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Souvenir[Voji]

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Voji
MARINAS



Age : 23
Inscrit le : 05 Nov 2005
Messages : 1361
PV; PC : 350/350; 250/250
Postule pour : l'Ecaille du Dragon des Mers (?)
Emploi : chômeur et heureux de l'être!

MessageSujet: Souvenir[Voji]   Mer 28 Juin 2006 - 18:15

Un homme entra au palais. Il se dirigea vers un de deux gardes en poste devant la grande porte et s’adressa à lui :

- Je voudrais voir le Seigneur des Mers. Pouvez-vous m’annoncer à lui ?

- Seigneur Tylorios… Le Seigneur des Mers nous a ordonné, à mon ami et moi-même, de garder cette porte et d’empêcher quiconque d’y entrer. Il reçoit le seigneur Syleka en audience.

- Syleka… Je comprends… je reviendrai plus tard.

- Très bien, seigneur.

- Lorsque Syleka partira, prévenez le Seigneur des Mers de ma venue.

- Oui seigneur.

- Et… Je reviendrai.

Tylorios sortit du palais, et prit la direction de son temple.
Il était devenu Général des Mers de longues années auparavant, et n’avait plus quitté l’empire depuis lors. Malgré les nombreuses demandes qu’il avait faites à son seigneur… Il avait eu un fils, avec une noble du royaume, morte le jour de l’accouchement. Son fils, Tylonias, était devenu garde, et suivait l’entraînement pour obtenir, à son tour, son armure… Lui avait la chance d’être souvent envoyé en mission, à l’extérieur du royaume.
Le royaume… Dans le royaume, tout n’allait pas très bien. On murmurait que le Seigneur des Mers préparait la guerre. Il avait recommandé à ses Généraux la plus grande vigilance, et c’était pour cette raison que Tylorios voulait le voir. Voir ce qu’il en était…
Il aurait pu demander à quelqu’un d’autre. A Syleka par exemple. Mais il n’avait aucune confiance en lui. La seule personne à qui il voulait parler était son seigneur…
Il arriva à son temple, et y pénétra…


*****



- Tylorios, je suis heureux de vous voir !

- Seigneur, j’espère ne pas abuser de votre temps…

- Pas du tout ! D’ailleurs, je comptais vous faire appeler !

Tylorios s’inclina face aux Seigneur des Mers.

- Que puis-je pour vous ?

- Depuis le temps que tu me le demandes… j’ai décidé de t’envoyer en mission !

- Seigneur… Je vous en remercie…

- Ne te réjouis pas trop vite. Tu n’auras sans doute aucun combat à mener. Mais au moins, ça te donnera l’occasion de sortir du royaume.

- Je ferai de mon mieux pour vous servir. Comme je l’ai toujours fait…

Le Seigneur des Mers expliqua à son général ce qu’il attendait de lui : il devait se rendre lui-même récolter les impôts dans un archipel lointain, sous son influence. Selon lui, en ces temps de guerre, il était important de rappeler qui était le maître. Et c’était pour cela qu’il voulait envoyer un Général des Mers.
Tylorios s’inclina de nouveau, et sortit…
Il partit le jour même…


*****




Le voyage ne dura pas très longtemps : il ne passa qu’une journée sur chacune des îles, sauf sur la dernière…
Il y était arrivé tard, et on lui avait proposé de dormir là-bas. Avant de repartir, le lendemain… Il accepta et se rendit chez le chef du village. Celui-ci vivait seul, avec sa fille…
Après le repas, Tylorios sortit prendre l’air. Et alla près de la plage. Il comprenait à quel point son royaume lui était cher. Il aurait tout donné pour satisfaire aux ordres de son seigneur. Et pourtant, il aurait voulu rester là, sans plus aucun souci. Il se sentait étrangement bien…
Il était perdu dans ses réflexions nostalgiques quand il vit près de lui la jeune fille, l’enfant du chef… Ils parlèrent beaucoup, cette nuit-là, et lorsque Tylorios partit, le lendemein, il se jura de revenir…
Ce qu’il fit plusieurs semaines plus tard. Et cette fois, il passa plusieurs jours sur l’île, avec elle. Il passait d’ailleurs tout son temps avec elle, et lorsqu’il rentrait au royaume, cette jeune fille occupait tout son esprit…



*****



Plusieurs mois passèrent, durant lesquels il vint souvent, et se rapprochèrent de plus en plus. Peut-être trop même… Et vint un jour…

- Tu arrives très tard !

