la pièce, observée du coin de l’œil par tous les invités. Elle ne resta peut-être ainsi que quelques secondes, mais cela parut très très long à tout ceux qui avaient la chance – si je puis dire - d’assister à cela. Ensuite, Béroa sourit et invita un autre marinas à danser. La soirée reprit son cours comme si rien ne s’était passé, mais chacun savait qu’un grand malaise venait de tomber sur la Palais. Mais qu’avait-il donc bien pu passer dans la tête de Poséidon ?
***** - L’amour, bien entendu !
- Certainement, certainement. Néanmoins, même amoureux, Poséidon aurait pu faire preuve d’un peu plus de retenue. N’oubliez pas qu’il donnait cette réception en l’honneur de Béroa.
- L’amour rend aveugle, ne dit-on pas ?
- Vous avez raison… Si Béroa était extrêmement vexée de l’attitude de son futur époux… Oui, je sais, vous n’êtes pas d’accord ! Dans sa tête du moins, la déesse neptunienne le voyait comme cela. Donc, si elle était très vexée, Calypso elle aussi éprouvait un sentiment étrange. Elle avait d’ailleurs un peu de mal à le définir. Une angoisse, une douleur de le ventre, une gène, quelque chose… Au fond d’elle-même, comme elle le comprit bien plus tard, Calypso était jalouse de son amie. Elle aurait tant voulu que ce soit elle que Poséidon vienne enlever de la sorte à la fête. *****
Quand Amphitrite et Poséidon revinrent, une heure plus tard, personne n’osa leur demander ce qu’ils avaient fait. Calypso en mourrait d’envie, mais préféra attendre d’être seule avec Amphitrite. Son amie avait changé. Elle était moins morne, plus joyeuse, plus souriante. Poséidon ne la croisa plus de la soirée, pas plus qu’il ne resta avec Béroa, qui semblait l’éviter au possible. Tout le monde s’amusa beaucoup, la fête était somptueuse. Seules Béroa et Calypso trouvèrent fastidieux de devoir sourire perpétuellement. Calypso ne resta finalement pas très tard, elle quitta la salle parmi les premiers invités. Amphitrite, voyant cela, décida de partir également.
Rentrées chez elles, Calypso commença par lancer des banalités :
- C’était bien. La salle était agréable, comme tout le royaume d’ailleurs. Ca va, tu ne t’es pas trop ennuyée, finalement ?
- Non, non. Je me suis bien amusée aussi. Je suis étonnée que tu sois partie si vite. Tu avais quelques marinas, dont ce Trisha, qui étaient collés à toi.
- La fatigue. Moi aussi, j’ai fait le voyage. Je dormirai bien, cette nuit. Mais Amphi, dis-moi…
- Tu veux savoir ce que Poséidon m’a dit ?
Bien entendu, Amphitrite n’avait pas manqué de constater qu’elle était le centre des attentions. Elle savait parfaitement pourquoi, et se doutait que Calypso finirait par l’interroger. De son plus beau sourire, elle lança :
- Caly, je suis amoureuse !
Cette annonce, loin de réjouir son amie, eut pour Calypso l’effet d’un couteau qu’elle aurait reçu dans le cœur. Elle s’efforça de sourire en demandant les détails. Amphitrite se mit à raconter, heureuse de partager son bonheur, mais Calypso n’écoutait plus. Elle-même était tombée amoureuse de Poséidon. Non pas un amour comme ceux qu’elle avait déjà connu, de trop nombreuses fois, durant sa jeunesse. Non pas un amour éphémère, qui arrangeait tout le monde et dont on savait qu’il ne durerait pas. Non pas un amour envers quelqu’un qu’elle appréciait, qu’elle voulait avoir auprès d’elle ou qui lui donnait de l’affection. Ce que la déesse éprouvait était un amour véritable. Si elle l’avait pu, alors, elle aurait donné sa vie pour Poséidon. Pour que celui-ci soit heureux. Et entendre dire Amphitrite de quelle manière le dieu des mers lui avait annoncé qu’il l’aimait lui faisait profondément mal. _________________ Le faiseur de pluie: 10/25 Surprise: vais y penser!
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|  | | Voji MARINAS

Age : 23 Inscrit le : 05 Nov 2005 Messages : 1360 PV; PC : 350/350; 250/250 Postule pour : l'Ecaille du Dragon des Mers Emploi : chômeur...
| Sujet: Re: Ôde à Calypso Mer 27 Fév 2008 - 11:58 | |
| - Oh certes, elle aurait du être contente, me direz-vous… Si vraiment elle ne souhaitait que le bonheur de Poséidon, il y avait de quoi se réjouir, puisque Poséidon avait choisi celle qui serait sa future femme.
- Mais rares sont les gens capables d’une telle abnégation. C’est avec elle que Poséidon devait être heureux. Pas avec une autre ! Calypso avait mal de se voir ainsi mise à l’écart. Et ce qui lui faisait le plus mal, finalement, c’était qu’elle avait honte d’elle. Honte d’en vouloir ainsi à sa meilleure amie plutôt que de partager son bonheur…
- Tout se passa très vite ensuite. Le lendemain, Poséidon annonçait dans la matinée qu’il ferait sa demande en mariage le soir. Il donna rendez-vous à tous les marinas devant le pilier central. Les avis étaient partagés : qui Poséidon allait-il choisir ? Si au matin, beaucoup se disait que Poséidon était capable d’une folie, en épousant la nouvelle venue Amphitrite, choisissant ce faisant les ennuis avec Neptune plutôt qu’un règne long et stable ; au soir, la plupart se disait que la raison allait l’emporter. Poséidon avait passé sa journée à travailler sur de futurs décrets, qui concernaient tous les échanges avec Neptune : il avait rencontré plusieurs émissaires, rédigé des rapports, étudié diverses stratégies pour que les deux royaumes prospèrent au mieux. Béroa avait passé la journée avec lui… Non, il n’était pas possible que Poséidon fasse l’erreur de sa vie. Et pourtant… - Et pourtant, le soir venu, Poséidon la commit.
