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tempête de neige

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Amalthia
MARINAS



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MessageSujet: tempête de neige   Mar 29 Aoû 2006 - 10:00

C'était une froide soirée d'hiver en terre celte, une région de Bretagne très peu peuplée du fait d'un climat très rude. Les hivers froids, venteux et pluvieux en faisaient en effet un endroit dur pour ses habitants. En revanche, les paysages étaient magnifiques : monts usés par l'érosion, crêtes rocheuses, landes infinies, tourbières, forêts profondes, ... un décor varié et feerique.

Un petit hameau à la lisère d'une forêt était perdu dans une tempête de neige qui tourbillonait en gros flocons et recouvrait peu à peu le paysage de son blanc manteau. A l'intérieur d'une chaumière, une femme sanglotait allongée dans un lit Elle serrait contre elle deux bébés, des jumeaux, un garçon et une fille. Debout à côté d'elle trois personnages encapuchonnés entouraient un homme assis qui baissait la tête et semblait prostré.


- »C'est notre loi et vous devez vous y soumettre. Si vous y renoncez, vous mettez en péril tout le village, nous devons les décontaminer... »

Aux paroles du plus grands des hommes, le père leva la tête, les yeux rougis.

- »Bien. Nous n'avons pas le choix. Nous avons commis l'acte interdit et nous devons nous purifier...Laissez moi m'en charger...
»


Il se leva lentement et se dirigea vers sa femme qui pleurait.

- »Non....non.....je t'en prie pas ça! »

Mais l'homme déserra son etreinte des enfants et les prit tous les deux dans ses bras. Ils étaient nus et enveloppés chacun dans un simple drap blanc.

- « Une nuit entière.....c'est la loi de nos prêtres....c'est notre loi..... »

La mère hurla de désespoir mais ne pouvait rien offrir aux enfants que ses larmes, elle vit les hommes sortir avec les petits dans la nuit glacée, la porte en s'ouvrant fit entrer la bise hivernale et la chandèle s'éteignit la laissant seule dans l'obscurité avec son chagrin pour compagnie.
En ce temps là la naissance de jumeaux étaient un mauvais présage. Dans les traditions de leur clan, une grossesse multiple était associée aux portées des animaux et les parents étaient alors porteurs d'une faute, une honte pour la race humaine d'être ainsi rabaissée au rang animal.L'un des enfants était-il le fils d'un mauvais génie qui se serait accouplé avec la mère? La crainte de l'inconnu, d'avoir offensé les dieux et de faire entrer la malédiction sur leur communauté les torturait.
Le groupe affronta le vent froid de l'hiver qui leur fouettait le visage. Ils déposèrent les enfants qui pleuraient sur une pierre plate au bord du lac gelé ou flottait une brume blanche.


- »O génie reprend ta fille, laisse nous le fils et s'il le faut reprend nous les deux! Pardonnez nous ô dieux d'avoir commis un tel crime! Prenez ces enfants et rendez les nous purifiés ou ne nous les rendez pas! »

Ainsi dit le père, comme le voulait la tradition de son clan, comme l'avait décrété les prêtres. Il abandonna ses enfants au gel et à la tempête dans la nuit et s'en retourna dans sa chaumière pour y attendre son destin.
Les prêtres devaient interpréter les signes des osselets et des étoiles, la brume sur le lac et le sang du sacrifié. L'un deux sorti les amulettes sacrées et les lanca, il prononça les incantations de rigueur et ils réfléchirent.[/i]
Les petits étaient bleus de froid. Le garçon hurlait à s'en faire éclater les poumons, il gesticulait et tremblait de tous ses membres.Q uant à la fille, elle ne prononçait pas le moindre son, elle restait immobile, ses yeux d'un bleu profond fixant le ciel.
Le grand prêtre saisit les mains des bébés et, à l'aide d'une aiguille dont il les piqua, receuillit leur sang qui tacha de rouge la neige immaculée. Il resta un instant silencieux puis sa voix s'éleva au delà du bruit de la bise glaciale.[/i]

« Les signes nous ont parlé, le garçon est bien des nôtres, quant à la fille, ô génies reprenez donc votre enfant! »

Les prêtres s'emparèrent alors du petit garçon qui pleurait toujours tant qu'il pouvait et il abandonnèrent la petite à son triste sort dans la tempête et la neige, dans le vent et le froid.
Elle ne pleurait toujours pas. Seul le tissus de lins qui la recouvrait la protégeait, un châle blanc sur lequel un nom était brodé. Sa mère voulait tant une petitefille, elle avait également brodé une licorne symbole de la pureté et de l'innocence.