- Je suis désolé. Nous avons eu… quelques petits problèmes. Rien de bien important, rassure toi !

- Dis… Tu as réfléchi à ce dont nous avions parlé ?

- Ma chérie, si je te ramenais avec moi dans le royaume, cela serait considéré comme un délit. C’est puni de mort. Je ne veux pas que tu meures…

- Alors sommes-nous condamné à vivre toujours séparés ? En ne nous voyant que si peu…

- J’en ai bien peur. Je suis désolé, mais il n’y a vraiment pas d’autres solutions.

- Non, malheureusement…

Tylorios avait l’impression qu’elle ne lui disait pas tout, et lui posa la question.

- En fait… J’ai encore quelque chose à te dire.

- Parle… Tu sais que tu peux tout me dire.

- J’attend ton enfant.

Tylorios resta sans voix.

- Je suis désolée.

- Non ! Tu ne dois pas ! Je t’aime, et je suis heureux !

- Mais il devra vivre caché…

- Il vivra. Et lorsqu’il sera grand, il entrera au service du Seigneur des Mers. Je le considérerai toujours comme mon fils.

Mais lui avait-elle vraiment tout dit…

*****



Il n’eut plus l’occasion de venir la voir avant la naissance. Il était très occupé dans le royaume. Mais lorsqu’il revint… Il vit son fils. Et ressentit une joie immense. Indescriptible…
Dans le village, tout le monde savait qu’il était le père du petit, et on avait prévu une grande fête pour son arrivée. Tout se passait très bien jusqu’à ce que le frère de sa bien-aimée arrive… Après de longues années d’absence, il rentrait enfin sur son île. Il arriva pendant la fête, mais personne ne le reconnut. Il avait vraiment beaucoup changé, pendant ces longues années. Il aurait pu, simplement, aller trouver son père, mais il avait compris que sa sœur venait d’avoir un enfant. Il s’avança donc, et prit la parole, devant l’assemblée.


- Mes chers amis, enfin, me revoilà parmi vous ! Je suis ravi e revenir juste à temps pour fêter avec vous cette nouvelle naissance !

Ils le reconnurent alors. Il alla vers sa sœur, et l’embrassa chaleureusement, ainsi que Tylorios. Il fut un peu étonné par le peu d’enthousiasme montré par sa sœur, mais fut tout autant surpris par le grand sourire apparu sur les lèvres de Tylorios.

- Je suis enchanté de te rencontrer !

- Moi de même ! Je te félicite, tu as là un bien bel enfant. Et de plus, comme une surprise n’arrive jamais seule…

- NON !

Sa sœur venait de s’écrier, et le regardait, d’un regard suppliant.

- Diplonan, ne dis plus rien !

- Mais pourquoi ? Je suppose que vous l’avez tous compris… Si je suis ici, c’est parce que j’ai réussi ! Enfin, j’ai obtenu mon écaille ! La preuve que je suis un vrai Marinas !

L’expression de Tylorios changea brutalement : son sourire avait disparu, et son regard était devenu étrangement froid…

- Vous êtes… un Marinas au service de Poséidon ?

- C’est bien cela ! Il a enfin reconnu ma bravoure, et m’a jugé digne de porter une de ses écailles.

Tylorios se leva. Tout le monde se taisait à présent, et certains quittaient déjà les lieux…

- Eh bien… Je suis désolé, je vais devoir interrompre cette jolie fête…

- Mais… Que se passe-t-il ?

- Apprenez, jeune homme, que je suis un Général des Mers, au service de Neptune, le véritable Seigneur des Mers. Je suis Tylorios, Général des Abysses.

Les deux hommes se dévisagèrent une seconde, et Diplonan s’écarta. Il intensifia son cosmos, et en un instant, il fut recouvert de son armure.

- Je vois que vous voulez vous battre. Avez-vous bien réfléchi ?

- Je pense que je n’ai guère le choix…

En effet. Il avait raison. Maintenant que Tylorios savait qui il était vraiment, il n’avait d’autre choix que de le tuer.

- Moi, Diplonan de l’Acarien, je te défie !

Sans que Tylorios put dire quoi que ce soit, Diplonan fonça sur lui !