- Aaaaaaaah!
- Devant son peuple, qui s'était rassemblé pour lui, qui priait pour une paix durable. Devant les dizaines de témoins venus du Royaume de Neptune, pour se rappeler à lui. Devant Béroa, qui était venue pour ce mariage, pour apprendre à l'aimer. Devant Calypso, dont le cœur blessé saignait à chaudes larmes depuis la veille. Poséidon se trompa!
- Il a choisi Amphitrite!
L'auditeur à la voix rouge était tellement heureux d'avoir vu juste - encore que le Conteur n'avait encore rien confirmé - qu'il ne s'était pas rendu compte du changement qui venait de se produire. Depuis le début, le Conteur se bornait à raconter les faits, avec harmonie et talent. Parfois, il osait aller plus loin et traduire les pensées de ses personnages. Mais il était neutre par rapport à son histoire, tel un observateur qui voit tout de loin et pour qui l'issue de l'histoire n'a pas d'importance. Mais là, pour la première fois, il venait d'émettre un jugement.
- Je comprends, vous vouliez nous tenir en haleine... Bien entendu... mais la vérité reprend son droit!
Non, décidément, il ne comprendrait pas. Quelques autres personnes dans l'assemblée avaient bien relevé cette phrase de Conteur, qui tranchait avec les précédentes, mais aucun ne prit la parole. Ils avaient besoin du silence pour profiter au moins du conte. Il ne fallait surtout pas le briser. Au moins avaient-ils conscience de quelque chose d'important, même s'ils ne comprendraient jamais pourquoi le Conteur avait dit cela. "Poséidon se trompa"...
*****
- Mes chers amis, je vous ai rassemblé ici afin de vous faire part d’une grande nouvelle. Et bien entendu, c’est avec vous que je veux la partager.
Les neptuniens, fiers et sûrs d’eux, s’avancèrent. Après tout, cette fête était aussi la leur. Béroa se tenait près d’eux, attendant d’être appelée par le dieu. Amphitrite rayonnait, à côté d’une Calypso bien pâle. Tout s’était passé trop vite pour elle.
- Aujourd’hui, comme vous le savez, je me présente à vous pour vous annoncer que j’ai choisi celle qui partagera, dans le futur, ma vie.
Un tonnerre d’applaudissements salua ses paroles. Poséidon, souriant comme jamais, regardait la mer au-dessus de lui. Hésitait-il encore ?
- Dorénavant, elle régnera avec moi sur les mers. Je vous demande de l’accepter parmi vous, comme vous le faites avec moi. Si elle veut bien se donner la peine de venir…
Béroa embrassa ses proches, prête à rejoindre Poséidon, mais déjà, Amphitrite se précipita vers lui. La princesse neptunienne la regarda, médusée, arriver près de lui et l’embrasser passionnément. Le souffle coupé, elle resta sans réaction. Les neptuniens, par contre, protestaient avec force. Les marinas étaient partagés : certains avaient applaudi et crié leur joie, les autres avaient su garder leur calme, sentant le problème diplomatique que cela allait poser. Poséidon, d’un geste, imposa le silence à l’assemblée et déclara :
- J’ai choisi Amphitrite. Je voudrais tout d’abord dire un mot à nos amis neptuniens, et à la princesse Béroa en particulier. Chère amie, nul ne saurait vous refuser : vous êtes belle, agréable et intelligente. Je suis certain que vous trouverez d’ici peu un autre parti bien meilleur. Ce n’est pas votre faute si j’ai choisi Amphitrite, et j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.
Un des neptuniens s’avança et déclara furieusement :
- Seigneur Poséidon, nous sommes outrés par votre décision. Mais puisque vous êtes le maître ici, nous n’avons rien à dire. Permettez-moi de vous livrer, en toute franchise, nos sentiments. Revenir ainsi sur votre parole est indigne d’un dieu. Neptune vous a fait confiance, il a voulu vous aider et établir une alliance forte entre nous. Vous la refusez, soit. Mais n’oubliez jamais que vous avez fait, vous-même, le premier pas dans la mauvaise direction !
- Je vous entends, ami neptunien. Sachez que je n’ai jamais promis d’épouser Béroa. Ou du moins, je ne me rappelle pas l’avoir fait. Ce choix n’a rien de politique. Le fait est, et c’est le seul qui compte pour moi, que j’aime Amphitrite. Alors, j’ai choisi, que cela vous plaise ou non. J’ajoute, et je m’adresse maintenant à tous, marinas y compris, que dorénavant, Amphitrite et moi serons liés. Considérez-la comme il se doit. Je prendrai contact avec Neptune dès demain afin de clarifier la situation.