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Amalthia
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MessageSujet: Re: tempête de neige   Mar 29 Aoû 2006 - 10:05

Etait-ce la nuit ou le jour? Il n'aurait su le dire. Sa jambe le faisait souffrir et il avait la tête comme un seau. Il avait encore dû boire la veille, boire jusqu'à oublier jusqu'à son propre nom, oublier ce qu'il avait été, ce qu'il n'était plus...
Couché de tout son long sur le flanc, il gémit en se redressant sur son séant, il avait encore dû faire une mauvaise chute, cela lui arrivait souvent ces temps derniers, trop souvent. On riquait sûrement un jour de ne retrouver que son cadavre enssevelis sous un monticule de feuilles mortes. Mais qui s'en soucierait? Il vivait seul depuis si longtemps...
Comme sa jambe le lançait à présent! Il tenta de se lever en s'appuyant sur le tronc d'un arbre, vacilla un moment et retomba. Il regarda avec étonnement ses membres inférieurs qui ne lui obéissaient pas.
A l'ndroit ou devait se trouver sa jambe gauche, il n'y avait ...plus rien!
Sa jambe gauche avait disparu. Elle trainait un peu plus loin, raide membre de bois affublé d'une botte de cuir...
Il rempa péniblement jusqu'a la prothèse, la replaça et se redressa enfin. Les étoiles scintillaient à travers les branches des arbres.
Comme il se sentait vieux... sa jambe avait été amputée bien des années auparavant et il avait toujours l'impression qu'elle était là, le souvenir de sa douleur était si réel, serait-il poursuivi éternellemnt par le fantôme de son membre manquant?


Il s'avança en boitant en dehors du couvert des arbres, la plaine était déserte, les étoiles scintillaient, il n'y avait plus un nuage. Il faisait un froid de loup et la neige crissait sous ses pas,tout alentour étant d'une blancheur irréelle. La tempête avait pris fin, laissant derrière elle le paysage fantomatique de la nature revêtue de blanc. Là bas derière les eaux placides du lac, l'aube colorait la surface d'une lueur rosée. Il resta là un long moment, attendant le lever du jour. Lentement le soleil fit son apparition. La neige semblait recouverte de sa lumière, baignant dans les teintes oranges, rouges comme du sang. Il s'approcha du rivage où de grandes pierres dressées semblaient monter la garde. Il se baissa pour casser la glace et remplir sa gourde. Soudain son attention fut attirée par un objet incongru posé sur une large pierre plate au centre de l'alignement des menhirs. Un petit paquet de chiffon. Etait-ce un offrande offerte aux dieux? De la nourriture, du moins l'espérait-il. Mais sa surprise fut grande lorsqu'il souleva le tissus blanc. Le visage pâle d'un bébé endormi paisiblement, un enfant maudit, fruit de la malédiction des dieux, offert à la mort.
L'homme ne connaissait pas les croyances de ce peuple, il n'était pas originaire de la région, juste un voyageur qui fuiyait son passé et se fuiyait lui même.
Il vit l'enfant et le motif de licorne brodée sur le châle qui l'enveloppait.


- »Enfant de la licorne...songea le viel homme est de bon augure... »

Il prit l'enfant à bout de bras et le secoua légèrement. Il ne savait s'il vivait encore. Le bébé s'éveilla et le fixa de ses yeux bleu marine sans pleurer. Ses cheveux blond était aussi fins que de la soie et sa peau aussi pâle que la lune qui l'avait veillé toute la nuit.
L'homme fut troublé par le regard marine de l'enfant, il était aussi profond que l'océan.


- »Amalthia...lu t-il.Tu as survécu à la nuit...les licornes ont-elles le troisième oeil..Ajna chakra... dans mon pays c'est ce que symbolise leur corne... »

L'homme n'avait jamais eu d'enfant. Il vivait seul depuis si longtemps....Il y avait longtemps qu'il ne savait plus ce que partager voulait dire et pourtant la vue de cet enfant livré à lui même sans aucune protection dans le froid de l'hiver et la nature hostile le touchait. Malgrè sa situation, l'enfant ne criait pas, ne pleurait pas mais se contentait de le fixer si étrangement...
L'homme cacha l'enfant dans son manteau de laine contre sa poitrine pour le tenir au chaud. Et reprit son chemin. Il devait trouver de quoi le nourir et s'éloigna du village. Il n'était plus seul désormais.