- Par la morsure de l’acarien !

Tylorios ne bougea pas. Il s’était laissé toucher par l’attaque de son adversaire, mais ne semblait pas avoir ressenti celle-ci. Il n’avait pas bougé, et regardait son adversaire, impassible…

- Mais… Mais… ce n’est pas possible ! Tu n’as pas pu bloquer mon attaque sans rien faire ! Sans bouger ! La morsure de l’acarien est…

- Je crois que vous n’avez pas compris. Je suis un Général des Mers. Par la Tempête Crépusculaire !

Les gens du village étaient maintenant tous rentrés chez eux, priant pour être épargnés par le sort. Sauf le chef, sa fille et son nouveau petit-fils. Eux seuls virent le corps sans vie de Diplonan tombé, en sang, à peine reconnaissable. En une seule attaque…

- Noooooooooooon ! Diplonan… Pourquoi as-tu fais ça ?

- Je n’avais pas le choix.

- Pourquoi…

Elle éclata en sanglots. Tylorios s’approcha d’elle, une expression de tristesse immense imprimée sur son visage. Il prit son fils dans ses bras.

- Que… Que fais-tu ?

- Ecoute… Je vais vous emmener, lui et toi, sur une autre île. Celle-ci a été souillée, je dois la détruire…

- Non… Je ne veux pas la quitter…

- Ma chérie… Je t’aime, et je ne veux pas que tu meures. Si tu restes ici, tu mourras. Viens avec moi. Je t’en prie. Fais le pour moi…

- Mais… Toi, tu as tué mon frère…

- C’était un combat entre deux chevaliers. Il a eut sa chance. Je suis désolé que ce soit ton frère. Viens…

Elle se leva, et lui sourit. Elle s’avança vers lui, puis tomba, transpercée d’une lance. Un des villageois venait d’essayer de viser Tylorios… Mais sa lance avait touché la mauvaise cible. Tylorios le foudroya du regard… Le chef du village s’approcha de lui…

- Seigneur… Qu’allez-vous faire ?

- Je vais sauver mon fils, et détruire cette île.

- Mais… Comment ? Vous savez aussi bien que moi que nous sommes pauvres, il n’y a rien à piller.

- Je pense que vous ne m’avez pas compris. Je ne vais pas piller cette île, je vais la détruire. Il n’en restera rien.

- Mais… Ce n’est pas possible ! Seul un dieu pourrait faire cela.

- Vous risquez d’être étonné.

Tylorios retourna vers son bateau, cacha le bébé dans sa cale, sans que ses marins le voient, et leur ordonna de partir. Il les rejoindrait plus tard. Ensuite, il retourna sur l’île, près du chef du village.

- Vieil homme, vous avez vu de quoi j’étais capable…

- Tu as tué mon fils, un Marinas de Poséidon, d’un seul coup. Mais cela ne fait pas de toi un être capable de détruire cette île.

- Vous vous trompez… Je vais vous montrer la véritable puissance des Généraux de Neptune.

Tylorios enflamma son cosmos. Très vite, toute l‘île en fut remplie.

- Cette technique… Je ne l’utilise qu’à de très rares occasions. Neptune sait lorsque je le fais, car elle est si puissante que notre royaume, pourtant très loin, en tremblera. C’est une technique que mes ancêtres ont appris à maîtriser. Seule ma famille a la capacité de l’exécuter. Mais très peu y arrivent… Je ne suis que le deuxième à avoir atteint un tel niveau… Mes deux fils, un jour, apprendront peut-être aussi…

- Mais… De quoi s’agit-il ?

- Vous allez le découvrir… Préparez-vous à saluer Hadès !

Le cosmos de Tylorios explosa. Le vieil homme, tout comme les autres villageois, ne virent jamais Tylorios lancé son attaque. Ils étaient morts auparavant, foudroyés par le cosmos extraordinaire du Général des Mers.

- Seigneur Neptune, pardonnez-moi, je sais que je ne dois recourir à cette technique qu’en cas d’extrême besoin. Mais je considère ceci comme un de ces cas… Par les profondeurs Abyssales !