Sans rien ajouter, les neptuniens désertèrent les lieux en quelques instants. Poséidon les laissa partir, sans essayer de les retenir. Pour lui, le plus important n’était pas là, mais bien à côté de lui. Toutefois, il se devait d’expliquer son choix aux siens, ce qu’il fit une fois que le calme fut revenu :
- Mes amis, toute la journée, j’ai été tiraillé entre deux possibilités : l’amour ou la raison. Et j’ai choisi les deux ! J’aime Amphitrite et je vous assure que le royaume se portera mieux avec elle sur le trône. Je vous en fais le serment. Neptune est un grand dieu, il ne laissera pas une histoire de cœur se mettre en travers de la paix. Peut-être certains d’entre vous m’en voudront-ils un peu, mais à ceux-là, je réponds que rien d’autre n’a d’importance pour moi que l’amour. C’est ainsi que je conçois mon règne ici. Jusqu’à présent, vous m’avez fait confiance et vous avez eu raison. Alors, continuez… L’avenir du Royaume Sous-Marin est grand !
Les incrédules diminuaient de secondes en secondes et lorsque Poséidon se tu, les bravos lancés par ses hommes dépassèrent tout ce qu’il avait espéré. Les marinas acceptaient Amphitrite parmi eux !
- Je suis ravi. Cette journée restera gravée dans l’histoire. Profitons-en tous !
Poséidon n’était pas certain, au plus profond de lui, d’avoir fait la meilleure chose pour les siens. Il ne restait plus qu’à espérer et voir ce qui allait se passer.
Une fête à laquelle Poséidon associa tous les marinas eut lieu ce jour-là. J’ai entendu dire qu’on n’en avait plus connu de telle aux sept mers depuis lors… Une seule personne, sans doute, n’y prit part qu’à contre-cœur : il s’agissait de Calypso.
Toujours partagée entre le désespoir de voir Poséidon lui échapper et la honte d’haïr, car il était bien question de haine désormais, sa meilleure amie, Calypso sombra dans les ténèbres les plus profonds…
Le lendemain de la fête, Calypso se leva très tard et s’aperçut qu’Amphitrite n’avait pas dormi là. C’était bien normal, mais elle n’y avait plus pensé. Le simple fait de penser à son amie lui fit mal au ventre, et elle alla se recoucher…
Elle fut réveillée un peu plus tard par un bruit. Elle ouvrit les yeux et vit qu’Amphitrite était de retour. Celle-ci la regardait en souriant.
- Je t’ai cherché hier, mais tu avais disparu.
- La fatigue.
- Je comprends. C’est vrai que la journée a été chargée en émotions. Pour ma part, je déborde d’énergie aujourd’hui ! J’ai dormi au Palais cette nuit.
- Je m’en doute. Et malgré ça, tu débordes d’énergie. Et bien…
- Je pense qu’elle me vient de Poséidon.
- Tu ne devrais pas rester auprès de lui ?
- Je n’oublie pas ma meilleure amie ! Pour l’instant, il est assez occupé, il semble que Neptune ait plutôt mal pris son choix. C’est normal, enfin, mais il pensait que cela… passerait mieux. Et de plus… Il fallait que je te voie au plus vite, j’ai quelque chose à te demander.
Calypso haussa les sourcils. Qu’est-ce qui pouvait être tellement urgent pour qu’Amphitrite vienne la réveiller ainsi le lendemain de son mariage avec Poséidon ?
- J’ai discuté avec Poséidon, pour le futur. Je vais prendre certaines responsabilités au Palais. Et pour cela, il m’a conseillé de prendre quelqu’un pour m’aider, il m’a dit que ce ne serait pas tous les jours facile.
- Et tu voudrais que…
- Que ce soit toi. Je serais heureuse de te savoir auprès de moi, Caly. Je suis certaine que tu serais parfaite pour ce rôle et qu’à deux, nous serions très efficaces ! Dis oui, je t’en prie !
- Mais euh… Je ne sais pas moi… En quoi cela va-t-il consister ?
- Audiences, réceptions, études de dossier, avis à donner… En gros, les mêmes choses que Poséidon. Cela te prendrait du temps, je sais. Mais c’est un réel service que je te demande. En tant que meilleure amie… J’ai peur de ne pas être à la hauteur. Avec toi, je n’ai aucun souci à me faire !
Calypso prit quelques instants de réflexion. Amphitrite n’avait pas conscience de ce qu’elle éprouvait pour Poséidon. Vraisemblablement, le dieu non plus n’en savait rien. Amphitrite devait penser que Calypso baignait dans l’euphorie autant qu’elle. Il était logique qu’elle vienne lui demander ça, à elle. Mais était-ce possible, pour Calypso, de passer la majeure partie de son temps en compagnie d’Amphitrite et de Poséidon, vu ce qu’elle ressentait pour l’un, amour profond, et l’autre, haine naissante ?
- Ecoute, Amphi… Laisse-moi un peu de temps pour y réfléchir… C’est une grande responsabilité, je ne sais pas si… Ce soir, je peux te donner ma réponse ?
- C’est parfait ! J’y vais, j’ai déjà beaucoup à faire ! Ce soir, tu manges avec nous hein. Nous pourrons discuter un peu, surtout que je suis certaine que tu accepteras ! Passe une bonne journée !
Amphitrite s’éclipsa rapidement, laissant son amie seule dans leur grande maison. Calypso voulu se lever, mais finalement, resta au lit. Les ténèbres qui s’emparaient de son cœur se faisaient plus denses, plus intenses, et Calypso s’y noyait avec complaisance… _________________ Le faiseur de pluie: 10/25 Surprise: vais y penser!