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MessageSujet: Re: tempête de neige   Mer 30 Aoû 2006 - 21:27

Dans le village la maison de cette famille qui allait perdre un des siens, la jeune mère était debout a la fenêtre, malgré le peu de force qu'il lui restait après l' accouchement , elle se tenait là , pâle comme à son accoutumée, tellement fragile... Elle attendait le coeur gros, reverrait elle ses enfants? elle ferma les yeux priant les dieux d' être miséricordieux envers ces pauvres créatures, innocentes, elle les aimaient si fort, comment avait on pu les lui arracher?! Qu'avait elle donc fait pour mériter un tel traitement? quel fautes? quel erreurs? Elle s' agenouilla sa tête lui tournait, elle avait peur ... elle sentait son corps se vider... elle pleurait doucement sans un cris. Son corps tremblait, elle était a terre, elle jeta un regard au ciel , la neige tombait toujours. Elle entendait le vent hurler , si ils ne revenaient pas tout les deux, elle en mourrait!

Elle entendis des pas dans la neige de plusieurs hommes. La porte s'ouvrit soudainement et ils entrèrent tous ,elle était étourdie , elle ne voyait que des ombres , tout tournait si vite.... elle s' évanouit.

Son maris la porta dans ses bras jusqu'au lit de chêne qui se trouvait dans un coin de la pièce, il la recouvrit de couvertures chaudes , elle avait de la fièvre. Son coeur de père et de maris était brisé, il avait perdu sa fille, et pire il avait du faire tout ce cérémonial qu ' il l'avait dégoûté. Il se sentait sale, impuissant. Comment avait il pu accepter? En vérité il en avait été obligé! Si il avait monté une réticence trop importante et qu'il s'était opposé physique c' était la mort directement pour toute la famille .. et la il leur restait encore leur fils. Il devait être heureux... alors pourquoi était il si triste?

Maintenant, sortez laissez nous seul! Seul dans notre malheur..

Les prêtres s'indignèrent mais le chef du villages comprenant très bien les sentiment du jeune homme, calma les esprit échauffés et ils sortirent.

Je viendrais demain matin vous voir.... Veux tu que j apporte Quelque chose pour Natassia? Je pense qu'elle doit avoir de la fièvre.. je t envois Clothis avec un peu de soupe.

et sans attendre la réponse et sans jeter un regard il parti.
L'homme lui était reconnaissant ,c 'était un grand ami de la famille et un bon chef.
Il s'approcha de sa femme et lui mit l'enfant dans les bras, qui se calma et gazouilla avant de s'endormir. Il prit une petite bassine de bronze qui se trouvait sur la table de nuit, elle avait servi pour l'accouchement mais maintenant elle était propre. Il prépara un bassin d'eau fraîche et épongea le front de l ' alitée et débarbouilla le visage de son enfant. Il jeta deux bûches pièce dans l'âtre et attisa le feux pour qu'il fasse meilleur dans la pièce. Doucement l'enfant et sa mère reprirent de la couleur.
On toqua a la porte, c'était le fils du chef, un petit garçon de 8 ans robuste, il tenait un plat recouvert d'un essuie et un garlot de soupe encore chaude.

Mon père m'envoie pour vous donner cette soupe et ma mère a ajouté du pain chaud, des tranches de lards et de la confiture.
Merci mon petit dit l'homme reconnaissant, va vite il a cessé de neiger et je ne sais pas pour combien de temps, remercie encore ton père et ta mère.
L'enfant s'éclipsa.

C'est alors que la jeune femme s'éveilla, elle regarda son enfant et sourit puis regarda son maris qui lui sourit en retour.
Nous avons encore notre fils... dit il avec un demi sourire
Oui dit elle ....Et nous l'aimerons deux foi plus . Nous l appelleront Skida, Qui veut dire je t'aime. Et ils se blottirent tous les deux autour du seul enfant qui leur restait.
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