Quelques minutes plus tard, l’île n’existait plus…
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Voji
MARINAS



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MessageSujet: Re: Souvenir[Voji]   Mer 28 Juin 2006 - 18:16

Lorsqu’il revint sur le bateau, il n’y resta que très peu de temps. Juste le temps de reprendre son fils, puis il partit, seul… Il trouva sur une plage, très loin de là, une petite maison. Un vieux pêcheur y vivait, seul.
Tylorios lui raconta qu’il cherchait quelqu’un pour s’occuper de son fils. Il ne dit pas qui il était vraiment, et le pêcheur ne posa pas de questions. Lui-même n’avait jamais eu ni femme ni enfant, et il fut heureux de s’occuper de celui-ci.
Il demanda juste une chose, le nom de l’enfant…


- Il se prénomme Voji. Dans mon pays, cela signifie « souvenir ». Jamais je ne l’oublierai ! Je vous le promet !

Tylorios partit, les larmes coulant sur ses joues. Il se jura de revenir le chercher, lorsqu’il serait assez grand pour intégrer la garde de Neptune. Il avait ressenti en lui un cosmos gigantesque. Certainement plus grand que celui de Tylonias. Peut-être aussi grand que le sien… Peut-être plus… Mais encore faudrait-il qu’il apprenne à le développer…
Tylorios rentra ensuite dans son royaume, et alla voir Neptune. Il lui raconta son combat et lui dit que les villageois s’étant révoltés, il n’avait eu d’autres choix que de les exterminer…



*****



Voji grandit sans savoir qui il était vraiment. Le vieux pêcheur lui avait raconté qu’il était son propre fils et que sa mère était morte. Un jour, il lui dirait la vérité…
Malheureusement, il mourut avant. Voji le retrouva, gisant sur son lit, un jour, en revenant de la ville. Il y était allé pour vendre des poissons…
En voyant son père mort comme cela, il comprit qu’il n’avait plus aucune attache. Plus rien ne le retenait là. Et pourtant, il essaya bien d’y rester, seul… Mais la mer en décida autrement… Quelques jours plus tard, un immense raz-de-marée submerga la page et emporta la cabane. Voji survécut, par miracle. Il décida alors de partir, sans vraiment savoir où il allait aller…
Et il marcha longtemps, seul… Plusieurs mois, avant de rencontrer Eyclidas. C‘était un autre jeune homme, qui offrit un repas à Voji, alors que les poissons boudaient celui-ci.


- Je te remercie pour ta générosité. Que fais-tu là, tout seul ?

- Comme toi ! Je cherche…

- Tu cherches ? Moi, je ne cherche rien…

- Je crois que si ! Mais peut-être ne sais-tu pas ce que tu recherches… Il ne semble évident que tu cherches quelque chose…

- Je ne sais pas… Et toi, que recherche-tu ?

- Moi… Le royaume sous-marin de Poséidon ! Je vais y aller pour entrer à son service ! On m’a dit que là, je ne manquerais de rien. Et que si j’étais assez brave, il me récompensera en m’offrant une de ses écailles des mers…

Il raconta tout ce qu’il avait entendu à propos de ce royaume merveilleux, et réussit à enthousiasmer Voji. Ils devinrent amis, et se mirent en route ensemble. Voji avait retrouvé une raison de vivre. Il avait un ami, un vrai, et voulait aller avec lui chez Poséidon… Il lui semblait en plus que son destin était lié à la mer…

Voji avait 14 ans en rencontrant Eyclidas. Et il resta avec lui jusqu’à ses 16 ans. Une véritable amitié était née entre les deux hommes. Voji avait, à son tour, sauvé la vie d’Eyclidas. Ils avaient rencontré Aeris, une jeune fille, elle aussi en quête du royaume sous-marin…
Mais un jour, ils tombèrent sur des brigands qui attaquaient un convoi de musiciens. Ils le vinrent en aide, mais, au cours du combat, Voji tomba dans le fleuve, après avoir reçu un coup sur la tête…
Lorsqu’il se réveilla, il était de nouveau seul…


*Maintenant, je n’ai plus que ça… Le royaume sous-marin… Je sens que mon destin est d’y aller… Et c’est là que j’ai le plus de chance de retrouver Eyclidas et Aeris…*

En souvenir de son ami, Voji se mit en route. En espérant retrouver ses amis… Avaient-ils survécus ? Il n’en savait rien… Il trouva, après plusieurs mois, le royaume de Poséidon… Et y fut accepté…
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