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|  | | Voji MARINAS

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| Sujet: Re: Ôde à Calypso Mer 27 Fév 2008 - 11:59 | |
| Le conteur se tu. Il respira profondément et annonça fièrement :
- Voilà mes amis, c’est ainsi que s’achève mon histoire. J’espère qu’elle vous aura plu !
- Comment ?! Mais enfin… C’est maintenant qu’elle commence, non ? Je pensais… Je pensais qu’on en saurait plus sur Calypso !
- Vous en savez déjà beaucoup, vous ne trouvez pas ? Vous savez maintenant que Calypso, qui a passé sa vie à servir fidèlement Poséidon, en était profondément amoureuse. N’est-ce pas extraordinaire ?
- Mais… Mais… Que s’est-il passé ensuite ?
-Ceci est une autre histoire… Cela dit…
Les auditeurs étaient suspendus aux paroles du Conteur, priant pour qu’il continue. Aucun ne voulait s’en aller comme cela, en restant sur sa faim.
- Allez, puisque je vous aime bien, surtout vous là, je vais vous en apprendre un peu plus… Mais le temps presse [HF : ], ne vous attendez donc pas à tout savoir. Si vous le voulez, toutes les informations qui concernent Calypso, Amphitrite, Poséidon, et même la déesse Téthys, se trouvent rassemblées dans les Chroniques du Royaume Sous-Marin. Le second chapitre, intitulé « Le Trident de Poséidon », leur est consacré. En voici un avant-goût…
*****
De très très nombreuses années passèrent. Calypso avait accepté la proposition d’Amphitrite et était maintenant conseillère personnelle de celle-ci. Au Palais, les affaires courantes étaient gérées par plusieurs notables : il fallait donc superviser leur travail. Et lorsqu’un cas plus délicat se présentait, les conseillers se mettaient en action. Pour les aider, Poséidon et Amphitrite avaient donc fait appel à Calypso, ainsi qu’à une autre déesse, Téthys. Amphitrite vivait heureuse, épanouie, d’autant plus que les marinas la portaient tous dans leur cœur. Elle était réputée pour sa douceur et son amour du royaume, ainsi que pour son sens de la justice. Les marinas louaient le sens de l’organisation de Calypso, tout comme sa capacité à régler les problèmes au mieux, sans léser personne. Mais Calypso, elle, vivait un calvaire. Chaque jour était plus pénible que le précédent. Nul ne peut imaginer ce que c’est de vivre au quotidien auprès de l’amour de sa vie sans pouvoir le montrer et l’annoncer haut et fort.
Avec le temps, cet amour n’avait fait que se renforcer : vivre avec Poséidon signifiait comprendre jour après jour à quel point il s’agissait d’un être exceptionnel. Tout en lui attirait la jeune déesse. Avec le temps, sa gestion du royaume apportait beaucoup, richesse et espoir en l’avenir. Calypso, malgré les apparences, n’avait pas renoncé à Poséidon. Elle se disait que les choses ne seraient peut-être pas toujours comme elles étaient. Peut-être qu’un jour, Amphitrite lui laisserait la place, d’une manière ou d’une autre…
C’est ainsi qu’elle se décida finalement à passer à l’action…
*****
Le conteur ferma les yeux et serra les poings. Il venait à peine de reprendre son récit, que se passait-il ? Il resta longtemps silencieux, les lèvres serrées et muettes.
- Je vous prie de m’excuser. Il y a des choses qu’on ne peut être fier de raconter, des épisodes tristes et sombres qui n’auraient pas du être. Mais peut-être que je vais trop vite. Avant d’aller plus loin, il faut que je vous dise qu’elle a été la réaction de Neptune à l’affront fait par Poséidon.
- Depuis la nuit des temps, comme je l’ai dit, Neptune et Poséidon règnent ensemble sur les mers. En fait, ce n’est pas tout à fait exact. Neptune est un dieu romain, Poséidon un grec. Et les Olympiens ont toujours eu une certaine… suprématie. Plus puissants, peut-être. En tout cas, Neptune a cultivé un sentiment de frustration et de rancœur à l’égard de Poséidon. Se sentant écrasé, on dit qu’il a toujours convoité le contrôle total sur les océans.
- Poséidon, en refusant d’épouser Béroa, a vexé Neptune. Et le romain s’est déclaré ouvertement opposé à Poséidon. Avec n’importe qui, une telle situation aurait du mener à la guerre et à l’anéantissement de l’un des deux. Mais Poséidon n’aime pas la guerre. Il se souvenait très bien de la dernière bataille qu’il avait mené face à son rival : beaucoup de marinas y avaient perdu la vie et il ne voulait pas que cela se reproduise.
- Béroa rentrée chez elle, Neptune a prévenu Poséidon que cet affront ne resterait pas vain. Poséidon, pour régler au mieux cela, a invité Neptune chez lui. En qualité d’ami. Un jour, Neptune mit donc le pied à Atlantys…
- Atlantys ?
- C’est le nom de la cité de Poséidon, noe, qu’il ne soit plus tellement employé aujourd’hui. Vous allez comprendre pourquoi. Poséidon régnait sur Atlantys, mais également sur le Sanctuaire Sacré. Donc, Neptune arriva à Atlantys… Sans un regard pour les sujets de Poséidon, il se rendit au Palais, où l’attendait le maître des lieux.
- Seigneur Poséidon, je ne peux pas y croire. Ainsi, vous osez me bafouer de la sorte. J’espérais construire quelque chose de durable avec vous. Mais je vois qu’il n’est rien possible de faire !
- Très cher, suivez-moi, j’ai à vous parler en privé.
Poséidon demanda à Amphitrite de les accompagner et tout trois s’en allèrent dans les jardins.
- Mon ami, vous savez bien la place que les autres olympiens vous accordent. J’ai voulu vous rendre une stature digne de votre rang. C’est la paix que je vous offre !
- Nous ne sommes pas en guerre, que je sache…
- Depuis la nuit des temps, Neptune, nos royaumes s’affrontent. La guerre se prépare. Elle se prépare toujours. Et bientôt, nous en arriverons à prendre les armes l’un contre l’autre. Et après ? Après, il y aura énormément de morts, dans les deux camps ! Ce n’est pas ça que je veux !
- Vous parlez comme l’honnête de l’histoire ! A vous entendre, c’est vous qui voulez la paix. Moi, plutôt que des paroles, je pose des actes. C’est pourquoi je propose un mariage. Vous faites mine de l’accepter, pour mieux nous humilier ! Mais où est donc votre désir de paix ?
- Neptune, j’aime Amphitrite. C’est tout. J’espérais que vous comprendriez, mais je constate que non. Je vous ai fait venir pour vous poser une question.
- Je vous écoute, mon grand ami…, fit Neptune d’un air moqueur.
- Malgré cet événement, une paix est-elle possible entre nous ? Si nous nous y engageons ensemble, je pense que oui. Et vous ?
Neptune prit le temps de bien réfléchir avant de répondre. Lorsqu’il se décida, il parla tout en fixant Amphitrite :
- Je pense que oui. Naturellement, je me sens lésé, et donc, j’ai besoin d’une preuve de votre bonne foi.
- Je peux comprendre. Que voulez-vous qui soit plus fort que ma parole ?
- Afin de sceller une amitié forte et sincère entre nous… Je souhaite prendre pour femme la reine Amphitrite !
Poséidon resta sans voix. Neptune devait pourtant connaître la réponse. Ne demandait-il pas cela dans le seul but de pouvoir dire par la suite qu’il avait fait ce qu’il pouvait pour la paix ? Rapidement, Poséidon refusa.
- J’aurai fait mon possible… Ma chère, comme vous devriez le savoir, mon royaume est plus puissant que celui-ci. Si Poséidon n’avait pas autant de soutiens parmi les olympiens… Réfléchissez-y.
Amphitrite recula d’un pas et se plaça derrière Poséidon.
- J’ai choisi. Mon amour va à Poséidon et son royaume.
- Bien. Vous ne pourrez pas dire que je n’ai pas essayé. Je vais donc m’en aller… mais n’oubliez pas ceci : même si je dois attendre dix, cent ou mille ans, un jour, Amphitrite sera à m…
- Neptune, je vous conseille de quitter les lieux au plus vite. Je pourrai me voir obligé de vous rappeler qui de nous deux est le maître ici.
Le regard de Poséidon, si sa voix restait posée, jetait des éclairs. Neptune, souriant, se détourna et quitta le royaume.
- J’ai peur de lui… Il est traître et n’hésitera pas à s’en prendre à nous…
- Ne t’en fais pas. Pour l’instant, nous sommes en paix, je ferai ce qu’il faut pour qu’elle dure. Et si un jour il le faut, les mers se déchaîneront à nouveau et il subira le courroux des marinas !
Le temps passa. Le désir de vengeance de Neptune se fit plus fort avec le temps et son ambition démesurée grandit elle aussi. En fait, Neptune et Calypso étaient destinés à se rencontrer… L’un haïssait Poséidon et aimait Amphitrite. L’autre haïssait Amphitrite et était folle de Poséidon… La haine nous amène parfois à faire des choses horribles… Poséidon oublia peu à peu la menace qui grandissait alors que le royaume de Neptune devenait plus fort. Les chevaliers neptuniens s’entraînaient sans relâche, attendant le jour annoncé par Neptune comme celui où il prendrait la tête des océans.
Toutefois, Neptune savait que s’il disposait des plus grandes forces, Poséidon avait de nombreux soutiens parmi ses amis les dieux. Il attendait un jour propice, mais sans savoir quand ce dernier arriverait. Et finalement, ce fut une visite très inattendue qui déclancha de bien sombres événements !
Il était en réunion avec Crebb, son plus jeune général, lorsqu’on annonça un visiteur de haut rang, porteur d’informations importantes. Dès qu’il entra, Neptune le reconnu ! Ou plutôt, la reconnu…
- Calypso ?!
***** - Non ! Elle n’a pas pu trahir Poséidon ! Ce n’est pas possible !
- Voyez-vous, durant de trop nombreuses années, la déesse n’a fait qu’accumuler désespoir et déceptions. Le dieu qu’elle aimait donnait tout à une autre. Amphitrite, sa rivale, la considérait comme sa meilleure amie, Calypso l’a haïssait. Et Calypso se haïssait aussi, elle avait honte. Calypso a énormément de mérite. Elle a réussit à endurer toutes ces épreuves en silence, en souffrant seule, sans pénaliser ni Poséidon, ni Amphitrite, ni aucun marinas. Je l’admire pour cela. Mais personne n’est parfait. Et un jour, elle aussi, elle fit une erreur…
*****
- C’est bien moi. J’ai à vous parler. Si vous ne voulez pas m’écouter, dites-le, je ne compte pas m’attarder.
- Mais ma chère, vous êtes toujours la bienvenue chez moi. Prenez donc un siège.
- Je vous remercie.
Neptune se leva et apporta lui-même un rafraîchissement à Calypso. Que la conseillère la plus en vue de son meilleur ennemi vienne le voir ne pouvait être qu’une bonne chose. Il fit signe à Crebb de rester là, au cas où…
- Alors, dites-moi, chère amie, ce qui vous amène ici.
- Une seule chose. J’ai entendu dire que vous désiriez Amphitrite. Je peux vous donner un moyen pour l’obtenir. Mais bien entendu, j’ai plusieurs conditions !
- Oui ?
- Non ! Mais enfin… Calypso n’a pas pu trahir sa meilleure amie comme cela !
- Comme je l’ai dis, de très très nombreuses années ont passé. Elles se comptent en dizaines. Vivre prisonnière pendant autant de temps avait rendu Calypso… comme cela. Vous et moi aurions craqué bien avant. Je ne veux pas l’excuser, mais… Mais peu importe, ce qui est fait est fait !
- De un, je veux qu’aucun mal ne soit fait à personne ! Ni à Amphitrite, ni à Poséidon, ni à aucun marinas !
- Je ferai ce qui est en mon pouvoir. Mais je ne peux pas promettre. Si l’une ou l’autre personne se mettait en travers de mon chemin…
- Il n’y en aura pas, je m’occupe de ça. De deux, une fois que ce sera fait, vous annoncerez publiquement la vérité.
- Vous m’en demandez beaucoup… En faisant ça, je risque de ruiner définitivement ma réputation. Et si Poséidon décidait de représailles, je risquerais très gros.
- Vous aurez un otage de choix. Et il ne le fera pas. De trois, vous nous laisserez en paix.
- Cela va de soi. Autre chose ?
- C’est tout. Vous acceptez ?
Neptune se leva et baisa la main de Calypso, qui frissonna de dégoût. Au plus vite, elle rentra à Atlantys. La première chose que dit Amphitrite en la voyant, après son absence de plusieurs jours, fut qu’elle avait été très inquiète.
- Caly, j’ai vraiment eu peur ! Je suis soulagée que ce n’était rien ! _________________ Le faiseur de pluie: 10/25 Surprise: vais y penser!
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|  | | Voji MARINAS

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| Sujet: Re: Ôde à Calypso Mer 27 Fév 2008 - 11:59 | |
| [HF : La partie qui va suivre concerne la bataille d’Atlantys, qui a déjà été discutée par Crysta dans sa fic « Aelys, gardienne des sept mers ». Pour plus d’infos, vous pouvez vous y référer. Pour ma part, je vais me limiter à un aspect de cet événement important du BG du RSM, traité de manière rapide et peu efficace.]
- Seigneur, on nous a informé que les athéniens passaient à l’attaque !
- Comment ? Mais qu’est-ce qui leur prend ?
Poséidon s’était levé de son trône. Le messager lui répéta mot pour mot ce qu’il avait entendu.
- Ils nous accusent de les avoir pris en traître. Ils dénoncent un acte méprisable et lâche, le non-respect de notre pacte de non-agression. Ils nous menacent de représailles. Seigneur, nous nous devons de prendre cela au sérieux. Ce n’est pas un simple avertissement : les athéniens risquent de nous déclarer la guerre !
Amphitrite vint se mettre près de son époux : elle saisissait bien la gravité de la situation.
- Mais enfin, que s’est-il passé ? Pourquoi ?
- Je ne sais pas de quoi ils veulent parler. Il ne peut s’agir que d’un malentendu. Mais il convient de régler cette affaire au plus vite. Je n’ai aucune envie de prendre les armes contre les athéniens !
A cet instant, on annonça l’arrivée d’Aelys de la Néréide. Cette apprentie venait d’obtenir son écaille et allait prêter serment. Il la reçu, puis annonça qu’il prenait la direction du Sanctuaire Sous-Marin. Il demanda à Aelys de veiller sur Amphitrite, qui resterait pour garder la cité.
- Je me dois de regagner le Sanctuaire Sacré pour le protéger moi-même…Amphitrite protégera Atlantys mais elle a besoin d’un appui…cela sera ton rôle !
Calypso resta également avec Amphitrite. Curieusement, elle s’était tenue en retrait pendant l’entretien. Aelys avait à peine remarqué sa présence. Durant un an, la situation ne changea pas : la menace athénienne était sérieuse, mais n’avait pas encore abouti à une attaque. Les athéniens refusaient d’entendre les explications de Poséidon. Apparemment, ils l’accusaient de quelque méfait, que Poséidon jurait n’avoir jamais commis.
Dans la cité, la vie se poursuivait. Amphitrite veillait au bien-être des siens, soutenue par Aelys. Calypso était plus absente que jamais et Amphitrite s’inquiétait pour elle. Tout aurait pu rester ainsi, mais finalement, se joua en une soirée…
Un soir, le même messager qui avait annoncé l’attaque des athéniens vint prévenir le Palais que Neptune avait pénétré la cité ! Amphitrite comprit que quelque chose de mauvais allait se produire. Elle intima l’ordre à Aelys, seul chevalier présent dans la cité, d’aller rechercher Poséidon. Elle-même se chargerait de protéger les marinas du mieux qu’elle le pourrait…
A peine Aelys fut-elle partie que Neptune fit irruption dans la salle du trône :
- Ma chère, je suis honnête : ne vous avais-je pas promis de revenir vous chercher ? Me voilà ! J’ai amené certains de mes chevaliers avec moi. Nous avons limité autant que possible les dégâts, mais…
- Vous êtes un monstre !
Amphitrite résista autant qu’elle pu, mais finit par renoncer. Aelys, de retour, l’avait défendue jusqu’aux bouts de ses forces, mais était impuissante face à un dieu tel que Neptune. Lorsque Poséidon arriva à son tour, accompagné d’Athéna et de plusieurs des siens, et constata l’étendue des dégâts : plus de la moitié des marinas avaient péri, les débris des habitations brisés jonchaient le sol, la tristesse et la peine baignaient le royaume. Après un bref entretien avec Aelys, qui avait elle-même perdu ses parents lors de la bataille, il s’en alla se recueillir au Palais. Et Calypso, restée dans l’ombre jusqu’alors, vit là une chance unique à saisir.
Calypso ressentait un sentiment étrange : à la fois soulagée qu’Amphitrite ne soit plus sur son chemin et excitée à l’idée que Poséidon puisse être à elle, Neptune n’avait pas tenu sa parole, la bataille d’Atlantys avait été très sanglante et le nombre de morts attisait sa propre honte. Néanmoins, elle se devait d’agir maintenant, en essayant de se convaincre que c’était la meilleure chose à faire, pour que ce massacre ne soit pas vain.
Alors que Poséidon se tenait debout au milieu de la salle du trône, seul, plongé dans ses pensées, elle vint près de lui.
- Seigneur, je…
- Il n’y a rien à dire, Calypso. Ce qui est fait, est fait. Désormais, seul l’avenir importe.
- Que… Que comptez-vous faire ?
Elle posa sa main sur son épaule et s’approcha encore un peu. Malgré les épreuves, Poséidon voulait rester digne, ce qui était tout à son honneur.
- Reconstruire. Avant de penser aux disparus, il faut agir pour à ceux qui sont là. Les marinas doivent s’apprêter à vivre des instants difficiles.
Calypso avait du mal à croire ce qu’elle entendait : elle s’était imaginée que Poséidon voudrait partir à la rescousse d’Amphitrite au plus vite. Peut-être était-ce le destin…
- Seigneur, je serai là pour vous aider dans votre tâche.
- Merci Calypso. Maintenant, laisse moi, je t’en prie. J’ai besoin d’être seul.
Ce qui était normal, après tout.
- Je comprends que ce qui s’est passé vous ébranle. Mais il ne faut pas vous laisser abattre ! La vie continue, et…
- Calypso…
Poséidon, qui s’était borné à regarder le sol jusque là, s’était retourné vers Calypso. Son regard avait changé : lui qui était toujours si perçant laissait entrevoir ses profondeurs. Poséidon prit Calypso dans ses bras, et la déesse goûta enfin à cet instant tant attendu. Ils restèrent là un moment : Calypso gardait obstinément les yeux fermés, Poséidon ne parlait pas, il avait appuyé sa tête contre l’épaule de la déesse. Ce fut finalement une étrange sensation qui rompit le charme. Calypso sentit quelque chose couler le long de son dos. C’étaient des larmes : Poséidon pleurait !
Un rayon de ce qui était peut-être le Soleil vint emplir de lumière la salle du trône, dissipant à jamais les ténèbres qui avaient pris possession du cœur de Calypso. Voir Poséidon pleurer la ramener au pied des réalités. Lui qui avait toujours semblé si fort et si grand face aux adversités, se laissait maintenant aller à ses émotions. Il ne dit mot, mais ses larmes parlaient bien plus. Calypso réalisa ce qu’il ressentait : la même chose qu’elle, si on lui enlevait ce qui comptait le plus dans sa vie. Cette tristesse devait être bien plus grande que celle qu’elle-même avait connu.
- Seigneur…
- Elle n’avait rien fait ! Il en avait après moi, pas après elle ! La savoir prisonnière, c’est un supplice. Comment vais-je faire, sans elle à mes côtés…
Calypso ne savait pas quoi dire. Tout cela était arrivé par sa faute : c’était elle qui avait suggéré à Neptune de créer des tensions entre Athéna et Poséidon, elle qui avait mis au point une stratégie pour éloigner le dieu de la cité, elle qui avait tant voulu se débarrasser de sa rivale. Mais comment avait-elle pu ?
Les larmes de Poséidon avaient au moins servi à cela : Calypso avait compris son erreur. Elle s’en voulait énormément, au point qu’elle aurait voulu disparaître. Ne plus avoir à supporter ces sanglots qui lui déchiraient le cœur. Comment pourrait-elle un jour se racheter de l’horreur qu’elle avait commise ?
*****
- Calypso a choisi de mettre sa vie au service du royaume qui avait tant souffert par sa faute. Toujours, elle fut derrière Poséidon, agissant de toutes ses forces pour le bonheur des marinas. Comme le Seigneur du Royaume Sous-Marin le lui avait dit, ce qui était fait, était fait. La seule chose que la déesse avait la capacité de changer, c’était le futur. Son amour pour Poséidon ne s’est jamais éteint, mais elle prit sur elle de le taire à jamais. Je pense que Poséidon lui-même a fini par comprendre certaines choses, mais je n’oserai pas m’aventurer trop loin dans ce qui nous dépasse. Poséidon a décidé, après la bataille d’Atlantys, de tout faire pour le bonheur des siens. Puisque ceux-ci avaient eu à souffrir du choix qu’il avait fait en épousant Amphitrite. La seule chose qui lui importa, par la suite, lors de toutes ses décisions, était que ce soit la meilleure pour les marinas, plus jamais il ne fit passer ses propres sentiments en premier. Cela peut par exemple expliquer qu’il ne déclara pas la guerre à Neptune. Nombreux furent ceux qui interprétèrent cela comme un acte de lâcheté, mais Poséidon voulait seulement éviter d’autres morts, peu lui importait qu’on parle de lui comme d’un faible. Ce fut finalement Neptune, près de 40 ans plus tard, qui finit par prendre officiellement les armes. La bataille d’Atlantys a marqué profondément Poséidon…
- Et Calypso...
- Et Calypso. Notre chère déesse regrette depuis toujours les actes qu’elle a commis. Avant de la juger, pensez bien que c’est uniquement par amour, amour aveugle certes, mais amour profond et véritable, qu’elle a fait tout cela. En donnant sa vie pour celui qu’elle aime, peut-être s’est-elle rachetée, finalement. Moi, je me borne à raconter, je n’ai pas à juger.
Le Conteur en avait maintenant terminé. Les auditeurs les plus attentifs purent voir perler un reflet au coin de son œil.
- Conteur, merci pour votre récit. A vous entendre, on comprend que vous avez connu Calypso et Poséidon. Allez-vous retourner les voir, un jour ?
- Je suis vieux, maintenant. Je n’ai plus beaucoup de temps. Mais qui sait ? Qui sait…
Le Conteur se leva. Après une dernière pensée pour la déesse qui avait empli son cœur aux derniers instants, il quitta les lieux. Jamais aucun de ses auditeurs ne pourraient comprendre la profondeur de son récit, mais finalement, n’était-ce pas mieux ? De jours en jours, la mélancolie le gagnait. La manière dont Calypso avait réussi à alterner amitié, haine et regret envers Amphitrite, amour et dévouement pour Poséidon ainsi qu’honte et abnégation d’elle-même était surprenante, mais tellement passionnante. Mais peut-être le plus étonnant était-il la manière avec laquelle elle avait affronté toutes ces épreuves. Certes, il n’était pas là pour juger, mais au fond de lui, il ne pouvait s’en empêcher…
*Oui, finalement, j’irai peut-être jusque là-bas, un de ces jours. Si je trouve un navire assez rapide…*
Le Conteur, cheveux au vent et tête haute, se remit à marcher, tout en fredonnant un vieux refrain…
*****
[Pour terminer]
Averti par Poséidon, Neptune enrageait : comment avait-il osé préférer Amphitrite à Béroa ? Le dieu tournait en rond, en attendant avec impatience que ses hommes rentrent. Quand enfin ils entrèrent, l’entretien dura longuement. Béroa voulait que justice lui soit rendue et que Neptune déclare la guerre à Poséidon. Mais une guerre serait prématurée, comme le pensait Neptune. Finalement, il se décida à attendre de voir ce que lui dirait Poséidon, il aviserait par la suite.
Un de ses hommes s’avança : il s’agissait de l’émissaire qui avait apporté la lettre de Neptune à Poséidon.
- Seigneur, je sais que ce n’est pas le moment, mais Poséidon m’avait remis un objet pour vous.
- Qu’il aille au diable !
- Nous avons discuté à deux, dans les jardins de son Palais et c’est là, loin des regards indiscrets, qu’il me l’a donné. Je pense que vous devriez y prêter attention.
Neptune savait que l’homme savait se taire lorsqu’il le fallait. Qu’il insiste de la sorte était étrange. Il demanda que lui soit confié le présent de Poséidon : il s’agissait d’un grand diamant en cristal.
- Pourquoi Poséidon a-t-il…
Le diamant, amené par l’émissaire, avait l’air quelconque, bien que très beau. Mais lorsque Neptune le prit en mains, la salle fut éclairée par une lueur intense. A l’intérieur du diamant, on pouvait distinguer d’étranges formes mouvantes.
- Qu’est-ce que c’est que…
En y regardant bien, Neptune interpréta que ces formes représentaient les océans et les mers du monde. C’était peut-être vrai, peut-être pas. Bien qu’il ne sache pas exactement de quoi il s’agissait, Neptune su que Poséidon lui avait donné un trésor d’une valeur inestimable. Il le rangea précieusement…
***
Revenu de son séjour chez Poséidon, Neptune était toujours aussi énervé.
- Il veut la guerre, il va l’avoir ! Et cela commence ici, aujourd’hui !
Le dieu prit le diamant de Poséidon et le jeta au sol. Loin de se briser, le diamant rebondit et tapa contre le mur. Il n’avait rien, pas une éraflure. Neptune, voyant cela, fut pris par l’envie incontrôlable de le détruire à tout prix. Il y parvint finalement au bout de trois jours, ayant usé de toutes ses forces. Le diamant se brisa enfin !
C’en était fini des formes bleutées qui l’imprégnaient, il semblait comme mort. Mais le dieu pouvait sentir qu’il n’avait rien perdu de sa puissance : même diminuée, celle-ci restait impressionnante. Revenu à la raison, Neptune comprit qu’il avait perdu une arme importante. Il aurait du réfléchir, mais sa rage avait été trop forte !
Soudain, une idée germa dans son esprit pervers. Qu’il soit en morceaux n’était pas forcément grave, il suffisait de s’adapter à la situation. Chaque morceau gardait une grande puissance, donc…
Neptune ramassa les morceaux et les garda précieusement. Il y en avait sept… _________________ Le faiseur de pluie: 10/25 Surprise: vais y penser!
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